Détresse respiratoire du nouveau-né
Cours de pédiatrie
Les détresses respiratoires
néonatales sont à la première place des pathologies responsables
de mortalité et de morbidité du nouveau-né. Le développement de
la réanimation néonatale a permis une amélioration spectaculaire
de leur pronostic.
ADAPTATION A LA VIE EXTRA-UTERINE :
Les détresses respiratoires néonatales représentent la partie la
plus importante de la pathologie de l'adaptation à la vie
extra-utérine.
Le déroulement correct du passage d'une hématose placentaire à
une hématose pulmonaire nécessite la mise en jeu appropriée de
nombreux mécanismes physiologiques pendant la grossesse,
l'accouchement et à la naissance.
Ainsi, les détresses respiratoires néonatales sont la
conséquence de deux grands types de situations pathologiques
entravant l'adaptation à la naissance:
* les pathologies constitutionnelles:
- principalement les malformations (digestives, respiratoires,
cardiaques), dont le traitement curatif est chirurgical.
- plus rarement, une pathologie constitutionnelle, neurologique
ou musculaire.
- sans conséquences in utero sur l'hématose, elles provoquent
une décompensation respiratoire néonatale.
* les pathologies acquises:
- liées à une prématurité (maladie des membranes hyalines,
apnées), à une infection néonatale, au déroulement anormal de
l'accouchement, à la persistance de la circulation fœtale.
- empêchent une mise en route correcte de l'hématose pulmonaire.
TOUTE DÉTRESSE RESPIRATOIRE NEONATALE PEUT AVOIR DES
CONSEQUENCES GRAVES :
Indépendamment de sa cause, par l'atteinte des fonctions
vitales, une détresse respiratoire néonatale peut provoquer une
hypoxie, une acidose, un collapsus...
SURFACTANT ALVÉOLAIRE :
Le surfactant alvéolaire est une substance lipidoprotidique,
synthétisée à partir de la 21e à la 22e semaine de gestation,
qui tapisse les alvéoles et les bronchioles terminales. Ses
propriétés tensio-actives permettent d'empêcher le collapsus
alvéolaire, diminuant considérablement le travail nécessaire à
la ventilation.
Elaboré par les pneumocytes de type II, il est composé de 80% de
lipides (phospholipides), qui possèdent des propriétés
tensio-actives, et 20% de protéines dont le rôle fonctionnel est
primordial.
Le déclenchement de la sécrétion du surfactant est à la fois
mécanique (distension alvéolaire par les inspirations) et
hormonal (dont les catécholamines).
Le surfactant est réutilisé par les pneumocytes de type II, qui
le réorganisent pour le resécréter dans les alvéoles. Cela est
également vrai pour les surfactants exogènes utilisés.
Pathologies du surfactant:
* le manque de surfactant caractérise la maladie des membranes
hyalines.
* pathologies secondaires du surfactant:
- de nombreuses détresses respiratoires vont entraîner des
anomalies du surfactant.
- il peut être détruit ou désorganisé au cours d'une infection
bactérienne, d'une inhalation de liquide amniotique, d'une
souffrance fœtale aiguë.
AVANCEES RECENTES DANS LE DOMAINE DES DETRESSES RESPIRATOIRES
NEONATALES :
Des progrès considérables sont survenus ces dernières années
dans le domaine du diagnostic et de la thérapeutique.
* Les progrès dans les méthodes non invasives de surveillance et
de diagnostic:
- surveillance percutanée de la saturation en oxygène, des
pressions artérielles en oxygène et surtout en gaz carbonique.
- généralisation de l'usage de l'échographie cardiaque avec
Doppler dans les unités de réanimation néonatale.
- dépistage anténatal de certaines malformations permettant le
transfert "in utero", assurant la naissance dans un centre
possédant au moins une unité de réanimation néonatale et si
possible un centre de chirurgie néonatale.
* L'usage des surfactants exogènes a profondément amélioré le
pronostic de la maladie des membranes hyalines (MMH). De même,
l'administration aux femmes enceintes de corticoïdes
franchissant le placenta, dans certaines situations de menace
d'accouchement prématuré, permet d'induire la synthèse de
surfactant et de diminuer la fréquence de survenue de la MMH
chez les prématurés.
* Les techniques d'assistance respiratoire progressent
constamment:
- amélioration des respirateurs conventionnels.
- développement de méthodes d'assistance respiratoire moins
agressives que la ventilation conventionnelle (pression positive
continue, ventilation nasale).
* le développement de techniques de ventilation non
conventionnelles, telles la ventilation à haute fréquence et
surtout l'oscillation à haute fréquence, semblant plus efficace
dans certaines pathologies: hypoxies réfractaires, chirurgie
thoracique, maladie des membranes hyalines.
- utilisation du monoxyde d'azote comme vasodilatateur
pulmonaire artériel dans les hypoxies réfractaires, avec
hypertension artérielle pulmonaire.
Diagnostic positif des détresses respiratoires néonatales :
Indépendamment de la cause, toute détresse respiratoire
néonatale est dangereuse par l'hypoxie, l'acidose et les
troubles hémodynamiques qui peuvent l'accompagner. Il importe
donc d'en faire le diagnostic rapidement, pour rétablir une
hématose correcte.
Le diagnostic positif et le diagnostic étiologique d'une
détresse respiratoire néonatale se font dans le même temps, pour
adapter la prise en charge thérapeutique.
Une détresse respiratoire néonatale peut être immédiate dès la
naissance, ou secondaire après un délai de quelques minutes,
heures ou même jours.
SIGNES CLINIQUES :
Diagnostic facile :
Dans la majorité des cas, le diagnostic est facile devant
l'association des signes suivants:
* les anomalies de la fréquence respiratoire:
- sont constantes.
- il s'agit souvent d'une tachypnée, toujours pathologique si le
rythme est au-dessus de 60/min. Elle peut être très rapide et
superficielle, atteignant 120/min.
- les bradypnées sont plus rares, liées à une obstruction des
voies aériennes, à un épuisement.
- les apnées chez le prématuré ou le nouveau-né, à terme épuisé,
se définissent comme des pauses respiratoires d'au moins 10
secondes, pouvant s'accompagner de bradycardie et de changement
de coloration.
* les signes de lutte respiratoire ou signes de rétraction:
- sont particulièrement nets chez le prématuré dont le thorax
est peu rigide, en particulier au cours de la maladie des
membranes hyalines.
- sont au nombre de cinq et cotés par le score de Silverman.
- normalement à 0, au maximum à 10, il évalue l'intensité de la
détresse respiratoire. Un chiffre à 5 correspond déjà à une
détresse notable.
* la cyanose en air ambiant:
- est quasi constante, traduisant le manque d'oxygène
tissulaire.
- peut être localisée (péribuccale, aux extrémités) ou
généralisée.
- peut être discrète, comme intense, sensible ou non à l'apport
d'oxygène.
- peut être masquée par une anémie.
Diagnostic difficile :
Plus rarement, le diagnostic de détresse respiratoire néonatale
est plus difficile, correspondant à une détresse respiratoire
néonatale débutante et encore minime ou, en raison d'un
épuisement du nouveau-né, masquant les signes de lutte.
On peut s'aider alors de la mesure non invasive de la saturation
en oxygène et si possible de la pression transcutanée en gaz
carbonique.
Autres éléments de l'examen clinique :
Le reste de l'examen clinique est indispensable, mais il doit
éviter de fatiguer l'enfant et d'aggraver son hypoxie:
* l'auscultation du thorax recherche un encombrement, la
symétrie de l'auscultation, la bonne position du cœur.
* l'état circulatoire est apprécié sur la fréquence cardiaque,
l'auscultation cardiaque, la palpation des pouls, la mesure du
temps de recoloration cutanée (normalement inférieur à 3
secondes), la mesure de la tension artérielle, la recherche d'un
gros foie de stase.
* l'examen neurologique ne peut pas être complet pour ne pas
fatiguer l'enfant. Il privilégie l'observation: activité
spontanée, mouvements anormaux, vigilance.
EXAMENS COMPLEMENTAIRES :
Devant une détresse repiratoire néonatale des examens
complémentaires sont indispensables:
* la radiographie de thorax de face analyse le parenchyme
pulmonaire, la silhouette cardiaque.
* l'étude des gaz du sang artériel: chez le nouveau-né,
l'hypoxie est dangereuse en dessous de 50mmHg (6kPa), surtout si
elle est associée à une acidose:
- une hyperoxie supérieure à 90mmHg (12kPa), secondaire à
l'oxygénothérapie, entraîne un risque oculaire chez les
prématurés.
- l'hypercapnie, reflet de l'hypoventilation alvéolaire, est
dangereuse par l'acidose respiratoire qu'elle entraîne.
- l'acidose est dangereuse si le pH est inférieur à 7,20. Dans
les situations graves, l'acidose est mixte, à la fois
métabolique et respiratoire (par hypercapnie).
* par ailleurs, on recherche systématiquement une hypoglycémie,
une anémie, des signes biologiques d'infection, des signes de
souffrance hypoxique tissulaire, en réalisant: un ionogramme
sanguin complet, une numération formule sanguine, une crase
sanguine, un dosage de lactacidémie, des prélèvements
bactériologiques centraux et périphériques.
* la surveillance des gaz du sang est indispensable en s'aidant
des méthodes non invasives:
- mesure de la saturation en oxygène par oxymétrie de pouls.
- appréciation des pressions artérielles en O2 et CO2 par la
mesure des pressions transcutanées.
- en répétant les gaz du sang, ce qui peut nécessiter la pose
d'un cathéter ombilical ou artériel périphérique.
DIAGNOSTIC DE GRAVITÉ :
* Certains signes témoignent d'une forme grave de détresse
respiratoire néonatale:
- une cyanose rebelle à l'oxygène.
- des signes de lutte intense avec des signes d'épuisement:
gasp, pauses respiratoires, rythme anarchique.
- une défaillance hémodynamique avec teint médiocre,
bradycardies.
* Une intubation et une ventilation s'imposent d'urgence.
* Dans tous les cas de détresse respiratoire néonatale, la
surveillance est indispensable, dépendant étroitement de
l'étiologie.
DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL :
* Les dyspnées d'acidose métabolique avec hyperpnée peuvent être
secondaires à une souffrance fœtale, un collapsus, une méningite
ou toute infection grave, une maladie métabolique
* Une hyperpnée peut être secondaire à une anémie. Une cyanose
peut être secondaire à une polyglobulie.
* Dans tous ces cas, des mesures de sauvetage respiratoire
peuvent également être nécessaires.
Diagnostic étiologique des détresses respiratoires néonatales :
La recherche d'une étiologie est indissociable du diagnostic
positif d'une détresse respiratoire néonatale: elle se fait dans
le même temps, car elle peut guider le traitement en urgence.
Il existe de nombreuses causes de détresses respiratoires
néonatales, dont un nombre restreint constitue la grande
majorité des cas observés.
On distingue deux groupes de causes:
- les pathologies constitutionnelles (malformations, maladies
neuro-musculaires congénitales).
- les pathologies acquises.
DIAGNOSTIC DES CAUSES CONSTITUTIONNELLES :
Causes malformatives chirurgicales :
Les causes malformatives représentent la majeure partie des
causes constitutionnelles.
Le diagnostic de la malformation est urgent, car il oriente la
prise en charge parfois immédiatement, ou même avant la
naissance. Le traitement curatif est chirurgical.
La recherche de ces malformations doit être systématique en
salle de travail.
Hernie diaphragmatique :
Seule la forme postéro-latérale de hernie diaphragmatique, la
plus fréquente, peut entraîner une détresse respiratoire
néonatale.
Sa fréquence est estimée à 1 sur 2000 à 5000 naissances.
Actuellement, environ la moitié des hernies diaphragmatiques
sont diagnostiquées avant la naissance par échographie.
* dans les autres cas, le diagnostic doit être porté dès la
naissance. Dans les formes typiques s'associent:
- détresse respiratoire aiguë dès les premières minutes de vie.
- parfois état de mort apparente.
- abdomen plat.
- à l'auscultation thoracique, neuf fois sur dix la hernie est à
gauche et les bruits du cœur sont nettement déviés à droite,
avec absence de murmure vésiculaire à gauche.
- le cliché thoracique confirme le diagnostic, en montrant des
images hydro-aériques en nid d'abeille dans l'hémithorax et
refoulant le médiastin à droite. Dans les hernies droites, le
foie est partiellement intrathoracique.
* la détresse respiratoire néonatale peut être moins sévère et
se révéler secondairement, surtout dans les formes droites. Le
cliché thoracique permet le diagnostic.
* le pronostic est lié, au degré d'hypoplasie pulmonaire, à une
prématurité associée.
Malformations de la partie haute des voies aériennes :
Les malformations de la partie haute des voies aériennes
entraînent souvent des détresses respiratoires néonatales; les
signes sont évocateurs d'un obstacle haut situé avec dyspnée
inspiratoire et tirage.
* L'atrésie des choanes:
- est l'imperforation de l'orifice postérieur des fosses
nasales.
- se manifeste dès la naissance par une détresse respiratoire
avec tirage intense.
- la perméabilité des choanes est systématiquement recherchée à
la naissance chez tout nouveau-né, par le passage d'une sonde
dans chacune des fosses nasales. L'atrésie des choanes est
suspectée devant l'impossibilité de passer la sonde qui bute
dans les deux narines à quelques centimètres de l'orifice
narinaire.
- des malformations associées sont fréquentes et à rechercher
systématiquement.
* Le syndrome de Pierre Robin:
- est de diagnostic facile devant l'association d'une hypoplasie
du maxillaire inférieur (rétrognathie), d'une fente palatine et
d'une glossoptose (chute de la langue en arrière empêchant le
passage de l'air.
- il existe des degrés variables de détresse respiratoire
néonatale.
Atrésie de l'œsophage :
L'atrésie de l'œsophage atteint un nouveau-né sur cinq mille.
C'est une interruption de l'œsophage sur une hauteur variable.
Neuf fois sur dix, le bout de l'œsophage inférieur s'abouche à
l'arbre trachéo-bronchique.
Les poumons, initialement normaux, sont soumis après la
naissance à deux types d'agressions:
- la salive qui s'accumule dans le cul-de-sac supérieur
œsophagien envahit la trachée et les bronches.
- le liquide gastrique peut refluer dans les bronches en cas
d'abouchement.
* actuellement, le diagnostic anténatal d'atrésie de l'œsophage
est fait dans moins d'un tiers des cas.
* dans les autres cas, le diagnostic doit être posé avant la
survenue de la détresse respiratoire:
- en pratique, le diagnostic doit se faire en salle de
naissance, par la pose systématique d'une sonde gastrique et la
réalisation du test à la seringue: une fois la sonde posée, on
pousse 5 à 10ml d'air à la seringue, en auscultant le creux
épigastrique.
- la perception de bruits hydro-aériques confirme la
perméabilité de l'œsophage.
* d'autres signes orientent vers ce diagnostic:
- l'existence d'un hydramnios.
- une hypersalivation du nouveau-né.
* la radiographie de thorax et d'abdomen peut montrer le
cul-de-sac supérieur dilaté rempli d'air avec la sonde n'allant
pas plus bas. La présence d'air dans le tube digestif traduit
l'existence d'une anastomose de l'œsophage inférieur avec la
trachée ou les bronches.
Cardiopathies congénitales :
Les détresses respiratoires néonatales révèlent les
cardiopathies congénitales mal tolérées. Actuellement, une
minorité est dépistée au stade anténatal. Deux tableaux sont
possibles:
* survenue d'une hypoxie réfractaire:
- elle réalise une cyanose intense, rebelle à toute
oxygénothérapie.
- le plus souvent, il s'agit d'une transposition des gros
vaisseaux évoquée devant une surcharge pulmonaire vasculaire,
une silhouette ovoïde sans cardiomégalie.
- les autres cardiopathies cyanogènes s'accompagnent d'une
hypovascularisation pulmonaire.
* la survenue d'une insuffisance cardiaque:
- est facilement reconnue devant l'association: hépatomégalie,
cardiomégalie, tachycardie avec bruit de galop.
- les deux diagnostics principaux sont l'hypoplasie du cœur
gauche avec collapsus intense et le syndrome de coarctation de
l'aorte, qui se manifeste le plus souvent après quelques jours
de vie (après la fermeture du canal artériel), avec toujours
abolition des pouls fémoraux, hypertension artérielle aux
membres supérieurs, signes d'hypoxie tissulaire.
Causes plus rares :
* Les anomalies laryngées s'accompagnent d'un bruit inspiratoire
et sont identifiées par la laryngoscopie (paralysie des cordes
vocales, angiome, kyste).
* Les anomalies trachéales concernent surtout les compressions
par des arcs vasculaires anormaux (surtout double arc aortique).
La symptomatologie respiratoire est paroxystique. Le diagnostic
est fait par la fibroscopie, le transit œsophagien
* Les malformations broncho-pulmonaires ou thoraciques à
révélation néonatale, de plus en plus souvent dépistées par les
échographies anténatales:
- sont surtout responsables de détresses respiratoires
néonatales, les kystes bronchogéniques.
- les agénésies et hypoplasies pulmonaires sont souvent de
mauvais pronostic après une phase de ventilation assistée.
Détresses respiratoires secondaires à des maladies neurologiques
et musculaires :
Affections neuro-musculaires :
* Certaines affections neuro-musculaires peuvent se manifester
dès la période néonatale:
- la maladie de Wernig-Hoffmann (amyotrophie spinale infantile).
- la myopathie de Steinert ou d'autres myopathies.
* le diagnostic est orienté par:
- des antécédents familiaux, une consanguinité des parents.
- la normalité du parenchyme pulmonaire.
- la faible ampliation respiratoire, la diminution de la
motilité fœtale et néonatale.
* le diagnostic est confirmé par l'électromyogramme, la biopsie
musculaire.
D'exceptionnelles atteintes centrales :
Les atteintes centrales sont exceptionnelles:
* le syndrome d'Ondine réalise une hypoventilation alvéolaire
pendant le sommeil.
* la survie nécessite une ventilation assistée pendant le
sommeil.
PATHOLOGIES ACQUISES :
Détresse respiratoire transitoire du nouveau-né :
La détresses respiratoire transitoire du nouveau-né ou détresse
respiratoire par retard de résorption est la la plus fréquente
(1% des naissances). Elle est secondaire à un retard de
résorption du liquide pulmonaire.
Elle atteint le nouveau-né de tout âge gestationnel et de tout
poids, quelles que soient les circonstances de l'accouchement,
mais elle est plus fréquente après les césariennes (absence de
compression thoracique des accouchements par voie basse et
aussi, en cas de travail court ou absent, diminution de la
sécrétion des catécholamines dont le rôle est d'entraîner une
résorption du liquide pulmonaire).
* Les signes respiratoires:
- les premiers signes apparaissent dès la salle de travail, plus
rarement après quelques heures.
- la tachypnée est le signe principal: respiration superficielle
et rapide avec un rythme de 80 à 120/min.
- les signes de lutte sont d'intensité modérée avec une
distension thoracique.
- la cyanose est variable.
- l'auscultation pulmonaire peut retrouver des râles. Le reste
de l'examen est normal.
* La radiographie de thorax montre des signes variables:
- diminution fréquente de la transparence pulmonaire.
- images de granité alvéolaires et de stase interstitielle
(image de scissurite entre les lobes moyen et inférieur droits).
* Examens biologiques:
- il existe une hypoxie.
- parfois une acidose respiratoire (avec hypercapnie).
* L'évolution est en règle bénigne:
- le plus souvent en 24 à 48 heures, sans nécessité de
ventilation assistée.
- plus rarement sévère, nécessitant une ventilation brève de
quelques jours avec un pronostic généralement excellent.
Maladie des membranes hyalines :
La maladie des membranes hyalines survient chez le prématuré de
moins de 35 semaines de terme (pic de fréquence entre 30 et 32
semaines).
Elle est secondaire à une insuffisance en surfactant qui
entraîne un collapsus alvéolaire, responsable d'un shunt
droite-gauche intrapulmonaire.
Le diagnostic de maladie des membranes hyalines repose sur
l'association des signes cliniques initiaux, les signes
radiologiques caractéristiques et sur l'évolution stéréotypée
spontanée ou après administration de surfactant exogène.
Signes cliniques :
* Les signes cliniques débutent dès les premières minutes de vie
avec:
- une cyanose croissante.
- une accélération de la fréquence respiratoire.
- des signes de rétraction importants cotés par le score de
Silverman, avec en particulier un creusement xiphoïdien majeur
et un geignement expiratoire (qui créé une pression positive
expiratoire et qui lutte contre l'hypoxie).
Examens complémentaires :
* La radiographie pulmonaire montre une maladie de gravité
variable:
- des poumons rétractés.
- un syndrome alvéolaire d'intensité variable.
- au minimum simple granité diffus.
- au maximum opacité globale des deux champs pulmonaires
effaçant la silhouette médiastinale, et bronchogramme aérien
net.
* Les signes biologiques associent:
- une hypoxémie constante et allant en s'aggravant.
- une hypercapnie.
- une acidose métabolique.
- on peut s'aider d'un dosage du rapport L/S (lécithine sur
sphingomyéline) dans les sécrétions trachéales.
Evolution :
* Avant l'utilisation des surfactants exogènes, la maladie des
membranes hyalines avait une évolution stéréotypée:
- aggravation progressive de la détresse respiratoire et de
l'oxygénodépendance pendant 36 à 48 heures.
- puis amélioration brutale entre le 3e et le 6e jour de vie.
* après administration de surfactant exogène, l'amélioration
survient en règle beaucoup plus rapidement.
* La maladie des membranes hyalines est à l'origine de détresses
respiratoires néonatales extrêmement sévères, parfois associées
à une infection bactérienne ou à une hypertention artérielle
pulmonaire.
Inhalation de liquide amniotique :
Inhalation de liquide amniotique clair :
* L'inhalation de liquide amniotique clair entraîne un tableau
proche de la détresse respiratoire transitoire, en général plus
sévère.
* L'amélioration de la prise en charge à la naissance
(aspirations en salle de travail, kinésithérapie précoce) en a
diminué la fréquence.
* Par rapport à la détresses respiratoire transitoire, son
évolution se caractérise par:
- une détresse respiratoire plus prolongée.
- le recours plus fréquent à une ventilation assistée.
- un risque accru de pneumothorax.
Inhalation de liquide méconial :
* La fréquence et la gravité d'une inhalation de liquide
méconial dépendent de la qualité de la prise en charge
obstétrico-pédiatrique. Dans sa forme majeure, c'est la plus
grave des détresses respiratoires néonatales.
* Elle survient typiquement, dans un contexte de souffrance
fœtale aiguë, chez un nouveau-né à terme naissant par voie
basse. L'anoxie fœtale entraîne une émission in utero du
méconium et des mouvements respiratoires à type de "gasp",
provoquant l'inhalation du méconium.
* De la qualité de la prise en charge de ces nouveau-nés dépend
le pronostic. Si le nouveau-né est mal ou non aspiré à la
naissance, une détresse respiratoire immédiate apparaît et
s'aggrave avec:
- une tachypnée souvent considérable.
- des signes de rétraction modérés.
- un thorax bloqué en inspiration.
* La radiographie thoracique est typique par l'association
d'opacités alvéolaires nodulaires, des zones d'atélectasie et
des zones d'emphysème.
Infections pulmonaires :
Infections bactériennes néonatales :
* Les infections bactériennes néonatales peuvent entraîner des
détresses respiratoires néonatales sévères, surtout par
contamination materno-fœtale. Il est de règle, en néonatologie,
de toujours évoquer une infection bactérienne devant une
détresse respiratoire néonatale: toute détresse respiratoire
néonatale inexpliquée est a priori une infection et le
nouveau-né doit recevoir d'urgence des antibiotiques.
* La radiographie pulmonaire:
- évocatrice si elle montre des opacités micronodulaires et
macronodulaires.
- mais tous les aspects sont possibles: aspect de maladie des
membranes hyalines, détrssse respiratoire transitoire,
inhalation.
* Le prélèvement trachéal, associé aux autres prélèvements
bactériologiques, permet d'identifier le germe.
Infections virales néonatales :
* La détresse respiratoire néonatale d'origine virale la plus
fréquente est l'infection par le virus respiratoire syncytial
(VRS), acquise pendant la période néonatale. Le contage peut
survenir dès la naissance.
* Après incubation de 4 à 5 jours, on peut observer:
- un tableau de bronchiolite typique.
- ou, chez le prématuré, une forme apnéisante.
* Le diagnostic repose sur le caractère saisonnier (novembre à
mars) et l'identification du VRS dans les sécrétions des voies
aériennes.
Pneumothorax :
Les pneumothorax peuvent survenir au cours de l'évolution de
toute détresse respiratoire néonatale.
* Les signes cliniques sont variables, selon l'importance de
l'épanchement gazeux de son caractère compressif et la
pathologie pulmonaire associée:
- détérioration de l'état respiratoire brutale ou plus
progressive.
- distension et immobilité de l'hémithorax où se situe
l'épanchement.
- déplacement des bruits du cœur, sauf si épanchement bilatéral.
- parfois bradycardie avec tableau asphyxique pouvant entraîner
le décès.
- la transillumination peut aider au diagnostic.
* La radiographie thoracique confirme facilement le diagnostic.
Apnées du prématuré :
Les apnées du prématuré sont des pauses respiratoires de plus de
à 10 secondes, secondaires à l'immaturité du contrôle
respiratoire, ce qui explique qu'elles sont d'autant plus
fréquentes que l'âge gestationnel est bas.
Elles sont dépistées par le monitorage cardio-respiratoire
systématique des prématurés (moins de 35 semaines).
Elles peuvent s'accompagner de bradycardies (<80/mn) et de
cyanose.
Des pathologies peuvent les favoriser (obstruction nasale,
reflux gastro-œsophagien).
Persistance d'une hypertension artérielle pulmonaire :
L'adaptation cardio-respiratoire à la vie extra-utérine peut
être gravement perturbée avec la persistance ou le retour d'une
hypertension artérielle pulmonaire entraînant un tableau
d'hypoxie réfractaire dont la mortalité est élevée.
* Le diagnostic repose sur:
- la persistance d'une hypoxie rebelle, malgré une ventilation
assistée efficace (absence d'hypercapnie).
- la constatation, dans certaines situations, de poumons clairs
associés à un tableau asphyxique.
- les données de l'échographie Doppler cardiaque confirment le
diagnostic.
* Les hypertension artérielles pulmonaires peuvent compliquer
l'évolution:
- d'une maladie des membranes hyalines.
- d'une souffrance fœtale aiguë.
- d'une infection bactérienne à streptocoque B mais aussi à
d'autres germes.
- après césarienne délibérée (faite avant le début du travail,
pour des raisons obstétricales).
- ou survenir sans cause évidente.
Autres causes :
D'autres circonstances pathologiques sont à l'origine de
détresses respiratoires néonatales acquises:
- apnées, traduction clinique de convulsions, dépistées par
l'EEG systématique ou d'une méningite.
- hypoventilation liée à l'administration de médicaments
sédatifs à la mère (benzodiazépines ou morphiniques).
Diagnostic complications des détresses respiratoires
néonatales :
Les complications sont secondaires à la maladie causale et aux
techniques de ventilation.
Infections pulmonaires nosocomiales :
* Infections pulmonaires nosocomiales chez les patients intubés.
* Le diagnostic se fait sur:
- la présence de sécrétions trachéales purulentes.
- l'aggravation de l'état respiratoire.
- l'examen bactériologique des prélèvements trachéaux révélant
la présence de: staphylocoque doré, entérobactéries,
Pseudomonas.
Les épanchements gazeux(emphysème interstitiel, pneumothorax,
pneumomédiastins visibles sur les radiographies thoraciques)
sont favorisés par la ventilation mécanique.
Persistance du canal artériel :
* La persistance du canal artériel chez le prématuré provoque un
shunt gauche-droit.
* Le diagnostic est suspecté cliniquement: pouls hyperpulsatile,
gros cœur, souffle systolique.
* Il est confirmé par l'échographie cardiaque.
Survenue d'une dysplasie broncho-pulmonaire :
La survenue d'une dysplasie broncho-pulmonaire est liée à des
lésions pulmonaires, nécessitant une ventilation prolongée (plus
de 28 jours, par définition).
Traitement d'urgence :
Le traitement d'urgence repose sur l'évaluation de la gravité et
de l'évolutivité de la détresse respiratoire néonatale, ainsi
que sur l'identification de la cause.
Le maintien d'une hématose correcte est primordial.
TRAITEMENT SYMPTOMATIQUE :
Mesures thérapeutiques communes :
Certaines mesures sont communes à toutes les détresses
respiratoires néonatales:
* désobstruction des voies aériennes supérieures.
* arrêt de toute alimentation par voie digestive.
* pose d'une sonde gastrique à demeure pour vider l'estomac.
* perfusion périphérique pour maintenir une hydratation
correcte.
* maintien de l'homéostasie:
- thermique: mise en incubateur.
- hémodynamique avec si nécessaire: expansion volémique, drogues
vaso-actives.
- glycémique: surveillance des glycémies et adaptation des
apports intraveineux caloriques.
Il faut toujours penser à une infection devant une détresse
respiratoire néonatale et administrer des antibiotiques par voie
intraveineuse au moindre doute.
Méthodes d'aide respiratoire chez le nouveau-né :
Objectif :
* Les méthodes d'aide respiratoire chez le nouveau-né s'ajoutent
aux mesures précédentes. Il existe différentes techniques d'aide
ventilatoire.
* Leur but est de restaurer une hématose correcte, c'est-à-dire:
- PaO2 entre 50 et 80mmHg (6 à 10kPa).
- saturation cutanée en O2 entre 92 et 96%.
- PaCO2 entre 35 et 45mmHg (5 à 6kPa).
- pH entre 7,35 et 7,45.
Surveillance des gaz du sang :
La surveillance des gaz du sang au cours de toute détresse
respiratoire néonatale:
* est primordiale et allie deux éléments:
- les méthodes non invasives: oxymétrie de pouls, PO2 et PCO2
transcutanées.
- les méthodes invasives: prélèvements artériels ou veineux par
ponction ou sur cathéter (cathéter artériel ou veineux
ombilical, cathéter artériel périphérique) ou prélèvement
capillaire.
* une hypoxie peut entraîner une souffrance cellulaire et en
particulier neurologique, une hyperoxie (90mmHg) expose le
prématuré au risque de lésions rétiniennes (fibroplasie
rétrolentale).
* l'hypocapnie (>25mmHg) entraîne une alcalose métabolique et
une baisse du débit de perfusion cérébrale. Une hypercapnie
provoque une acidose respiratoire qui favorise les hémorragies
intraventriculaires.
Les différentes techniques par ordre d'efficacité croissante :
* L'oxygénothérapie par enceinte de Hood, permet de régler très
précisément la fraction inspirée d'oxygène (FiO2), en amenant de
l'air (21% d'CO2) et de l'oxygène en proportions adéquates pour
obtenir la FiO2 désirée:
- le débit total de ces deux gaz doit être suffisant (8l/mn)
pour chasser de l'enceinte le CO2 expiré et éviter une
hypercapnie.
- une FiO2 supérieure à 40% ou des signes d'hypoventilation avec
PaCO2>55-60mmHg (7-8kPa) doit faire passer à une technique plus
efficace.
* La pression positive continue nasale en ventilation spontanée,
consiste à appliquer dans les voies aériennes supérieures une
pression de 4 ou 5cm d'eau, au moyen d'une sonde nasale enfoncée
de 1 ou 2cm dans la narine. Différentes montages permettent de
réaliser une PPC nasale.
* La ventilation nasale se réalise comme une ventilation
mécanique, avec un respirateur, mais sur une sonde nasale
(enfoncée de 1 ou 2cm dans une narine) et non pas sur une sonde
endotrachéale.
* La ventilation mécanique (VM):
- la ventilation mécanique conventionnelle chez le nouveau-né
utilise surtout des respirateurs découpeurs de flux.
- d'autres techniques de ventilation mécanique, non
conventionnelles, sont utilisées couramment chez le nouveau-né
et se montrent parfois plus efficaces.
- l'oscillation à haute fréquence (OHF) et la ventilation à
haute fréquence (VHF) sont surtout proposées dans les détresses
respiratoires néonatales graves.
En cas d'échec des méthodes de ventilation mécanique associées
aux traitements médicamenteux, le recours à des méthodes d'aide
respiratoire extra-corporelle est possible dans quelques centres
spécialisés.
Traitements associés :
Les traitements associés aux techniques d'aide respiratoire:
* la sédation est souvent nécessaire (benzodiazépines,
morphiniques, parfois curarisation).
* la caféine est utilisée au moment de l'extubation ou dans les
méthodes sans intubation endotrachéale.
* le soutien hémodynamique peut être rendu nécessaire si la VM
retentit sur le débit cardiaque.
* la kinésithérapie respiratoire est nécessaire chez tout
nouveau-né ventilé, en tenant compte de la labilité de son état
respiratoire.
Transfert du nouveau-né :
* La prise en charge d'une détresse respiratoire néonatale est
une urgence, mais la poursuite des techniques d'aide
respiratoire (en dehors de la méthode de Hood réalisable dans
tout centre de néonatologie) nécessite le transfert du
nouveau-né, après mise en condition dans le centre de
réanimation néonatale le plus proche.
* Le transfert in utero:
- le transfert dans une structure spécialisée d'une femme
enceinte dont le nouveau-né est à risque de présenter une
détresse respiratoire néonatale, soit en raison d'une menace
d'accouchement très prématuré soit en raison du dépistage
anténatal d'une pathologie malformative, est un des éléments
majeurs du traitement:
- la naissance peut ainsi avoir lieu dans un centre ayant un
service de réanimation néonatale et, si possible, pour les
pathologies malformatives, également dans un service de
chirurgie néonatale.
- cela permet une prise en charge optimale d'emblée et évite les
effets néfastes du transport d'un nouveau-né fragile.
LES TRAITEMENTS SELON L'ÉTIOLOGIE :
Causes malformatives chirurgicales :
Les causes malformatives réclament des mesures urgentes,
spécifiques à chaque malformation. La qualité de la prise en
charge dépend donc de la qualité de leur dépistage dès la salle
de travail.
* La hernie diaphragmatique:
- la ventilation mécanique après intubation d'emblée est
urgente, en évitant toute ventilation au masque facial (qui
distend les anses digestives intrathoraciques et aggrave la
détresse respiratoire).
- puis le transfert en milieu spécialisé est urgent.
* L'atrésie des choanes:
- le traitement d'urgence repose sur la mise en place d'une
canule de Mayo. Parfois, une intubation (par la bouche) est
nécessaire.
- la cure chirurgicale sera faite au bout de quelques semaines.
* Le syndrome de Pierre Robin: le traitement d'urgence nécessite
la pose d'une canule de Mayo.
- dans la forme mineure, la position ventrale avec une
surveillance et un nursing rapprochés peut suffire.
- dans les formes graves, la canule de Mayo peut être
insuffisante. L'intubation est parfois extrêmement difficile (en
raison du rétrognatisme).
* L'atrésie de l'œsophage dont la prise en charge nécessite:
- la mise en position assise.
- la pose d'une aspiration continue du cul-de-sac supérieur
œsophagien pour empêcher l'inhalation de la salive.
- puis le transfert en chirurgie néonatale, où l'intervention
aura lieu dans les premières heures de vie.
* Les cardiopathies congénitales nécessitent un traitement en
urgence comprenant:
- l'assistance ventilatoire dans tous les cas d'insuffisance
cardiaque sévère.
- la perfusion de prostaglandine (prostaglandine E1) pour
réouvrir le canal artériel (coarctation de l'aorte,
transposition des gros vaisseaux).
Causes acquises médicales :
Maladie des membranes hyalines :
* Le surfactant exogène:
- l'administration intratrachéale dès que possible de surfactant
exogène est actuellement un élément fondamental du traitement de
la maladie des membranes hyalines.
- il existe deux types de surfactants exogènes commercialisés:
les surfactants synthétiques (purement lipidiques) et les
surfactants naturels d'origine animale (protéino-lipidiques),
plus efficaces.
- comme le surfactant naturel, les surfactants exogènes sont
recyclés par les pneumocytes II et 1, où deux instillations
endotrachéales suffisent.
* Corticothérapie maternelle: dans certaines situations de
menace d'accouchement prématuré, l'administration à la mère de
corticoïdes passant le placenta induit la synthèse de surfactant
chez le fœtus, permettant de diminuer la fréquence des maladies
des membranes hyalines.
Inhalation méconiale :
* Le traitement de l'inhalation méconiale est préventif: c'est
l'aspiration immédiate intratrachéale de tous les enfants nés
avec un liquide méconial.
* En cas d'état de mort apparente, la prise en charge doit être
parfaite: aspiration rapide et efficace avant de commencer la
ventilation indispensable en urgence. Dans ces cas, le pronostic
est lié à la maladie respiratoire et aux conséquences de
l'anoxie cérébrale périnatale, et donc à la qualité de la
réanimation néonatale.
Pneumothorax :
* Dans les formes sévères, un geste de décompression peut être
vital avant la réalisation d'une radiographie.
* Deux gestes sont possibles, selon l'urgence de la situation:
- l'exsufflation à l'aiguille (immédiatement réalisable et
simple): en cas d'épanchement gazeux modéré ou au contraire en
cas d'asphyxie, pour améliorer rapidement l'hématose avant le
drainage pleural.
- le drainage pleural percutané avec aspiration continue.
Apnées du prématuré :
* Leur traitement repose sur des thérapeutiques d'efficacité
croissante:
- la caféine, qui a une action de stimulation de la ventilation.
- la pression positive continue.
- la ventilation nasale.
- la ventilation mécanique.
* Le traitement d'un reflux gastro-œsophagien associé peut être
nécessaire.
* Le traitement des apnées secondaires relève du traitement de
leur cause:
- traductions cliniques de convulsions ou d'une méningite.
- effet de traitements maternels: utilisation d'antidote des
benzodiazépines (flumazénil) ou des morphiniques (naloxone).
Persistance d'une hypertension artérielle pulmonaire :
Devant la persistance d'une hypertension artérielle pulmonaire,
les thérapeutiques récentes en ont nettement amélioré le
pronostic:
* utilisation de vasodilatateurs artériels pulmonaires:
- le principal est le monoxyde d'azote (NO), administré chez un
malade ventilé par le circuit inspiratoire.
- il s'administre selon des modalités précises de surveillance,
et permet parfois d'éviter le recours aux techniques
extra-corporelles.
* ventilation par oscillateur à haute fréquence.
* si nécessaire: aide respiratoire extra-corporelle.