C’est la perturbation profonde de l’hématose dont le maintien à des valeurs physiologiques est une des fonctions essentielles de l’appareil respiratoire.
Le dénominateur commun de toutes insuffisance respiratoire aiguë est l’hypoxie : PaO2< 60mmHg.
On distingue deux type d’IrsA :
Ø
Hypoxie sans
hypercapnie : diminution du flux aérien bronchiolaire.
Ø
Hypoxie avec
hypercapnie : défaillance de la commande nerveuse.
Diagnostic :
Trois objectifs : Reconnaître l’IrsA,
Apprécier la tolérance et recherche une étiologie :
A - Diagnostic positif :
1- Clinique :
* Signe respiratoires :
Ø
Dyspnée constante,
à type de polypnée superficielle le plus souvent atteindre 40
cycles/mm, parfois bradypnée expiratoire évocatrice de
bronchospasme, certaines formes de dyspnée constituent des
éléments de gravité :
-
Bradypnée
inspiratoire = obstacle +++
-
Rythme irrégulier
ou ralentissement progressif= il faut craindre une apnée.
Ø
Cyanose qui traduit
un taux d’Hb réduite> 5/dl, elle signe l’hypoxie et peut être
absente en cas d’anémie associée. En l’absence d’ATCDs
respiratoire (IRC) elle constitue un signe de gravité.
Ø
L’examen
pleuro-pulmonaire recherche : une déformation de la cage
thoracique, des signes de traumatisme (ecchymoses, volet
thoracique…), une asymétrie ventilatoire entre les deux
hémithorax, un tirage, une respiration paradoxale thoracique et
/ou abdominale.
Rechercher les signes
d’orientation étiologique : encombrement bronchique, foyer
infectieux…
* Signes cardio-circulatoires :
qui peuvent traduire le ralentissement et/ou l’origine de l’IRsA
.
Ø
Troubles du
rythme divers (tachycardie, tachyarythmie, bradycardie…)
Ø
Poussées
hyper-tensives et augmentation du débit cardiaque.
Ø
Signes
d’insuffisance ventriculaire dte (décompensation
d’une IRC+++).
* Signes neuropsychiques :
variables, selon l’étiologie
Ø
En cas de
décomposition d’une IRC : encéphalopathie respiratoire ;
confusion, astérixis, myoclonie, agitation voir coma.
Ø
En cas d’autres
étiologie : les perturbations neurologiques sont aléatoires :
agitation, obnubilation.
2- Examens complémentaires :
* Téléthorax : de face, il
permet d’aprrécier,
Ø
L’état des
parois thoraciques : fracture de cotes, surélévation des
coupoles diaphragmatiques…
Ø
L’état du
médiastin : silhouette cardique, pneumomediastin, déviation ou
élargissement…
Ø
L’état de la
plèvre : pleurésie, PON…
Ø
L’état du parenchyme
pulmonaire : opacité (atélectasie, pneumonie…), claroté (emphysène…)
* Gaz du sang :
Ø
Authentifier une IRsA,
PaO2 >60torr voir<25 torr.
Ø
Définir le type :
Hypoxie sans hyper CO2 ou hypoxie avec hyper co2.
Ø
Le retentissement
sur l’équilibre acide-basique.
Ø
En cas d’hypoxie
sans hypercapnie=> alcalose respiratoire par hypoalcalose
respiratoire par hypoxie avec hypercapnie (hypoventilation
alvéolaire) => acidose respiratoire.
C.ECG : Systématique
Tachycardie sinusale, nature des
troubles du rythme, signes du cœur pulmonaire aigu.
B - Diagnostic de gravité :
La recherche de signes
d’intolérance de l’IRsA est au premier plan, l’examen
clinique est primordial :
1- Signes d’alerte
respiratoire :
Ø
Bradypnée
inspiratoire ou extrême, pdypnée rapide et superficielle, Apnée.
Ø
Encombrement
majeur.
Ø
Respiration
paradoxal thoracique ou abdominale.
Ø
Plaie thoracique.
Ø
Cyanose franche.
2- Signes d’alerte
cardio-circulatoires :
Ø
Tachycardie ou
brady-arythmie, pouls paradoxal, tendance au collapsus, choc.
1-
Signes
d’alerte neurologique :
Ø
Etat d’agitation
Ø
Voir coma.
2-
Signes
d’alerte gazomêtriques :
Ø
Acidose
associée à une hypercapnie.
Ø
Hypoxie sévère.
C - Diagnostic étiologique :
L’insuffisance respiratoire aiguë
peut être le fait de : obstruction des voies aériennes,
l’atteinte du parenchyme pulmonaire ou d’un trouble de la
mécanique respiratoire.
1-Causes respiratoires :
Ø
Obstacles
laryngé : corps étranger, tumeurs, œdème.
Ø
Obstacle
trachéo-bronchite : tumeur, corps étranger, sténose
post-trachéotomie.
Ø
Bronchospasme
(asthme sévère), OAP, Broncho-pneumopathie chronique
obstructive,
embolie pulmonaire, alvéolite,
intoxication au CO
Ø
Épanchement pleural
liquidien ou aérien.
Ø
Traumatisme :
volet thoracique, embolie graisseuse.
2- Causes extra-respiratoires :
Ø
Atteinte
neuromusculaire : polio, polyradiculonévrite (Guillan Barré)…
Ø
Intoxication : au nitrate, Barbiturique…
Les principes thérapeutiques :
Ø
Libération des voies
aériennes supérieures, mise en position latérale de sécurité.
Ø
Compression d’une
hémorragie extériorisée et immobiliser une fracture éventuelle.
Ø
En cas d’arrêt
cardio-circulatoires : massage cardiaque externe + ventilation.
Ø
Voies d’abord
veineuses.
Ø
Ventilation au
masque.
Ø
Transfert vers une
unité de réanimation :
-
L’hospitalisation
est souvent nécessaire.
-
Repos au lit +
monitoring respiratoire.
-
Oxygénothérapie.
-
Éventuellement
intubation nasotrachéale et ventilation assistée en cas :
De signes d’épuisement
respiratoire.
-
Stimulation
respiratoire + caféine : 0.25g en s/c toutes les 4-6h.
-
Apport
hydro-électrolytique et calorique.
-
Héparine en
prévention.
-
Antibiothérapie
systématique en cas de décompensation d’une BPCO (Amoxi.)
-
L’acetazolamide (
inhibiteur de l’anhydrase carbonique) : 0,75 .1,5g/j durant 2 à
3 jours en cas d’insuffisance cardiaque avec taux de
bicarbonate> 3,5 mmoll et PH>7,35.
-
Traitement
étiologique : Broncho-dilatateur en cas d’asthme, anticoagulants
en cas d’embolie pulmonaire…
* Médicaments dangereux :
Ø
Diurétiques
alcalinisant ( le taux de bicarbonate => Dépression des
centres respiratoires).
Ø
Jamais de sédatif
(opiacés, benzodiazépine, barbituriques) en absence de
ventilation artificielle.
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