Syndrome méningé :
Affirmer l'existence d'un syndrome méningé dans sa forme typique
pose peu de problème : il associe céphalées, vomissements,
raideur de la nuque confirmée par les signes de Kernig et de
Brudzinski.
Il faut rechercher des signes d'accompagnement, notamment des
signes végétatifs.
Surtout, des éléments fondamentaux sont à préciser : l'existence
d'un syndrome infectieux, de signes de focalisation neurologique
et de signes de gravité (purpura, hypotension, troubles de la
vigilance et de la déglutition).
Lorsque des signes de focalisation neurologiques sont présents,
la ponction lombaire doit être précédée d'un scanner cérébral
sans injection d'iode. Le fond d'œil qui figurait dans toutes
les questions a perdu, dans cette indication, son intérêt depuis
que l'accessibilité au scanner est devenue très rapide dans les
établissements hospitaliers.
Le diagnostic est moins évident chez le nouveau-né et le
nourrisson chez lesquels la ponction lombaire doit être
facilement décidée ainsi que chez le sujet comateux (après
scanner). Parmi les formes symptomatiques, les formes
psychiatriques ne doivent pas être négligées.
Les circonstances de survenue sont l'élément capital du
diagnostic : un début brutal sans fièvre oriente vers une
hémorragie méningée et un début rapidement progressif avec
fièvre vers une méningite.
Hémorragie méningée :
Un syndrome méningé à début ictal sans fièvre fait suspecter la
présence d'une hémorragie méningée en première intention et doit
faire réaliser en urgence un scanner cérébral sans injection
d'iode ainsi que, éventuellement, une ponction lombaire si le
scanner cérébral est normal (5 % d'hémorragies méningées à
scanner normal).
Le diagnostic d'hémorragie méningée étant posé, un transfert en
milieu neurochirurgical s'impose en urgence pour que le patient
soit pris en charge et que, dans un second temps, une
artériographie cérébrale soit réalisée.
Méningite :
Un syndrome méningé à début rapidement progressif avec fièvre
fait suspecter une méningite.
La recherche d'une porte d'entrée infectieuse et de signes de
focalisation neurologique doit alors être systématique.
La présence de signes de focalisation doit faire réaliser un
scanner cérébral en urgence (recherche d'une
méningo-encéphalite, d'un abcès cérébral ou d'un empyème).
En l'absence de signes de focalisation, la ponction lombaire est
indispensable en urgence, après fond d'œil, pour faire la
distinction entre méningites à liquide clair et méningites
purulentes.
La découverte d'un liquide céphalo-rachidien purulent nécessite
l'instauration d'un traitement antibiotique probabiliste par
voie intraveineuse à fortes doses avec adaptation secondaire
fondée sur l'antibiogramme.
Si le liquide céphalo-rachidien est clair, l'élément orientateur
sera la glycorachie :
- normale, elle orientera vers une méningite virale d'évolution
spontanément favorable ;
- diminuée, elle orientera vers une méningite purulente
décapitée, une listériose, une tuberculose, une cryptoccocose ou
une méningite carcinomateuse en fonction du contexte clinique.
Diagnostic :
AFFIRMER LE SYNDROME MÉNINGE :
Syndrome méningé typique :
- Les céphalées récentes, holocrâniennes, soit d'installation
ictale soit rapide, sont aggravées par les mouvements ; elles
sont intenses, insomniantes, résistantes aux antalgiques usuels.
C'est le signe le plus évocateur, le plus constant et le plus
précoce.
- Les vomissements sont plus inconstants mais précoces, faciles,
en jet, sans rapport avec les repas, provoqués par les
changements de position.
- La présence ou non d'un syndrome infectieux est un élément
capital qui permet de distinguer un syndrome méningé fébrile
évoquant une méningite d'un syndrome méningé apyrétique évoquant
une hémorragie méningée.
- Il faut s'enquérir de la prise d'antipyrétiques ou
d'antibiotiques à domicile.
- Il ne faut pas s'arrêter à une cause évidente de fièvre qui
n'est nullement incompatible avec une méningite, bien au
contraire : pneumopathie, sinusite ou otite...
La raideur de la nuque est l'élément essentiel du diagnostic.
- L'examen physique note :
- une phonophobie et une photophobie.
- un patient couché “ en chien de fusil ” (tête en arrière, en
décubitus dorsal, avec membres semi-fléchis).
- une hyperesthésie cutanée (patient hostile à l'examen).
- des troubles vaso-moteurs (raie méningitique de Trousseau) se
traduisant par une raie blanche dessinée sur les téguments par
une pointe mousse, raie qui rougit ensuite avant de s'effacer.
- et surtout une raideur de la nuque à la flexion douce de la
tête. Les mouvements de rotation et de latéralité sont normaux.
Cette raideur de nuque correspond à une contracture de caractère
antalgique des muscles paracervicaux.
- Cette raideur nuquale est confirmée par le signe de Kernig :
limitation de l'élévation des membres inférieurs avec
impossibilité de fléchir les cuisses sans fléchir les genoux
lorsqu'on met le malade en position assise ou lorsqu'on élève
les membres inférieurs du malade couché.
- Il faut rechercher également le signe de Brudzinski : flexion
involontaire des membres inférieurs à la flexion forcée de la
nuque.
- La constipation est le troisième élément du “ trépied ”
méningitique mais c'est un signe bien trop tardif et inconstant.
Les signes d'accompagnement sont :
- les signes pyramidaux dus à l'irritation méningée : réflexes
ostéo-tendineux vifs, diffusés, signe de Babinski bilatéral.
- les signes végétatifs : bradycardie, troubles du rythme
respiratoire, modifications tensionnelles .
- il faut surtout chercher des signes de focalisation
neurologique (déficit moteur et/ou sensitif, atteinte de nerfs
crâniens, troubles phasiques...) qui évoquent une part
encéphalitique associée.
Les signes d'extrême gravité sont : un purpura, une hypotension,
des marbrures, des troubles de déglutition, des troubles de la
vigilance, un coma, des signes de focalisation neurologiques,
des tares viscérales sous-jacentes.
Syndromes méningés trompeurs :
Les syndromes méningés trompeurs sont constatés :
- chez le nouveau-né : importance des signes généraux, rareté de
la raideur de nuque ou même nuque molle.
- chez le nourrisson : tableau de pseudo-indigestion avec
vomissements au premier plan. Autres signes : torpeur,
agitation, tension des fontanelles, convulsions. Il faut avoir
la ponction lombaire facile dans ces situations.
- chez le comateux.
- dans les crises convulsives ou les états de mal épileptiques.
- dans le cas d'un syndrome méningé à “ nuque molle ” :
hémorragie intraventriculaire.
- lorsque des signes de focalisation neurologiques sont présents
: la ponction lombaire doit être précédée d'un scanner cérébral
sans injection d'iode.
- devant des formes psychiatriques et/ou confusionnelles : toute
confusion qui ne fait pas sa preuve doit conduire à la ponction
lombaire après réalisation d'un scanner (forme confusionnelle ou
confuso-onirique fréquente chez l'éthylique).
- devant des formes incomplètes : méningite bactérienne
décapitée par une antibiothérapie à domicile. La raideur de
nuque peut être discrète ou absente, la température peut être
normale .
- devant des formes latentes : dans les affections malignes
(méningites carcinomateuses) ou dans les maladies neurologiques
inflammatoires.
Diagnostic différentiel :
On peut être amené à discuter certains diagnostics.
AFFECTIONS VIRALES :
Les affections virales s'accompagnent souvent de rachialgies et
de myalgies.
Cependant, le tropisme méningé n'est pas rare.
On peut observer un syndrome méningé fébrile avec liquide
céphalo-rachidien normal. Il s'agit d'un méningisme.
*Spondylodiscite cervicale :
Intérêt d'effectuer des radiographies standards, une IRM.
*Fracture du rachis cervical:
Le contexte est différent et nécessite des radiographies.
Ponction lombaire :
La ponction lombaire permet une analyse macroscopique et
microscopique du liquide céphalo-rachidien.
Il faut veiller à l' absence de contre-indications :
hypertension intracrânienne, traitement anticoagulant, signes de
focalisation neurologiques qui imposent un scanner cérébral en
première intention.
La ponction lombaire se réalise sur un malade assis au bord du
lit, dos à la lumière, maintenu, faisant le “ dos rond ” ou sur
un malade couché en décubitus latéral :
- elle se fait dans les espaces L4-L5 ou L5-S1 après
désinfection cutanée.
- le prélèvement doit être suffisant pour permettre une analyse
complète.
- il faut utiliser, de préférence, une aiguille de faible
calibre afin d'éviter les céphalées postponction lombaire par
hypotension intracrânienne.
Sur le plan macroscopique, le liquide céphalo-rachidien sera
hémorragique, ou xanthochromique (témoin d'un saignement datant
de plusieurs jours), clair, purulent.
Il faut demander systématiquement une cytologie, une
bactériologie avec examen direct et mise en cultures, une
biochimie (glycorachie à corréler à la glycémie, protéinorachie,
chlorurorachie).
Il faut mettre de côté un tube supplémentaire (recherche
éventuel d'antigènes solubles, de cryptocoques par coloration à
l'encre de Chine, de sérologie de Lyme en fonction du contexte,
de PCR herpès).
En attendant les résultats du liquide céphalo-rachidien, on pose
une voie veineuse, on réalise le complément d'investigations
biologiques sanguines et on cherche des arguments en faveur de
telle ou telle étiologie.
Si le liquide céphalo-rachidien est purulent, s'il y a des
signes de gravité, si l' on suspecte une méningite à
méningocoque, il faut débuter une antibiothérapie probabiliste,
avant les résultats du liquide céphalo-rachidien, voire avant la
ponction lombaire (extrême gravité du purpura fulminans) :
- méningocoque : notion de contage ou d'épidémie dans une
collectivité (crèche, école), purpura ;
- pneumocoque : splénectomie, brèche dure-mérienne, éthylisme,
foyer ORL .
- listériose : immunodépression, grossesse, nouveau-né,
corticothérapie, signes d'atteinte du tronc cérébral.
- tuberculose : milieux défavorisés, absence de vaccination,
antécédent de primo-infection.
- staphylocoque : porte d'entrée iatrogène (cathéter,
intervention neuro-chirurgicale).
- cryptocoque : séroposivité VIH, SIDA.
On veillera à une équilibration hydroélectrolytique
(vomissements), à une surveillance attentive du pouls, de la
température, de la vigilance (obnubilation, stupeur, coma), de
la peau (marbrures, purpura) et à l'éventuelle apparition de
signes de focalisation neurologiques.
HÉMORRAGIE MÉNINGE :
Début brutal sans fièvre : hémorragie méningée.
Présence de sang au scanner cérébral :
Si le scanner cérébral confirme la présence de sang, la
réalisation d'une ponction lombaire est inutile.
Il faut alors orienter le patient, en urgence, en milieu
neurochirurgical, pour effectuer une prise en charge spécialisée
et réaliser, dans un second temps, une artériographie cérébrale
(4 axes) à la recherche d'une malformation vasculaire.
Anévrisme artériel :
L'anévrisme artériel est une dilatation sacciforme ou fusiforme
d'un gros tronc artériel encéphalique, dont l'artériographie
apprécie le siège exact, la taille, la largeur du collet et le
nombre (anévrismes multiples ?).
S'il existe une suspicion d'hémorragie par rupture anévrismale,
il faudra instaurer un traitement par nimodipine (Nimotop* IV)
en seringue auto-pulsée, à 2 mg/h, sous surveillance scope pour
prévenir un vasospasme des artères du polygone de Willis.
Malformation artério-veineuse
La malformation artério-veineuse est alimentée par un ou
plusieurs pédicules artériels, avec drainage veineux précoce.
Le scanner permet souvent de visualiser ces grosses veines de
drainage.
Scanner cérébral normal :
Si le scanner cérébral est normal, il faut réaliser la ponction
lombaire puisque 5 % des hémorragies méningées ont un scanner
normal.
On recherche un liquide hémorragique incoagulable et ne
s'éclaircissant pas après le premier tube ou un liquide
xanthochromique (pigments sanguins).
On différencie aisément un liquide hémorragique d'une ponction
lombaire traumatique par blessure vasculaire : lors d'une
ponction lombaire traumatique, le liquide céphalo-rachidien
s'éclaircit dans les 3 tubes et la formule cytologique (rapport
hématies-leucocytes) est celle du sang.
On peut enfin s'aider d'une électrophorèse des pigments sanguins
du liquide céphalo-rachidien.
Même en cas de liquide hémorragique, il faut réaliser
systématiquement une mise en culture du liquide
céphalo-rachidien en plus de l'analyse cytologique et
biochimique (listériose, autres méningites bactériennes pouvant
donner exceptionnellement un liquide hémorragique,
méningo-encéphalite herpétique).
MÉNINGITE :
Début rapidement progressif avec fièvre : méningite.
S'il n'y a pas de signes de focalisation neurologiques, la
ponction lombaire s'impose en urgence.
LIQUIDE CEPHALO-RACHIDIEN PURULENT OU LOUCHE :
Un liquide céphalo-rachidien purulent ou louche signe une
méningite bactérienne.
Il faut :
- isoler le patient.
- déclarer la maladie.
- réaliser des prélèvements biologiques sanguins (NFS,
plaquettes, VS, CRP, bilan hépatique, ionogramme, urée,
créatinine, glycémie, hémocultures).
- rechercher une porte d'entrée infectieuse (pneumopathie,
brèche dure-mérienne, otite).
- surtout réaliser des prélèvements bactériologiques du liquide
céphalo-rachidien avec examen direct et mise en cultures.
- et débuter immédiatement une antibiothérapie probabiliste, par
voie générale, à adapter secondairement au vu de
l'antibiogramme.
Une importante altération de l'état général est souvent
présente.
Liquide céphalo-rachidien :
- L'analyse cytologique du liquide céphalo-rachidien montre une
cellularité anormale (plus de 3 éléments par mm3), constituée
par une prédominance de polynucléaires neutrophiles (égale ou
supérieure à 50 %), plus ou moins altérés. En général, il y a
plusieurs centaines ou milliers d'éléments.
- La protéinorachie est très fréquemment supérieure à 1 g/l.
- La glycorachie est abaissée ou normale au tout début et la
chlorurorachie est normale ou abaissée.
Antibiothérapie :
L' antibiothérapie, la plus appropriée, en attente du résultat
des cultures, est choisie de façon probabiliste en fonction des
germes le plus fréquemment en cause, en fonction de
l'âge,l'antibiothérapie sera adaptée en fonction du germe et
ultérieurement de l'antibiogramme.
Traitements associés :
- Il n'y a aucune indication d'antibiothérapie intrathécale dans
les méningites primitives.
- La présence de troubles de vigilance, d'une atteinte des
fonctions vitales, d'un choc septique impose un transfert en
réanimation et la mise en route urgente d'une antibiothérapie.
- Corticoïdes : la dexaméthasone (0,15 mg/kg, toutes les 6
heures, pendant 2 à 4 jours) entraîne une réduction
significative des séquelles dans les méningites à H. influenzae
de l'enfant. Ce produit peut donc être indiqué devant toute
méningite bactérienne primitive de l'enfant (2 mois à 8 ans)
avec une première administration en même temps que la première
injection d'antibiotique.
Durée de l'antibiothérapie :
Il se révèle nécessaire aussi d'effectuer une ponction lombaire
de contrôle.
La durée de l'antibiothérapie est variable selon le germe en
cause et l'évolution sous traitement. La pratique d'une ponction
lombaire de contrôle n'est pas nécessaire si l'évolution
clinique est favorable.
Traitement des complications :
- Le purpura fulminans, complication redoutable des méningites à
méningocoques, nécessite, outre l'antibiothérapie, un
remplissage vasculaire et un transfert immédiat en réanimation
médicale.
- L'hydrocéphalie, complication des méningites
bactériennes par cloisonnement des espaces sous-arachnoïdiens,
nécessite une dérivation ventriculaire externe
neurochirurgicale.
LIQUIDE CEPHALO-RACHIDIEN CLAIR :
Il convient d'emblée de distinguer les méningites lymphocytaires
normoglycorachiques (virales) et hypoglycorachiques
(bactériennes, mycosiques, carcinomateuses).
Méningites virales :
Les méningites virales touchent plus fréquemment un adulte jeune
en bon état général.
Un syndrome pseudo-grippal précessif est souvent présent
(myalgies, arthralgies).
Il n'y a pas de signes de gravité.
L'évolution est bénigne (hormis les exceptionnelles formes
méningo-encéphalitiques), le traitement est symptomatique et la
guérison spontanée en quelques jours.
L'analyse cytologique du liquide céphalo-rachidien montre une
cellularité anormale (supérieure à 3 éléments par mm3)
constituée par une prédominance de lymphocytes (supérieure ou
égale à 50 %).
La glycorachie est normale.
La protéinorachie est souvent inférieure à 1 g/l.
Les méningites virales correspondent donc à des méningites
lymphocytaires aiguës normoglycorachiques avec
hyperprotéinorachie modérée.
Autres méningites à liquide clair :
Il faut penser systématiquement aux autres méningites à liquide
clair, a fortiori s'il existe une hypoglycorachie.
*Méningite purulente décapitée :
La méningite purulente peut être décapitée par une
antibiothérapie préalable.
*Méningite listérienne :
En ce qui concerne la méningite listérienne (Listeria
monocytogenes),
le traitement repose sur l'association amoxicilline et aminoside
ou chez les patients allergiques à la pénicilline sur le
cotrimoxazole. Les céphalosporines sont inefficaces.
*Méningite tuberculeuse :
La méningite tuberculeuse doit être envisagée systématiquement
du fait de sa gravité.
La plupart des cas surviennent chez des patients non vaccinés
issus de milieux défavorisés et chez des immunodéprimés, SIDA
compris.
- Le début est en général plus progressif avec un tableau
infectieux moins marqué.
- Les signes méningés peuvent être au second plan derrière les
signes généraux ou les signes de focalisation neurologiques. Ces
derniers sont fréquents témoignant d'une souffrance à n'importe
quel niveau du névraxe : arachnoïdite, tuberculomes,
épidurite...
- L'analyse du liquide céphalo-rachidien permet de poser le
diagnostic : hypercytose modérée à prédominance lymphocytaire
avec hyperprotéinorachie nette (supérieure à 1g/l) avec
hypoglycorachie et hypochlorurorachie.
- L'examen direct à la recherche de BK est rarement positif. La
confirmation a lieu après culture sur milieux de Löwenstein. Un
test diagnostique par PCR (polymerase chain reaction) est en
évaluation.
- Le pronostic est réservé.
- Un traitement antituberculeux quadruple est à entreprendre d'
urgence : INH (isoniazide, 5 mg/kg), rifampicine (10
mg/kg), pyrazinamide (30 mg/kg) et éthambutol (25 mg/kg). Ce
traitement est à poursuivre 2 mois puis une bithérapie par
isoniazide et rifampicine est à poursuivre pendant 12 à 18 mois.
*Méningite à Cryptococcus neoformans :
La méningite à Cryptococcus neoformans est une forme rare de
méningite, mais elle est en voie d'augmentation car elle
survient chez des patients ayant une dépression profonde de
l'immunité à médiation cellulaire (infection à VIH stade IV par
exemple).
- Cette méningite est très polymorphe avec comme aspect le plus
fréquent une méningite subaiguë, lymphocytaire,
normoglycorachique.
- Toutes les variétés de pléiocytose sont possibles y compris un
liquide céphalo-rachidien normal au début. Toute ponction
lombaire chez un immunodéprimé doit comporter une recherche de
cryptocoques (coloration à l'encre de Chine).
- Le traitement initial repose sur l'amphotéricine B en IV (voie
centrale), pendant 6 semaines, puis par un traitement
d'entretien par fluconazole per os.
*Méningite carcinomateuse :
La méningite carcinomateuse est souvent asymptomatique.
Il est nécessaire d'effectuer une recherche de cellurarité
anormale néoplasique dans le liquide céphalo-rachidien.
Elle s'associe très fréquemment à une hypoglycorachie.
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