* Il existe différents types de stérilets ayant des modes
d'action multiples.
* Bien employés, ils ont une bonne efficacité mais entraînent
des effets secondaires qui peuvent :
- réduire leur tolérance .
- provoquer des complications.
* Ils sont utilisables en contraception d'urgence.
TYPES DE STERILET ET MODES D'ACTION :
Types de stérilet :
On distingue :
* les DIU inertes, apparus vers la fin des années 50, dits de la
1re génération, au polyéthylène, sans action biologique. Le
polyéthylène peut être coulé dans des moules de toutes
configurations, il conserve sa " mémoire ", ce qui lui permet de
reprendre sa forme après avoir été tordu ou redressé .
* les DIU bioactifs, qui contiennent des substances, par exemple
du cuivre (Cu), une association cuivre-argent ou des hormones.
Modes d'action :
* Tous les DIU provoquent une réaction inflammatoire (réaction à
corps étranger dans l'utérus) : apparition de nombreux
leucocytes qui peuvent phagocyter l'ovocyte ou les
spermatozoïdes, production accrue de prostaglandines.
* Les modifications de l'endomètre, entraînées peut-être par la
réaction inflammatoire, rendent celui-ci impropre à la nidation.
* Le cuivre provoque une interférence avec les enzymes utérines,
avec la quantité d'ADN des cellules de l'endomètre, avec le
métabolisme du glycogène et avec l'absorption d'estrogène par la
muqueuse utérine.
- Il augmente la réaction inflammatoire.
- Enfin il modifie la composition biochimique de la glaire
cervicale, ce qui pourrait affecter la mobilité, la capacitation
ou la survie des spermatozoïdes.
* La progestérone naturelle contrarie le cycle normal de
l'endomètre. Un taux élevé de progestérone à l'intérieur de
l'utérus maintient l'endomètre dans un état où la nidation est
peu probable. De plus, la glaire est considérablement modifiée
par la progestérone.
* Les progestatifs de synthèse (lévonorgestrel) ont les mêmes
mécanismes d'action mais ne sont pas dénués d'effets centraux et
peuvent entraîner une aménorrhée.
QUI PEUT BENEFICIER DES DIU ?
Avant toute pose de stérilet, il convient de reconnaître
certaines affections ou malformations limitant son emploi, de
façon absolue ou relative.
Indications :
* Les meilleures indications sont :
- la multipare .
- une vie sexuelle stable .
- un appareil génital sain .
- avoir une intolérance aux estroprogestatifs, voire une
contre-indication.
* En cas de dysménorrhées et de ménorragies, le stérilet à la
progestérone ou au lévonorgestrel est recommandé.
Contre-indications absolues :
* Contre-indications absolues générales :
- troubles de la crase sanguine .
- cardiopathies valvulaires (risque de greffes oslériennes) .
- traitement anticoagulant en cours .
- maladie de Wilson (DIU au cuivre) .
- et corticoïdes au long cours.
* Contre-indications absolues gynéco-obstétricales :
- grossesse (pose en période post-menstruelle immédiate) .
- antécédent récent d'infection génitale haute .
- mono- ou métrorragies .
- fibromes sous-muqueux et polypes endocavitaires .
- utérus hypotrophique ou malformé .
- cancer utérin.
Contre-indications relatives :
* Contre-indications relatives générales :
- anémie chronique .
- drépanocytose.
* Contre-indications relatives gynécologiques :
- utérus cicatriciel .
- béance cervico-isthmique .
- antécédents de GEU .
- dysménorrhée sévère (DIU cuivre) .
- partenaires multiples.
Mise en place des DIU :
EXAMEN CLINIQUE :
Il comprendra :
* l'examen du col et de la cavité utérine :
- on notera déchirures ou béances cervicales .
- on réalisera systématiquement un frottis vaginal et
éventuellement un prélèvement microbiologique s'il y a un état
inflammatoire .
- l'hystérométrie précisera la profondeur utérine : si celle-ci
est inférieure à 6,5cm, il faudra envisager la pose d'un DIU
plus petit (type Mini ML 250* ou Sertalia*) .
* le toucher vaginal qui précisera :
- le volume utérin .
- la direction et la mobilité de l'utérus .
- l'absence de masse annexielle ou pelvienne dont la découverte
imposerait un bilan pour en déterminer l'origine . la mise en
évidence d'un fibrome ne contre-indique pas en principe la pose
d'un DIU mais fait craindre des métrorragies .
* l'examen des seins systématique, comme au cours de toute
consultation pour contraception .
* l'examen général qui éliminera une affection cardiaque. En
l'absence de contre-indication, le DIU peut être mis en place.
CHOIX DU MOMENT :
* Dans un cycle normal, on conseille habituellement la mise en
place du DIU en fin de règles ou dans la période
post-menstruelle, en profitant de l'ouverture physiologique du
col.
* Après un accouchement :
- il est possible d'insérer un DIU peu après l'accouchement, les
risques d'infection, de perforation ou de forte hémorragie ne
sont pas plus grands que ceux qui existent à 6 semaines. Par
contre le taux d'expulsion est plus élevé .
- 6 semaines après un accouchement, il semble que le risque de
perforation serait plus grand chez les femmes qui allaitent que
chez celles qui n'allaitent pas.
* Après un avortement : on peut insérer un DIU aussitôt après un
avortement spontané ou provoqué du 1er trimestre. Le taux
d'expulsion est élevé après un avortement du 2e trimestre.
* Après un rapport sexuel : l'insertion d'un DIU au cuivre dans
les 5 jours après un rapport mal protégé est une contraception
d'urgence efficace.
QUEL DIU CHOISIR ?
Comparaison entre les différents types de stérilet :
* l'efficacité des stérilets comportant des agents bioactifs ne
semble pas supérieure à celle des stérilets inertes .
* par contre l'adjonction, en particulier de cuivre, a permis
une diminution de la taille des dispositifs permettant une
réduction du taux d'expulsion, surtout après un accouchement ou
un avortement, et des pertes menstruelles, ainsi qu'une
amélioration de la tolérance avec réduction des douleurs et des
crampes. Mais ces dispositifs sont beaucoup plus coûteux à
fabriquer et imposent des changements plus fréquents .
* les DIU qui libèrent des progestatifs ont l'avantage de
ramener les saignements menstruels bien au- dessous des niveaux
antérieurs à l'insertion, ce qui les rend intéressants en cas de
règles abondantes sources d'anémie et de dysménorrhée. Le
Progestasert* 38mg doit être changé tous les 18 mois. Le Miréma*
au lévonorgestrel doit être changé tous les 5 ans.
INSERTION DU DIU :
Le DIU et les instruments qui pénètrent dans le canal
endocervical et dans l'utérus doivent être stériles. Il est
recommandé de procéder de la manière suivante :
* administrer en cas de besoin des analgésiques et des sédatifs,
mais une bonne information et une attitude rassurante sont les
meilleurs garants d'une pose sans difficulté. Pour les femmes
ayant eu des enfants, l'insertion du DIU est ressentie mais non
douloureuse .
* s'assurer de la normalité du frottis vaginal et éventuellement
du prélèvement microbiologique .
* connaître la dimension, la direction et la mobilité de
l'utérus .
* insérer un spéculum et badigeonner le col et les parois
vaginales avec une solution antiseptique .
* saisir le col avec une pince de Pozzi et tirer doucement pour
redresser l'utérus et le stabiliser. On réduit ainsi au minimum
les saignements et le risque de perforation surtout si l'utérus
est rétroréfléchi .
* utiliser une sonde utérine (hystéromètre) afin de déterminer
la direction et la dimension du canal endocervical ainsi que la
position et la profondeur de l'utérus. Le sondage doit être
effectué avec douceur et prudence afin d'éviter les perforations
.
* insérer le DIU en respectant soigneusement les instructions du
fabricant, de manière à lui faire atteindre le fond utérin .
seuls les fils de repérage doivent demeurer dans le canal
endocervical (les couper à 2 ou 3cm de l'orifice exocervical) .
* un DIU ne doit pas rester dans l'inserteur plus de 2 minutes,
sinon il ne reprendra pas sa forme.
Complications des DIU :
Il importe de bien connaître les complications des DIU pour
apprécier si l'ablation du stérilet est nécessaire.
INCIDENTS DE POSE :
* La perforation de l'utérus, qui peut s'accompagner d'une
douleur vive, responsable d'un état de choc réflexe, mais aussi
être muette.
* La syncope et le choc par spasme du col sont rencontrés
surtout chez la nullipare ou les femmes émotives mal préparées.
- Ces incidents sont secondaires à un réflexe vagal lors de la
sollicitation de l'orifice interne du col. Rarement, il y a
arrêt cardiaque qui nécessite une réanimation d'urgence.
- La prévention consiste à ne pas franchir l'orifice interne en
force.
- On tentera une nouvelle pose en fin de règles et après
administration préventive de sédatif et d'antispasmodique, si
besoin en milieu hospitalier.
* Une hémorragie souvent d'abondance modérée et pouvant avoir
plusieurs causes :
- le plus souvent au niveau des orifices de préhension de la
pince de Pozzi sur la lèvre antérieure du col sans gravité .
- parfois d'origine endo-utérine minime par microtraumatisme de
l'endomètre .
- exceptionnellement, dans le contexte d'une perforation de
l'utérus beaucoup plus abondante.
* Une douleur plus ou moins importante, survenant à l'insertion
et nécessitant le repos et un traitement antalgique et
antispasmodique simple.
DOULEURS :
Les douleurs ressenties les premiers temps après l'insertion, au
moment des règles, sont facilement calmées par les
antispasmodiques, anti-inflammatoires et anti-prostaglandines.
Il faut cependant se méfier des douleurs témoignant d'un réveil
infectieux qui nécessite l'ablation du DIU.
SAIGNEMENTS :
Les saignements sont l'inconvénient le plus fréquent (15%).
* Les DIU entraînent :
- une augmentation du volume des pertes de sang menstruel .
- un allongement des règles .
- des saignements intermenstruels.
* Les dispositifs inertes font davantage augmenter le volume des
pertes de sang menstruel que les DIU au cuivre. Par contre les
DIU à la progestérone permettent d'obtenir une réduction allant
jusqu'à 40%.
* Tous les DIU ont tendance à prolonger les saignements
menstruels souvent sous forme minime (spotting).
* Les dispositifs à la progestérone peuvent faire augmenter le
nombre total de jours de saignement car ils favorisent aussi les
saignements à mi-cycle.
* Les saignements peuvent entraîner une anémie chez les femmes
qui ont spontanément des règles abondantes (périménopause) mais
le danger est surtout important dans les populations pauvres où
l'anémie est répandue.
* Le mécanisme des saignements est mal connu : action mécanique
directe par traumatisme de l'endomètre, augmentation des
activateurs du plasminogène qui ont une action
antifibrinolytique, modification de la perméabilité vasculaire
due à la réaction inflammatoire.
INFECTIONS PELVIENNES :
* L'infection pelvienne concerne 3 à 9% des patientes porteuses
de DIU et peut être grave du fait du risque de stérilité tubaire
ultérieure.
* Elle est souvent due à des maladies transmises par voie
sexuelle ou résulte des infections qui suivent un avortement
provoqué ou une complication d'accouchement.
* I1 est difficile de faire le lien entre infection pelvienne et
DIU car tous les facteurs intervenant dans l'infection, nombre
de partenaires, fréquence des rapports sexuels, âge, parité, ne
sont pas strictement comparables dans les groupes étudiés :
- de plus, les antécédents de salpingite favorisent la récidive
alors que les estroprogestatifs protègent des infections .
- enfin il existe de nombreux cas asymptomatiques.
* Néanmoins, il semble que, chez les femmes porteuses de DIU,
les risques d'infection sont 1,5 fois plus élevés que chez les
femmes sans contraception et 4,5 fois plus élevés que chez les
femmes prenant des estroprogestatifs. Dans de nombreuses études,
le nombre d'infections est plus important chez les nullipares.
Ces infections ne sont pas plus graves que celles qui
surviennent chez les femmes sans DIU.
* Les DIU à la progestérone semblent diminuer l'inflammation
mais il n'y a pas de différence significative entre les autres
types de stérilet.
* La prévention de ces infections passe par des précautions
d'asepsie rigoureuse au moment de l'insertion et l'indication
judicieuse de ce mode de contraception.
* Le risque d'infection est plus important dans les semaines qui
suivent la pose. Changer le stérilet trop souvent est plus
fréquemment source de complications : il faut prévenir leur
survenue.
* Le diagnostic d'infection pelvienne doit être évoqué devant
des douleurs et/ou des métrorragies . il repose sur les données
de l'examen clinique, celles des examens bactériologiques et
parfois sur la cœlioscopie diagnostique.
* Le traitement de ces infections justifie l'emploi
d'antibiotiques à large spectre, après l'ablation du stérilet
qui sera mis en culture après avoir coupé les fils. Les
infections graves imposent une hospitalisation et une
antibiothérapie continue.
* On rencontre parfois sur les frottis vaginaux des femmes
porteuses de DIU un organisme anaérobie, Actinomyces, qui peut
provoquer une infection pelvienne rare mais grave,
l'actinomycose. Ce germe est difficile à cultiver. Le peu de cas
rencontrés ne permet pas de définir une attitude thérapeutique.
DISPARITION DES FILS DU STÉRILET :
Il peut s'agir :
* d'une expulsion du stérilet, soit du fait d'une mauvaise mise
en place ou d'une anomalie de la cavité utérine ou d'une béance
cervicale. Le diagnostic, souvent par la patiente, parfois par
le médecin, nécessite confirmation par échographie utérine qui
ne retrouve pas le DIU dans l'utérus et par la radiographie de
l'abdomen confirmant absolument l'absence du stérilet .
* d'une perforation du myomètre et migration du stérilet dans la
cavité abdominale, accident exceptionnel (1,2/1.000) qui est dû
le plus souvent à une anomalie du myomètre (utérus cicatriciel
en particulier) :
- l'échographie utérine montre qu'il n'est pas intra-utérin .
- la radiographie de l'abdomen sans préparation permet de
retrouver le stérilet .
- son ablation devra être faite par cœlioscopie ou parfois par
laparotomie .
* mais il peut s'agir d'une simple ascension du fil, incident
banal :
- le premier diagnostic à évoquer est celui d'une grossesse
intra-utérine .
- si ce diagnostic est éliminé, on pourra le récupérer assez
facilement avec une canule de Novak (ou un instrument à usage
unique (Retrievette)) introduite dans la cavité utérine, à
laquelle on imprimera quelques rotations sur son axe, de façon à
accrocher le fil du stérilet et à extérioriser celui-ci en
retirant l'instrument.
SURVENUE D'UNE GROSSESSE :
Si une grossesse survient alors qu'une femme porte un DIU, des
complications risquent de survenir, que la grossesse soit
utérine ou extra-utérine.
Grossesse utérine
Sa fréquence est de 0,5 à 3 pour 100 années-femme.
* Le risque d'avortement est d'environ 50% si le stérilet n'est
pas retiré :
- il s'agit souvent d'avortements tardifs entraînant donc
davantage de complications .
- dans la mesure du possible, il faut retirer le DIU en début de
grossesse . si les fils ne sont pas visibles, il faut le laisser
en place mais redouter un avortement septique, penser à le
rechercher dans le placenta ou les membranes si besoin par une
radiographie de la délivrance. Une révision utérine peut être
nécessaire pour le retirer après l'accouchement .
* les risques d'accouchement prématuré, de mortinatalité ou de
retard de croissance augmentent avec le DIU. Rien ne prouve que
les DIU provoquent des anomalies congénitales.
Grossesse ectopique
* Chez une femme porteuse d'un DIU, le risque de grossesse
extra-utérine paraît plus grand car le dispositif protège mieux
contre les grossesses utérines que contre les grossesses
ectopiques. Néanmoins, le risque de grossesse ectopique ne
représente que 3 à 4% de ces grossesses sur DIU.
* Il n'est pas certain que les DIU en eux-mêmes favorisent les
grossesses extra-utérines mais le risque de grossesse
extra-utérine augmente après une infection, avec l'âge du DIU et
persiste même dans les 12 mois qui suivent le retrait (le risque
est maximal avec les stérilets à la progestérone).
Surveillance d'une femme porteuse d'un DIU :
SURVEILLANCE :
* La notice indiquant le type de DIU et la date de pose doit
être remise à la patiente.
* Une femme porteuse d'un DIU doit être avertie :
- de l'augmentation des saignements et des crampes utérines .
- de la nécessité de se faire soigner dès la détection du
moindre signe d'infection .
- du risque de grossesse ectopique .
- qu'en cas de grossesse en place, le DIU doit être retiré si
possible, sans quoi il faut informer des signes d'un avortement
septique .
- du délai dans lequel le DIU doit être changé (se référer à la
notice du fabricant) .
- de la nécessité d'éviter la prise d'aspirine qui augmente le
volume des règles. La diminution de l'efficacité du DIU par la
prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens n'est pas
médicalement prouvée et ne justifie pas leur contre-indication.
* La femme doit apprendre à repérer elle-même les fils du DIU,
de préférence après les règles, afin de consulter sans tarder
s'ils ont disparu.
* Il est bon de réaliser un examen au bout de trois mois si la
patiente ne parvient pas à faire ses autocontrôles.
* Un examen gynécologique annuel est suffisant en l'absence de
signe anormal.
* Lorsque la ménopause survient, il est conseillé de retirer le
DIU : en effet la contraction et le rétrécissement de l'utérus
risquent de rendre difficile le retrait plus tard.
RETRAIT :
* La durée de vie des dispositifs est variable, allant de 18
mois à 5 ans selon les modèles.
- Il n'est pas justifié de changer un stérilet plus souvent
qu'il ne faut.
- Les DIU au cuivre ont une efficacité qui perdure au-delà du
temps indiqué. Un DIU au cuivre mis en place après 40 ans et
bien toléré peut être laissé en place jusqu'à la ménopause.
- Le retrait pour désir de grossesse ou pour toute autre raison
est en général facile.
- Si une femme oublie quel type de DIU elle porte, on peut
s'aider de la couleur des fils pour l'identifier.
* Le retrait est en général facile, en tirant sur les fils de
repérage.
* Il se pose parfois le problème de la disparition des fils :
- si le DIU est toujours en position intra-utérine, on essaie
d'abaisser les fils. En cas d'échec, il faut recourir à
l'échoguidage ou à l'hystéroscopie .
- si le DIU a migré en position intra-abdominale, le repérage et
l'ablation se font le plus souvent sous cœlioscopie. Cette
complication est rare.
EFFICACITÉ, TAUX DE CONTINUITÉ :
Deux paramètres sont étudiés pour déterminer la faculté des DIU
à prévenir les grossesses dans une population donnée.
Efficacité
* Elle est étudiée par l'indice de Pearl, pourcentage de femmes
qui, au cours d'une année, ont débuté une grossesse (et non pas
au cours d'un cycle).
* Le taux d'échec varie selon le type de DIU : de 0,2% (Miréma*)
à 3% (Progestasert* 38mg). Les DIU au cuivre actuellement
utilisés ont un taux d'échec inférieur à 1%.
Taux de continuation
* Il dépend du taux d'expulsion spontanée et de retrait
volontaire : il y a 5 à 15% d'expulsion, la majorité dans les
trois premiers mois, et 5 à 15% des autres femmes le font
enlever pour saignement, douleur ou convenance personnelle.
* Ainsi, le taux de continuation est de 70 à 90% au bout de 1
an, ce qui constitue un taux élevé pour une méthode de
contraception réversible. Ce taux varie également selon les pays
et les médecins.
FÉCONDITÉ ULTERIEURE :
Elle est estimée à 90% deux ans après le retrait du stérilet, ce
qui est excellent. Elle dépend de l'âge de la femme et de sa
fertilité antérieure et ne peut être altérée que par l'infection
utéro-annexielle.
Conclusion :
* Le DIU est un mode de contraception qui convient à de
nombreuses femmes.
- Il peut être largement utilisé au cours des campagnes de
contraception dans les pays en voie de développement.
- Il constitue une excellente méthode de contraception pour les
femmes ayant eu des enfants et non exposées à des maladies
transmises par voie sexuelle.
* Les inconvénients qu'il entraîne doivent être comparés aux
incidents qui surviendraient au cours des grossesses non
prévenues.
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