Place d'Helicobactere Pylori : Il intervient dans les ulcères et les gastrites chronique.
A - DEFINITION : Helicobacter pylori est une bactérie flagellée.
Responsable d'une infection durable et chronique de la muqueuse gastrique. Impliquée dans : •Ulcères gastriques •Ulcères duodénaux •Cancers gastriques.
On va donc viser à son éradication.
Sa transmission est inter-humaine, par :
•La salive •Le liquide gastrique •Les selles
Prévalence de 30% dans les pays industrialisés. 80% dans les pays dominés. Rôle non négligeable des examens complémentaires dans la transmission. B - DEVELOPPEMENT : Entraîne d'abord une gastrite aiguë : 90% des cas. La plupart du temps asymptomatique. Elle va se transformer en gastrite chronique et/ou en ulcère : • Hb est directement cytotoxique
•Il augmente l'acidité •Rôle inflammatoire sur la muqueuse •Métaplasie de la muqueuse : transformation •Érosion •Ulcère C - COMMENT RECHERCHER HELICOBACTER PYLORI ?
Pas de dépistage systématique. On ne fait la recherche que chez les gens dont la
fibroscopie a révélé une lésion gastro-duodénale :
•Ulcère duodénal •Ulcère gastrique a) Clo-test
: Test invasif : prélèvement à l'occasion d'une fibroscopie.
On fait un antibiogramme. Pas remboursé. b) Test non invasif
: On fait une sérologie Elisa. L'ulcère : Deux types d'ulcères : •Gastrique : peut donner un cancer •Duodénal : ne cancérise jamais A - ULCERE GASTRIQUE : 1) ÉPIDÉMIOLOGIE
: Moins fréquent. Mais risque de cancer plus grand. Surveillance stricte et régulière par fibroscopie œsogastroduodénale. Perte de substance ± régulière. Provoque une dépression dans la muqueuse. Bourrelet inflammatoire. On retrouve dans 70% des cas Helicobacter pylori.
La prévalence augmente progressivement en fonction de l'âge jusqu'à 60 ans. Mais c'est après 65 ans qu'apparaissent les complications : •Cancer •Hémorragies •Perforations du péritoine libre L'incidence annuelle est de 30‰. 2) DIAGNOSTIC
: On consulte le plus souvent pour douleur aiguë. Douleur épigastrique brutale d'apparition récente.
Périodique. Séparée par des douleurs asymptomatiques. À type de crampes.
Impression de faim douloureuse. Rythmée par les repas : survient 1 à 2 heures après avoir mangé. Dure de quelques minutes à quelques heures. Manger ou boire (laitages) calme la douleur. Peut s'accompagner : •De nausées •Vomissements : ulcère perforé •Amaigrissement de quelques kilos
Les formes asymptomatiques sont fréquentes. Le diagnostic est donné par la fibroscopie. Dépression de la muqueuse gastrique. Bourrelet inflammatoire. Fond blanc. On fait 8 à 12 biopsies par la même occasion tout autour des berges de l'ulcère. On fait un clo-test.
Examen ana-path pour voir si les cellules sont malignes ou pas.
Mauvais pronostic : •Taille : > 1 cm •Berges irrégulières •Bourgeons nécrotiques noirs 3) COMPLICATIONS : •Perforation •Hémorragie •Anémie : due au saignement
Les formes asymptomatiques sont fréquentes. La mortalité est due aux perforations et aux hémorragies. Surtout chez les personnes âgées.
Principalement due à la prise d'aspirine et d'anti-inflammatoires. 4) ÉVOLUTION ET PRONOSTIC : a) Sous traitement : Cicatrisation. Récidive à un an dans 80% des cas avant la découverte d'HP. Des études sont en cours pour mesurer le taux de récidive depuis. On refait un clo-test à 1 an.
5) TRAITEMENT : Cicatrisation de l'ulcère. Éradication d'HP. Surveillance annuelle par fibroscopie : récidive ou cancérisation. Prescription d'antisécrétoires :
•Anti-H2 •Inhibiteurs de la pompe à protons
a) Pas d'HP MOPRAL ou TAGAMET
MAALOX b) Si on trouve HP
70% des cas.
Même traitement pendant 7 jours.
Plus antibiothérapie (trithérapie) : •Inhibiteur de la pompe à protons (IPP) : double dose de MOPRAL ou d'OGAST •Deux antibiotiques : Amoxicilline (CLAMOXYL) et Clarithromycine (ZECLAR)
Meilleure tolérance et coût moindre. On le donne maintenant en traitement d'attaque devant tout ulcère gastrique ou duodénal. On arrête les antibiotiques à 7 jours. On continue les IPP à dose normale pendant encore 5 semaines.
En traitant ainsi, on prévient les récidives. Mais on craint les résistances à long terme.
On refait une fibroscopie à 6 ou 7 semaines.
Si guérison au bout de 6 semaines, on arrête tout traitement. On conseille au patient une hygiène de vie : •Arrêt du tabac •Pas d'AINS ni d'aspirine (ou sous double dose d'IPP)
•Attention à la nourriture
Si échec, on renouvelle le traitement. Il existe des formes résistantes.
Si pas de cicatrisation, on a recours à la chirurgie. B - ULCERE DUODENAL : Trois fois plus fréquent.
Ne cancérise pas. Siège au bulbe duodénal. 1) ÉTIOLOGIE : a) Helicobacter pylori
80 à 90% des cas.
b) Provoqués par les AINS c) Tabagisme
d) Association avec un cancer du pancréas (syndrome de Zollinger-Ellison)
Clinique et complications sont les mêmes que pour l'ulcère gastrique, sauf le cancer. 2) TRAITEMENT : Le même que pour l'ulcère gastrique en traitement d'attaque. On ne laisse les antisécrétoires que pendant 3 semaines.
Éradication d'Helicobacter pylori.
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