Fractures du cotyle (Suite)

 

H – Fractures de la colonne postérieure associées à une fracture de la paroi postérieure :

Il s’agit de fractures de la paroi postérieure du cotyle associées à une fracture de la colonne postérieure en général peu déplacée.

1- Cliché de face :

Les éléments de la colonne antérieure sont intacts : ligne iliopectinée et bord antérieur du cotyle.

Il existe sur les clichés initiaux une luxation postérieure de la tête fémorale qui emporte avec elle la paroi postérieure.

La fracture de la colonne postérieure peut être évidente si elle est très déplacée, mais souvent des signes indirects comme une épine sciatique trop visible ou un trait au niveau du cadre obturateur sont les seuls indices.

2- Oblique obturatrice :

Elle confirme l’absence de lésion sur la ligne innominée et met bien en évidence la lésion de la paroi postérieure du cotyle.

3- Oblique alaire :

On recherche sur cette incidence l’importance du déplacement de la colonne postérieure et l’endroit exact où le trait débute au niveau de la grande échancrure sciatique.

4- Tomodensitométrie :

Le trait qui détache la paroi postérieure est perpendiculaire à la surface articulaire et au trait qui détachait plus haut la colonne postérieure.

Le déplacement de la paroi postérieure est plus important que celui de la colonne postérieure.

I – Fractures transversales associées à une fracture de la paroi postérieure :

Ces lésions arrivent en second pour leur fréquence, juste derrière les fractures des deux colonnes.

1- Description :Fractures du cotyle (Suite)

On divise classiquement ces lésions en deux sous-groupes selon le type de luxation.

Dans les formes avec luxation centrale, la lésion principale est une fracture transversale déplacée qui va permettre à la tête de s’échapper en dedans.

La fracture de la paroi postérieure est une lésion accessoire.

Dans les formes avec luxation postérieure, c’est l’inverse, et la fracture transversale est peu déplacée. Les lésions du nerf sciatique et les nécroses de la tête fémorale sont ici beaucoup plus fréquentes.

Le trait est franchement vertical et plutôt intraet juxtatectal si la luxation est centrale.

En cas de luxation postérieure, le trait est plus souvent juxta- et infratectal.

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Administrateur et rédacteur en chef du site Medix

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