Définition - généralités : Les services à enfants sont définis par
le code pénal : L'art 269 stipule que : « quiconque fait
des blessures ou porte des coups à un mineur de 16 ans, ou le prive
volontairement d'aliments ou de soins, au point de compromettre sa
santé, ou commet volontairement à son encontre toute autre violence
à l'exclusion de violences légères ( correction parentale ) est
puni... » L'art 33 désigne les auteurs de service en citant les parents, «
les pères ou mères qui
compromettent gravement par de mauvais
traitement par des exemple pernicieux d'ivrognerie habituelle
ou d'inconduite notoire, par un défaut de soins ou par un manque de
direction nécessaire, soit la santé, soit la sécurité, soit le
moralité de leur enfants ou d'un ou plusieurs de ces derniers. En matière de sévices par omission les négligences par ignorance ou
par pauvreté peuvent
aboutir au mêmes conséquences que les
sévices par omission. Volontaire et malveillante, de soins et
de nourriture. La fréquence est croissante, parce que l'on y pense plus souvent.
Étude clinique : A- DIAGNOSTIC :
·
Circonstances de découverte : Consultation pour une pathologie quelconque Visite médicale dans le cadre de l'hygiène scolaire Consultation pour traumatisme suite à une scolaire Consultation pour une traumatisme suite à une chute.
·
Variétés cliniques des lésions : Les signes cliniques sont très variés, la
plupart en rapport avec des lésions traumatiques directes,
mais auxquelles peuvent s'ajouter des troubles de l'état général.
· Les lésions tégumentaires : a) Ecchymoses et hématomes : Ils sont caractérisés par leur multiplicité et par certaines
localisations spécifiques :
·
Ecchymoses multiples du tronc, des lombes, du visage, et du cuir
chevelu.
· Ecchymose en « forme » : en bandes, au niveau des deux joues
évoquant des gifles) ; au niveau du cou avec traces de coups
d'ongles ( évoquant une tentative d'étranglement ). b) Plaies : Elles sont polymorphes, et leur forme peut parfois permettre de
retrouver l'instrument utilisé.
· Excoriations épidermiques en croissant par coups d'ongle, ou en
stries parallèles par griffures Plaies superficielles, linéaires par coups de fouet, ou curvilignes
dessinant la boucle métallique d'une ceinture.
· Sillon circulaire des poignets ou des chevilles par contention
serrée à l'aide de cordes ou de liens divers
·
Ulcérations endobuccales consécutives à l'introduction forcée d'une
cuillère dans la bouche d'un enfant anorexique
· Plaies par instrument tranchants plus rarement constatées. Ces plaies, le plus souvent non soignées, s'infectent, ce qui rend
difficile le diagnostic étiologique, elles évoluent favorablement
après quelques jours d'hospitalisation et ne se reproduisent plus. Il est important de la décrire dès l'arrivée à l'hôpital pour
faciliter la tache de l'expert. c) Les brûlures :
·
Les brûlures par ébouillantement sont souvent rencontrées, mais
elles peuvent avoir une origine accidentelle.
·
Certaines brûlures évoquent par leur forme une intention sadique :
brûlure par cigarettes par fer à repasser. d) L'alopécie du cuir chevelu : elle peut se présenter sous forme d'une plaque
pseudo-péladique unique des plaques multiples.
Elle résulte de l'arrachement brutal des cheveux. Les fractures : Elles ont des caractères cliniques et
radiologiques différents en fonction de Page de l'enfant. a) chez l'enfant de moins de deux ans :
· On note une tuméfaction, une impotence fonctionnelle ou une douleur
à la
mobilisation. Il faut toujours procéder à un
examen radiologique de tout lesquelette, même chez le nourrisson ne présentant que des lésions
cutanées.
· On peut parfois trouver un ensemble de lésions osseuses
particulières : le syndrome de SILVERMAN , ce sont des fractures
multiples, d'ages différents, négligées, réparties en fractures
diaphysaires, arrachement métaphysaires, décollements périostes avec
hématome sous-périosté. Les arrachements métaphysaires seraient dus à des traumatismes
indirects par torsion. Les décollements périostes avec hématomes sous-périostés
s'expliques par la très riche vascularisation du périoste. Lors des traumatismes répétés, ces hémorragies peuvent prendre un volume considérable et
finir par se calcifier de dehors en dedans en formant de véritables
manchons . b) Chez le grand enfant : Les fractures n'ont pas de caractère
spécifique, c'est devant l'association avec d'autres lésions que le
diagnostic peut être évoqué. c) quel que soit Page : On peut retrouver des fractures du crane et des
fractures de cotes. Les hématomes sous-duraux : Ils peuvent être suspectés sur les signes neurologiques suivants : - Troubles de la conscience - Crises convulsives
Déficit moteur - Trouble du tonus, accès d'hypertonie - Bombement de la fontanelle - Augmentation du périmètre crânien - Vomissement - Troubles oculaires Ils sont diagnostiqués par les examens complémentaires suivants : - La radiographie - Le liquide céphalo-rachidien - La transillumination crânienne qui montre une zone de diffusion
de la lumière au siège de l'hématome Le fond d'oeil.
La ponction de la fontanelle
L'EEG
Les lésions viscérales :
Elles sont diverses :
Rupture de la rate ou du foie
Déchirure mésentérique
Contusion rénale
Hémothorax
- Les hypotrophies staturo-pondérales :
C'est
la reprise de poids après une hospitalisation, qui permet de poser
le diagnostic.
Cette hypotrophie est souvent associée, soit à un rachitisme
carentiel, soit à une anémie hypochrome par carence martiale.
- Aspect de l'enfant : Il est parfois très caractéristique : négligé porteur
de lésions infectées, il
a l'air malheureux.
Il peut être aussi bien nourri et présenter un syndrome de
SILVERMAN.
Trouble du comportement :
· Enfant
triste, apathique, apeuré, terrorisé, fuyant tout contact, craignant
l'approche de tout adulte. • Dans d'autres cas, l'enfant à un besoin
d'affection, et il recherchera au contraire le contact.
· Il peut
enfin présenter un retard psychomoteur important.
Diagnostic différentiel : En raison de la gravité des faits, et
de l'accusation, il faut éliminer certaines affections
médicales :
· Hémopathie
· Impétigo
· Insensibilité congénitale à la douleur
· Eragilité osseuse constitutionnelle
· Scorbut
· Rachitisme,. Hypothrophies staturo-pondérales
Diagnostic positif :
Il se fait sur la constatation des éléments suivants :
· Le caractère particulier de l'association des lésions
· L'évolution des lésions et des troubles au cours de
l'hospitalisation
· Les données de l'interrogatoire Les séquelles des sévices sont très sévères, séquelles
neurologiques, séquelles orthopédiques, séquelles de brûlures retard staturo-pondéral et
psychomoteur, séquelles psychologiques.
Conduite à tenir :
*
Pour le médecin
praticien :
*Pour les cas bénins, on doit tenter de régler les cas
seul en agissant auprès
des parents, par des
conseils et une surveillance à
laquelle on doit associer une assistante sociale.
* Pour les cas graves, le médecin doit persuader les parents de la nécessité d'une
hospitalisation.
*
Pour les cas ou la vie de l'enfant est en danger, ou
l'hospitalisation est refusée,
le médecin doit agir et contacter les autorités compétentes. (juge
des enfants).
Le juge peut décider de soustraire l'enfant à sa famille et le
placer soit dans un centre, soit le confier à un autre
parent et enfin, le juge peut prononcer la déchéance de la puissance parentale, ce qui
fait de l'enfant une pupille de l'état (ART. 493 du CPP) * Pour le médecin hospitalier : la tache est plus facile, la mise
en observation permet un diagnostic rapide et sur, il peut
facilement informer les autorités
judiciaires et faire appliquer les mesures de protection prévues
par la loi
Prévention : Amélioration des conditions de logement,
information dans le domaine de la régulation des naissances, augmentation du nombre de
crèches.
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