Les maltraitances du fils du temps : Droits de l'enfant vis à vis du travail reconnus à la fin du 19ème siècle.
Juges des enfants à partir de 1912. Création des PMI en 1945. LA protection de l'enfant se développe vraiment à partir de 1980.
Les besoins de l'enfant : Maslow •Besoins de développement physique
•Amour, stabilité •Encouragements, approbation •Nouvelles expériences •Responsabilités à sa mesure Définition de l'enfant maltraité de l'ODAS :
Celui qui est victime de violence physique, de cruauté mentale, d'abus sexuel, de négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique. •Violence physique : au premier plan •Carence, négligence : physiologique ou affective •Cruauté mentale : attitudes ou demandes psychologiques inadaptées, par des personnes ou des institutions •Abus sexuels : participation d'un enfant à des activités sexuelles qu'il n'est pas en mesure de comprendre, qui sont inappropriées à son âge et à son développement sexuel, qu'il subit sous la contrainte par violence ou séduction, ou qui transgresse les tabous sociaux (Kempe)
On classe les enfants en 3 catégories : •Enfants maltraités •Enfants à risques : conditions socio-économiques difficiles •Enfants en souffrance Epidémiologie : Quelques chiffres : Estimations difficiles : Problème de définition.
Méconnaissance +++. Les chiffres sont en augmentation. Avant un an : 300 décès par traumatismes, dont certains causés par des maltraitance. Condamnations judiciaires : •Meurtres d'enfants : 15 par an •Par coups et blessures : 31 par an •Viol sur mineur de moins de 15 ans : 234 par an Pour 2500 signalements par an (estimation CDAS/ASE)
En 1994 : * Enfants en danger : 55 000 * Maltraités : 16 000 •Physiques :45% •Carence : 30% •Abus sexuels : 25%
Ubiquité géographique, culturelle et selon le milieu social Démarche diagnostique : Le fait, pour quiconque ayant eu connaissance de mauvais traitements ou privations infligés à un mineur jusqu’à 15 ans ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger, de ne pas informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de... (voir code pénal). A - PRECAUTIONS : * Attention à l'excès de zèle : met en route une démarche lourde * Freins •Identification aux parents •Implication affective •Confusion entre jugement et diagnostic B - DEPISTAGE : Dans tous les lieux d'accueil médicaux ou non : a) En ambulatoire : Le plus souvent : troubles du comportement (négligence). b) En hospitalier : Milieu plus sensibilisé. Le plus souvent amené par les parents pour les conséquences de la violence. Autant de garçons que de filles. Touche les moins de 3 ans : 50% de moins d'un an. Hospitaliser pour : •Protéger •Observer •Réaliser un bilan pluridisciplinaire Points d'appel en aigu. Rien de pathognomonique (spécifique) : faisceau de présomption. Hospitaliser.
Signes cliniques : •Retard à la consultation •Demandes des parents immotivées •Causes incriminées discordantes •Incidents répétés : traumatismes, intoxications •Labilité consultative C - LES LESIONS EVOCATRICES : 1) LES TRAUMATISMES : Les plus fréquentes. Les plus à risque. Plus souvent la peau que les os. Accidents limites. Définis en 1962 par Silverman a) Peau
: Découvertes à l'occasion de la toilette •Ecchymoses multiples : lombes, fesses, joues, cuisses •Marques des doigts •Plaies : griffures, morsures, objets (peau et muqueuses •Alopécie segmentaire, tonsure occipitale •Brûlures : eau, objet, cigarette (périnée, extrémités) b) Fractures
: Le plus souvent latentes. Localisation, âge Localisations atypiques : crâne, côtes, nez, rachis Évocatrices chez le nourrisson c) Œil : d) Oreille : e) Hématome sous-dural : Touche principalement les enfants de moins d'un an. Choc direct ou controlatéral (bébé secoué). 1ère cause de décès.
Séquelles fréquentes : •Épilepsie •Retard mental
f) Viscères
: Le plus souvent abdominal. 2ème cause de décès. 2) CONSEQUENCES DE LA CARENCE ET DE LA CRUAUTE MENTALE : a) Dénutrition : Problèmes de croissance staturo-pondérale au dessous de 2 ans : - 3 DS (dérivations standard). Nanisme psychosocial de 2 à 10 ans. b) Retard psychomoteur : •Tonus •Langage •Propreté c) Troubles comportementaux : •Sommeil •Alimentation * Chez le nourrisson •Évitement •Désintérêt • Hyperkinésie •Balancement
* Chez l'enfant de plus de 2 ans •Grande passivité • Hyperkinésie •Agressivité
3) SYNDROME DE MÜNCHHAUSEN : Induction d'une maladie de l'enfant par les parents pour maintenir le contact avec le milieu hospitalier. Bilan : a) Examiner avec respect
: Discuter avec l'enfant. b) Détailler ce qu'on voit : •Photos ou schémas •NFS, hématose •Radiographie du squelette complet c) Examens complémentaires : •Échographie transfontanellaire •Fond d'œil
•Recherche de toxiques •ORL d) Diagnostics différentiels : •Anomalies de la coagulation •Maladies osseuses : os de verre •Taches mongoloïdes •Pratiques ethniques Facteurs de risques : a) Grossesse non désirée
: Non suivie. Marquée par un traumatisme. b) Accouchement traumatique
: Déni de l'accouchement. c) Enfant non naturel : •Décevant •Difficile •Séparation précoce : prématurés d) Fratrie : •Rapprochée •Placée •Décès e) Parents : •Dépressifs : psychopathie dépressive, débilité • Anaffectivité, intolérance à la frustration
•Carence ou sévices dans l'enfance •Drogue : alcool •Isolement social •Plus physique dans les milieux défavorisés •Plus du domaine de la cruauté mentale dans les milieux favorisés Les abus sexuels : 6 à 9% de la population générale : 1 enfant sur 20. Des filles pour 2/3 des cas. Le plus souvent, l'abuseur est un familier homme. Le plus souvent agressions répétées. Points d'appel : •Traumatisme, saignements, infections génitales •Douleurs abdominales, encoprésie, céphalées •Troubles du comportement : TS, fugues +++
•Retentissement scolaire •Sexualité non adaptée •Contexte de consultation Souvent, l'interrogatoire est plus riche que l'examen. Dépister et traiter : •MST •Grossesse Devenir des enfants : a) Décès : Cause principale des décès de nourrissons. Environ 50 infanticides par an en France. 3 à 6% des morts subites du nourrisson. Souvent après une période de mauvais traitement b) Séquelles : Évaluation difficile. Études longitudinales sur Paris et Nancy : 34 enfants de 8 ans •QI plus bas •Échec scolaire plus grand que ne l'explique le QI •Capacités affectives précaires •Anxiété •Image parentale floue Pronostic lié à des facteurs antérieurs et postérieurs aux sévices. •Lien mère/enfant en période néonatale •Restauration de l'image parentale.
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