La
peau :
A- ANATOMIE
:
La peau est faite de 3 couches de tissus histologiquement différents :
Épiderme : couche externe, la plus superficielle, fabriqué en permanence par la membrane basale.
Constitué par la couche cornée ( cellules mortes ).
Il existe une flore bactérienne résistante et non pathologiques. Les germes jouent un rôle de protection par rapport aux germes extérieurs.
Derme : séparé de l’épiderme par une membrane basale = tissu conjonctif.
Existe toute la vascularisation, les glandes sudoripares et sébacées, follicules pileux et terminaison nerveuse.
Hypoderme : tissu cellulaire sous cutanée = tissu conjonctif adipeux.
B- PHYSIOLOGIE :
3 rôles principaux :
Rôle sécréteur : sueur qui élimine les substances toxiques = thermorégulation.
Rôle sensoriel : peau = siège des sensibilités tactiles, douloureuses et thermiques.
Rôle protecteur : des différentes agressions ext.
Poils tapissent certaines muqueuses et sont une protection aux poussières.
La cicatrisation
:
4 phases si normal :
Hémostase : formation d’un caillot qui remplie la plaie et relie les bords de la blessure
Inflammation : phase de détersion ( élimination de tout ce qui est toxique sur la plaie ) qui dure entre 12 et 24h après la blessure.
Angiogenèse : réparation ou granulation.
Proliférative : épidermisation ou cicatrisation qui commence vers 4e J allant jusqu’à 2/3 semaines après la blessure.
Facteurs altérant la cicatrisation : vieillissement, malnutrition, obésité, chimio et radiothérapie, diabète et tension.
Les escarres
:
Épidémiologie :
Allonge la durée d’hospitalisation, peut mettre en jeu pronostic vital du patient, pèse lourd sur le budget d’établissement.
Durée du traitement 90 à 183 jours.
Soigner une escarre coût plus cher que de le prévenir ( 100 à 400 000frs par malade ).
7% des escarres chez personne hospitalisé 1 an.
Définition d’une escarre : ischémie tissulaire provoquée par pression prolongée de la peau entre 2 plans durs
– le plan sur lequel le malade repose et le plan osseux. Escarre = mort tissulaire.
Se situe le courant sur le talon et le sacrum, tête et coudes mais peu en faire partout.
Appauvrissement tissus en flux sanguin = diminution en O2 = nécrose et ischémie.
Facteurs de formation, facteurs de risques :
- Facteurs intrinsèques ( lié au patient ) : dénutrition, hypo protidémie, hypo volémie, déshydratation, âge, état sceptique, état peau et neurologique, sédation, incontinence, artériopathie, fièvre, diabète, hypothermie et état général.
- Facteurs extrinsèques : personnel insuffisant ou démotivé, matériel inadapté, mauvaise surveillance, cisaillement ( frottement des draps ), étirement, humidité, mobilisation insuffisante, nutrition mal surveillé, massages non effectués.
Ne pas déléguer aux aides soignants.
Différents stades d’une escarre :
Stade 0 : pas d’escarre
Stade 1 : rougeur ou érythème, pas de perte de substance, plaque rouge, chaude, entourée par une plaque oedémateuse, soit rougeur persistante soit non = disparition. Pas d’effraction cutanée.
Stade 2 : phlyctène et dés épidermisation.
Phlyctène = décollement épidermique avec œdème dermique, renferme soit liquide plasmatique ( blanc ) soit hémorragie.
Dés épidermisation = ulcération superficielle rouge, + ou – suintante et très douloureuse.
Stade 3 : nécrose et détersion, disparition du tissu lésé, peut avoir 2 formes différentes : noire dur et cartonnée = sec, épais, pas douloureux, adhérente aux tissu profonds ; jaune et molle avec une détersion en cours après ouverture plus profonde de la plaie.
Dépôt de fibrine, très douloureux et exsudats avec importance.
Stade 4 : Bourgeonnement et ré-épidermisation, tissu sain comblent la cavité, peau fine rose et fragile.
Plaies cicatrises en plusieurs étapes intriguées.
Prévention des escarres :
1- Diminution de la pression par matelas ( eau, à plots en mousse, à air ou à gel ) et coussins.
2- Diminution de la durée de la pression par des changements de positions assez fréquentes voir toutes les 3 heures si possible.
3- Des moyens complémentaires ( ex : faire des toilettes +++, bien sécher le patient, éviter les couches sauf si changement fréquent et surveiller une bonne alimentation et hydratation ).
4- Le massage : réservé aux zones saines et surtout ne pas masser une escarre constituée = aggrave.
Masser les zones à risque et quand rougeur pas prononcée.
But = facilité de glissements des membranes sous cutanées.
Bannir les produits gras et qui dessèche la peau.
Référence = huile de maïs = SANYRENE ou BIAFINE.
Le massage ne doit jamais être douloureux, et doit être fait avec les paumes de la main.
5- Information et éducation du patient et/ou de l’entourage par des explications simples.
Faire participer le patient ( et entourage ) en fonction bien sûr de leurs niveaux de compréhension.
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