Héparines et antivitamines K sont les deux principaux types
de médicaments anticoagulants, utilisés pour la prévention
ou le traitement des thromboses vasculaires.
La marge thérapeutique
entre l’effet antithrombotique et le risque
hémorragique est étroite, ce qui impose le respect de règles
strictes d’utilisation.
Héparines et antivitamines K sont différentes
sur de nombreux points, et il est préférable de les
étudier séparément.
Héparines
:
A - Héparine non fractionnée
et héparines de bas poids moléculaire
:
Les héparines sont constituées par un mélange de chaînes
linéaires de sucres, formées de la répétition d’un motif de
base associant un acide uronique et une glucosamine.
L’héparine
traditionnelle, dite non fractionnée (HNF), est la
substance naturelle obtenue par extraction de tissus animaux
(intestin de porc le plus souvent).
La longueur des
chaînes d’héparine non fractionnée varie de 10 à 100
sucres, en moyenne 50 sucres, ce qui correspond à un poids
moléculaire voisin de 15 000 daltons.
Il est possible, par
des méthodes chimiques ou enzymatiques, de dépolymériser partiellement l’héparine non fractionnée pour obtenir
un mélange qui reste hétérogène en taille, mais dont le poids
moléculaire moyen est voisin de 5 000 daltons, appelé pour
cette raison héparine de bas poids moléculaire (HBPM).
Les HBPM de différentes marques ne sont pas
strictement équivalentes.
Leurs propriétés sont cependant
suffisamment proches pour qu’elles puissent être considérées
ensemble et distinguées de celles de l’héparine non
fractionnée.
B - Mécanisme d’action
:
L’effet des héparines sur la coagulation est immédiat, mais
indirect.
Il nécessite un cofacteur plasmatique appelé antithrombine.
En présence d’héparine, l’antithrombine inactive
rapidement les facteurs activés de la coagulation, en
particulier les facteurs Xa et IIa (thrombine).
L’héparine se
lie à l’antithrombine par une séquence spécifique de 5 sucres, présente sur seulement un tiers des chaînes du
mélange.
Les complexes formés entre l’antithrombine et
les chaînes d’héparine les plus courtes (moins de 5 400 daltons)
inactivent seulement le facteur Xa.
Les complexes
formés entre l’antithrombine et les chaînes d’héparine de
taille supérieure inactivent autant les facteurs Xa et IIa.
Ainsi, l’activité anti-IIa des HBPM est plus faible que celle
de l’héparine non fractionnée, alors que les activités anti-
Xa des deux types d’héparine sont voisines.
Le test de laboratoire
appelé temps de céphaline activé (TCA) utilisé pour
la surveillance de l’héparine non fractionnée est surtout
sensible à l’effet anti-IIa.
Il est donc peu allongé par les HBPM.
Bien que l’effet mesuré au laboratoire par le temps
de céphaline activé soit faible, les HBPM réduisent la production
de thrombine in vivo et doivent être considérées
comme d’authentiques agents anticoagulants.
C - Données pratiques de pharmacodynamie
:
Les héparines ne sont pas absorbées par voie orale.
Elles
sont administrées par voie parentérale sous-cutanée (HNF
et HBPM) ou intraveineuse (HNF seulement).
L’absorption sous-cutanée (SC) est complète par les deux
types d’héparine.
Pour l’héparine non fractionnée, du fait
d’une pharmacocinétique non linéaire, la biodisponibilité
apparente de la voie sous-cutanée aux faibles doses préventives
est de 30 % par rapport à la voie intraveineuse
(IV).
Aux doses curatives plus élevées, la biodisponibilité
de l’héparine non fractionnée est de 100 % ; les posologies
sont donc identiques pour les voies intraveineuses et souscutanées.
La biodisponibilité des HBPM par voie souscutanée
est complète quelle que soit la dose.
Dans le plasma, les héparines se lient à de nombreuses protéines
autres que l’antithrombine.
Cet effet est moindre
avec les chaînes les plus courtes.
Il est donc réduit avec les HBPM.
Il est responsable d’une variabilité individuelle de
l’effet anticoagulant qui est donc moins importante avec
les HBPM qu’avec l’héparine non fractionnée.
C’est pourquoi
les posologies d’héparine non fractionnée nécessitent
d’être ajustées à l’aide d’un test de laboratoire, alors que
la réponse à une HBPM est plus prédictible, ce qui dispense
de l’adaptation posologique à l’aide d’un test de laboratoire.
Les héparines ne traversent pas la barrière placentaire et ne
passent pas dans le lait.
L’élimination plasmatique dépend de la taille moléculaire.
Les chaînes les plus courtes (moins de 5 400 daltons) sont
filtrées par le rein.
Il s’agit d’un mécanisme non saturable
et lent.
Les chaînes de taille supérieure sont captées par
l’endothélium qui les dégrade.
Ce mécanisme est saturable
mais beaucoup plus rapide.
Cela explique pourquoi la
demi-vie de l’héparine non fractionnée est plus courte que
celle des HBPM (1,5 et 4 h respectivement).
Cette différence
permet une administration plus espacée des HBPM
par comparaison à l’héparine non fractionnée.
En cas d’insuffisance
rénale, il y aura un risque d’accumulation des HBPM, mais pas de l’héparine non fractionnée.
D - Principales indications :
L’héparine non fractionnée et les HBPM sont utilisées pour le traitement préventif des thromboses veineuses post-chirurgicales
ou médicales, et pour le traitement curatif des
thromboses veineuses et des embolies pulmonaires.
Dans
ces indications, l’HBPM remplace de plus en plus l’héparine
non fractionnée.
L’héparine non fractionnée est également utilisée pour
réduire le risque thrombotique d’origine cardiaque (certains
troubles du rythme, valvulopathies, etc.), et au cours
des syndromes coronaires aigus en complément des antiagrégeants,
des fibrinolytiques ou des angioplasties.
Enfin, l’héparine non fractionnée est utilisée au cours des
procédures particulières : circulation extracorporelle, hémofiltration, hémodialyse, chirurgie vasculaire, selon
des modalités qui relèvent de la spécialité et ne seront pas
envisagées dans cette question.
E - Traitements antithrombotiques
préventifs
:
Qu’il s’agisse d’héparine non fractionnée ou d’HBPM, les
traitements préventifs sont réalisés par l’administration
sous-cutanée de doses fixes d’héparine.
Les modalités pratiques sont simples :
– administration de 5 000 UI d’héparine non fractionnée 2
à 3 fois par jour (ce qui correspond à environ 200 UI/kg/j) ;
– administration 1 fois par jour d’une dose optimale propre
à chaque HBPM ; pour celles-ci, en prophylaxie chirurgicale,
il existe plusieurs posologies correspondant à différents
niveaux de risque thrombotique en fonction de critères
liés au patient (âge, antécédents de thrombose,
présence d’un cancer…) et de critères liés à la chirurgie (la
chirurgie générale est moins thrombogène que la chirurgie
orthopédique ou carcinologique).
Le traitement est généralement débuté avant l’intervention
chirurgicale et poursuivi pendant la durée de l’hospitalisation
et 2 à 3 semaines au-delà dans certaines indications.
F - Traitements curatifs
par l’héparine non fractionnée :
Le type de description est le traitement initial d’une thrombose
veineuse profonde ou d’une embolie pulmonaire.
Le traitement anticoagulant par l’héparine est entrepris dès
la suspicion du diagnostic, dans l’attente de sa confirmation
par une méthode d’imagerie.
Si le diagnostic est
confirmé, le traitement par les antivitamines K sera débuté
aussitôt que possible et le traitement par héparine non fractionnée
poursuivi jusqu’à la pleine efficacité des antivitamines
K.
La qualité de l’anticoagulation au cours de cette phase initiale
est très importante pour le pronostic immédiat (risque
fatal d’extension ou de migration embolique) et lointain
(fréquence des récidives, maladie post-phlébitique).
La dose probatoire d’héparine non fractionnée est de
400 UI/kg/24 h.
Elle peut être délivrée par voie sous-cutanée,
intraveineuse discontinue (toutes les 2 h) mais la perfusion
intraveineuse continue à la seringue électrique est la
modalité la plus fréquente.
Dans ce cas, une dose de charge
de 70 UI/kg est administrée en bolus au moment du branchement
de la perfusion, le reste de la dose étant réparti sur
les 24 h (15 UI/kg/h).
Le premier contrôle biologique réalisé 4 à 6 h après le début du traitement (ou immédiatement
avant l’injection suivante en cas d’administration discontinue)
permettra d’adapter la posologie en fonction des résultats
du temps de céphaline activé.
Celui-ci doit se situer dans
une fourchette thérapeutique comprise entre 1,5 et 2,5 fois
la valeur du témoin, sauf indication contraire du laboratoire
car la sensibilité du temps de céphaline activé à l’héparine
peut varier en fonction du réactif utilisé.
Si le résultat est
hors de ces limites, la dose doit être augmentée ou réduite,
suivant le cas, en s’aidant d’abaques d’ajustement de posologies.
Les besoins en héparine varient fortement d’un patient
à l’autre (de 200 à plus de 1 000 UI/kg/j) et, pour un patient
donné, ils varient aussi au cours des premiers jours de traitement.
Le contrôle du temps de céphaline activé doit être
quotidien jusqu’à l’arrêt de l’héparine lorsque le relais anticoagulant
a été pris par les antivitamines K.
G - Traitements curatifs par une HBPM :
Les HBPM sont au moins aussi efficaces que l’héparine
non fractionnée et plus commodes à utiliser pour traiter une
thrombose veineuse.
L’administration est sous-cutanée, 1 ou 2 fois par jour selon
la spécialité d’HBPM, aux doses recommandées par le
fabricant, généralement voisines de 200 UI anti-Xa/kg/j,
c’est-à-dire adaptées seulement au poids du patient.
À titre de précaution d’emploi, un contrôle biologique de
l’activité anti-facteur Xa plasmatique est recommandé,
3-4 h après l’injection, le matin du 2e jour du traitement.
Les valeurs attendues se situent dans une fourchette de
0,5 à 1,0 U anti-Xa/mL pour la plupart des HBPM.
Un surdosage
(> 1,5 U anti-Xa/mL) peut se rencontrer en cas d’insuffisance
rénale même modérée (cas du sujet âgé), ou
lorsque la dose a été calculée en fonction du poids chez un
sujet présentant des écarts importants au poids normal
(cachexie, obésité).
La dose peut être alors ajustée, mais il
s’agit de situations très rares.
Le traitement est ensuite poursuivi sans autre contrôle que
la numération plaquettaire, jusqu’à la fin du relais par les antivitamines K.
En raison de leur durée d’action de plusieurs heures, les HBPM ne sont pas recommandées si un acte invasif diagnostic
ou thérapeutique qui nécessiterait l’interruption du traitement anticoagulant est prévu à brève échéance.
Dans
ce cas, l’héparine non fractionnée dont la demi-vie est de
1 à 2 h est plus facile à utiliser.
H - Risque hémorragique et conduite à tenir
en cas de saignement sous héparine :
Le risque hémorragique de l’héparine non fractionnée et
des HBPM doit être considéré comme équivalent.
En l’absence
de surdosage, le risque de saignement majeur est
estimé entre 2 et 5 % des patients traités.
Les localisations
les plus graves sont intracrânienne et rétropéritonéale ; les
hémorragies musculaires (psoas, grand droit) sont classiques.
L’état de « misère » physiologique est le facteur de
risque le plus important.
En cas d’hémorragie majeure survenant sous traitement par
une héparine, le sulfate de protamine neutralise immédiatement
l’héparine circulante.
Il est administré par voie intraveineuse
lente (risque d’hypotension artérielle).
La dose,
exprimée en unité anti-héparine, doit être équivalente à la
fraction d’héparine administrée non encore métabolisée.
Pour neutraliser une héparine administrée par voie souscutanée,
la dose totale sera fractionnée dans le temps.
Le surdosage en protamine est dangereux car le produit
possède un effet anticoagulant propre. Les réactions allergiques
sont fréquentes.
Ce produit doit donc être réservé
au seul traitement des saignements graves.
Dans les autres
cas, y compris la constatation d’un surdosage asymptomatique,
l’interruption temporaire du traitement héparinique
et la réduction des doses suffisent.
I - Thrombopénies immunoallergiques
à l’héparine
:
Elles surviennent chez moins de 2 % des patients traités
par l’héparine mais sont potentiellement très graves.
Elles résultent de l’apparition dans le plasma d’un anticorps
capable de se fixer sur les plaquettes et de les activer.
La conséquence est la survenue d’une thrombopénie,
éventuellement compliquée de thromboses veineuses ou
artérielles, d’une coagulation intravasculaire disséminée et
plus rarement d’hémorragie.
La récidive d’une thrombose
sous traitement héparinique est évocatrice de cette complication.
Le délai d’apparition est celui d’une réponse
immunologique, entre le 5e et le 20e jour de traitement, plus
précoce si le patient a été antérieurement traité par une
héparine.
La thrombopénie est définie par une valeur absolue
inférieure à 100 giga/L ou par la chute de 50 % de la
numération plaquettaire initiale, dont la connaissance est
donc indispensable avant la mise en route du traitement.
Lorsque le diagnostic est soupçonné, l’héparine doit être
immédiatement arrêtée, sans attendre les résultats des tests
biologiques de confirmation (recherche de l’anticorps responsable)
dont les résultats sont tardifs.
Le traitement anticoagulant de substitution (hirudine, orgaran)
relève d’un avis spécialisé.
Un antécédent de thrombopénie
à l’héparine est une contre-indication absolue (si
l’antécédent est récent) ou relative (si l’antécédent est lointain)
à la réintroduction du traitement héparinique.
Antivitamines K
:
A - Mécanisme d’action
:
Les antivitamines K sont des analogues structuraux des
vitamines K, obtenus par synthèse chimique, dérivés de la
coumarine ou de l’indanédione.
Ils sont absorbés par voie
orale.
Ils agissent dans l’hépatocyte en bloquant le cycle
de génération de la forme active de la vitamine K, laquelle
est indispensable à la carboxylation de 4 facteurs de la coagulation
dits vitamine K-dépendants : les facteurs II (prothrombine),
VII (proconvertine), X (facteur Stuart) et IX
(anti-hémophilique B) collectivement désignés par le terme
PPBS.
Les facteurs non carboxylés sont fonctionnellement
déficients.
L’effet hypocoagulant est le résultat d’un équilibre entre la
charge cellulaire en vitamine K et celle de l’antivitamine
K.
La première dépend de l’apport alimentaire en vitamine
K, de sa synthèse endogène par les bactéries intestinales et
de son absorption intestinale.
La charge cellulaire en antivitamines
K est fonction de l'absorption du médicament,
de la proportion de forme libre, non liée à l’albumine dans
le plasma, du catabolisme cellulaire accéléré par les inducteurs
enzymatiques.
Ainsi, l’équilibre thérapeutique peut être déplacé par de
nombreux événements intercurrents : changement de
régime alimentaire, durée du transit intestinal, états fébriles,
traitements associés, et naturellement état de la fonction
hépatique.
Du fait de leur mécanisme d’action indirect et de leur durée
de vie relativement longue (demi-vie plasmatique de 6 h à
9 h pour Pindione et Sintrom et de 30 h à 48 h pour Préviscan
et Coumadine), l’équilibre thérapeutique n’est
atteint qu’au bout de 8 jours de traitement en moyenne.
À l’arrêt du traitement, la production des facteurs PPSB
fonctionnels reprend et en l’absence de surdosage, une coagulation
proche de la normale est récupérée entre 24 et 48 h.
L’administration d’une faible dose de vitamine K (2 à 5 mg per os) accélère la récupération obtenue en 6 à 12 h.
Les antivitamines K traversent la barrière placentaire et
sont, sauf exception, contre-indiqués pendant la grossesse.
Ils passent également dans le lait.
B - Surveillance biologique du traitement
par les antivitamines K
:
Elle est réalisée par la mesure de l’INR (international normalized
ratio), dérivé du temps de Quick.
Chez le sujet sain
non anticoagulé, l’INR est voisin de 1.
Il s’élève proportionnellement
au degré d’hypocoagulabilité.
Pour la majorité
des indications, la zone thérapeutique est
définie par un INR entre 2 et 3.
Au-delà de 5, le risque
hémorragique est inacceptable.
L’INR est peu influencé par l’héparine aux doses pharmacologiques.
Il est donc utilisable en phase de relais antivitamines
K-héparine.
C - Conduite pratique du traitement :
On distingue l’ajustement initial de la posologie et le suivi
du traitement au long cours.
1- Ajustement initial de la posologie :
Si cet ajustement est réalisé en relais d’une héparine, celleci
devra être maintenue à pleine dose jusqu’à ce que la zone
thérapeutique de l’INR soit atteinte.
La dose probatoire d’antivitamines K est de 1 cp/j, sans
dose de charge.
Le premier contrôle de l’INR sera effectué
le 2e ou 3e jour.
L’objectif est de parvenir le plus rapidement
possible à la dose de maintien dans la zone thérapeutique.
L’ajustement précoce de la dose, alors que
l’équilibre pharmacodynamique n’est pas encore atteint,
est possible à l’aide d’algorithmes disponibles pour certaines
spécialités d’antivitamines K.
Les contrôles suivants
sont quotidiens pendant la première semaine et les posologies
ajustées en fonction des résultats successifs jusqu’à
ce que l’INR soit stable dans la zone thérapeutique à 3 examens
successifs.
La dose de maintien se situe en moyenne autour de 1 cp/j, mais peut varier d’un patient à l’autre de
1/4 de cp à 3 cp (une prise unique par jour, quelle que soit
la dose).
Pendant la phase d’ajustement posologique, il est important
d’informer et d’éduquer le patient sur la nature et les
contraintes du traitement au long cours (régime alimentaire,
dangers de l’automédication, saignements à valeur
d’alerte, etc.).
2- Suivi du traitement au long cours :
Le contrôle de l’INR, le relevé du résultat et de la correction posologique éventuelle sont la base du suivi :
– à l’occasion de toute pathologie intercurrente : diète,
fièvre, troubles digestifs ;
– à l’occasion de toute modification du traitement associé :
ajout ou retrait, changements de posologie ;
– en cas de signe hémorragique inhabituel (saignement de
nez, des gencives) ;
– lors de la survenue d’un signe clinique compatible avec
une hémorragie non extériorisée.
Le risque hémorragique majeur entraînant le décès ou une
incapacité permanente est de l’ordre de 1 % par an et par
patient.
Cette valeur est très élevée si l’on tient compte du
nombre de sujets traités et de la durée très longue de leur
traitement.
D - Conduite à tenir en présence
d’une hémorragie spontanée
chez un patient sous antivitamines K
:
Le traitement antivitamines K doit être interrompu, la gravité
de l’hémorragie et de ses conséquences potentielles
évaluée et l’INR demandé en urgence.
Si l’hémorragie est menaçante, la correction de l’hypocoagulabilité
est très urgente.
La fraction plasmatique PPSB (KASKADIL) sera administrée par voie intraveineuse,
en association avec la vitamine K.
Sinon, la seule administration de vitamine K (2 mg ou plus
en cas de surdosage aux antivitamines K) permet le retour
en 6 à 12 h à un seuil de sécurité défini par un INR inférieur
à 1,5.
La recherche de la cause du saignement et du
déséquilibre éventuel du traitement est indispensable.
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