Vocabulaire de l’anatomie pathologique

 

ABCÈS :

Lésion inflammatoire constituée par un foyer circonscrit de nécrose tissulaire suppurée. (Corrélats : inflammation suppurée, pus).

ADENOME :

Tumeur bénigne constituée par la prolifération d’un épithélium glandulaire, dans une muqueuse (revêtement ou glandes annexées) ou dans une glande exocrine ou endocrine.

ADENOCARCINOME :

(Synonyme : carcinome glandulaire).

Tumeur maligne dont la structure reproduit de façon plus ou moins fidèle et reconnaissable celle d’un épithélium glandulaire, quel que soit son siège : muqueuse ou glande exocrine ou endocrine.

ADENOFIBROME :

Tumeur bénigne comportant à la fois une prolifération d’un épithélium glandulaire et une prolifération de tissu conjonctif.

A.D.I.C.A.P. :

Sigle de l’Association pour le Développement de l’Informatique en Anatomie et Cytologie Pathologiques.

L’ADICAP a élaboré un code qui permet, avec 8 lettres ou chiffres, d’indiquer, pour chaque prélèvement anatomo ou cytopathologique, le type et le siège du prélèvement, la technique utilisée pour l’étudier, et le diagnostic.

AMYLOIDE :

Terme qualifiant un ensemble de substances de nature protéique ou glycoprotéique et de composition chimique complexe et variable, ayant en commun :

1°- un aspect éosinophile homogène après coloration par l’hématéine-éosine.

2°- des affinités tinctoriales particulières (Rouge Congo, Thioflavine T, Violet de Paris).

3°- un aspect micro-fibrillaire en microscopie électronique.

4°- une structure moléculaire de type bêta.

AMYLOIDOSES OU AMYLOSES :Vocabulaire de l'anatomie pathologique

Terme générique regroupant les états pathologiques variés et disparates, au cours desquels se dépose, dans les tissus, une des substances amyloïdes. Le dépôt peut être localisé ou généralisé.

ANAPLASIE (ANAPLASIQUE) :

Degré extrême de l’indifférenciation morphologique. (Corrélat : cancer indifférencié).

ANATOMIE- PATHOLOGIQUE :

Spécialité médicale qui comporte l’étude de toutes les lésions observables. Cette étude se fait actuellement à trois niveaux : 1°- Étude macroscopique (examen à l’oeil nu).

2°- Étude histologique et cytologique au microscope optique.

3°- Études particulières faisant appel à toutes les techniques de la biologie cellulaire (microscopie électronique ; immunocytochimie et immunohistochimie ; histoenzymologie ; immuno-histoenzymologie ) et de la biologie moléculaire (hybridation in situ, extraction d’ADN et d’ARN avant PCR….).

Cette étude a pour buts :

1°) – d’établir un diagnostic.

2°) – de rechercher une étiologie.

3°) – de préciser le pronostic.

4°) – de juger éventuellement de l’effet bénéfique ou néfaste des thérapeutiques.

ANGIOME :

Tumeur bénigne constituée par la prolifération de divers types de vaisseaux.

La plupart des angiomes sont des hamartomes et non des tumeurs vraies.

ANGIOSARCOME :

Sarcome constitué par la prolifération de cellules endothéliales sanguines et lymphatiques plus ou moins reconnaissables.

ANISOCARYOSE :

Inégalité de taille des noyaux au sein d’une population cellulaire, sur une préparation histologique ou cytologique donnée.

Elle est le plus souvent observée dans les tumeurs malignes .

ANISOCYTOSE :

Inégalité de taille des cellules au sein d’une population cellulaire, sur une préparation histologique ou cytologique donnée.

Elle est le plus souvent observée dans les tumeurs malignes.

APLASIE :

1°) Absence d’un organe provoquée par l’absence de développement de son ébauche embryonnaire.

Exemple : aplasie surrénalienne.

(Corrélats : hypoplasie).

2°) Par extension : arrêt transitoire ou définitif de la multiplication cellulaire dans un tissu qui devrait normalement se renouveler en permanence.

Exemple : aplasie médullaire sanguine.

APOPTOSE :

Processus de mort cellulaire “ programmée ” observé dans des conditions physiologiques ou pathologiques , distinct de la nécrose

ATHÉROME :

Présence, au sein de l’intima des artères, d’une plage de nécrose particulière, riche en lipides (bouillie athéromateuse).

C’est une des lésions de l’athérosclérose.

ATHÉROSCLÉROSE :

Définition de l’O.M.S., 1954 : « Association variable de remaniements de l’intima des grosses et moyennes artères, consistant en une accumulation segmentaire de lipides, de glucides complexes, de sang et de produits sanguins, de tissu fibreux et de dépôts calcaires, le tout accompagné de modifications de la média ».

ATROPHIE CELLULAIRE :

Diminution réversible de la masse d’une cellule, habituellement liée à une diminution de son activité.

Elle se traduit morphologiquement par une réduction de taille et, éventuellement, par la disparition de constituants normaux de la cellule (vacuoles lipidiques, myofibrilles, etc. …).

ATROPHIE TISSULAIRE :

Diminution de la masse d’un tissu liée à l’atrophie des cellules qui le composent. En principe, le nombre de ces cellules reste normal et l’état est réversible.

AUTOLYSE :

Autodestruction cellulaire ou tissulaire, par protéolyse. Exemples : autolyse post-mortem, autolyse par défaut de fixation.

AUTOPSIE :

Synonyme : nécropsie.

Examen anatomo-pathologique médical et scientifique pratiqué sur un cadavre dans le but :

1°- de préciser les lésions responsables des symptômes observés,

2°- de faire ou de confirmer le diagnostic des ,maladies qui sont les causes médiates ou immédiates de la mort,

3°- de juger des effets des traitements appliqués.

L’autopsie peut également permettre le prélèvement d’organes et de tissus destinés à être greffés (cornées, peau, os).

L’exploitation statistique des résultats d’autopsies fournit des renseignements épidémiologiques irremplaçables.

L’autopsie médico-légale effectuée par un médecin commis par l’autorité judiciaire ne peut être pratiquée qu’à la requête de celle-ci.

Elle a pour buts d’établir les causes et les circonstances des décès suspects.

BIOPSIE :

Prélèvement d’un fragment de tissu sur un être vivant en vue d’un examen anatomo-pathologique.

(Par extension, ce terme désigne le fragment lui-même). Les modes de prélèvement sont multiples ; on peut citer :

1°- prélèvement au cours d’un acte chirurgical : biopsie chirurgicale,

2°- prélèvement par ponction avec une aiguille creuse ou un trocart : ponction-biopsie, à l’aveugle ou guidée par l’imagerie médicale,

3°- prélèvement à la pince, le plus souvent au cours d’une endoscopie,

4°- prélèvement à l’emporte-pièce : punch-biopsie cutanée, .

BIOPSIE-EXÉRÈSE :

Biopsie chirurgicale de la totalité d’une lésion dans le double but d’en faire le diagnostic anatomo-pathologique et d’en assurer le traitement..

BOURGEON CHARNU :

Lésion inflammatoire constituée par la prolifération d’un tissu conjonctif jeune et riche en vaisseaux qui est habituellement un des stades de la réparation d’une perte de substance tissulaire.

Il est indispensable pour une bonne cicatrisation. (Corrélat : tissu de granulation).

CAILLOT SANGUIN :

Produit de la coagulation du sang, soit in vitro, soit dans un organisme vivant, soit après la mort.

(Corrélat : thrombus).

CANCER :

(Synonyme : Tumeur maligne).

Prolifération indéfinie d’une lignée cellulaire dont l’aboutissement est la mort de l’individu porteur, habituellement liée à l’extension de la tumeur à tout l’organisme.

CANCER ANAPLASIQUE :

Voir anaplasique

CANCER DIFFÉRENCIÉ OU BIEN DIFFÉRENCIÉ :

Cancer reproduisant un tissu dont l’aspect histologique est proche de celui d’un tissu normal de l’organisme. S’oppose à : cancer indifférencié

CANCER COLLOÏDE OU COLLOÏDE MUQUEUX :

Cancer dont l’aspect macroscopique évoque, par sa consistance gélatineuse, celui de la colle.

En pratique, ce terme est le plus souvent appliqué à certains adénocarcinomes sécrétant beaucoup de mucus.

CANCER INDIFFÉRENCIÉ :

Cancer dont l’aspect histologique ne rappelle aucun tissu normal de l’organisme, au moins avec les méthodes histologiques conventionnelles.

S’oppose à : cancer (bien) différencié

CANCER IN SITU :

(Synonymes : Cancer non invasif, Cancer au stade O, Cancer intra-épithélial). Cancer à un stade initial de son développement, restant limité au tissu qui lui a donné naissance.

En pratique, cette particularité n’est appréciable qu’au niveau des structures épithéliales limitées par une membrane basale : épithéliums de revêtements, épithéliums des glandes et des canaux excréteurs.

CANCER PEU DIFFÉRENCIÉ :

Cancer dont l’aspect histologique s’écarte de celui d’un tissu normal, mais conserve certaines particularités morphologiques permettant d’en évoquer le type histologique.

Corrélats : cancer (bien) différencié, cancer in- différencié .

CARCINOGENÈSE :

Ensemble des étapes de la transformation d’une cellule normale en cellule cancéreuse

CARCINOÏDE :

Tumeur des cellules du système neuroendocrine d’évolution habituellement lente.

CARCINOME :

Cancer développé à partir d’une lignée cellulaire épithéliale. Le terme d’ épithélioma est, en pratique, synonyme de carcinome, mais il n’est plus employé.

CARCINOME ÉPIDERMOÏDE :

Carcinome reproduisant, de façon plus ou moins élaborée, la structure d’un épithélium malpighien et naissant, habituellement mais pas toujours, dans un épithélium de ce type. Synonymes :

Carcinome malpighien,

Carcinome squameux (O.M.S.).

Variété particulière :

Le carcinome épidermoïde de la peau est appelé carcinome spino-cellulaire.

CARCINOME GLANDULAIRE :

Synonyme d’adénocarcinome.

Terminologie moins employée.

CARCINOME INDIFFÉRENCIÉ :

Carcinome dont il est impossible avec les méthodes histologiques conventionnelles, de préciser la nature glandulaire ou épidermoïde.

CARCINOME IN SITU :

Synonyme de cancer intra-épithélial. Voir cancer in situ.

CARCINOME INVASIF :

Carcinome ayant franchi la membrane basale épithélio-conjonctive et envahissant le tissu conjonctif.

CASEUM :

Synonyme de nécrose caséeuse.

Variété de nécrose tissulaire observée dans la tuberculose et ainsi nommée en raison de son aspect macroscopique rappelant celui du fromage blanc (qui se dit caséum en latin).

L’aspect microscopique est également caractéristique.

CELLULE ÉPITHÉLIOÏDE :

Histiocyte ayant pris un aspect particulier rappelant celui des cellules épithéliales. Cette transformation se produit au cours de certaines réactions immunitaires inflammatoires.

La cellule histiocytaire épithélioïde constitue l’élément de base du granulome tuberculoïde (également appelé granulome épithélioïde ou épithélioïde et gigantocellulaire), décrit initialement dans la tuberculose mais pouvant se voir dans d’autres pathologies dites granulomateuses.

CELLULE GÉANTE :

Équivalent : syncytium

Cellule volumineuse contenant plusieurs noyaux.

Elle peut résulter d’anomalies de la division cellulaire ou de fusion de cellules.

En pratique, les cellules géantes observées dans les réactions inflammatoires proviennent de la confluence d’éléments histiocytaires ayant ou non subi une transformation épithélioïde.

Elles sont souvent associées aux cellules épithélioïdes dans les granulomes pour former les granulomes épithélioïdes et gigantocellulaires.

Nota-Bene :: on observe des cellules géantes de nature variable dans certaines maladies virales (virus respiratoire syncitial, rougeole, herpès) ainsi que dans certains cancers.

CHONDROME :

Tumeur bénigne reproduisant la structure du tissu cartilagineux adulte et habituellement développée au niveau du squelette.

CHONDROSARCOME :

Sarcome à point de départ habituellement squelettique reproduisant un tissu cartilagineux malin plus ou moins reconnaissable.

CICATRISATION :

Mode de guérison d’une destruction tissulaire aboutissant à un tissu conjonctif néoformé qui remplace le tissu détruit. (Corrélat : réparation).

CONDYLOME :

Tumeur bénigne de la peau et des muqueuses malpighiennes faite d’une prolifération de l’épithélium malpighien, d’origine virale (human papilloma virus: HPV). Certains types de virus HPV sont oncogènes.

CONGESTION :

Augmentation de la quantité de sang présente dans un organe ou, ou un territoire de l’organisme, avec dilatation du lit vasculaire correspondant.

CONGESTION ACTIVE (ARTÉRIELLE) :

Congestion résultant d’une vasodilatation active artériolocapillaire ; la congestion des processus inflammatoires est une congestion active.

CONGESTION PASSIVE (VEINEUSE) :

Congestion résultant d’une vasodilatation passive par obstacle au retour veineux.

Elle s’accompagne d’un ralentissement du courant circulatoire, qui est la stase, terme employé comme synonyme de congestion passive.

CONTRÔLE DE QUALITÉ :

Voir G.B.P.A.C.P.

CRUORIQUE :

Voir Embole

CYTOSTEATONECROSE :

Nécrose des adipocytes

DÉDIFFÉRENCIATION CELLULAIRE :

Disparition, dans une population cellulaire, de certains des caractères morphologiques propres à la souche dont elle dérive.

DIAPÉDÈSE LEUCOCYTAIRE :

Passage actif de leucocytes à travers les parois vasculaires, précédant leur migration vers un foyer inflammatoire.

DIFFÉRENCIATION :

Le sens de ce mot varie du tout au tout en fonction du contexte, et en particulier de l’adjectif qui lui est associé.

DIFFÉRENCIATION CELLULAIRE :

Acquisition par une cellule ou une population cellulaire de caractères morphologiques originaux habituellement en rapport avec une spécialisation fonctionnelle.

La mise en évidence morphologique de la différenciation n’est pas toujours possible par les techniques de routine et peut nécessiter des investigations spéciales (histochimie, immuno-histochimie par exemple).

DIFFÉRENCIATION TISSULAIRE :

Acquisition par un tissu de caractères morphologiques originaux, cytologiques et architecturaux en rapport avec une spécialisation fonctionnelle.

Il s’agit d’un processus essentiel du développement embryonnaire que l’on retrouve dans quelques types de tumeurs (Voir tératome).

DIFFÉRENCIATION D’UNE COLORATION :

Étape de la technique des colorations régressives, qui consiste à revenir en arrière après surcoloration, jusqu’à obtenir la coloration et le contraste souhaités.

LA COLORATION DE GIEMSA EST UN EXEMPLE DE COLORATION QU’IL FAUT DIFFÉRENCIER. DIFFERENCIATION D’UNE TUMEUR :

Caractères morphologiques ou fonctionnels d’un tissu tumoral qui font qu’il est plus ou moins proche d’un tissu normal de référence.

La classification des tumeurs se fait en fonction de leur différenciation.

La différenciation du tissu tumoral n’est pas nécessairement celle du tissu qui a donné naissance à la tumeur.

DYSEMBRYOME :

Synonyme de Tératome.

DYSPLASIE :

Au sens étymologique, ce terme désigne toutes les lésions résultant d’une anomalie du développement d’un tissu, d’un organe, ou d’une partie de l’organisme.

En pratique, le terme est utilisé dans le langage médical, dans deux acceptions différentes :

1°) – Maladie constitutionnelle à caractère malformatif plus ou moins manifeste.

Exemple : dysplasie du squelette.

2°) – Lésion acquise consistant en une anomalie de maturation d’un tissu à renouvellement rapide.

Dans ce sens, dysplasie est souvent considéré, à plus ou moins juste titre, comme synonyme de lésion pré-cancéreuse.

Exemple : dysplasie des épithéliums de revêtement (col utérin , muqueuses digestives).

DYSTROPHIE (DYSTROPHIQUE) :

Au sens étymologique, altération d’un tissu, d’un organe, d’une partie de l’organisme ou de l’organisme entier, liée à un trouble nutritionnel.

L’origine de ce trouble est très variable :

– vasculaire,

– hormonale,

– nerveuse,

– métabolique,

– mécanique, etc.….

EMBOLE :

Corps figuré, endogène ou exogène, migrant dans la circulation.

Il s’agit le plus souvent d’un fragment de thrombus (embole cruorique)

EMBOLIE :

Arrêt d’un embole dans un vaisseau trop petit pour lui livrer passage.

L’adjectif qui qualifie l’embolie indique, soit la nature de l’embole (embolie tumorale, embolie cruorique), soit le point d’arrêt de l’embole (embolie pulmonaire).

ÉOSINOPHILE :

Qui se colore par l’éosine . Voir : Hématéine – Éosine.

ÉPITHELIOÏDE :

Voir cellule épithélioïde.

ÉPITHÉLIOMA :

Voir carcinome.

EXSUDAT :

1 – Épanchement riche en protéines et contenant de nombreuses cellules inflammatoires.

S’oppose à transsudat.

2 – Synonyme d’oedème inflammatoire

EXSUDATIF :

Adjectif qualifiant certains épanchements et certaines variétés de réactions inflammatoires aiguës dans lesquels on observe le passage hors des vaisseaux de protéines et de cellules inflammatoires

EXTEMPORANE (EXAMEN) :

Examen macroscopique, histologique ou cytologique réalisé en cours d’intervention chirurgicale dans le but de fournir au chirurgien un résultat en quelques minutes.

La réponse de l’anatomo-pathologiste a une incidence sur la conduite de l’acte opératoire.

Les résultats sont plus aléatoires que ceux d’un examen ordinaire et doivent toujours être vérifiés par les techniques histo-pathologiques usuelles.

Généralement, l’examen histologique extemporané est effectué sur un tissu frais durci par congélation et coupé avec un microtome à congélation, microtome installé à demeure dans une enceinte réfrigérée entre – 25 et –30°.

FIBROME :

Tumeur bénigne conjonctive, constituée d’une prolifération de fibroblastes ou de myofibroblastes qui élaborent une quantité variable de collagène.

Les « fibromes » utérins ne répondent pas à cette définition car ce sont en fait des léiomyomes.

FIBROSARCOME :

(Synonyme : sarcome fibroblastique)

Sarcome constitué par une prolifération de fibroblastes.

FIBROSE :

Voir sclérose.

FOLLICULE TUBERCULEUX :

Variété de granulome observé au cours de la tuberculose, constitué par un groupement nodulaire de cellules épithélioïdes, de cellules géantes (cellules de Langhans) et de lymphocytes.

Corrélat : inflammation granulomateuse, granulome tuberculoïde.

GRANULOMATEUSE (INFLAMMATION) :

Voir inflammation granulomateuse.

GRANULOME INFLAMMATOIRE :

Utilisé tel quel ou sous la forme simplifiée de granulome le terme désigne l’ensemble des éléments cellulaires habituellement polymorphes, observés dans un foyer inflammatoire.

Le terme de granulome peut être assorti d’un adjectif qui indique :

– soit la cause de la lésion.

Exemple : granulome à corps étrangers,

– soit la population cellulaire prédominante.

Exemple : granulome plasmocytaire ; granulome histiocytaire ; granulome épithélioïde.

Note importante : Avec les auteurs de langue anglaise, on utilise de plus en plus le terme de granulome au sens restrictif de granulome épithélioïde. (Voir inflammation granulomateuse).

G.B.P.A.C.P. :

Sigle pour Guide de Bonnes Pratiques en Anatomie et Cytologie Pathologiques : document préparé par l’Association Française d’Assurance Qualité en Anatomie et Cytologie Pathologiques (AFAQAP), qui donne les normes d’organisation et de fonctionnement optimaux d’un laboratoire d’Anatomie et de Cytologie Pathologiques.

C’est l’équivalent pour l’Anatomie Pathologique du Guide de Bonne Exécution des Analyses (GBEA) pour la biologie.

HAMARTOME :

Malformation tissulaire pseudo-tumorale définie comme « un mélange anormal des cellules normalement présentes dans l’organe où elles se développent ». Corrélat : Nævus

HEMATEINE ÉOSINE OU HEMALUN ÉOSINE :

(en abrégé HE)

Coloration simple utilisée en routine histopathologique.

L’hématéine (colorant basique) colore les noyaux en bleu noir, l’éosine (colorant acide) colore en rouge plus ou moins intense les cytoplasmes et les structures extra-cellulaires, qui sont dits éosinophiles.

HEMATEINE-PHLOXINE-SAFRAN :

(en abrégé H.P.S.)

Coloration de routine utilisée dans les hôpitaux français et canadiens ; c’est une amélioration de l’H.E. : la phloxine remplace l’éosine comme colorant cytoplasmique et le safran colore le tissu conjonctif.

HEMOCHROMATOSE :

Variété de sidérose liée à un trouble constitutionnel et familial de l’absorption du fer.

HEMOSIDEROSE :

Accumulation tissulaire, localisée ou généralisée, de fer d’origine sanguine, essentiellement sous forme de pigment hémosidérinique.

C’est la variété la plus fréquente de sidérose.

La sidérose est mise en évidence par la coloration de Perls.

HISTOPRONOSTIC :

(d’une tumeur)

Évaluation du pronostic d’une tumeur maligne fondée sur l’étude de son aspect histologique.

Ce n’est qu’un des éléments du pronostic des tumeurs.

HYPERPLASIE :

Augmentation de la masse d’un organe ou d’une portion d’organe due à une augmentation anormale du nombre des cellules qui le composent.

C’est habituellement le témoin d’une hyperactivité fonctionnelle.

HYPERTROPHIE CELLULAIRE :

Augmentation de volume d’une cellule qui accroît ainsi ses capacités fonctionnelles sans se diviser.

Les organes dont les cellules ont subi une hypertrophie ont une masse augmentée.

Exemple : l’augmentation de volume des muscles squelettiques chez les sportifs est liée à une hypertrophie des fibres musculaires, sans divisions de celles-ci.

Corrélat : hyperplasie

HYPOPLASIE :

Développement anormal d’un viscère ou d’une partie d’un viscère au cours de l’embryogenèse, aboutissant à un organe fonctionnel, mais trop petit.

Par extension, développement insuffisant d’un tissu lorsque les stimulations responsables du développement normal diminuent ou cessent.

Corrélat : aplasie L’hypoplasie n’est pas l’inverse de l’hyperplasie

INFARCTUS :

Foyer circonscrit de nécrose ischémique dans un viscère, en rapport avec l’interruption complète et brutale de la circulation artérielle. Corrélat : ramollissement.

INFECTION :

Terme n’ayant aucune correspondance morphologique précise et désignant l’envahissement de l’organisme par un agent pathogène vivant ( bactérie, virus, parasite ).

INFILTRAT INFLAMMATOIRE :

Ensemble des cellules présentes dans un foyer inflammatoire ; la majeure partie provenant du sang circulant (leucocytes), les autres d’origine locale (histiocytes, mastocytes, etc.…).

INFLAMMATION :

Synonyme : réaction inflammatoire).

Ensemble des phénomènes réactionnels se produisant au sein du tissu conjonctif à la suite d’une lésion ou d’une agression ;

INFLAMMATION GRANULOMATEUSE :

Désigne habituellement une inflammation caractérisée par des granulomes tuberculoïdes (cellules épithélioïdes, cellules géantes et lymphocytes), encore appelés granulomes spécifiques. Voir granulome inflammatoire.

INFLAMMATION SPÉCIFIQUE :

Variété d’inflammation réalisant une image histologique qui permet à l’anatomo-pathologiste de suspecter ou d’affirmer une cause particulière ou un groupe de causes.

INFLAMMATION SUPPURÉE :

Synonyme : inflammation purulente).

Toute variété d’inflammation où l’on observe la présence de pus dans le foyer inflammatoire.

Corrélat : abcès..

INVASION TUMORALE :

Envahissement des tissus par une prolifération tumorale.

La tumeur en cause est dite invasive.

Exemple : carcinome invasif.

IISCHÉMIE :

Terme physiopathologique désignant l’arrêt de l’apport sanguin artériel dans un territoire donné de l’organisme.

KOÏLOCYTES :

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