Principaux types de cancers

 

* organes génitaux: surtout testicule

* médiastin il s’agit de formes immatures de tératomes .

Tumeurs dysembryoplasiques :

Groupe complexe de tumeurs liées à une anomalie du développement embryonnaire.

De nombreuses théories pathogéniques et classifications ont été proposées.

Schématiquement, on peut opposer :

• des lésions bénignes, de type malformatif, sans caractère néoplasique mais pouvant éventuellement donner naissance secondairement à une tumeur bénigne ou maligne

• des tumeurs (néoplasies) bénignes ou malignes : ce sont en particulier des tumeurs de l’enfant. Parmi les tumeurs, on peut distinguer : es tumeurs dysembryoplasiques malignes constituées de cellules immatures (de type embryonnaire) et des tumeurs dysembryoplasiques bénignes, constituées de cellules matures (de type adulte)

A – Tumeurs et dysembryoplasiques bénignes :

1- vestiges :

Lésions bénignes correspondant à un reliquat d’une structure embryonnaire ou foetale, qui aurait dû disparaître avant la naissance ex: kyste du tractus thyréoglosse, kystes branchiaux (cou)

2- Hétérotopies :

Lésions bénignes constituées par des tissus adultes normaux, en situation anormale dans l’organisme ex: pancréas aberrant : au niveau de la paroi gastrique ou dans un diverticule de Meckel

3- Hamartomes :

Lésions bénignes constituées de cellules normalement présentes dans l’organe, mais ayant échappé à l’organisation tissulaire ex: hamartochondrome pulmonaire: tumeur bénigne, constituée par des amas de cellules épithéliales bronchiques, de cartilage (éléments normaux de la paroi bronchique disposés de façon anarchique).

4- Tératomes bénins :

Vestigiaux de siège sacrococcigien.

Reliquats matures mal formés d’une structure embryonnaire.

B – Tumeurs malignes :

1- Tumeurs de blastème :

Tumeurs malignes observées le plus souvent chez le nourrisson et l’enfant constituées de cellules embryonnaires (cellules “blastiques”).

Leur morphologie est proche :

Massifs denses de petites cellules basophiles très prolifératives (cellules blastiques indifférenciées).

Signes inconstants d’une ébauche de différenciation tissulaire: ex: rosettes et fibrilles nerveuses dans les neuroblastomes ébauches de tubes et de glomérules primitifs dans les néphroblastomes. l’évolution spontanée est très rapide.

Actuellement, l’association chirurgie-radiothérapie-chimiothérapie permet d’obtenir leur guérison assez fréquemment.

– rein: néphroblastome (tumeur de Wilms)

– système nerveux sympathique: neuroblastome

– cervelet: médulloblastome

– rétine: rétinoblastome (dont il existe des formes familiales bilatérales)

– foie: hépatoblastome (rare).

2- Tératomes :

tumeurs bénignes ou malignes constituées de tissus anormaux en situation anormale.

Siège : 2 types : sur la ligne médiane, de l’hypophyse jusqu’au coccyx dans les gonades : testicule et ovaire.

Types histologiques :

a- Tératomes matures (bénins) parfois unitissulaire souvent pluritissulaire : constitués de plusieurs tissus adultes, normalement absents dans cette localisation, disposés de façon anarchique ex : kyste dermoïde de l’ovaire : tumeur kystique bénigne assez fréquente, bordée par un revêtement cutané d’aspect normal et renfermant d’autres tissus: os, tissu nerveux, cartilage, muqueuse digestive…

b- Tératomes immatures tumeurs malignes de différents types, constituées par des tissus des différents feuillets embryonnaires, à différents stades de différenciation : séminome ou dysgerminome (cellule germinale) carcinome embryonnaire (embryon précoce) choriocarcinome oeuf précoce (trophoblaste) (tumeur embryonnaire placentaire sécrétant βhcg) tumeur du sinus endodermique oeuf précoce (endoderme primitif) : sécrértion α foeto protéine

Il s’agit de tumeurs de malignité variable :les séminomes (de siège souvent testiculaire) ont une malignité modérée.

Les autres tumeurs sont de haute malignité, mais très sensibles à la chimiothérapie. Rq : il existe souvent des tératomes mixtes :

– association de séminome et de carcinome embryonnaire testiculaire

– association de tératome mature et immature. Le pronostic étant déterminé par le contingent le plus agressif.

La recherche d’un contingent immature doit toujours être soigneuse dans un tératome.

Conclusion :

Il faut se souvenir que chez l’adulte les tumeurs épithéliales sont les tumeurs les plus fréquentes.

Les tumeurs conjonctives (sarcomes) et les tumeurs hémolymphatiques se rencontrent souvent chez l’enfant.

On a tendance à regrouper en “tumeur de tissus mous” les tumeurs conjonctives (exceptées les tumeurs des os et hémolymphatiques) et les autres tumeurs non épithéliales (exceptées les tumeurs du SNC).

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Rédacteur du site MedixDz; médecin généraliste diplômé de la faculté de médecine d'Alger en 2005 exerçant actuellement comme libéral.

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