La coxarthrose affecte 3 à 10 % des sujets des 2 sexes à
70 ans.
Elle ne fait pas partie de la polyarthrose qui
touche habituellement le rachis, les mains et les genoux.
Son origine reste inconnue même si l’on distingue des
formes primitives et secondaires.
A -
Arthrose primitive
:
L’arthrose primitive est multifactorielle, résultant d’un
terrain génétique certain mais non identifié (différent
des polyarthroses précoces familiales liées à une mutation
sur un codon du collagène de type II), de l’âge
intervenant par le facteur temps (sommation des
contraintes mécaniques) et (ou) par le facteur biologique
(diminution des facteurs de croissance) et du surmenage
articulaire (obésité, sportifs de haut niveau, danseurs).
B - Arthrose secondaire :
La coxarthrose est souvent associée à des anomalies
morphologiques de la hanche : dysplasie et luxation de
hanche, protrusion acétabulaire, séquelles d’épiphysite
et d’ostéochondrite.
Certains estiment qu’il s’agit alors
de formes secondaires, mécaniques, résultant d’une hyperpression articulaire localisée.
Pour d’autres, ces
anomalies ne sont pas suffisantes à elles seules.
On distingue
:
– les coxarthroses développées sur dysplasie et subluxation
de hanche, supéro-externes.
La dysplasie comporte
: coxa valga (angle CC’D > 135°), défaut de couverture
de la tête (angle VCE < 25°), obliquité exagérée
du cotyle (angle HTE > 10°). Une mesure avec un coxomètre
est nécessaire pour les formes minimes.
La rupture
du cintre cervico-obturateur permet de reconnaître la
subluxation.
Il était utile autrefois de reconnaître la dysplasie
de hanche parce qu’elle conduisait à un traitement
chirurgical précoce par ostéotomie fémorale de varisation
ou butée ostéoplastique cotyloïdienne.
Aujourd’hui,
du fait de la prothèse totale de hanche, ce diagnostic n’a
plus guère d’intérêt sauf peut-être encore chez des sujets
très jeunes ;
– les coxarthroses sur protrusion acétabulaire, supérointernes
ou axiales.
La protrusion existe lorsque l’arrière-fond du cotyle dépasse la ligne ilio-ischiatique. Une
coxa vara est souvent associée ;
– la coxarthrose peut enfin être secondaire à des affections
articulaires diverses : fracture articulaire, traumatisme
articulaire, infections, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthropathies, chondrocalcinose, ostéonécrose
aseptique, Paget, chondromatose synoviale, synovite
villonodulaire.
Physiopathologie :
A - Lésions anatomiques
:
Elles affectent tous les tissus articulaires.
• Lésions destructrices du cartilage : elles sont localisées
dans la zone d’appui principal de la hanche.
Ce sont
des fissures qui s’étendent de la surface vers la profondeur
du cartilage, le détachent en lambeaux et conduisent
à la dénudation de l’os sous-chondral.
Les fissures
correspondent à une dissociation de la trame collagène.
Le cartilage fissuré est ramolli, hyperhydraté, appauvri
en protéoglycanes, avec des chondrocytes évoluant vers
la nécrose ou la prolifération de clones.
• Les lésions osseuses sont hypertrophiques et réparatrices
: l’os sous-chondral est le siège d’un hyper-remodelage
condensant et géodique.
Les géodes, parfois
volumineuses, sont liées à une hyper-résorption ostéoclasique.
La condensation est le fait d’une stimulation de l’apposition ostéoblastique et d’une métaplasie
osseuse de la moelle.
La réparation osseuse est surtout
marquée par les ostéophytes qui sont spécifiques de l’arthrose.
Ils reproduisent une extrémité articulaire plus ou
moins normale avec un tissu osseux et un tissu cartilagineux
de revêtement.
Ils résultent de la prolifération de
tissus médullaires ou périostés qui se différencient
secondairement.
• La synoviale, normale au début, devient ensuite
inflammatoire, hyperplasique, hypertrophique, hypervasculaire
avec prolifération des synoviocytes.
À la différence
des arthrites, elle est dépourvue d’infiltrats cellulaires
en dehors de granulomes de résorption au
niveau des débris ostéocartilagineux.
B - Chronologie
:
Le schéma physiopathologique chronologique habituel
implique la destruction initiale du cartilage, les ostéophytes
et l’hyper-remodelage osseux résultant de facteurs
mécaniques anormaux secondaires aux lésions du
cartilage et la synovite étant secondaire à la résorption
des débris articulaires.
Dans le schéma actuel, l’arthrose
est plutôt considérée comme une réaction hypertrophique
de tous les tissus articulaires, avec l’ostéophyte
comme illustration, conduisant tôt ou tard à la destruction
du cartilage.
Il explique que l’ostéophyte soit, et
parfois très longtemps, la seule lésion visible.
C - Mécanisme de destruction
:
Le mécanisme de la destruction du cartilage est complexe
et mal connu.
Il implique l’apoptose et la nécrose
de cellules, une diminution de la synthèse et un excès de
dégradation de la matrice.
La dégradation enzymatique
des protéoglycanes et du collagène par les métalloprotéases
(stromélysine, agrécanase, collagénases, gélatinases)
joue un rôle certain et constitue la principale
cible des thérapeutiques actuelles.
Le mécanisme des
ostéophytes et des lésions osseuses implique des facteurs
de croissance comme le TGF b (transforming
growth factor) mais reste à peine exploré.
L’érosion de
l’os sous-chondral paraît purement mécanique.
D - Origine de la douleur :
L’origine de la douleur est mal connue.
Il n’existe pas
de corrélation anatomo-clinique, certaines arthroses
évoluées étant presque indolentes alors que d’autres,
débutantes, sont hyperalgiques.
L’explication actuelle
est que la douleur dépend peu de l’importance des
lésions mais principalement de la vitesse à laquelle
celles-ci progressent.
La douleur s’expliquerait ainsi
surtout par l’importance de la synovite provoquée par la
résorption des débris.
Diagnostic :
A - Diagnostic positif :
Il est en règle facile, rapide, d’un coût peu élevé.
1- Signes cliniques :
Il s’agit d’un sujet de 50 ans avec une douleur chronique,
depuis plusieurs mois ou années, d’horaire mécanique,
localisée au pli de l’aine, irradiant souvent à la
face antéro-interne de la cuisse vers le genou et pas en
dessous, s’accompagnant d’une raideur articulaire, surtout
en extension, adduction et rotation externe au début
avec souvent une atrophie de la cuisse.
2- Radiographie
:
La radiographie simple antéro-postérieure du bassin de
face du sujet couché ou debout, montre un ostéophyte et
un pincement localisé de l’interligne, parfois une
condensation et des géodes sous-chondrales.
Le pincement
n’est pas toujours facile à affirmer mais la présence
d’un ostéophyte indiscutable est suffisante pour le diagnostic.
En fonction de la topographie du pincement, on
reconnaît des formes supéro-externes, supéro-internes,
axiales et polaires supérieures.
Ces données sont suffisantes pour affirmer le diagnostic.
Il n’y a pas d’autre examen à faire.
La radiographie est déterminante car en règle, un sujet
consultant pour une coxarthrose symptomatique a toujours
des lésions arthrosiques et souvent évoluées.
La radiographie est suffisante et on peut faire le diagnostic
de coxarthrose asymptomatique.
Le diagnostic de coxarthrose avec une radiographie normale
est a priori erroné.
3- Formes trompeuses :
Il s’agit de sujets entre 20 et 50 ans chez qui ces formes
sont possibles en cas d’arthrose secondaire, avec une
topographie atypique de la douleur : isolée au niveau du
genou, sur le grand trochanter ou la fesse, à la face postérieure
de la cuisse pouvant simuler une sciatique et
même descendre en dessous du genou.
La douleur a parfois un caractère atypique : très importante,
d’allure inflammatoire, observée dans les coxarthroses
destructrices rapides (CDR).
La lecture de la radiographie doit être minutieuse, montrant
des lésions minimes non vues par le non-spécialiste,
pincement mal visible lorsqu’il est antérieur ou postérieur (intérêt dans ce cas du faux profil de hanche de Lequesne), absence d’ostéophyte possible dans certaines
coxarthroses destructrices rapides et dysplasies de
hanche, coxarthrose géodique avec volumineuses
géodes du cotyle ou de la tête fémorale pouvant orienter
vers une tumeur, confusion avec la coxite condensante
des spondylarthropathies.
B - Diagnostic différentiel
Lorsque la radiographie est démonstrative, le seul problème
peut être celui d’un sujet présentant une coxarthrose
asymptomatique et souffrant d’autre chose :
simple irradiation d’une lombalgie banale vers la crête
iliaque et l’aine ; une sciatique, une cruralgie ou une méralgie paresthésique (atteinte du fémoro-cutané avec
hypoesthésie et paresthésie du bord externe de la cuisse) ;
une artérite fémorale ou hypogastrique ; une tumeur du
petit bassin ou de la fesse ; une fracture et lésions
osseuses malignes, lytiques ou condensantes, du cotyle,
du fémur ou d’une branche pubienne.
Lorsque la radiographie est normale ou discutable, il
faut éliminer les autres affections possibles : coxite,
ostéonécrose aseptique de la tête fémorale, tendinite du
moyen fessier, algodystrophie, tumeurs synoviales
(chondromatose, synovite villonodulaire hémopigmentée,
synovialosarcome).
1- Coxite :
Elle se reconnaît sur les douleurs inflammatoires, l’élévation
de la vitesse de sédimentation (VS) et de la protéine
C réactive (CRP), la radiographie qui montre le
pincement articulaire diffus, l’ostéoporose épiphysaire
avec éventuellement érosions et géodes osseuses.
Si la
radiographie est normale, le diagnostic peut nécessiter
une imagerie par résonance magnétique (IRM), la ponction
articulaire qui montre un liquide inflammatoire et
parfois la biopsie synoviale.
Le diagnostic étiologique
(sepsis, tuberculose, rhumatisme inflammatoire) relève
d’un autre chapitre.
2- Ostéonécrose aseptique de la tête fémorale
:
C’est une nécrose osseuse ischémique du pôle supérieur
de la tête fémorale.
Elle peut être primitive ou secondaire
(éthylisme, corticothérapie, fracture et luxation de
hanche, radiothérapie, maladie des caissons, drépanocytose,
maladie de Gaucher).
Les signes cliniques sont
ceux d’une arthrose avec parfois un début précis.
Il n’y a
pas de signe biologique particulier.
On la reconnaît sur la radiographie simple : l’os nécrosé
prend un aspect condensé et se sépare de l’os sous-chondral
donnant un aspect très caractéristique en coquille
d’oeuf.
L’affaissement du séquestre osseux entraîne un
aplatissement localisé du contour de la tête fémorale et
un élargissement localisé de l’interligne articulaire.
Au
début, les signes radiographiques peuvent être absents
ou très difficiles à affirmer.
On fait alors le diagnostic
sur l’imagerie par résonance magnétique qui montre un
signal spécifique et qui a remplacé le scanner précédé ou non d’une scintigraphie (cette dernière montrait une
hyperfixation de la hanche avec parfois une zone centrale hypofixante évocatrice).
La nécrose entraîne soit une
arthrose secondaire soit plus rarement une évolution
destructrice rapide.
3- Tendinite du moyen fessier (ou trochantérite
ou périarthrite de hanche)
:
Elle se traduit par une douleur au niveau du grand trochanter,
pouvant irradier vers la face externe de la cuisse,
augmentée par la marche (escaliers surtout), le décubitus
latéral, l’abduction forcée.
La mobilité de la hanche est
normale mais parfois douloureuse.
La radiographie est
normale ou montre une calcification au niveau du grand
trochanter.
Il n’y a pas de signe biologique d’inflammation,
sauf en cas de bursite aiguë sur tendinite calcifiée qui
simule une coxite.
L’infiltration avec un corticoïde retard,
sur le point douloureux, apporte la guérison.
4- Algodystrophie de la hanche
:
Elle est rare.
Elle survient spontanément, après un traumatisme
ou lors de la grossesse.
Elle se manifeste par
des douleurs très vives, causant une impotence et une
boiterie importante contrastant avec un faible enraidissement
de la hanche. Le diagnostic repose sur la radiographie
simple qui montre une ostéoporose souvent
impressionnante de l’épiphyse fémorale sans pincement
de l’interligne, et une vitesse de sédimentation normale.
Au début la radiographie est souvent normale.
Le diagnostic
est alors fait sur l’imagerie par résonance
magnétique qui montre un signal assez spécifique (et
l’absence d’autres causes possibles).
Elle remplace la
scintigraphie (hyperfixation) suivie du scanner.
Elle
guérit sans séquelle en 2 à 6 mois.
5- Tumeurs synoviales :
• La chondromatose synoviale (ou ostéochondromatose)
est une métaplasie cartilagineuse puis osseuse de la synoviale,
avec des nodules qui se détachent dans la cavité
articulaire et finissent par engendrer une arthrose.
Très
rare, de cause inconnue, elle se manifeste chez l’adulte
jeune par des douleurs mécaniques avec des épisodes de
blocage.
Il n’y a pas de signes biologiques inflammatoires
ou autres.
La radiographie est normale ou montre un chapelet
de chondromes ossifiés.
Quand la radiographie est
normale, le diagnostic est fait par l’imagerie par résonance
magnétique, le scanner ou la biopsie synoviale.
• La synovite villonodulaire hémopigmentée est extrêmement
rare ; elle correspond à un pannus inflammatoire
polymorphe qui envahit la cavité articulaire et l’os
sous-chondral aux points d’insertion osseuse de la synoviale,
provoquant une arthrose secondaire. Elle se révèle
chez l’adulte jeune par des douleurs mécaniques avec
des épisodes aigus correspondant à des blocages ou une
hémarthrose.
À un stade évolué, la radiographie montre
des encoches et des géodes osseuses marginales souvent
volumineuses.
Au début, le diagnostic repose sur l’imagerie
par résonance magnétique qui montre un signal
assez spécifique (à cause du fer), et la biopsie synoviale.
Évolution :
• Une coxarthrose symptomatique s’aggrave en général
progressivement radiographiquement et cliniquement
avec une augmentation du handicap douloureux
(que l’on mesure par l’indice algo-fonctionnel de
Lequesne), de la raideur articulaire
et de l’atrophie de la cuisse, avec en fin de course
un raccourcissement du membre inférieur qui se fixe en
attitude vicieuse (flexion, adduction et rotation externe
du pied).
Cette progression se fait sur quelques années et
le recours à la prothèse totale de hanche (PTH) survient
en moyenne au bout de 7-8 ans.
La bilatéralisation
s’observe dans environ 50 % des cas.
• Le recours à la prothèse totale de hanche, qui est un
bon reflet de la gravité clinico-anatomique de l’affection,
survient toutefois avec un délai très variable
allant de 1 à 25 ans ou plus.
Les critères de progression
sont l’âge, le sexe féminin, le pincement supéro-externe,
la gravité clinique ou radiologique au départ, la vitesse
de l’aggravation clinique et du pincement de l’interligne
articulaire.
Le délai entre premiers symptômes et prothèse
totale de hanche est inversement corrélé à la vitesse
de pincement de l’interligne qui est en moyenne d’environ
0,25 mm par an.
La mesure de l’interligne articulaire
se fait en pratique à l’endroit le plus pincé avec une
loupe micrométrique.
Sa sensibilité est de l’ordre de 0,5
mm.
Un suivi de quelques mois permet ainsi de fixer
l’évolutivité de l’affection.
• La coxarthrose destructrice rapide se définit par un
pincement de l’interligne supérieur à 1 mm par an.
Elle
ressemble cliniquement à une coxite avec un début
assez rapide, des douleurs inflammatoires et un handicap
très important.
Elle ressemble aussi radiographiquement
à une coxite, outre la vitesse du pincement
articulaire, par la discrétion ou l’absence d’ostéophyte
et souvent par l’aspect de la destruction osseuse.
À cela
peut s’ajouter une possible augmentation de la vitesse
de sédimentation et de la protéine C réactive.
Dans les
cas difficiles, le diagnostic repose sur l’examen du
liquide articulaire (généralement présent) qui est mécanique
(< 1 000 leucocytes/mm3, < 50 % de polynucléaires),
plus rarement sur la biopsie synoviale (qui
est celle d’une arthrose).
La coxarthrose destructrice
rapide représente environ 10 % des coxarthroses.
Elle
survient surtout chez des femmes âgées.
Elle peut compliquer
une coxarthrose banale connue ou s’installer
d’emblée.
Traitement :
A - Traitement médical :
Il n’y a pas aujourd’hui de traitements curatifs ou
capables de ralentir l’évolution anatomique de l’affection.
Le traitement reste donc purement symptomatique.
On utilise : les antalgiques simples (paracétamol, au besoin en association) à la demande ; les anti-inflammatoires
non stéroïdiens sont prescrits en deuxième intention,
toujours à la demande et à la posologie utile minimale.
Il est préférable de les éviter chez les sujets âgés ;
les anti-arthrosiques symptomatiques dits d’action lente.
Les produits d’efficacité démontrée sont le chondroïtine
sulfate (Chondrosulf, Structum), la Piasclédine, l’ART 50.
Il agissent en 1 à 4 mois et possèdent un effet récurrent.
On les poursuit en continu ou par séquences mais seulement
lorsqu’ils se révèlent efficaces.
Ils ont pour intérêt
leur parfaite tolérance et une épargne d’anti-inflammatoires
non stéroïdiens ; les injections intra-articulaires de
corticoïdes retard sont rarement utilisées pour la hanche.
Leur efficacité est mal connue ; la kinésithérapie, la physiothérapie,
la crénothérapie et plus rarement une canne
sont encore utilisées par certains ; la réduction de l’obésité
et du surmenage articulaire est conseillée.
B - Traitement chirurgical :
1- Prothèse totale de hanche :
La prothèse totale de hanche est devenue le traitement
chirurgical presque exclusif de la coxarthrose.
Avec plus
de 95 % de très bons résultats et la possibilité de mener
une vie quasi normale, elle a transformé le devenir des
arthroses sévères et évoluées.
Son inconvénient principal
est sa durée de vie limitée en raison de son usure qui
conduit au descellement. On essaie donc de la poser le
plus tard possible, sauf bien sûr après 70 ans.
2- Ostéotomie :
L’ostéotomie fémorale de varisation ou la butée cotyloïdienne
s’adressent aux sujets jeunes ayant une arthrose
débutante ou peu évoluée sur dysplasie.
Elles ont pour
but de ralentir la progression des lésions mais cet effet,
irrégulièrement obtenu, n’est pas définitif et l’effet
symptomatique est faible comparé à la prothèse.
C - Indications :
Le traitement est médical au début et le plus longtemps
possible.
Il est logique de donner des anti-arthrosiques
symptomatiques avec des antalgiques simples ou parfois
des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) à la
demande.
Ce traitement est souvent longtemps suffisant
pour la poursuite d’une vie presque normale.
On suit la
progression clinique avec l’avis du malade et l’indice de Lequesne, la progression radiologique sur le pincement
annuel de l’interligne.
Le malade est confié au chirurgien
pour la prothèse lorsqu’il le souhaite et qu’il présente
des lésions évoluées et (ou) un handicap douloureux
important malgré le traitement médical.
Seuls les
rares sujets jeunes ayant une coxarthrose débutante sur
dysplasie et les coxarthroses destructrices rapides peuvent
être montrés au chirurgien sans attendre.