Étiologie
:
Le rétrécissement aortique de l’adulte est une affection
fréquente qui représenterait 25 % des valvulopathies de
l’adulte.
En fait, il est de nos jours la valvulopathie la
plus fréquemment rencontrée dans les pays occidentaux.
Il s’agit d’une maladie du sujet âgé, fréquente surtout audelà
de 70 ans avec une nette prépondérance masculine.
Les formes congénitales sont en revanche rares.
A - Rétrécissement aortique dégénératif
ou maladie de Mönckeberg :
C’est la forme la plus fréquente des rétrécissements aortiques
purs ou avec fuite discrète.
Les calcifications sont généralement abondantes sur la
valve aortique et peuvent s’étendre vers l’anneau mitral
et le septum interventriculaire.
B - Bicuspidie aortique congénitale :
Elle est fréquente dans la population générale (environ
1 %) et représente l’étiologie la plus fréquente des rétrécissements
aortiques des sujets d’âge moyen.
La disposition géométrique de l’orifice bicuspide explique
la fréquence avec laquelle il devient progressivement sténosant alors qu’il ne l’était pas initialement.
Il peut se
calcifier au fil des années. Il peut aussi être fuyant.
C - Rhumatisme articulaire aigu
:
Il est plus rarement en cause (15 à 20 % des cas).
Le mécanisme en est une fusion commissurale avec calcifications
secondaires.
Une insuffisance aortique est fréquemment associée au
rétrécissement.
Il existe fréquemment une atteinte associée d’autres
valves, notamment la mitrale.
D - Autres causes :
Elles sont beaucoup plus rares, telles que le rétrécissement
aortique athéromateux.
E - Rétrécissements aortiques congénitaux :
Il en existe 3 types anatomiques.
• Le rétrécissement aortique valvulaire est le moins
rare.
Il est plus fréquent chez les garçons. L’orifice aortique
est bicuspide dans plus de la moitié des cas. Les
valves sont souples, non calcifiées, à la différence des
formes de l’adulte.
• Le rétrécissement aortique sous-valvulaire se présente
le plus fréquemment sous la forme d’un diaphragme
dans la chambre de chasse du ventricule gauche, situé à
1 cm environ des valves aortiques.
• Le rétrécissement aortique supravalvulaire est le plus
souvent associé à une dysmorphie et à un retard mental.
Ce syndrome polymalformatif à caryotype normal est
appelé « syndrome de Williams et Beuren ».
Physiopathologie :
La réduction de la surface de l’orifice aortique entraîne
une gêne à l’éjection ventriculaire gauche avec des
conséquences en aval sur la circulation systémique et en
amont sur le ventricule gauche qui s’adapte à ces nouvelles
conditions de fonctionnement grâce à des mécanismes
de compensation dont la faillite tardive conduit à
l’insuffisance cardiaque.
Une surface valvulaire aortique inférieure ou égale à
0,5 cm2 par m2 de surface corporelle, soit un quart de
l’orifice normal, représente une obstruction critique.
A - Conséquences d’amont :
• L’obstacle à l’éjection ventriculaire gauche augmente
la post-charge et est responsable d’une surcharge systolique
du ventricule gauche (VG).
La pression systolique ventriculaire gauche augmente et
l’élévation de la contrainte pariétale ventriculaire
gauche induit une hypertrophie myocardique concentrique
avec majoration du rapport épaisseur sur rayon.
Cet épaississement pariétal se fait sans modification de
la taille de la cavité, qui est normale ou un peu petite.
L’hypertrophie permet de maintenir une pression systolique
ventriculaire gauche élevée et un débit d’aval satisfaisant.
• Du fait de l’épaississement pariétal, les propriétés
diastoliques du ventricule gauche sont altérées de
manière précoce.
Sa compliance diminue et sa pression
de remplissage est élevée ; de ce fait, la contraction
atriale joue un rôle important dans le remplissage.
La
perte de la contraction atriale, qui représente près de
40 % du remplissage ventriculaire, explique la détérioration
hémodynamique sévère des sténoses aortiques
lors de la perte du rythme sinusal.
B - Conséquences d’aval :
Du fait de l’hypertrophie pariétale qui compense l’augmentation
de contrainte pariétale, le ventricule gauche
conserve longtemps un débit normal au repos et à l’effort.
À long terme, en cas de détérioration de la fonction systolique
ou en cas d’hypertrophie majeure, le débit cardiaque
s’élève insuffisamment à l’effort, la pression
artérielle systémique n’augmente pas à l’effort, d’où une
diminution du flux encéphalique et coronaire, qui peut
être responsable de syncope, d’ischémie myocardique
aiguë pouvant entraîner asystole ou troubles du rythme,
voire mort subite.
Diagnostic :
A - Signes fonctionnels :
Le rétrécissement aortique est une maladie longtemps
asymptomatique.
L’absence de symptômes fonctionnels
ne permet pas, a priori, d’affirmer que le rétrécissement
aortique est peu serré.
Les signes fonctionnels sont des
symptômes d’effort.
1- Angor d’effort :
Il traduit l’ischémie myocardique d’effort.
Il est souvent révélateur, observé dans plus de la moitié
des cas de rétrécissement aortique serré.
Il peut être dû exclusivement à la sténose aortique, mais
parfois également à un athérome coronarien associé.
2- Syncopes ou lipothymies d’effort :
Elles sont plus rares et traduisent l’ischémie cérébrale
d’effort.
Elles représentent un symptôme fonctionnel
inquiétant, qui fait craindre l’éventualité d’une mort subite.
3- Dyspnée d’effort :
Elle est fréquente, de degré variable, à chiffrer en fonction
de la classification de la NYHA (New York Heart
Association).
À un stade évolué, l’insuffisance ventriculaire gauche,
voire l’insuffisance cardiaque globale sont possibles.
B - Signes physiques :
1- Anomalies :
Elles se résument le plus souvent à la constatation du
souffle systolique :
– éjectionnel, distant de B1 et de B2 ;
– maximal à la base, classiquement au foyer aortique
(2e espace intercostal droit), il a des irradiations ascendantes,
vers les vaisseaux du cou ;
– d’intensité variable, il peut être intense et frémissant.
Il peut aussi être nettement plus discret, notamment lors qu’il existe une insuffisance cardiaque ; dans ce cas, à
l’extrême, le souffle peut disparaître totalement ;
– habituellement rude et râpeux ;
– en fait, le souffle est parfois atypique, peu intense ou
de localisation inhabituelle, latéro-sternal gauche, voire
endapexo-axillaire pouvant simuler une insuffisance
mitrale.
2- Deuxième bruit :
Il est souvent diminué ou aboli en cas de rétrécissement
aortique serré calcifié de l’adulte.
Il peut persister,
même en cas de sténose serrée, dans les formes moins
calcifiées du sujet jeune.
3- Souffle diastolique latéro-sternal gauche
d’insuffisance aortique
:
Discret, il est fréquemment associé.
4- Reste de l’examen clinique :
Il permet de rechercher :
– des signes d’insuffisance ventriculaire gauche ;
– une pathologie associée, notamment vasculaire (palpation
et auscultation des axes artériels).
Il faut vérifier
les artères cervicales à destinée encéphalique.
C - Électrocardiogramme :
Le rythme reste habituellement sinusal.
Il peut être normal, ce qui n’élimine pas l’éventualité
d’un rétrécissement aortique serré (20 % des cas).
Il peut exister une hypertrophie ventriculaire gauche
(axe de QRS gauche, ondes R amples dans les précordiales
gauches, ondes S amples dans les précordiales
droites, troubles de repolarisation en précordiales
gauches).
Des troubles de conduction intraventriculaire et auriculoventriculaire
sont possibles et sont souvent dus à la
compression des voies de conduction par l’extension des
calcifications valvulaires et juxtavalvulaires aortiques.
D - Radiographie de thorax :
La taille du coeur reste longtemps normale.
Une saillie de l’aorte ascendante au bord droit (dilatation
post-sténotique par lésion de jet) est possible.
La présence de calcifications valvulaires aortiques
oriente le diagnostic.
Elles peuvent être visibles sur le
cliché de thorax de profil, mais sont surtout bien détectées
par l’examen en amplificateur de brillance.
E - Phonomécanogrammes :
Le carotidogramme notamment n’est plus utilisé depuis
le développement de l’écho-doppler.
F - Écho-doppler :
C’est l’examen clé du diagnostic.
Son développement et
son usage systématique depuis quelques années chez les
sujets âgés porteurs d’un souffle systolique ont permis
de dépister de très nombreux cas de rétrécissement aortique
calcifié qui autrefois auraient été méconnus.
C’est
grâce à cette technique que l’importance réelle du rétrécissement
aortique calcifié dans la population âgée a été
découverte.
La majorité des souffles précordiaux des
sujets de plus de 60 ans, qualifiés autrefois de « souffles
en écharpe » correspondent en réalité à des rétrécissements
aortiques.
1- Signes échographiques :
Les sigmoïdes aortiques sont remaniées, calcifiées, et
leur ouverture est réduite.
Le ventricule gauche est le plus souvent hypertrophié et
de cinétique normale ou exagérée.
À un stade évolué, il
peut être peu hypertrophié, mais dilaté et globalement hypocinétique, son aspect simulant celui d’une cardiomyopathie
dilatée.
2- Examen en doppler :
Le flux aortique, enregistré au-delà de l’orifice, est rapide.
La mesure de sa vitesse au doppler continu permet, à
l’aide de l’équation de Bernouilli, de déterminer le gradient
de pression systolique entre le ventricule gauche et
l’aorte, ce qui permet d’établir la sévérité du rétrécissement
aortique.
Le flux transaortique doit être recherché
avec soin, en utilisant toutes les voies d’abord disponibles
(apicale, parasternale droite chez le sujet âgé, sussternale
chez le jeune, et éventuellement sous-costale).
On calcule un gradient maximal instantané et un gradient
moyen, qui est plus représentatif de la sévérité du
rétrécissement aortique.
Un gradient moyen supérieur à 40 mmHg témoigne
d’un rétrécissement aortique serré.
Ce gradient peut être artificiellement abaissé lorsque la
fonction systolique du ventricule gauche est très altérée.
Le diagnostic est alors difficile ; il faut calculer la surface
valvulaire aortique en écho-doppler ou au cathétérisme.
La surface valvulaire aortique peut être déterminée par
l’équation de continuité en combinant l’échographie et
le doppler.
Cette estimation peut être erronée si l’échogénicité
est mauvaise.
La mesure de la surface valvulaire aortique par planimétrie
en échocardiographie transoesophagienne multiplan
a été proposée, mais est peu fiable.
On recherche au doppler une insuffisance aortique associée
et une autre valvulopathie, notamment mitrale.
L’écho-doppler est en outre le meilleur examen de surveillance
des patients qui ne justifient pas une intervention
d’emblée.
Dans les formes peu ou moyennement
serrées, une surveillance par l’écho-doppler annuelle est
préconisée.
G - Cathétérisme et angiographie :
• Ils ne sont plus indiqués pour le diagnostic, sauf dans
certains cas particuliers.
La plupart du temps il sont faits
à titre de bilan préopératoire.
• En cas de rétrécissement aortique serré affirmé par
l’écho-doppler, le franchissement de l’orifice aortique
par voie artérielle rétrograde, souvent difficile, n’est pas
indispensable.
L’examen est alors limité à une angiographie sus-sigmoïdienne aortique, qui permet de préciser
la taille de l’aorte initiale et l’importance d’une éventuelle
régurgitation aortique associée, et à une coronarographie
systématique.
• Lorsque le gradient enregistré au doppler est douteux
(difficultés d’enregistrement…) ou que l’on soupçonne
qu’il est abaissé du fait d’un bas débit cardiaque, le franchissement
de l’orifice aortique est obligatoire.
Il faut
alors enregistrer des gradients de pression transvalvulaires simultanés à l’aide de 2 cathéters, l’un placé dans
le ventricule gauche et l’autre dans l’aorte, ou à l’aide
d’un cathéter unique à double lumière.
La surface valvulaire aortique sera alors calculée par la
formule de Gorlin, qui fait intervenir le gradient de pression
et le débit cardiaque.
En cas d’impossibilité de
franchissement rétrograde, l’abord transseptal du ventricule
gauche peut s’avérer nécessaire.
Le rétrécissement aortique est serré si la surface valvulaire
aortique est inférieure ou égale à 0,75 cm2.
• Si l’orifice aortique a été franchi, la ventriculographie
gauche par injection de produit de contraste iodé permettra
d’apprécier la fonction ventriculaire gauche avec
notamment la mesure de la fraction d’éjection.
Une
éventuelle insuffisance mitrale associée sera détectée et
quantifiée.
H - Diagnostic différentiel :
C’est le diagnostic du souffle systolique
• L’insuffisance mitrale, notamment celle développée
aux dépens de la petite valve et qui peut être à irradiations
ascendantes, peut simuler l’auscultation du rétrécissement
aortique.
Cette éventualité est rare ; habituellement
la clinique permet de distinguer ces 2 anomalies.
• La cardiomyopathie obstructive (CMO) peut être
associée à un rétrécissement aortique, ou tout au moins
un rétrécissement aortique peut être associé à un gradient intraventriculaire gauche.
• Les rétrécissements aortiques non valvulaires (sousvalvulaires
ou supravalvulaires) et la sténose pulmonaire
sont généralement des maladies de l’enfant et de
l’adulte jeune.
Le souffle est comparable à celui du
rétrécissement aortique valvulaire à quelques nuances
sémiologiques près.
Dans tous ces cas, lorsque la clinique ne permet pas le
diagnostic différentiel, c’est l’écho-doppler qui tranche.
I - Diagnostic d’opérabilité :
le bilan préopératoire
• L’âge du patient n’est pas un obstacle en soi.
L’âge
physiologique importe plus que l’âge réel.
Un remplacement
valvulaire aortique isolé est possible chez des
sujets de 85 ans et même plus.
• La recherche d’anomalies cardiaques associées au
rétrécissement aortique est impérative : valvulopathie
mitrale, sténose coronaire qui peut nécessiter un ou plusieurs
pontages associés au remplacement valvulaire.
• L’état myocardique ne pose pas de réel problème dans
le rétrécissement aortique calcifié isolé.
Un ventricule
gauche même très altéré peut récupérer de manière
spectaculaire après remplacement valvulaire.
Il n’en est
pas de même dans les valvulopathies fuyantes avec ventricule
gauche dilaté et hypocinétique.
• L’appréciation des fonctions vitales est impérative :
fonction rénale ; fonction respiratoire ; artères périphériques
– recherche notamment d’une sténose carotidienne
par écho-doppler des vaisseaux du cou ; bilan biologique ;
recherche systématique des foyers infectieux, notamment
oto-rhino-laryngé et dentaire (radiographie des
sinus, orthopantomogramme, consultation oto-rhinolaryngologique
et stomatologique).
Évolution :
• Le rétrécissement aortique a une tendance à l’aggravation
au fil des années.
La progression de la sténose
aortique est très variable d’un individu à l’autre.
Elle
peut se faire sur plusieurs décennies.
À l’inverse, chez
certains patients, une sténose peu sévère peut devenir
sévère en quelques années.
• Les signes fonctionnels peuvent être absents malgré
une sténose serrée.
Un rétrécissement aortique serré
peut demeurer asymptomatique durant de nombreuses
années.
• Lorsque les symptômes apparaissent, le pronostic
vital est engagé.
Les chances de survie après l’apparition
des premiers symptômes fonctionnels sont fonction
des signes fonctionnels :
– 5 ans de survie en cas d’angor ;
– 3 ans en cas de rétrécissement aortique syncopal ;
– 18 mois à 2 ans après le début d’une insuffisance ventriculaire
gauche.
• Dans un certain nombre de cas, la mort subite est la
première manifestation d’un rétrécissement aortique
serré.
Le risque de mort subite domine l’évolution du rétrécissement
aortique.
C’est en raison de ce risque que l’on
peut être amené à proposer une intervention à un patient
asymptomatique porteur d’une sténose serrée.
• Les autres complications sont l’endocardite infectieuse,
rare en cas de sténose pure (nécessité d’une antibioprophylaxie
systématique), les exceptionnelles embolies
calcaires périphériques, les troubles de la conduction ou
du rythme, tels que la fibrillation auriculaire qui peut
être à l’origine d’une décompensation cardiaque.
Traitement
:
A - Moyens thérapeutiques :
1- Traitement médical :
Il n’est qu’adjuvant :
– pas de traitement si le rétrécissement aortique est
asymptomatique ;
– en cas d’insuffisance ventriculaire gauche, un traitement
diurétique est le seul réellement logique, les nitrés,
les digitaliques et les inhibiteurs de l’enzyme de conversion
ayant plutôt dans ce cas un effet délétère ;
– l’activité physique doit être limitée. Les efforts importants
sont formellement contre-indiqués en cas de rétrécissement
aortique symptomatique.
2- Remplacement valvulaire aortique :
C’est la seule thérapeutique efficace :
– par prothèse mécanique en dessous de 75 ans. Les
prothèses les plus utilisées actuellement sont la valve de Saint-Jude ou équivalents à double ailette, plus rarement
la valve à bille de Starr-Edwards ;
– chez les sujets âgés de plus de 75 ans, la mise en place
d’une bioprothèse est indiquée, l’espérance de vie de ces
sujets ne dépassant guère une quinzaine d’années.
Les
plus utilisées sont les bioprothèses porcines de Hancock
ou de Carpentier-Edwards ou les bioprothèses péricardiques
de Ionescu.
Une bioprothèse sera également
implantée en cas de contre-indication formelle au traitement
anticoagulant, quel que soit l’âge du patient ;
– les résultats opératoires sont bons, avec un risque
faible (< 2 % avant 75 ans et < 10 % après 75 ans) en cas
de remplacement valvulaire aortique isolé.
La mortalité
opératoire est nettement augmentée en cas de pontage
coronaire associé.
3- Valvuloplastie aortique percutanée :
Elle est quasiment abandonnée par toutes les équipes du
fait de son efficacité très médiocre.
Elle peut être discutée
encore exclusivement chez les enfants et les adultes
jeunes porteurs d’une sténose aortique congénitale, à
valves peu calcifiées.
4- Chirurgie des rétrécissements aortiques
congénitaux :
Elle est plus conservatrice. Pour les formes valvulaires,
une valvulotomie sous circulation extracorporelle ou
une valvuloplastie percutanée est réalisée chez l’enfant ;
il s’agit d’un geste palliatif, et un remplacement valvulaire
aortique sera nécessaire 10 à 15 ans plus tard, à
l’âge adulte.
Pour les rétrécissements aortiques sousvalvulaires,
l’obstacle est réséqué.
Pour les rétrécissements
aortiques supra-valvulaires, l’aorte ascendante est
élargie par un patch.
B - Indications :
Tout rétrécissement aortique symptomatique doit être
opéré, et cela de manière urgente lorsqu’il est compliqué
d’insuffisance cardiaque.
Le problème le plus délicat est celui de l’indication opératoire
des rétrécissements aortiques serrés asymptomatiques.
L’estimation du risque de complication, et
notamment de mort subite, est difficile.
Les rétrécissement aortique non serrés ne sont pas opérés
dans l’immédiat.
Les patients doivent être suivis
régulièrement, cliniquement et en écho-doppler, tous les
6 mois à 1 an.
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