Angiographie cérébrale normale
Cours de Neurologie
Introduction
:
Le rôle de l’angiographie dans l’exploration des vaisseaux cérébraux
s’est réduit de manière importante avec l’apparition des nouvelles
techniques non invasives que sont l’échographie-doppler,
l’angioscanner et surtout l’angio-imagerie par résonance magnétique
(IRM).
Il n’en demeure pas moins qu’à l’heure actuelle, elle reste l’examen
le plus précis pour l’exploration morphologique des artères et veines
cérébrales et le seul à fournir des données dynamiques concernant
la circulation cérébrale.
Dans sa réalisation, l’angiographie cérébrale doit être adaptée au
contexte clinique et comprendre, selon les cas, l’exploration des voies
artérielles d’apport, du système carotidien, du système vertébrobasilaire.
Techniques de l’exploration angiographique
:
La complexité de l’exploration angiographique de la vascularisation
cérébrale rend compte de la multiplicité des techniques qui ont été
proposées.
La ponction directe longtemps proposée comme technique de choix
(ponction carotidienne ou humérale) n’est plus réalisée qu’en cas
d’échec ou d’impossibilité des techniques de cathétérisme sélectif.
A - CATHÉTÉRISME SÉLECTIF :
Cette méthode d’exploration est actuellement la plus couramment
utilisée du fait des progrès très importants réalisés dans la qualité
du matériel de cathétérisme qui en a amélioré la fiabilité et la
sécurité.
Cette technique permet d’explorer dans le même temps les
voies artérielles d’abord et l’ensemble du système carotidien ou vertébrobasilaire en fonction de l’indication clinique.
La voie d’abord fémorale permet ainsi de cathétériser sélectivement
les artères vertébrales, carotides internes et carotides externes.
Cet
examen se fait sous anesthésie locale et sédation anesthésique,
rarement sous anesthésie générale, et peut comporter dans le même
temps une exploration des troncs supra-aortiques et des vaisseaux
intracrâniens sous différentes incidences.
Les clichés, digitalisés et soustraits d’emblée, doivent être pris sur
une matrice 1024 X 1024 pour obtenir une définition optimale des
branches artérielles et veineuses intracrâniennes.
Les progrès des salles de radiologie vasculaire et des méthodes de
traitement des images ont permis de développer une angiographie
tridimensionnelle qui permet, à partir d’une acquisition angiographique en rotation, de faire une reconstruction volumique
de l’arbre vasculaire sur une console indépendante.
Ce procédé est
particulièrement utile dans l’exploration des malformations
vasculaires.
B - VOIE HUMÉRALE :
La technique de l’artériographie par voie humérale consiste à
ponctionner l’artère humérale au pli du coude et à injecter à contrecourant,
de manière à obtenir un reflux du contraste jusqu’à l’origine
du tronc artériel brachiocéphalique à droite ou de la sous-clavière à
gauche.
L’apparition des produits de contraste peu osmolaires a amélioré
nettement la tolérance à l’examen qui ne nécessite qu’une simple
sédation.
Du fait de l’asymétrie de distribution des troncs supra-aortiques, les
résultats de l’artériographie humérale sont différents à droite et à
gauche :
– à gauche : l’injection par voie humérale ne permet d’opacifier que
l’artère sous-clavière et ses branches, en particulier la vertébrale.
Elle donne une étude de bonne qualité de la sous-clavière gauche, de
l’ostium de la vertébrale gauche et du trajet extracrânien de cette
artère.
Elle donne également une visualisation correcte de la
vascularisation de la fosse postérieure.
Mais il faut savoir que dans
0,5 % des cas, la vertébrale gauche n’est pas opacifiée par voie
humérale car elle naît directement de l’aorte ;
– à droite : la présence d’un tronc artériel brachiocéphalique permet
d’opacifier, outre la sous-clavière droite et ses branches dont la
vertébrale, le système carotidien droit.
Cette voie permet donc une
exploration peu sélective mais habituellement de qualité
satisfaisante de l’ensemble des axes extracrâniens et intracrâniens
du côté droit.
Cette technique s’adresse essentiellement à l’exploration des axes
vasculaires cérébraux dans leurs segments extracrâniens et à l’étude
de la fosse postérieure chez des sujets âgés ou en mauvais état
cardiovasculaire.
C - PONCTION CAROTIDIENNE DIRECTE :
C’est la technique la plus ancienne.
Elle n’est réalisée actuellement
qu’en cas d’échec des techniques de cathétérisme.
Elle permet
l’exploration de la carotide au cou, de la vascularisation de
l’hémiface et de la plus grande partie de l’hémisphère cérébral
homolatéral.
L’injection se fait habituellement en isocourant, mais elle peut être
réalisée à contre-courant lorsque l’on suspecte l’existence de lésions
athéromateuses de la bifurcation carotidienne.
Complications de l’angiographie
cérébrale
:
Elles sont heureusement fort rares mais leur éventualité doit
toujours rester à l’esprit du fait de leur gravité.
A - COMPLICATIONS NEUROLOGIQUES :
Ce sont les plus graves.
Elles se traduisent par un accident déficitaire
focal immédiat dans les territoires explorés.
Il est le plus souvent dû
à la migration d’une plaque ou d’un thrombus au contact de la
sonde lors du cathétérisme ou de l’injection.
L’injection d’une bulle
d’air ou d’un caillot formé dans le cathéter doit être évitée par une
technique rigoureuse.
Il faut signaler que des accidents retardés
survenus entre la sixième et la 24e heure, dont la pathogénie est
discutée, ont pu être signalés.
La fréquence de ces accidents est plus élevée chez les patients
athéromateux.
Ceci souligne l’importance de réserver la pratique de
l’angiographie cérébrale aux centres spécialisés.
Récemment, a été également individualisé un tableau
d’encéphalopathie régressive associant une confusion mentale et des
troubles visuels pouvant aller jusqu’à la cécité corticale.
Ce tableau
attribué à une toxicité des produits de contraste iodés est
complètement régressif en 2 ou 3 jours.
B - ACCIDENTS LOCAUX
:
– Hématomes au point de ponction : ils sont exceptionnellement
importants au point d’entraîner une compression des voies
respiratoires (voie carotidienne) ou des axes nerveux de l’avant-bras
(voie humérale).
– Dissections traumatiques au point de ponction : elles ont
pratiquement disparu depuis la généralisation des aiguilles souples
en Téflont.
Angiographie des troncs supra-aortiques
:
A -
MÉTHODES D’EXPLORATION :
L’exploration des voies artérielles d’abord peut être souvent réalisée
par des moyens non invasifs que sont l’échotomographie,
l’angioscanner dès lors que l’on peut se contenter d’explorations
segmentaires, et surtout l’angio-IRM avec injection de gadolinium
qui permet d’obtenir dans la grande majorité des cas une exploration
satisfaisante de l’ensemble des troncs supra-aortiques.
Dans certains cas, une exploration plus précise est nécessaire et elle
doit alors comporter une aortographie globale, puis dans la majorité
des cas un cathétérisme sélectif des artères carotides et
sous-clavières.
Les techniques de ponction rétrograde humérale droite ou gauche et
de la carotide primitive gauche ne sont réalisées qu’en cas
d’impossibilité de la voie fémorale.
B - ANATOMIE RADIOLOGIQUE :
Les artères à destinée cérébrale naissent des branches de la crosse
de l’aorte : tronc artériel brachiocéphalique à droite, artères carotide
primitive gauche et sous-clavière gauche à gauche.
Cette dissymétrie
disparaît au niveau du défilé cervicothoracique par la division du
tronc artériel brachiocéphalique en artères sous-clavière et carotide
primitive droite.
1- Artère carotide primitive :
Elle chemine dans la gouttière carotidienne en dedans du muscle
sterno-cléido-mastoïdien.
Elle se divise à hauteur de C4 en artères
carotide interne et carotide externe.
Le niveau de cette bifurcation
est en fait variable de C6 à l’angle de la mâchoire.
2- Artère carotide interne :
Elle chemine avec la jugulaire interne dans l’espace maxillopharyngien, puis pénètre dans le rocher où elle parcourt le
canal carotidien, d’abord verticalement puis horizontalement, pour
pénétrer dans le crâne par le trou déchiré antérieur.
Elle traverse ensuite la loge caverneuse.
Elle pénètre enfin dans
les espaces sous-arachnoïdiens intracrâniens en regard de
l’apophyse clinoïde antérieure, donne immédiatement l’artère
ophtalmique, puis se divise en des branches terminales : artères
sylvienne, cérébrale antérieure, communicante postérieure et
choroïdienne antérieure.
3- Artère carotide externe
:
Elle se divise en plusieurs branches qui vont vasculariser la face, le
massif facial, la base du crâne, le scalp et les méninges crâniennes.
Il
faut signaler surtout les anastomoses constantes de cette artère avec
l’artère vertébrale et l’artère ophtalmique.
Le trajet extracrânien de l’artère carotide doit s’explorer selon deux
incidences complémentaires, si possible orthogonales.
En fait, dans
la majorité des cas, la sériographie de profil fournit les
renseignements les plus intéressants sur la bifurcation carotidienne,
la carotide interne cervicale, la carotide externe et le siphon
carotidien.
Elle doit être complétée par un oblique tête tournée du
côté opposé à la carotide interne cervicale et intrapétreuse.
4- Artères sous-clavières
:
Elles cheminent dans le creux sus-claviculaire et donnent les artères
vertébrales et les artères musculocutanées pour les parties molles de
la base du cou dont l’une fournit fréquemment l’artère spinale
antérieure du renflement cervical.
Elles sont bien dégagées sur le cliché de face.
5- Artères vertébrales
:
L’artère vertébrale naît à la face supérieure ou postérieure de la
sous-clavière, ce qui explique que son origine est rarement dégagée
sur les clichés de face, en particulier chez les sujets âgés.
Après un
court trajet dans le creux sus-claviculaire, elle pénètre dans le canal
transversaire en C6, rarement au-dessus.
Elle y chemine
verticalement.
Elle s’en dégage au niveau de l’axis, puis contourne
en arrière la masse latérale de l’atlas, en décrivant une boucle assez
large, perfore la dure-mère au niveau du trou occipital, et pénètre
dans la fosse postérieure. Dans son trajet transversaire, elle peut
décrire une boucle supplémentaire, habituellement en C2-C3.
Elle se
termine dans la fosse postérieure à la face antérieure du tronc
cérébral en se réunissant à son homologue controlatérale pour
former le tronc basilaire.
Le tronc basilaire chemine à la face antérieure du tronc cérébral
jusqu’en regard des clinoïdes postérieures où il se termine en
donnant les artères cérébrales postérieures.
L’artère vertébrale extracrânienne et le tronc basilaire son bien
étudiés sur les clichés obliques qui dégagent bien l’ostium de
la vertébrale (vertébrale gauche : oblique antérieure droite ;
vertébrale droite : oblique antérieure gauche), mais l’étude de la
vertébrale au-dessus de C3 nécessite des incidences de profil et de
face.
6- Anastomoses :
Toutes ces voies artérielles d’apport sont largement anastomosées
entre elles.
Ces anastomoses permettent habituellement de suppléer
l’occlusion de l’une ou plusieurs d’entre elles.
Ces anastomoses sont
à la fois extra- et intracrâniennes.
*
Anastomoses extracrâniennes :
On peut distinguer deux types d’anastomoses, transversales et
sagittales.
– Les anastomoses transversales réunissent des artères homologues
droites et gauches.
Elles sont formées essentiellement par des
branches des artères sous-clavières, des branches des vertébrales (et
la plus importante est certainement la réunion des deux vertébrales
pour former le tronc basilaire), des branches des artères faciale et
thyroïdienne supérieure droite et gauche.
– Les anastomoses sagittales ont un rôle fonctionnel plus important.
Ce sont essentiellement les anastomoses entre les branches de la
sous-clavière et de la carotide externe (thyroïdienne inférieure,
occipitale et vertébrale) et entre les carotides externe et interne
(faciale, maxillaire interne et ophtalmique à l’angle interne de
l’orbite).
* Anastomoses intracrâniennes
:
Le polygone de Willis est la plus importante des anastomoses
intracrâniennes.
Il est formé par la réunion à la base du cerveau des
systèmes carotidiens droit et gauche par l’intermédiaire des artères
cérébrales antérieures et de la communicante antérieure, et la
réunion de chaque côté du système vertébrobasilaire au système
carotidien homolatéral par l’intermédiaire de la communicante
postérieure.
Il se compose donc, d’une part, de la terminaison des deux carotides
internes, du premier segment des deux cérébrales antérieures et de
la communicante antérieure, et d’autre part, des deux
communicantes postérieures et du segment précommunicant des
deux cérébrales postérieures.
7- Variations anatomiques :
Celles-ci concernent essentiellement les variations d’origine des
troncs supra-aortiques et les variations de distribution
intracrânienne.
* Atypies d’origine :
La plus fréquente est l’origine directe de la carotide primitive gauche
du tronc artériel brachiocéphalique (12 % des cas).
La naissance de la vertébrale gauche de la crosse entre la carotide
primitive gauche et la sous-clavière gauche n’est pas rare (6 % des
cas d’après Radner).
Citons encore la sous-clavière droite rétro-oesophagienne (arteria
lusoria) naissant de l’aorte associée ou non à un tronc commun des
carotides primitives droite et gauche.
* Anomalies de trajet
Celles-ci sont exceptionnelles.
Citons la fenestration de la vertébrale.
* Anomalies de distribution intracrânienne :
+ Anomalies extracrâniennes :
Les plus fréquentes affectent le système vertébrobasilaire :
– hypoplasie d’une artère vertébrale se terminant en artère
cérébelleuse (1 % des cas environ), trois fois plus fréquente à gauche
qu’à droite ;
– persistance d’une anastomose carotidobasilaire embryonnaire,
telle que l’artère trigéminée.
+ Anomalies intracrâniennes :
Il s’agit des nombreuses variations du polygone de Willis rapportées
par Lazorthes et Gouaze.
Les plus fréquentes sont l’absence de
communicante antérieure, l’atrésie du premier segment de la
cérébrale antérieure (les deux cérébrales antérieures naissent alors
d’un même côté), l’absence uni- ou plus rarement bilatérale de la
communicante postérieure et la naissance directe d’une cérébrale
postérieure de la carotide interne.
Angiographie carotidienne
:
Les voies d’apport du système carotidien ayant été décrites
précédemment, nous nous limitons à l’étude des branches
intracrâniennes du système carotidien, de la parenchymographie et
du retour veineux.
A - MÉTHODES D’EXPLORATION :
Quelle que soit la voie d’abord utilisée, cette exploration doit
comprendre dans tous les cas des sériographies de face et de profil.
Mais la technique doit être adaptée à la pathologie recherchée et à la
région à étudier : ainsi, il peut être utile de modifier l’inclinaison du
rayon sur l’incidence de face de manière à obtenir une face haute ou
un Worms et parfois de pratiquer des sériographies en incidence de
trois quarts.
B - ANATOMIE RADIOLOGIQUE :
1- Temps artériel
:
* Carotide interne intracrânienne
:
L’artère carotide interne pénètre dans le crâne à la pointe du rocher
au niveau du trou déchiré antérieur.
Elle traverse la loge caverneuse
selon un trajet variable habituellement en « S » italique ouvert en
haut, plus ou moins contourné : le siphon carotidien.
Elle
perfore la dure-mère en regard de l’apophyse clinoïde antérieure et
se termine en quatre branches terminales : choroïdienne antérieure,
communicante postérieure, cérébrale antérieure et cérébrale
moyenne.
Dans son trajet caverneux, la carotide interne abandonne plusieurs
petites branches qui vascularisent la région hypophysaire, la loge
caverneuse, le clivus.
La plus importante de ces branches est l’artère
méningée de la tente du cervelet (artère de Bernasconi) qui peut
naître indifféremment de la carotide droite ou gauche.
Dans son trajet supraclinoïdien, elle donne l’artère ophtalmique
qui accompagne le nerf optique dans le canal optique et dans l’orbite.
Elle émet plusieurs collatérales importantes : un rameau
angulaire qui s’anastomose avec l’artère faciale et constitue une voie
de suppléance efficace en cas d’occlusion de la carotide interne ; les
artères ethmoïdales dont l’une donne l’artère méningée antérieure
de la faux.
Angiographiquement, le siphon carotidien et l’artère ophtalmique
sont bien analysables sur l’incidence de profil.
En revanche, la
plupart de ses branches intracrâniennes ne sont pas visibles dans les
conditions normales, même en agrandissement.
Il en est de même
de l’artère méningée antérieure.
L’incidence de face haute est un
complément utile pour visualiser une compression extrinsèque ou
un déplacement de la carotide intracrânienne.
L’artère carotide interne alimente la vascularisation de l’ensemble
de l’étage sus-tentoriel, à l’exception des faces internes du lobe
temporal, du pôle occipital, du thalamus et du bourrelet du corps
calleux qui sont alimentés par les artères cérébrales postérieures
issues du système vertébrobasilaire.
* Artère communicante postérieure
:
Souvent très grêle, il faut plus la considérer comme une branche
collatérale que comme une branche de terminaison de la carotide
interne.
Elle naît de la face postérieure de la carotide supraclinoïdienne et réunit par un trajet antéropostérieur de 1 cm
de long environ la carotide interne à la cérébrale postérieure.
Elle
est donc souvent analysable sur les clichés en incidence de profil,
mais aussi de Worms.
En revanche, son absence d’injection ne
signifie en rien son absence anatomique et ne permet pas de juger
de sa valeur fonctionnelle éventuelle.
* Artère choroïdienne antérieure
:
Elle naît de la carotide interne à quelques millimètres au-dessus de
la communicante postérieure.
Elle chemine en arrière sur la face
interne du lobe temporal, suit la fissure choroïdienne, pénètre dans la corne temporale et se termine dans les plexus choroïdes des
ventricules latéraux.
Elle vascularise l’uncus de l’hippocampe, les
bandelettes optiques, le noyau amygdalien, les plexus choroïdes, et
partiellement le thalamus et le bras postérieur de la capsule interne.
Angiographiquement, elle est analysable de face et de profil et
constitue un repère important de la corne temporale.
De
profil, elle présente un trajet horizontal à convexité supérieure.
Elle
présente souvent un trajet en « baïonnette » lors de sa pénétration
dans la corne temporale, puis se ramifie dans les plexus choroïdes
en dessinant une courbe à convexité antérieure.
De face (incidence
de Worms), elle présente un trajet en « S » plus accentué que les
artères lenticulostriées dont il est aisé de la distinguer.
* Artère sylvienne :
Tronc de l’artère sylvienne (segment M1) : de la terminaison de la
carotide interne, l’artère sylvienne se dirige en dehors dans la vallée
sylvienne et croise l’espace perforé antérieur.
Elle se divise
habituellement un peu avant le pôle inférieur de l’insula en deux ou
trois troncs principaux.
Le premier segment de l’artère n’est bien
visible que sur les clichés angiographiques de face.
C’est lui qui
donne les artères lenticulostriées.
*
Artères lenticulostriées :
Ces branches perforantes sont en nombre variable (de huit à dix) et
naissent de la face supérieure du tronc de l’artère sylvienne.
Elles vascularisent le pallidum, le putamen et la capsule externe et
participent à la vascularisation de la capsule interne.
Angiographiquement, ces branches ne sont visibles de profil que
lorsqu’il existe une occlusion de l’artère sylvienne car elles se
superposent aux artères insulaires.
De face, elles sont bien dégagées
mais seuls les plus volumineux de ces rameaux sont visibles sous
forme de plusieurs artères en « S » italique dont les plus internes se
projettent à environ 25 mm de la ligne médiane et les plus externes
à 38 mm de la ligne médiane.
* Artères insulaires :
Au pôle inférieur de l’insula, les branches de division de la sylvienne
se recourbent en arrière pour cheminer à sa face externe.
Dans ce
trajet, elles sont globalement obliques en haut et en arrière et se
divisent en leurs branches terminales.
Les branches terminales ascendantes dessinent une boucle à
concavité inférieure au bord supérieur de l’insula, puis redescendent
et dessinent une boucle à concavité supérieure avant de sortir de la
vallée sylvienne et de s’épanouir à la face externe du cerveau.
Les
branches descendantes dessinent seulement une boucle à concavité
inférieure avant de parcourir la face externe du lobe temporal.
L’étude angiographique des artères insulaires a donné lieu à de
nombreux travaux.
Ces artères constituent un des repères angiographiques essentiels de l’angiographie carotidienne.
De profil, la ligne joignant les points de réflexion supérieurs des
branches ascendantes est appelée « ligne insulaire ».
Elle est
rectiligne ou discrètement convexe vers le haut et correspond au
bord supérieur du lobe de l’insula.
La direction de l’axe de la sylvienne correspond à une ligne joignant la racine de l’incisive
supérieure au centre de la selle turcique.
Elle correspond au bord
inférieur du lobe de l’insula.
Les lignes joignant les points de
réflexion inférieurs des branches ascendantes et les points de
réflexion des branches descendantes temporales sont grossièrement
confondues et parallèles au plancher de la fosse temporale.
Elles
correspondent à la scissure de Sylvius.
De face, la ligne joignant les points de réflexion des branches sylviennes est discrètement oblique en bas et en dedans.
Elle reste
située environ entre 3 à 4 cm de la table interne de l’os.
* Branches corticales de l’artère sylvienne :
Celles-ci peuvent être divisées en trois groupes : ascendant,
postérieur et descendant.
Le groupement de ces différentes artères
et leurs origines sont sujets à de nombreuses variations.
En revanche,
le trajet cortical permet de les individualiser dans la majorité des
cas.
On distingue d’avant en arrière :
– l’artère orbitofrontale qui vascularise la face inférieure du lobe
frontal ;
– l’artère frontale antérieure qui vascularise les faces externes de F2
et F3 et l’opercule frontal.
Cette artère a parfois une origine
commune avec la suivante ou les deux suivantes : c’est le tronc
commun des ascendantes ou artères en « candélabre » ;
– l’artère frontale ascendante qui chemine dans le sillon prérolandique et vascularise essentiellement la circonvolution
frontale ascendante ;
– l’artère rolandique qui chemine dans le sillon rolandique et
postrolandique.
Elle vascularise les circonvolutions frontale et
pariétale ascendantes ;
– l’artère pariétale antérieure ou pariétale ascendante ;
– l’artère pariétale postérieure ;
– l’artère angulaire ou artère du pli courbe qui continue globalement
l’axe sylvien et vascularise la région frontale postérieure et le lobule
du pli courbe.
Les branches descendantes sont au nombre de trois :
– l’artère temporale antérieure qui contourne par en avant le pôle
temporal qu’elle vascularise ;
– l’artère temporale moyenne qui chemine obliquement en bas et en
arrière à la partie moyenne du lobe temporal et vascularise les
parties moyennes et postérieures de T1 et T2 ;
– l’artère temporale postérieure ou temporo-occipitale qui est
grossièrement parallèle à la précédente.
Elle vascularise la face
externe du lobe occipital et la partie postérieure de la face externe
du lobe temporal.
La localisation angiographique de ces branches est difficile sur le
cliché de face, du fait de leur superposition.
En revanche, de profil elles sont très bien analysables.
De
nombreux auteurs se sont attachés à trouver des repères angiographiques aux artères corticales, en particulier à celles de
l’aire motrice. Les méthodes les plus connues sont celles de Ring et
de Salamon.
Cette dernière méthode consiste à superposer au cliché angiographique de profil un disque en plastique sur lequel sont
disposés des plans anatomiques précis de référence (ligne tubercule
de la selle-protubérance occipitale externe, ligne bicommunicante),
puis de repérer les artères corticales par rapport à leur projection la
plus fréquente visualisée sur le disque.
* Artère cérébrale antérieure :
+ Segment précommunicant ou segment A1
:
De la terminaison de la carotide interne, il se dirige en dedans sur la
face inférieure du cerveau pour se terminer à la partie inférieure de
la scissure interhémisphérique.
Il donne alors l’artère communicante
antérieure, puis se redresse pour cheminer dans la scissure interhémisphérique. Dans ce trajet, il surcroise le chiasma et le nerf
optique.
Ce segment précommunicant n’est analysable que de face.
Il
constitue un bon repère de l’extension des tumeurs suprasellaires.
Dans ce trajet, l’artère cérébrale antérieure donne des branches
perforantes, dont la principale est l’artère de Heubner qui
vascularise la partie interne du pallidum et la tête du noyau caudé.
+ Artère communicante antérieure :
Très courte, elle réunit les segments A1 des deux cérébrales
antérieures.
Elle est inconstante et peut prendre des formes très
variées plus ou moins longues et contournées.
Son injection angiographique est inconstante, mais lorsqu’elle est fonctionnelle, la
compression de la carotide controlatérale permet de l’opacifier en
même temps que l’artère cérébrale antérieure controlatérale.
À
l’inverse, elle peut être dominante, l’une des carotides injectant alors
les deux artères cérébrales antérieures tandis que l’autre ne fournit
que l’artère sylvienne.
L’artère communicante antérieure est habituellement bien déroulée
sur les clichés de face et de trois quarts.
+ Artère péricalleuse :
Dans la scissure interhémisphérique, l’artère cérébrale antérieure
devient verticale puis atteint le bec du corps calleux dont elle suit le
bord supérieur jusqu’à sa terminaison en regard de la scissure
pariéto-occipitale interne, prenant le nom d’artère péricalleuse.
Dans
ce trajet, elle émet différentes collatérales corticales qui vascularisent
la face interne des deux tiers antérieurs des hémisphères et la partie
interne de leur face externe et se termine en s’anastomosant à l’artère
péricalleuse postérieure, branche de la cérébrale postérieure, que
nous verrons en étudiant l’artériographie vertébrale.
Si le tronc et le mode de division de l’artère péricalleuse sont très
variables et ont donné lieu à des divergences de terminologie, ses
branches corticales sont relativement fixes.
On peut distinguer :
– l’artère orbitofrontale qui vascularise la face inférieure du lobe
frontal ;
– l’artère frontopolaire qui vascularise le pôle frontal et qui naît
parfois de l’artère callosomarginale ;
– l’artère callosomarginale qui chemine dans le sillon
callosomarginal et donne trois branches : antérieure, moyenne et
postérieure ;
– un tronc artériel pariétal, souvent de calibre notable, qui donne
l’artère du lobule paracentral, l’artère pariétale interne et l’artère
pariéto-occipitale.
La situation médiane de l’artère péricalleuse lui confère une
situation privilégiée pour l’étude des déplacements des structures
cérébrales.
De face, l’artère péricalleuse est toujours médiane et présente un
trajet ascendant caractéristique.
Toutefois, dans son premier
segment, elle présente des sinuosités à concavité basse ou
controlatérale qu’il faut connaître pour ne pas leur accorder de
valeur pathologique.
En revanche, dans son trajet le long du corps
calleux, elle est en situation médiane, stricte.
Sur le cliché de face, seules les branches antérieures de l’artère péricalleuse sont individualisables. En particulier, leur pénétration
dans le sillon frontal supérieur permet de repérer la circonvolution
F1.
De profil, l’artère péricalleuse et ses branches sont analysables sur
l’ensemble de leur trajet. Elle est d’abord oblique en haut et en
avant, décrivant souvent une courbe à concavité antéro-inférieure
plus prononcée.
Elle présente une courbe marquée en regard du bec
du corps calleux pour se diriger horizontalement en arrière selon un
trajet souvent concave en bas, parfois sinueux.
L’artère callosomarginale, souvent volumineuse, naît du coude de la
péricalleuse, monte verticalement, puis suit le sillon callosomarginal
en abandonnant ses diverses branches.
Dans certains cas, elle est
l’artère dominante et son calibre est plus important que celui de
l’artère péricalleuse.
2- Parenchymographie (dynamique circulatoire)
:
Sur une sériographie, la disparition des artères et l’apparition des
veines se font de manière progressive.
L’ensemble de la circulation
cérébrale dure environ 8 secondes, le temps artériel environ 2 à 3
secondes, le temps intermédiaire 1 à 2 secondes et le temps veineux
3 à 4 secondes.
De profil, le temps parenchymographique se caractérise par une
prise de contraste modérée homogène souvent plus marquée dans
la région des noyaux gris centraux.
Le caractère homogène de cette prise de contraste peut permettre de
mettre en évidence un vide vasculaire significatif d’un processus
expansif ou, à l’inverse, un blush plus marqué, témoin d’une tumeur hypervascularisée ou plus rarement d’une perfusion de luxe au
cours d’un accident vasculaire.
Il est habituel d’obtenir sur les clichés de profil une image de vide
allongée, centrale, sus-jacente aux noyaux gris.
Cette image, qui
correspond aux corps ventriculaires, est plus fréquente chez le sujet
âgé du fait de l’augmentation de taille de ceux-ci.
De face, la prise de contraste est plus prononcée dans les régions
corticales, en particulier pariétales.
Il est souvent possible de
visualiser l’apparition de petites veines qui alimentent la face
supérieure du corps calleux, dont la symétrie constitue un repère
fiable de la situation du corps calleux.
3- Retour veineux
:
Les veines cérébrales hémisphériques sont constituées de deux
groupes distincts : les veines superficielles et les veines profondes.
Ces deux groupes se drainent dans les sinus dure-mériens. Ils sont
largement anastomosés entre eux, ainsi qu’avec les veines de la fosse
postérieure.
* Veines corticales :
Elles sont sujettes à de nombreuses variations qui rendent leur
description et l’étude de leur territoire de drainage très difficiles.
On
distingue les veines de la face externe et de la face interne.
+ Veines de la face externe :
Elles se répartissent en trois grands groupes selon leur mode de
drainage :
– le groupe supérieur est formé de veines à direction ascendante,
frontales, pariétales et occipitales, qui se jettent dans le sinus
longitudinal supérieur.
Parmi ces veines, il existe souvent une veine
volumineuse prérolandique ou rolandique aisément identifiable ;
– le groupe postéro-inférieur est formé de veines temporales et
occipitales qui se jettent dans le sinus latéral ;
– le groupe antéro-inférieur est formé de veines frontales basses,
insulaires et temporales antérieures qui se jettent dans le sinus
caverneux.
Le territoire de drainage de ces groupes veineux est extrêmement
variable, en particulier en ce qui concerne la région insulaire qui
peut se drainer vers le sinus longitudinal, le sinus latéral ou plus
rarement la loge caverneuse.
Il existe en général deux veines anastomotiques, l’une antérieure ou
veine de Trolard, reliant le sinus longitudinal supérieur et le sinus
caverneux, l’autre postérieure ou veine de Labbé, reliant le sinus
latéral le plus souvent à la précédente, parfois à la fois à la
précédente et au sinus longitudinal supérieur.
+ Veines de la face interne :
Ces veines, situées dans la scissure interhémisphérique, forment
trois groupes : le premier se jette dans le sinus longitudinal
supérieur ; le second, formé de veines temporales internes et
occipitales, se jette dans le sinus latéral ; le troisième, formé de
veines de l’espace perforé antérieur, se jette dans la veine basilaire.
Les veines corticales sont souvent bien analysables sur les clichés de
profil.
Elles apparaissent progressivement d’avant en arrière, plus
précocement que les veines profondes.
Si leur trajet est variable, leur
calibre est régulier et croît jusqu’à leur terminaison.
De face, la superposition des différentes veines rend leur repérage angiographique très difficile.
* Veines profondes :
Elles sont formées essentiellement de la veine cérébrale interne et de
la veine basilaire.
+ Veine cérébrale interne :
Elle naît au niveau ou parfois un peu en arrière du trou de Monro,
de la réunion de deux veines sous-épendymaires : la veine septale
et la veine thalamostriée.
Elle chemine ensuite dans la toile
choroïdienne du IIIe ventricule et se jette dans l’ampoule de Galien
en se réunissant à la veine basilaire.
Son mode de formation a suscité
de nombreux travaux car elle constitue un repère assez constant du
trou de Monro.
Ses afférences sont la veine septale qui chemine
horizontalement dans le septum lucidum sur la ligne médiane et la
veine thalamostriée, oblique en bas et en avant et concave en bas,
qui chemine dans la paroi externe du ventricule latéral et reçoit
fréquemment une veine caudée antérieure.
De face, la veine cérébrale interne n’est pas identifiable car elle se
projette sur la ligne médiane sur le sinus droit.
En revanche, son
origine est marquée par la terminaison de la veine thalamostriée.
Celle-ci présente un trajet oblique en bas et en dedans jusqu’à la
ligne médiane en faisant avec celle-ci un angle ouvert en haut de
30° environ.
De profil, l’angle veineux se situe à mi-distance d’une ligne joignant
le bregma et le bord externe du trou occipital.
Les veines qui
concourent à sa formation sont pratiquement toujours visibles : la
veine septale antérieure a un trajet horizontal, la veine thalamostriée
a une direction oblique en bas et en avant jusqu’au confluent
veineux, dessinant une courbe harmonieuse concave en arrière.
+ Veine basilaire :
Elle naît au niveau de l’espace perforé antérieur et se dirige
obliquement en haut et en dedans en longeant la face latérale du
pédoncule cérébral dans la fente de Bichat.
Elle se termine dans la
veine de Galien en se réunissant à la veine cérébrale interne.
Elle draine des veines temporales internes, des veines venant de la corne
temporale, des noyaux gris, du thalamus et du pédoncule cérébral.
Elle est constamment anastomosée par les veines sylviennes
profondes ou insulaires au réseau veineux sylvien superficiel.
De face, elle présente un trajet caractéristique oblique en haut et en
dedans jusqu’à la ligne médiane.
Sa terminaison sur la ligne
médiane rejoint celle de la veine thalamostriée en incidence
habituelle.
De profil, elle naît 10 mm au-dessus des clinoïdes postérieures et se
dirige obliquement en haut et en arrière vers l’ampoule de Galien,
dessinant une courbe harmonieuse légèrement concave en haut.
+ Anastomoses des systèmes veineux profond et superficiel :
En dehors des veines sylviennes profondes qui unissent la veine
basilaire aux veines sylviennes superficielles, il existe des veines
transcérébrales invisibles en angiographie et qui relient les veines
sous-épendymaires et les veines corticales.
* Sinus duraux
:
Les sinus duraux sont de véritables canaux inextensibles creusés
dans un dédoublement de deux feuillets de la dure-mère crânienne.
On en distingue cinq : le sinus longitudinal supérieur, le
sinus longitudinal inférieur et le sinus droit, impair et médians.
+ Sinus longitudinal supérieur
:
Situé dans l’insertion supérieure de la faux du cerveau, il la parcourt
d’avant en arrière depuis l’apophyse crista galli jusqu’à la
protubérance occipitale interne.
Il reçoit la plus grande partie des veines drainant les faces externe
et interne de l’hémisphère, mais aussi des veines méningées.
Il
communique avec les granulations de Pacchioni qui constituent
un des principaux sièges de résorption du liquide
céphalorachidien.
Il est bien visible en angiographie de face et de profil. De face, le
sinus longitudinal supérieur est médian et a une forme en triangle
plein caractéristique.
Son étude justifie la pratique de clichés de trois
quarts avec compression qui dégagent mieux que la face ses parties
moyenne et antérieure.
Le sinus longitudinal supérieur est le siège de nombreuses variations
anatomiques qui peuvent gêner l’interprétation :
– dans sa portion antérieure, il peut être remplacé par deux veines
frontales parasagittales ;
– sa terminaison est très variable. Habituellement, il se divise au
niveau de la protubérance occipitale interne en deux sinus latéraux.
Mais cette division peut avoir lieu plus précocement et, dans près
de 50 % des cas, il se divise en fournissant un sinus latéral
préférentiel, habituellement le droit.
+ Sinus longitudinal inférieur
:
De développement variable, il longe la face supérieure du corps
calleux pour se terminer à la partie postérieure de la veine de Galien.
Il reçoit de petite veines du corps calleux et de la face interne de
l’hémisphère.
Invisible de face, il est repérable de profil sous l’aspect
d’une veine arciforme concave en bas et grossièrement parallèle à la
voûte, mais à distance d’elle et se jetant dans la veine de Galien.
+ Sinus droit
:
Situé dans l’angle falcotentoriel, il est formé par la réunion du sinus
longitudinal inférieur et de la veine de Galien.
Oblique en bas et en
arrière, il se jette dans le torcular ou parfois dans l’origine de l’un
des deux sinus latéraux, habituellement le gauche.
+ Sinus occipital
:
Il s’agit d’un sinus médian inconstant qui chemine dans un
dédoublement de la faux du cervelet, se jette dans une veine
émissaire mastoïdienne ou le golfe de la jugulaire.
Dans certains cas,
il peut suppléer à un sinus latéral hypoplasique ou congénitalement
absent.
+ Sinus latéraux :
Au nombre de deux, ils naissent de la division du sinus longitudinal
supérieur au niveau du torcular.
Ils présentent deux segments : le
premier ou sinus transverse, horizontal, est compris dans un
dédoublement de l’insertion de la tente du cervelet et se termine à
l’angle postérosupérieur du rocher ; le deuxième, ou sinus sigmoïde,
parcourt obliquement en bas et en dedans la jonction entre l’écaille
de l’occiput et la face endocrânienne postérieure du rocher et se
termine en se continuant avec le golfe de la jugulaire.
Une asymétrie des deux sinus latéraux est fréquente, le droit
drainant préférentiellement le sinus longitudinal supérieur.
Un des
sinus transverses peut être hypoplasique ou absent (3 % des cas
selon Hacker).
Enfin, la portion distale du sinus sigmoïde est
exceptionnellement absente et remplacée par de volumineuses
veines émissaires mastoïdiennes.
S’ils sont bien analysés en angiographie, actuellement leur étude
peut se faire de manière atraumatique en angio-IRM veineuse qui
donne une vision globale satisfaisante des sinus veineux, mais cette
technique est insuffisante pour l’étude des veines corticales.