Pathogénie et physiopathologie
:
À partir de l’agression rhumatismale, les lésions mettent
habituellement de nombreuses années avant de réaliser une
obstruction significative de la valve mitrale.
Dans les pays
d’endémie rhumatismale, les formes de l’enfant ne sont
toutefois pas rares avec un délai très court entre l’attaque
rhumatismale initiale et la constitution d’une sténose
mitrale serrée mal tolérée sur le plan hémodynamique.
Au plan anatomopathologique, les lésions intéressent l’ensemble
de l’appareil valvulaire mitral, incluant l’étoffe valvulaire,
les commissures et l’appareil sous-valvulaire.
Le
diagnostic de lésion rhumatismale est aisément fait à l’oeil
nu devant des valves épaissies, fibreuses, rigides, plus ou
moins rétractées parfois infiltrées de calcaire.
La sténose
mitrale est caractérisée par une fusion des commissures
habituellement bilatérale et par des lésions de l’appareil sous-valvulaire qui sont constantes mais variables dans leur
degré avec, dans les formes sévères, un épaississement
important et une fusion des cordages qui sont rétractés et
qui peuvent même, à l’extrême, disparaître, le pilier s’insérant
directement sur la valve.
Les facteurs favorisant les calcifications sont l’âge (banal
chez le sujet âgé, exceptionnel chez l’enfant), le sexe (plus
fréquentes chez l’homme) et la sévérité de l’obstacle mitral (les calcifications sont rares dans les rétrécissements
mitraux lâches).
La dilatation de l’oreillette gauche est la
conséquence de l’obstacle mitral et dans les formes très
évoluées du sujet âgé, l’oreillette gauche peut être ectasique
avec un volume supérieur au litre quand la normale
est d’environ 50 cm3.
Le ventricule gauche est habituellement
de volume normal ou petit, les cavités droites sont
dilatées et hypertrophiées à des degrés divers, essentiellement
en fonction de la durée d’évolution et de la sévérité
de l’obstacle mitral.
Les lésions anatomiques pulmonaires sont la règle dans les
rétrécissements mitraux serrés avec, au plan histologique,
des remaniements intéressant les parenchymes et les vaisseaux.
Des perturbations hémodynamiques portant sur les
pressions et le débit apparaissent pour des surfaces mitrales
inférieures à 2 cm2, et sont d’autant plus importantes que
la surface mitrale est réduite.
La pression moyenne de
l’oreillette gauche augmente au-delà de 10 mmHg pouvant
atteindre 20 mmHg voire plus dans les sténoses mitrales
serrées en rythme sinusal.
Dès l’ouverture de la valve mitrale, la pression dans l’oreille
gauche diminue progressivement, puis augmente en fin de
diastole lors de la contraction de l’oreillette.
Celle-ci majore
le gradient transmitral mais parallèlement augmente le remplissage
du ventricule gauche et par là même, le débit cardiaque.
Sa suppression en cas de fibrillation auriculaire
réduit ce débit d’au moins 20 %.
La pression ventriculaire
gauche est en règle normale, et l’enregistrement simultané
des pressions oreillette gauche-ventricule gauche fait apparaître
un gradient diastolique transmitral dont la valeur pour
une surface mitrale donnée est fonction du flux.
Ces relations
ont été proposées par Gorlin pour calculer la surface
mitrale selon la formule :
surface valvulaire (cm2) = flux valvulaire mitral / K √∆p
ou K est une constante
√∆p
le gradient diastolique moyen
entre l’oreillette gauche et le ventricule gauche ; le flux valvulaire
(cm3/s) est obtenu en divisant le débit cardiaque par
le temps de remplissage diastolique.
En fonction de cette
relation, toute augmentation de débit (en particulier à l’effort)
est responsable d’une augmentation du gradient de
pression transmitral, la tachycardie étant également nocive
par le raccourcissement du temps de remplissage diastolique
ventriculaire gauche.
On conçoit également la possibilité,
y compris dans les sténoses mitrales modérées, d’une
élévation anormale des pressions de l’oreillette gauche,
dans toutes les circonstances qui augmentent le débit cardiaque
: grossesse, anémie, hyperthyroïdie.
Les pressions dans la petite circulation sont le reflet des
pressions auriculaires gauches : la pression capillaire suit
passivement celle de l’oreillette gauche : lorsque la pression
capillaire dépasse la pression oncotique, elle peut
entraîner un oedème pulmonaire dont les conditions de survenue
dépendent d’autres paramètres, en particulier la perméabilité
de la paroi capillaire et des septums interalvéolaires.
Les pressions artérielles pulmonaires s’élèvent
habituellement au prorata des pressions capillaires, les
résistances artériolaires gardant des valeurs normales.
Ce
tableau hémodynamique correspond donc à celui d’une
hypertension artérielle pulmonaire postcapillaire.
Dans certaines sténoses mitrales très serrées avec grande
hypertension artérielle pulmonaire, des altérations anatomiques
des artérioles peuvent entraîner une augmentation
des résistances artériolaires pulmonaires déterminant
un certain degré d’obstacle précapillaire.
Ce barrage précapillaire
est habituellement réversible lors de la levée de
l’obstacle mitral.
Les conséquences des grandes hypertensions
artérielles pulmonaires sont l’hypertrophie ventriculaire
droite puis la défaillance cardiaque droite avec
insuffisance tricuspide.
Le ventricule gauche est en règle
normal, tout au moins en cas de rythme sinusal.
Dans les
formes avec grande hypertension artérielle pulmonaire la
géométrie ventriculaire gauche est modifiée avec un écrasement
du septum interventriculaire en raison des phénomènes
d’interdépendance entre le ventricule droit et le
ventricule gauche, et le volume d’éjection systolique est
alors diminué.
Diagnostic :
1- Circonstances de découverte :
Le plus souvent, le rétrécissement mitral est découvert au
décours d’un accident évolutif, rythmique, thromboembolique,
ou pulmonaire.
Beaucoup plus rarement, le rétrécissement
mitral est latent et découvert à l’occasion d’un examen
systématique.
La dyspnée d’effort apparaît comme le
maître symptôme de la sténose mitrale, mais il n’y a pas
de parallélisme strict entre l’importance de la gêne fonctionnelle
et la sévérité de la sténose mitrale ainsi que son
retentissement hémodynamique.
Un symptôme assez caractéristique du rétrécissement
mitral pur, très serré à valve souple de l’adulte jeune est
constitué par l’oedème pulmonaire d’effort qui associe une
toux avec expectoration rosâtre, une dyspnée avec sensation
de grésillement laryngé, ces symptômes survenant brutalement
au cours d’un effort et disparaissant avec l’arrêt
de celui-ci.
Des équivalents larvés se résument à une toux
d'effort avec oppression respiratoire, déclenchée par la
marche, un rapport sexuel ou une émotion.
Ils surviennent
plus volontiers au cours de grossesse ou en période prémenstruelle.
2- Examen clinique :
Les signes suggestifs de sténose mitrale sont, à la palpation,
le frémissement cataire qui est l’équivalent palpatoire
du roulement diastolique, le bruit de fermeture de la valve est également parfois palpable à l’apex, mais c’est l’auscultation
qui permet d’établir le diagnostic par le recueil
d’une séquence d’anomalies stéthacoustiques caractéristiques
classiquement appelée rythme mitral de Duroziez et
qui associe un éclat du 1er bruit, un claquement d’ouverture
mitral d’autant plus proche du 2e bruit que la sténose
est serrée, et enfin le roulement diastolique qui est un bruit
de basse fréquence mieux perçu avec la cloche du stéthoscope,
qui est holodiastolique avec une intensité qui décroît
progressivement au long de la diastole, avec un renforcement
présystolique bref chez les patients en rythme sinusal.
L’intensité du roulement diminue dans les formes très
serrées avec baisse du débit cardiaque, l’éclat du 1er bruit
et le bruit d’ouverture mitrale sont absents dans les formes
très fibreuses où le jeu valvulaire est réduit.
Les autres signes auscultatoires sont l’éclat de B2 au foyer
pulmonaire dans les formes avec hypertension artérielle
pulmonaire, un petit souffle systolique d'insuffisance tricuspide
à l’endapex habituellement associé aux rétrécissements
mitraux serrés, de même qu’un petit souffle diastolique
au bord gauche sternal dont l’interprétation n’est
pas univoque : une petite fuite aortique est associée à près
de 50 % des sténoses mitrales significatives, mais une insuffisance
pulmonaire est banale dans les formes avec retentissement
hémodynamique important.
3- Examens complémentaires :
• L’électrocardiogramme permet essentiellement de préciser
le rythme cardiaque, les troubles rythmiques auriculaires
étant particulièrement fréquents, qu’il s’agisse
d’extrasystoles auriculaires, d’arythmie complète par fibrillation
auriculaire, de flutter voire de tachysystolie auriculaire.
Lorsque le rythme est sinusal il existe habituellement
une hypertrophie auriculaire gauche avec un onde P bifide
en D2 dont la durée est supérieur ou égale à 12 centièmes
et biphasique en V1 avec une négativité terminale traînante.
Il peut s’y associer une hypertrophie auriculaire droite avec
augmentation de l’amplitude de l’onde P supérieure à 2,5
mm en D2.
Les signes de surcharge ventriculaire droite
associent une déviation axiale droite de QRS, une amplitude
exagérée de l’onde R en V1 avec souvent un aspect
de bloc incomplet de branche droit et une augmentation du
rapport R/S dans les dérivations précordiales droites.
Enfin,
des troubles de repolarisation variables et peu spécifiques
sont rencontrés en particulier en cas de traitement antiarythmique.
• La radiographie thoracique est une étape importante du
diagnostic, elle doit idéalement comporter une incidence
de face et des incidences obliques ainsi qu’un profil gauche.
La silhouette mitrale caractéristique associe une saillie de
l’arc moyen gauche qui comporte deux composantes : en
haut le tronc de l’artère pulmonaire, et au-dessous l’auricule
gauche, l’arc inférieur gauche est normal ou déplacé
à gauche par une hypertrophie ventriculaire droite avec
pointe sus-diaphragmatique.
Le bord droit du coeur est
modifié par le débord de l’oreillette gauche de degré
variable : inscrit à l’intérieur du contour de l’oreillette
droite, tangentiel, ou si l’oreillette gauche est très dilatée,
elle dessine le contour droit du coeur à elle seule.
À ce stade, elle peut élargir l’angle de bifurcation trachéale en horizontalisant
la bronche souche gauche.
Les modifications de la vascularisation pulmonaire sont
étudiées sur le cliché de face et associent à des degrés
divers une dilatation des branches artérielles pulmonaires,
une redistribution vasculaire vers les sommets, des opacités
floues périhilaires témoignant d’une exsudation alvéolaire,
un aspect réticulo-nodulaire prédominant aux bases,
des lignes B de Kerley (opacités fines, linéaires horizontales
des bases).
Peut également être observé dans les
formes avec hypertension veino-capillaire de longue durée,
un aspect miliaire des poumons témoignant d’une hémosidérose
secondaire à de petites hémorragies diffuses récidivantes.
Enfin, les épanchements pleuraux sont fréquents
et des calcifications mitrales sont parfois observées sous
la valve aortique en incidence oblique antérieure droite.
• L’échographie cardiaque est actuellement l’examen clé
qui permet de confirmer le diagnostic de sténose mitrale,
d’en apprécier la sévérité, d’en préciser le retentissement
hémodynamique et d’en discuter les modalités thérapeutiques.
– Le diagnostic est aisément effectué en échographie en
mode tomodensitométrique qui met en évidence des anomalies
caractéristiques associant un ralentissement de la
vitesse de fermeture de la valve mitrale antérieure, une fermeture
en un temps de cette valve antérieure avec atténuation
de l’onde A, un mouvement paradoxal de la petite
valve et, enfin, un épaississement des deux feuillets
mitraux.
L’échographie bidimensionnelle retrouve ces anomalies
avec l’épaississement valvulaire prédominant typiquement
à l’extrémité des feuillets, des troubles de cinétique
avec restriction des mouvements de la petite valve et
bombement diastolique de la grande valve qui témoigne de
la fusion commissurale.
L’échographie bidimensionnelle
met en outre en évidence les anomalies de l’appareil sousvalvulaire
avec hypertrophie des piliers, hypertrophiefusion
et raccourcissement des cordages.
Enfin, l’échographie
bidimensionnelle permet de documenter en coupe parasternale petit axe la fusion commissurale qui est le
mécanisme essentiel de la sténose mitrale.
– Le couplage de l’échographie et du doppler permet d’effectuer
une quantification précise de la sévérité de l’obstacle
mitral, les principales méthodes utilisables étant la
planimétrie de l’orifice mitral en échographie bidimensionnelle,
la détermination du gradient de pression transmitral
par le doppler, l’évaluation de la surface mitrale à
partir de la pente de décroissance du gradient protodiastolique
selon la méthode proposée par Hatle, l’évaluation de
la surface fonctionnelle à partir de l’équation de continuité,
et plus récemment à partir de la zone de convergence au
doppler couleur.
Toutes ces méthodes ont des limites et des
causes d’erreur, mais leur confrontation permet en règle de
préciser le caractère serré ou non de l’obstacle mitral avec
deux réserves importantes : il faut que l’opérateur soit expérimenté
et qu’il dispose d’un matériel de bonne qualité.
En
pratique, les indications du cathétérisme invasif diagnostique
pour préciser la sévérité de l’obstacle mitral sont
actuellement exceptionnelles.
– L’échographie cardiaque permet également de préciser le retentissement hémodynamique de la valvulopathie en
évaluant le débit cardiaque ainsi que les pressions pulmonaires
à partir de l’enregistrement du flux de l’insuffisance
tricuspide.
Il est également possible de rechercher et de
quantifier une valvulopathie associée, valvulopathie aortique,
valvulopathie tricuspide, fuite mitrale associée au
rétrécissement mitral.
- Le principal intérêt de l’échographie cardiaque par voie transoesophagienne est la détection des thromboses de
l’oreillette gauche et surtout de l’auricule gauche qui est
une zone mal documentée par l’échographie transthoracique.
Les indications de l’échographie transoesophagienne
sont donc essentiellement représentées par la recherche
d’une thrombose de l’oreillette gauche au décours d’un
accident embolique, avant éventuelle réduction d’un
trouble rythmique auriculaire, et dans le cadre du bilan préthérapeutique
des sténoses mitrales que l’on envisage de
traiter par commissurotomie percutanée.
• Le cathétérisme cardiaque à titre diagnostique n’a plus
guère d’indication actuellement, en dehors des cas exceptionnels
où les ultrasons n’arrivent pas à conclure avec certitude
quant à la sévérité de l’obstacle mitral.
La coronarographie
reste par contre indiquée en cas d’angor ou dans
le cadre du bilan préopératoire chez les patients que l’on
envisage de traiter chirurgicalement.
Accidents évolutifs
:
Ils font toute la gravité du rétrécissement mitral et surviennent
d’autant plus volontiers que celui-ci est serré.
1- Troubles du rythme :
Le plus commun est l’arythmie complète par fibrillation
auriculaire dont l’incidence augmente régulièrement avec
l’âge.
Les autres facteurs favorisants sont la dilatation de
l’oreillette gauche et les calcifications pariétales de
l’oreillette.
La survenue d’une fibrillation auriculaire a
comme conséquence essentielle un risque accru de thrombose
et d’embolie systémique, mais aussi une détérioration
hémodynamique fréquente liée à la perte de la fonction
auriculaire et à la tachycardie fréquente dans le contexte.
Pour ces différentes raisons, la survenue d’une fibrillation
auriculaire a des implications thérapeutiques : la mise sous
traitement par antivitamine K au long cours, quelle que soit
la sévérité de la sténose mitrale, et la discussion d’une dilatation
mitrale percutanée éventuellement suivie par une
cardioversion lorsque l’oreillette gauche n’est pas trop dilatée
et que le trouble rythmique est récent.
2- Accidents thromboemboliques systémiques :
Le point de départ est une thrombose de l’oreillette gauche,
souvent localisée à l’auricule. Ces complications thromboemboliques
sont favorisées par la fibrillation auriculaire et
l’âge.
Elles peuvent survenir quelle que soit la sévérité de
l’obstacle mitral.
La principale localisation est l’embolie
cérébrale avec le double risque de décès et de séquelles
fonctionnelles majeures.
Les embolies sont volontiers multiples,
récidivantes et dans près d’un quart des cas, révélatrices de la valvulopathie mitrale.
L’échographie par voie transoesophagienne est actuellement la méthode de détection
la plus sensible de ces thromboses de l’oreillette et le
risque de mobilisation du thrombus lors du cathétérisme
transseptal implique la réalisation systématique d’une échographie
transoesophagienne avant la procédure chez les
patients que l’on envisage de traiter par dilatation mitrale
percutanée.
3- Insuffisance cardiaque
:
Il s’agit habituellement d’une complication tardive des cardiopathies
ayant évolué pendant de nombreuses années.
Les principaux facteurs déclenchants sont le passage en
arythmie complète par fibrillation auriculaire, une infection
intercurrente, une grossesse.
Les accidents gravidocardiaques
sont susceptibles de survenir à n’importe quelle
période de la gestation et surtout au cours des premiers
mois et au moment de la délivrance.
Le rétrécissement
mitral est parfois découvert à l’occasion de la grossesse et
peut se révéler d’emblée mal toléré avec hémoptysies et
surtout oedème pulmonaire.
Chez pes patients plus âgés, il
s’agit volontiers d’une insuffisance cardiaque globale avec
radiographie thoracique de poumon cardiaque et signes cliniques
d’insuffisance cardiaque droite avec habituellement
un souffle d’insuffisance tricuspide.
Les autres complications sont soit rares (endocardite infectieuse…),
soit non spécifiques (bronchopneumopathie et
insuffisance ventilatoire).
Traitement :
Le traitement médical s’adresse aux complications de la
sténose mitrale : traitement anticoagulant en cas de trouble
rythmique auriculaire ou bien chez des patients ayant des
antécédents d’embolie systémique ; le traitement digitalodiurétique
s’adresse aux patients ayant présenté des manifestations
d’insuffisance cardiaque.
En cas de tachycardie
sinusale accompagnant une mauvaise tolérance hémodynamique
en cours de grossesse, le traitement bêtabloquant
permettra de ralentir la fréquence cardiaque et d’améliorer
ainsi le remplissage ventriculaire gauche par l’allongement
de la diastole.
Le traitement bêtabloquant est également
indiqué en cas d’hyperthyroïdie.
Tout rétrécissement mitral serré doit faire discuter une dilatation
mitrale percutanée en l’absence de contre-indications
essentiellement représentées par la thrombose de
l’oreillette gauche, les contre-indications au cathétérisme transseptal en particulier les déformations rachidiennes, et les valvulopathies associées significatives, qu’il s’agisse
d’une valvulopathie aortique entraînant un retentissement
ventriculaire gauche, d’une valvulopathie tricuspide avec
des signes cliniques (hépatomégalie expansive…), ou bien
d’une fuite mitrale significative.
Les indications sont représentées
par l’existence de symptômes en rapport avec la valvulopathie mitrale.
Lorsque l’anatomie valvulaire est
favorable, une dilatation peut être proposée à des patients
asymptomatiques, en particulier lorsque la sténose mitrale
est serrée avec un retentissement hémodynamique, en cas
de désir de grossesse ou bien lorsque l’on envisage une chirurgie
extracardiaque.
La chirurgie à coeur ouvert (commisssurotomie
ou remplacement valvulaire) s’adresse aux
contre-indications ou aux échecs de la dilatation mitrale
percutanée.
Une chirurgie de première intention peut également
être proposée en cas de lésions anatomiques importantes,
surtout en cas d’appareil valvulaire mitral très calcifié,
surtout si la valvulopathie est évoluée avec
cardiomégalie et troubles rythmiques auriculaires. Un cas
particulier est représenté par les resténoses post-commissurotomie
: malgré la présence fréquente de lésions anatomiques
importantes, notamment au niveau de l’appareil
sous-valvulaire, une dilatation mitrale peut être tentée
lorsque le mécanisme de la resténose est une refusion commissurale
prédominante avec des résultats satisfaisants à
court et à moyen terme.
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