Techniques de revascularisation artérielle Cours de Angéiologie
Introduction
:
L’amélioration des résultats des revascularisations chirurgicales
artérielles est non seulement en rapport avec la précision des
techniques chirurgicales, mais avec la meilleure appréciation de la
pathologie artérielle et du terrain.
Ces dernières données
permettent de mieux adapter l’indication et la stratégie chirurgicale
à chaque lésion.
La cohabitation des techniques conventionnelles et endovasculaires
au cours d’un même acte s’inscrit dans cette démarche permettant
d’apporter la meilleure solution au problème posé.
L’essor
probable de la coelioscopie sera à intégrer dans la décision
chirurgicale.
Préalables à la chirurgie
restauratrice :
La réalisation d’une technique de restauration nécessite d’intégrer
un certain nombre de données afin de prendre la décision la plus
adaptée.
Outre le terrain, le choix de la voie d’abord, celui du
matériel de remplacement artériel sont les plus importants.
A - VOIES D’ABORD
:
Ce choix doit permettre de limiter le plus possible le traumatisme
tissulaire :
– en respectant les plans de décollement, les structures musculoligamentaires ;
– en évitant les décollements cutanés, sources de nécrose ;
– en identifiant les nerfs périphériques (nerfs crâniens au décours
de la chirurgie carotidienne) ;
– en évitant les plaies des voies lymphatiques (branches du canal
thoracique dans la chirurgie sous-clavière, ganglions inguinaux
dans l’exposition de l’artère fémorale) ;
– enfin, il faut anticiper la couverture tissulaire de toute chirurgie
artérielle (trajet des pontages, zones anastomotiques).
L’absence de respect de ces règles peut entraîner des complications
sérieuses (hématome, collection lymphatique, infection).
B - MATÉRIEL DE REMPLACEMENT
:
Si quelques interventions (transposition, embolectomie) ne
nécessitent pas d’apport de matériel vasculaire complémentaire, la
plupart des restaurations artérielles en nécessitent.
On distingue trois grandes classes : matériel prothétique, matériel
autogène (veineux ou artériel), allogreffe.
1- Prothèses
:
Elles sont surtout adaptées à la chirurgie des artères de gros calibre
(aorte, iliaque) ou utilisées comme patch d’élargissement.
Deux matériaux principaux existent :
– le PTFE (polytétrafluoroéthylène) peu compliant mais à porosité
nulle ;
– le Dacront (polyester tricoté ou tissé) plus compliant, mais
nécessitant un traitement de surface (imprégnation de collagène
ou de gélatine) pour le rendre imperméable.
L’utilisation de l’un ou de l’autre dépend de la localisation et des
habitudes du chirurgien.
2- Matériel autogène
:
Il peut être veineux ou artériel.
* Veineux :
La veine saphène interne (VSI) représente le premier choix car ses
qualités pariétales s’adaptent bien à un régime de flux artériel et
sa longueur disponible est souvent importante.
Elle peut être utilisée en position inversée (ses valvules sont alors dans le sens
du flux) ou non inversée (les valvules sont détruites à l’aide d’un valvulotome sous contrôle angioscopique).
En l’absence de celle-ci, il est possible de prélever la veine saphène
externe (de plus petit calibre), les veines superficielles du membre
supérieur (veine céphalique ou basilique plus fragile), mais la
longueur utilisable est souvent plus courte.
La veine fémorale superficielle peut être prélevée sur 20 cm
environ sans séquelle fonctionnelle, son calibre est plus important
(10 mm) (remplacement d’une artère poplitée juxta-articulaire,
anévrisme ou pontage composite sur les artères jambières).
* Artériel :
L’emploi en est plus rare, car seule l’artère iliaque interne et l’artère
fémorale superficielle sont facilement prélevables.
La première a une longueur réduite (40 – 50 mm) mais il n’est pas
nécessaire de la remplacer.
La seconde peut être prélevée et remplacée par un matériel
prothétique dans ses deux tiers proximaux sans conséquence
ultérieure.
3- Allogreffe artérielle
:
Au cours d’un prélèvement multiorganes, il est possible de
prélever les vaisseaux aorto-iliaques, les artères fémoropoplitées
qui seront cryopréservés et stockés dans une banque de tissus.
L’allogreffe artérielle est utilisée dans le traitement des infections
prothétiques artérielles, parfois dans les revascularisations des
membres inférieurs en l’absence d’autre matériel disponible.
Techniques de restauration artérielle
:
Si les variétés techniques de la chirurgie artérielle sont nombreuses,
les techniques de référence sont au nombre de quatre :
– la thrombectomie ou embolectomie ;
– l’endartériectomie (TE) ;
– la transposition artérielle ;
– le pontage.
En fait, leurs modalités d’application sont variées.
Par ailleurs, ces techniques peuvent être associées ou complétées
par des procédures endovasculaires, dans l’optique de simplifier le
geste chirurgical ou de limiter la voie d’abord.
A - THROMBECTOMIE - EMBOLECTOMIE
:
C’est l’ablation
d’un thrombus récent produit in situ ou ayant migré dans le système
artériel.
1- Thrombectomie
:
Elles désigne l’ablation d’un thrombus occlusif développé au
contact de lésions artérielles préexistantes ou dans un pontage.
L’objectif thérapeutique en est l’ablation du thrombus et le
traitement de la cause.
Deux alternatives sont possibles : la thrombectomie médicamenteuse et la thrombectomie chirurgicale.
* Thrombectomie médicamenteuse
:
Son but est de traiter par voie endovasculaire la thrombose et sa
cause.
Surtout appliquée aux membres inférieurs, la thrombolyse
in situ percutanée doit permettre en quelques heures de récupérer
une perméabilité artérielle et d’identifier la cause de l’occlusion.
Le traitement de la cause est réalisé par voie endovasculaire ou
par un geste chirurgical après correction de la coagulation
primaire.
* Thrombectomie chirurgicale
:
C’est une intervention souvent pratiquée lors de la survenue d’une
ischémie sévère d’un membre, contemporaine de l’occlusion d’un
pontage.
Un abord limite du pontage au niveau d’une anastomose plutôt
que sur le trajet du pontage permet l’ablation du thrombus
proximal, et la reconnaissance de la lésion responsable par
l’artériographie peropératoire ou l’exploration chirurgicale.
L’évolution athéroscléreuse en aval de l’anastomose distale ou
l’hyperplasie intimale juxta-anastomotique sont le plus souvent responsables de
la thrombose, elles sont corrigées dans le même temps.
2- Embolectomie
:
C’est l’ablation d’un thrombus organisé d’origine cardiaque ou
artérielle ayant migré à la périphérie d’un réseau artériel souvent
sain.
* Thromboaspiration
:
Le traitement endovasculaire par thromboaspiration est la
technique de première intention au niveau des membres inférieurs.
La descente d’un cathéter au contact du thrombus permet son
ablation par simple aspiration.
* Embolectomie
chirurgicale :
Elle peut être
réalisée par différentes modalités :
– l’abord
classique artériel à distance et l’ablation de l’embole par un
cathéter à ballonnet ;
– l’abord direct de l’embole est un geste plus long mais peut
permettre un geste plus complet sur la thrombose extensive (artère
poplitée).
Une artériographie peropératoire permet au mieux de s’assurer du
résultat anatomique.
B - THROMBOENDARTÉRIECTOMIE
:
C’est l’ablation par abord direct d’une lésion athéroscléreuse
segmentaire.
Un plan de clivage est facilement trouvé entre la
plaque et la partie externe de la média.
L’intima distale saine est
sectionnée à la limite du décollement.
Souvent incomplètement
adhérente, l’intima est fixée pour éviter tout ressaut, facteur de
sténose résiduelle.
En amont, l’intima peut rester épaisse, sa fixation paraît
souhaitable.
Appliquée initialement aux lésions athéroscléreuses étendues
(aorto-iliaques, fémoropoplitée), cette technique est limitée aujourd’hui aux
lésions segmentaires de la carotide, du trépied fémoral, voire de
l’aorte.
Les modalités en
sont nombreuses, dépendant de l’extension des lésions, de leur
localisation et des habitudes du chirurgien.
Nous les
illustrons dans la chirurgie carotidienne.
1 -Thromboendartériectomie
à ciel ouvert par une artériotomie longitudinale :
Elle est le plus
souvent fermée par une angioplastie étroite veineuse ou prothétique.
2 -Thromboendartériectomie
par éversion ou retournement :
Sa réalisation
est plus rapide, mais la fixation de l’intima distale est plus
difficile.
3- Thromboendartériectomie avec transposition
:
Elle permet une thromboendartériectomie
réglée à ciel ouvert, et utilise la carotide externe comme
angioplastie.
Elle utilise le
seul matériel artériel autogène, mais elle nécessite une disposition
anatomique favorable de la bifurcation carotidienne.
C -
TRANSPOSITION ARTÉRIELLE. RÉIMPLANTATION :
– La
transposition artérielle permet de revasculariser une artère à
partir d’un tronc artériel de voisinage sain.
Elle est propre
à certaines topographies lésionnelles que sont les lésions
proximales de l’artère sous-clavière et de l’artère vertébrale
proches de l’artère carotide primitive.
Après
mobilisation des axes artériels, l’artère sous-clavière est
sectionnée en zone saine en amont de la vertébrale, puis elle est
anastomosée dans la carotide primitive selon des règles techniques
précises.
Son intérêt est de n’utiliser aucun matériel veineux ou prothétique
mais elle est limitée aux zones peu mobiles (rotation cervicale,
flexion/extension).
Sa fiabilité à long terme est remarquable.
– Réimplantation artérielle.
Ce terme est utilisé lorsque l’on veut
revasculariser les artères viscérales sur une restauration aortique.
La conservation d’une collerette aortique autour de l’ostium
artériel permet d’obtenir une anastomose large sans risque de
sténose (réimplantation d’une artère mésentérique inférieure dans
une prothèse aortique, ou une artère rénale).
D - PONTAGES
:
Ils représentent la technique chirurgicale de référence dans les
lésions occlusives étendues.
L’essor des techniques endovasculaires en a modifié les indications.
À l’inverse, la chirurgie des anévrismes se limite à un
remplacement segmentaire de la zone pathologique.
1 -Pontages et lésions occlusives athéroscléreuses
:
Les larges indications de l’endovasculaire (angioplastie, stent)
conduisent à retenir des indications de pontage pour des lésions occlusives étendues, à un stade plus avancé de la maladie
athéroscléreuse, et à un âge plus tardif.
Les principes de ces pontage en sont :
– des anastomoses terminolatérales permettant une anastomose
sur la paroi antérieure d’une artère peu pathologique et préservant
toute la collatéralité artérielle à distance des zones les plus
pathologiques ;
– des pontages courts, surtout au niveau des membres
inférieurs, tenant compte de la disponibilité parfois du matériel
autogène.
Ces techniques peuvent être utilisées au niveau de toutes les
artères pathologiques, mais elles trouvent surtout leur place au
niveau des lésions occlusives aorto-iliaques et fémoropoplitées.
2 -Lésions occlusives aorto-iliaques
:
Du point de vue technique, l’on distingue les pontages
anatomiques (empruntant un trajet parallèle aux artères natives) et
les pontages dits extra-anatomiques (souvent superficiels).
* Pontages anatomiques
:
La prothèse aortobifémorale a longtemps représenté l’acte
chirurgical le plus pratiqué de la chirurgie vasculaire.
Les
procédures endovasculaires en ont réduit les indications qui sont
aujourd’hui posées à un stade plus avancé de la maladie
athéroscléreuse (lésions occlusives longues, calcifications étendues).
Leur résultat à long terme leur conserve une place importante dans
la stratégie thérapeutique.
La revascularisation en fonction des lésions et de la
symptomatologie peut être bilatérale ou unilatérale.
L’abord de
l’aorte sous-rénale se fait par laparotomie médiane ou par voie
rétropéritonéale.
L’anastomose supérieure est réalisée sur la face
antérieure de l’aorte entre l’origine des artères rénales et l’artère
mésentérique inférieure.
Si les calcifications pariétales sont trop
importantes, l’anastomose supérieure se fait plus proximale sur
l’aorte supra-coeliaque ou l’aorte thoracique basse (décision prise
en fonction des données du scanner).
La tunnellisation des branches est faite dans le rétropéritoine en
rétro-urétéral (afin d’éviter les compressions).
L’anastomose distale
est le plus fréquemment réalisée sur l’artère fémorale profonde,
artère qui reste la moins pathologique.
* Pontages extra-anatomiques
:
L’existence de comorbidités peut faire renoncer à une chirurgie
directe (pathologie cardiaque, pulmonaire, cicatrice abdominale).
Les procédures endovasculaires sont en concurrence, d’autant que
la perméabilité de ces pontages est inférieure à celle de la chirurgie
directe.
Le pontage fémorofémoral, retenu en l’absence de lésions
significatives d’un axe iliaque, a un trajet superficiel sous-cutané,
ou plus profond dans l’espace de Retzius en arrière des muscles grands droits.
Le pontage axillofémoral, pontage long sous-cutané, est retenu
dans les sauvetages de membres au prix d’une agression minime.
Un doppler des troncs supra-aortiques
permet de choisir l’artère axillaire donneuse.
Le matériel utilisé est une prothèse plus souvent PTFE que
Dacront.
3- Lésions occlusives fémoropoplitées
:
Les occlusions étendues fémoropoplitées en sont les indications
habituelles, là où l’endovasculaire n’a plus de place.
Les lésions artérielles diffuses, les calcifications artérielles font du
pontage la technique de revascularisation la plus adaptée.
Toutes
les artères du membre inférieur peuvent être le siège d’une
revascularisation : l’artère poplitée haute ou basse, les artères de
jambe, les artères du pied.
Plus exceptionnellement, une artère
collatérale peut recevoir un pontage (artère grande anastomotique,
artère jumelle).
La réalisation d’un tel pontage nécessite :
– l’identification d’une artère réceptrice peu pathologique ;
– une recherche dans la réalisation d’un pontage court ;
– l’appréciation d’un matériel autogène veineux.
* Pontage sur artère poplitée sus-articulaire
:
La controverse persiste entre matériel prothétique et veine saphène
interne à cet étage, en sachant cependant la gravité de l’ischémie
possible lors de l’occlusion d’un pontage prothétique.
* Pontage sur artère poplitée sous-articulaire et artères de jambe
:
Il faut ici s’attacher à l’utilisation d’un matériel veineux autologue
en préférant la veine saphène interne lorsqu’elle est disponible, de
qualité et de diamètre adéquat, ce que doit apprécier l’échodoppler
préopératoire.
En l’absence de longueur de veine saphène disponible, un pontage
composite (compilation de plusieurs matériaux) peut être utilisé :
segment prothétique proximal, matériel veineux pour le passage
du genou et l’anastomose distale.
Un pontage séquentiel utilise un relais, plus souvent sur l’artère
poplitée sus-articulaire.
Ces différentes techniques ont pour but de
passer le genou avec du matériel autogène (éviter les plicatures) et
de réaliser l’anastomose distale avec ce même matériel pour
réduire le risque d’hyperplasie intimale.
Le matériel prothétique peut être le seul disponible ou être un
choix délibéré.
Des variations techniques sont nombreuses pour en
accroître la perméabilité.
Le pontage, en général PTFE, peut être
anastomosé directement sur une artère de jambe, par
l’intermédiaire d’une angioplastie veineuse, voire d’une collerette
veineuse (cuff).
Une fistule artérioveineuse peut être associée en regard de
l’anastomose distale ou en aval pour augmenter le débit du
pontage. Elle s’occlut en général rapidement.
Le trajet du pontage peut aussi, à cet étage, être anatomique (le
long de l’axe des artères natives) ou extra-anatomique
(sous-cutané).
* Lésions des troncs supra-aortiques
:
Le traitement des lésions occlusives proximales des troncs supra-aortiques
a vu se développer les techniques endovasculaires
(angioplastie ou stent).
Les indications
de pontages prothétiques à partir de l’aorte ascendante sont
aujourd’hui exceptionnelles.
Cependant, les
pontages ont gardé des indications pour certaines lésions de la
bifurcation carotidienne, ou pour les revascularisations distales de
l’artère vertébrale.
À cet étage, le
pontage autogène en veine saphène interne garde une place
indiscutable.
Les indications
en sont aujourd’hui limitées.
4- Lésions anévrismales
:
L’anévrisme est une lésion segmentaire traitée par la mise à plat et
une interposition prothétique de calibre adapté.
Cette technique est utilisée au niveau aorto-iliaque, fémoral ou
poplité.
La technique en est simple.
Après clampage artériel, l’anévrisme est ouvert longitudinalement,
le thrombus est nettoyé, les artères viscérales qui peuvent en naître
sont disséquées et clampées pour être ensuite revascularisées, les
artères pariétales sont liées.
La continuité artérielle est rétablie par une prothèse (au niveau
aortique) avec des anastomoses terminoterminales, les artères
viscérales intéressées sont réimplantées dans la prothèse.
Au niveau poplité, la proximité de la région articulaire fait préférer
comme matériel de remplacement un matériel autogène (veine
saphène interne ou transposition de l’artère fémorale superficielle).
E - PLACE DES PROCÉDURES ENDOVASCULAIRES
AU DÉCOURS DE LA CHIRURGIE CONVENTIONNELLE
:
L’apparition des techniques de dilatation par ballonnet et
d’endoprothèses (stent) a conduit progressivement à les associer à
des procédures chirurgicales, qu’il s’agisse :
– du clampage artériel par voie endoluminale pour limiter une
redissection difficile, ou pour éviter le clampage d’une artère
calcifiée ;
– de simplifier une chirurgie restauratrice, par dilatation d’une
sténose sus-jacente (chirurgie du trépied fémoral et angioplastie
d’une sténose iliaque externe ; au niveau fémoropoplité, dilatation
d’une sténose fémorale superficielle pour permettre un pontage
court sous-jacent).
F - TECHNIQUES NOUVELLES
:
L’émergence de nouvelles techniques offre des alternatives à la
chirurgie conventionnelle, ce sont surtout les endoprothèses
couvertes dans le traitement des anévrismes de l’aorte et la
coelioscopie dans le traitement des lésions occlusives aorto-iliaques.
1- Endoprothèses couvertes
:
Elles permettent de traiter un anévrisme de l’aorte ou des artères
iliaques.
L’abord périphérique des artères fémorales permet
d’introduire une prothèse sur mesure montée sur des stents dans la zone
anévrismale ainsi exclue.
Si les
complications postopératoires sont moindres, de nombreuses
interrogations subsistent quant à l’évolution à long terme de ces
prothèses.
2- Laparoscopie
:
La coelioscopie peut se substituer à l’abord direct de l’aorte et des
artères iliaques.
L’anastomose d’une prothèse sur l’aorte sousrénale
ou sur l’aorte thoracique est aujourd’hui possible par ces
techniques.
Cette technique peut réduire les complications dues à
la voie d’abord, mais la courbe d’apprentissage en est longue.
Conclusion
:
Les techniques de chirurgie artérielle restauratrice ont
considérablement évolué ces 10 dernières années.
Trois facteurs ont amélioré les résultats de la chirurgie
conventionnelle : la simplification des techniques, la plus large
utilisation du matériel autogène, les contrôles de chirurgie peropératoire ou postopératoire.
Certaines de ces techniques conventionnelles proposées pour des
lésions segmentaires sont en compétition avec les procédures endovasculaires, surtout sur des artères de gros calibre (aorte, artères
iliaques).
L’émergence des nouvelles techniques est intéressante car elle peut
représenter un complément utile et élargir la panoplie des stratégies
thérapeutiques.
Cependant, il convient de rester très critique sur ces nouvelles
évolutions en raison de complications qui leur sont propres, et en
raison du manque de recul pour certaines.