DONNEES EPIDEMIOLOGIQUES :
Lymphophile et radiosensible, le cancer du col utérin est le
deuxième cancer de la femme après le cancer du sein et
s'illustre par son accès à un dépistage fiable et largement
pratiqué : le frottis cervico-vaginal.
- En effet, celui-ci permet la mise en évidence de lésions à un
stade in situ ou précancéreux, d'ou une diminution constante
depuis 30 ans de sa forme invasive avec une incidence d'environ
10 pour 100.000 pour une mortalité d'environ 3 décès pour
100.000 femmes par an actuellement.
- Par contre, l'incidence de la forme in situ serait trois fois
supérieure à celle des cancers invasifs.
Le cancer du col concerne une population à risque caractérisée
par :
- une moyenne d'àge de 30 ans .
- le tabagisme .
- un bas niveau socio-économique .
- la précocité des premiers rapports sexuels, c'est-à-dire à
l'adolescence .
- des partenaires sexuels multiples soit directement, soit par
l'intermédiaire du conjoint .
- l'infection par un virus du groupe des Papillomavirus (HPV)
dont l'expression clinique la plus connue est le condylome plan
et dont certains types (16, 18, 33, 35) sont responsables de
dysplasies sévères qui évoluent secondairement vers le cancer in
situ, puis invasif.
Aucune étude n'a permis d'établir une corrélation certaine entre
la prise de contraceptifs oraux et un risque accru de cancer du
col utérin.
DONNEES ANATOMOPATHOLOGIQUES :
Comme la plupart des cancers, il peut prendre trois formes
macroscopiques :
- ulcérante .
- végétante .
- infiltrante.
Sur le plan microscopique, le col utérin est tapissé de deux
types de muqueuses :
- un épithélium malpighien au niveau de l'exocol .
- un épithélium cylindrique (glandulaire) au niveau de
l'endocol.
La jonction entre ces deux tissus est appelée jonction
squamo-cylindrique ou pavimento-cylindrique. Cela explique deux
formes de tumeurs épithéliales qu'on retrouve dans la
classification de l'OMS :
* tumeurs épithéliales :
- le carcinome épidermoïde, d'autant plus agressif que moins
kératinisant donc moins différencié, est la forme la plus
fréquente .
- l'adénocarcinome beaucoup plus rare (10% des cancers
infiltrants) dont des formes endométroïdes, à cellules claires,
adénoïde kystique, et adénosquameuse ont été décrites.
* Les autres tumeurs sont exceptionnelles :
- tumeurs non épithéliales : rhabdomyosarcomes, léimyosarcomes .
- tumeurs diverses : tumeurs mixtes mullériennes .
- métastases de cancers pelviens, du sein, de l'estomac, voire
de lymphome.
CLASSIFICATION FIGO :
La classification de la Fédération internationale des
gynécologues-obstétriciens (FIGO) est la plus utilisée. Elle
découle de l'extension anatomique du cancer : envahissement de
proche en proche des structures voisines (vagin, paramètres,
corps utérin, vessie, rectum) avec embolisations vasculaires et
lympathiques de voisinage puis, rapidement, des ganglions
pelviens et lombo-aortiques. Les métastases à distance sont plus
rares, le cancer du col restant longtemps une maladie
loco-régionale.
* Stade 0 : carcinome in situ (Tis).
* Stade I : limité au col (T1) :
- stade IA1 : envahissement du stroma inférieur à 3mm après
franchissement de la membrane basale .
- stade IA2 : cancer micro-invasif, de moins de 5mm en
profondeur et de moins de 7mm en surface .
- stade IB : supérieur au stade IA2.
* Stade II : envahissement du vagin ou des paramètres (T2) :
- stade II proximal : extension au tiers supérieur du vagin ou
des paramètres .
- stade II distal : extension au tiers moyen.
* Stade III : paroi pelvienne ou tiers inférieur du vagin (T3) :
- stade IIIa : atteinte du tiers inférieur du vagin .
- stader IIIb : atteinte du paramètre jusqu'à la paroi pelvienne
ou retentissement sur le haut appareil urinaire (stade III "
urinaire ").
* Stade IV : organes voisins ou extra-pelvien (T4) :
- stade IVa : cancer étendu à la vessie ou au rectum .
- stade IVb : extension au-delà du pelvis (foie ou poumon le
plus souvent (T4 M1)).
On sait à partir du stade quelle est la probabilité
d'envahissement ganglionnaire :
- T1 : 10 à 20% .
- T2 : 40% .
- T3 : 60% .
- T4 : 80%.
PRINCIPES DU DÉPISTAGE :
Le dépistage a pour but de diagnostiquer soit des lésions
précancéreuses, soit un cancer à un stade in situ : il s'agit
donc d'une méthode de prévention secondaire.
Frottis :
* Le frottis constitue la base du dépistage et doit être
effectué selon le schéma suivant :
- premier frottis à partir du début de l'activité sexuelle .
- deuxième frottis un an après le premier pour éliminer les faux
négatifs .
- puis, le rythme optimal de dépistage est de un frottis tous
les 3 ans, sauf chez les patientes présentant facteur de risque
particulier.
Prélèvement
* Le prélèvement doit se faire dans les meilleures conditions
possibles (en dehors des règles et de toute pathologie
infectieuse) et selon une technique rigoureuse : balayage large
de la zone de jonction et écouvillonnage de l'endocol afin de
recueillir des cellules exocervicales, endocervicales et de la
jonction.
* Après étalement sur une lame, il faut fixer immédiatement le
prélèvement avant de l'envoyer accompagné d'un minimum de
renseignements cliniques (date des dernières règles, type de
contraception, traitement antérieur, objet, aspect du col...) à
un cytologiste entraîné.
Résultat
Le résultat, autrefois basé sur la classification de
Papanicolaou, répond actuellement à la classification de
Bethesda (1991) :
- 1) frottis normal .
- 2) altérations cellulaires bénignes : infections,
modifications réactionnelles (radiothérapie, atrophie,
inflammation, stérilet...) .
- 3) lésions intra-épithéliales de bas grade (ancien CIN 1 et
lésions à HPV) .
- 4) lésions intra-épithéliales de haut grade (anciens CIN 2 et
3) .
- 5) atypies cellulaires malpighiennes de signification
indéterminée (ASCUS) .
- 6) atypies cellulaires de l'épithélium glandulaire
endocervical, endométrial ou extra-utérin (ASGUS) .
- 7) Cellules carcinomateuses d'une origine autre
qu'épithéliale.
* D'autre part le frottis peut faire apparaître une métaplasie
malpighienne, phénomène fréquent qui se définit par l'existence
au niveau de la jonction d'une transformation anormale (par
opposition à une transition normale) de l'épithélium cylindrique
en épithélium malpighien.
* La zone de jonction est également le lieu privilégié des
dysplasies.
* Tout frottis pathologique (du type 3 au type 7) doit faire
l'objet d'une exploration complémentaire par une colposcopie
associée ou non à des biopsies, voire une conisation.
Colposcopie :
La colposcopie est une étude du col à la loupe binoculaire
comprenant :
* une étude sans préparation après simple essuyage du col
permettant de mettre en évidence d'éventuelles zones blanches
(leucoplasies) .
* une première coloration par application d'acide acétique qui
fait disparaître le mucus et doit permettre ainsi la
visualisation de la jonction pavimento-cylindrique ainsi que des
lésions dysplasiques qui apparaissent blanches .
* une deuxième coloration par du lugol (test de Schiller) qui
colore en brun l'épithélium pavimenteux stratifié mature
c'est-à-dire normalement chargé en glycogène .
* les zones acidophilles et iodonégatives jaunes sont alors le
siège de biopsies dirigées.
Conisation :
Si la colposcopie ne permet pas de voir la zone de jonction
lorsque celle-ci se situe dans le canal cervical, ou si les
différents éléments du dépistage sont discordants, on pratique
une conisation dans un but à la fois diagnostique et
thérapeutique.
* Il s'agit de l'exérèse d'un cône cervical dont la pointe se
situe au niveau endocervical et dont les limites hautes
(endocervicales) et basses (exocervicales) doivent passer en
tissu sain.
* Lorsque l'analyse anatomopathologique de la pièce confirme le
caractère non invasif de la lésion ainsi retirée en totalité
(résection " in sano ") le traitement s'arrête là et une simple
surveillance par frottis et colposcopie sera à poursuivre par la
suite.
Nous verrons plus loin les modalités de traitement d'une lésion
invasive.
Diagnostic :
CARCINOME IN SITU :
C'est le dépistage qui permet de faire le diagnostic d'un
carcinome in situ, mais l'examen au spéculum peut déjà mettre en
évidence des anomalies non spécifiques telles qu'une zone rouge
au niveau de l'exocol.
* Les oeufs de Naboth parfois observés au niveau du col sont
physiologiques.
* Ce sont les frottis cervico-vaginaux (cytologie) qui
permettront d'évoquer le diagnostic.
* Cette suspicion imposera une colposcopie associée à des
biopsies orientées, puis l'examen histologique de la pièce de
conisation le plus souvent réalisée qui permettront d'aboutir au
diagnostic de certitude (voir " Ce qu'il faut comprendre... ").
CANCER INVASIF DU COL UTERIN :
Diagnostic :
* Les métrorragies constituent le principal signe d'appel. Elles
sont :
- peu abondantes, intermittentes .
- capricieuses .
- indolores .
- provoquées par la toilette, les rapports sexuels .
- parfois, quelques leucorrhées banales ou un peu rosées.
* L'interrogatoire permet de préciser les antécédents, l'àge de
la malade, le suivi gynécologique et les facteurs de risque.
- Il indique le début des troubles et leur allure évolutive.
- Il vérifie l'absence d'altération de l'état général.
* L'examen gynécologique au spéculum recherche la présence de
lésions évocatrices, avec trois formes macroscopiques possibles
:
- une large ulcération, excentrée d'avec l'orifice cervical,
indurée, saignant au contact, à bords irréguliers .
- une forme végétante, exubérante .
- une forme infiltrante (il existe une induration ligneuse qui
déforme le col).
Le col peut également avoir un aspect normal en macroscopie.
* La colposcopie peut permettre de guider les biopsies et de
préciser les limites non visibles du cancer. Mais
habituellement, elle est inutile et les biopsies sont dirigées
sur les zones pathologiques sur le plan macroscopique. La ou les
biopsies mettront en évidence le plus souvent un épithélioma
malpighien dépassant donc la membrane basale. Son degré de
différenciation sera précisé.
* Le toucher vaginal (TV) retrouve trois éléments dominants :
- l'indolence .
- l'induration .
- le saignement au contact.
Bilan d'extension :
Bilan loco-régional
* La clinique permet de préciser :
- à l'interrogatoire, l'existence de signes fonctionnels en
rapport avec un envahissement vésical ou rectal .
- au TV, le degré d'infiltration, la mobilité et le volume
utérin, l'état des culs-de-sac et des parois vaginales .
- au toucher rectal (TR), la présence d'une infiltration des
paramètres et des ligaments utéro-sacrés .
- au toucher combiné, la mobilité de la cloison recto-vaginale.
C'est au cours d'un examen sous anesthésie générale que
l'évaluation précise est réalisée.
* Examens complémentaires :
- l'urographie intraveineuse (UIV) est systématique pour les
cancers au stade IB de gros volume et pour les stades plus
évolués. Elle précise l'extension aux voies urinaires et sert de
référence pour la surveillance post-thérapeutique .
- la cytoscopie et la rectoscopie sont demandées de principe
pour certains cliniciens et au moindre doute pour tous .
- l'échographie pelvienne peut mettre en évidence une extension
à la paroi postérieure de la vessie ou au vagin ainsi que des
adénopathies iliaques ou lombo-aortique . mais elle est loin
d'être systématique .
- le scanner abdomino-pelvien n'a d'intérêt que pour le bilan de
l'envahissement ganglionnaire. Il est rarement prescrit. Il peut
préciser l'extension du cancer au niveau des paramètres.
Bilan général
* La clinique recherche un ganglion de Troisier, une
hépatomégalie, et vérifie l'absence de symptômes respiratoires,
neurologiques, osseux...
* Examens complémentaires :
- la lymphographie permet l'étude des chaînes lymphatiques
iliaques externes, primitives et lombo-aortiques. Elle est très
discutée en raison de nombreux faux positifs et faux négatifs et
certains auteurs tendent à la remplacer par le scanner ou l'IRM
.
- le cliché thoracique est systématique .
- l'exploration des autres localisations métastasiques
potentielles ne sera effectuée qu'en présence de signes d'appels
.
- dosage du SCC (" squamous cell carcinoma ") peu sensible et
peu spécifique.
Au terme de ce bilan, la stadification FIGO est établie.
Formes cliniques :
FORMES EVOLUEES LOCALEMENT :
* Les fistules néoplasiques vésico-vaginales ou recto-vaginales
sont exceptionnelles, de même que les compressions vasculaires
ou nerveuses.
* Ulcérations vasculaires.
* Au maximum, pelvis bloqué dès le premier examen.
METASTASES PREVALENTES :
Les métastases prévalentes sont rares.
FORMES INFECTEES :
Les formes infectées sont rares mais peuvent imposer un
traitement anti-infectieux préalable au traitement oncologique.
L'évaluation du degré d'infection est donc une donnée précieuse
du bilan préthérapeutique.
CANCER DE L'ENDOCOL :
Le cancer de l'endocol est de diagnostic plus difficile.
L'hémorragie est souvent tardive.
* Au spéculum, on observe un col qui saigne spontanément ou à la
pression entre les valves.
* Au TV, le col est déformé en barillet avec un orifice externe
ouvert.
* Le diagnostic de certitude est porté sur un frottis de
l'endocol, toujours systématique et confirmé par le curetage
biopsique de l'endocol réalisé à la suite.
* Du fait de sa latence clinique, il est plus souvent
diagnostiqué à un stade évolué.
CANCER DU COL RESTANT :
Le cancer du col restant n'était pas exceptionnel après
hystérectomie subtotale, mais cette intervention est de moins en
moins pratiquée actuellement.
La curiethérapie est gênée par l'absence de tuteur utérin.
CANCER DU COL ET GROSSESSE :
Toute hémorragie au cours de la grossesse est pathologique et le
cancer du col fait partie des étiologies à éliminer.
De plus, la grossesse permet une mise à jour du dépistage dans
une population de femmes qui a pu y échapper.
Le frottis cervical est possible mais difficile à réaliser car
le col est hyperhémié et saigne facilement.
Nous reviendrons sur les problèmes thérapeutiques.
Diagnostic différentiel :
DYSPLASIES DU COL UTÉRIN ET CONDYLOMES PLANS :
Les dysplasies du col utérin et les condylomes plans posent
problème, même si une régression est possible, de par leur
potentiel à se transformer en carcinome in situ.
A ce titre, ils imposent un examen colposcopique accompagné au
moindre doute de biopsies dirigées.
Les dysplasies sévères sont habituellement traitées par
conisation, plus rarement par destruction lorsqu'elles sont peu
étendues et visibles en totalité.
AUTRES LESIONS DU COL UTÉRIN :
Les autres lésions du col utérin sont exceptionnelles donc à
éliminer :
- tuberculose .
- syphilis .
- endométriose.
Traitement :
METHODES :
Les méthodes de traitement comprennent la chirurgie ou la
radiothérapie exclusives, ou une association radiochirurgicale.
Chirurgie :
* Pour le carcinome in situ :
- conisation chirurgicale à l'anse diathermique, au bistouri
froid ou au laser (selon l'étendue et la taille des lésions) .
- l'hystérectomie totale (avec ablation d'une collerette
vaginale si les lésions sont étendues jusqu'aux culs-de-sac
vaginaux) n'a que de très rares indications.
* Pour le carcinome invasif :
- colpo-hystérectomie élargie avec cellulo-lymphadénectomie
pelvienne. La lymphadénectomie peut dans certains cas être
réalisée par coelioscopie.
- pelvectomie antérieure (vessie et utérus), postérieure (rectum
et utérus) ou totale.
Radiothérapie :
* Curiethérapie utéro-vaginale par applicateur moulé avec césium
ou irridium.
* Radiothérapie externe à haute énergie.
INDICATIONS :
* Carcinome in situ :
- le traitement de référence reste la conisation chirurgicale
plutôt que des résections limitées à l'anse ou au laser qui ne
peuvent concerner que des lésions de petite taille et
parfaitement circonscrites .
- l'analyse de la pièce permet de confirmer que les limites
d'exérèse sont saines et l'absence de foyers de cancers
micro-invasifs .
- l'hystérectomie totale dès qu'il n'y a plus de désir de
maternité peut éventuellement être discutée dans quelques cas
particuliers.
* Carcinome micro-invasif :
- moins de 3mm sans atteinte des espaces vasculaires et
lymphatiques : si la femme est jeune, conisation . mais si il
n'y a plus de désir de grossesse, hystérectomie .
- supérieur ou égal à 3mm : hystérectomie avec lymphadénectomie
ilio-obturatrice.
* Cancer invasif stade I et II : chirurgie ou radiothérapie, ou
encore association radio-chirurgicale :
- curiethérapie utéro-vaginale .
- colpo-hystérectomie élargie avec lymphadénectomie pelvienne .
- radiothérapie externe si N+ sur le curage .
- s'il s'agit d'une tumeur de stade IB d'une taille inférieure à
2cm chez femme de moins de 40 ans, chirurgie plus ou moins
associée à une radiothérapie .
- s'il s'agit d'un gros col d'une taille supérieure ou égale à
4cm, chirurgie radicale ou radiothérapie externe, curiethérapie
puis chirurgie.
* Cancer invasif stade III :
- radiothérapie externe .
- puis curiethérapie.
* Cancer invasif stade IV : radiothérapie externe, et dans
quelques cas rares, chirurgie par pelvectomie (antérieure et
postérieure).
* Quel que soit le stade, les séquences thérapeutiques ou le
choix du traitement peuvent varier d'un centre à un autre (selon
le protocole en application) et éventuellement être adaptées à
l'état général de la patiente.
* Cancer du col restant : curiethérapie puis amputation élargie
avec lymphadénectomie.
* Cancer et grossesse :
- au début (avant le 5e mois) : avortement thérapeutique .
- après le 5e mois : césarienne dès que le foetus est viable,
puis traitement habituel .
- le traitement sera discuté cas par cas, en fonction de la
parité, de l'àge gestationnel et du stade supposé de la maladie.
PRONOSTIC :
Le pronostic dépend du stade du cancer lorsque le diagnostic est
fait et le traitement entrepris.
La survie à 5 ans est de :
- 100% pour les cancers in situ .
- 80% pour les cancers aux stades I et IIa .
- 55% pour les cancers aux stades IIb .
- 35% pour les cancers au stade III .
- 5 à 10% pour les cancers au stade IV.
SURVEILLANCE APRÈS TRAITEMENT :
La surveillance après le traitement doit être prolongée.
Cancer in situ
Dans le cas d'un cancer in situ traité, la recherche d'une
récidive passe par :
- un frottis et une colposcopie annuels sont nécessaires, cela
au niveau du col restant .
- sans oublier la surveillance du vagin et de la vulve (maladie
de la muqueuse malpighienne).
Cancer invasif
Dans le cas d'un cancer invasif traité :
* un examen clinique complet :
- général (poids, état général, creux sus-claviculaire, aire
hépatique) .
- local (de la vulve et du vagin au spéculum) .
- un frottis du fond vaginal (cicatrice) annuel .
- des touchers pelviens apprécient la souplesse des parois et
des paramètres .
* la fréquence de cette surveillance sera la suivante :
- tous les 3 mois la première année .
- tous les 6 mois pendant les 3 années suivantes .
- puis tous les ans .
* à la surveillance clinique s'ajoute :
- une UIV 3 mois plus tard, puis des échographies rénales
annuelles pendant les 5 premières années (et une UIV s'il existe
des signes d'appel) .
- une radiographie pulmonaire annuelle .
- un dosage du marqueur SCC.
Nombre d'affichage de la page 312 |