Pathologie de l’articulation sternoclaviculaire Cours de l'appareil locomoteur
Introduction
:
L’articulation sternoclaviculaire peut être intéressée par les différents
processus pathologiques de l’appareil locomoteur.
Souvent peu
décrite dans les traités classiques, cette région, comme l’ensemble
de la paroi thoracique antérieure, a retrouvé ses lettres de noblesse à
l’occasion de descriptions relativement récentes de nouvelles entités.
Il peut s’agir de pathologies articulaires, mais également de
problèmes osseux de voisinage.
L’examen clinique de cette articulation facilement accessible, et
l’examen général, associé à des techniques d’imagerie, permettent
habituellement d’orienter la démarche diagnostique.
Rappels anatomiques :
L’articulation sternoclaviculaire est une diarthrose.
Ses surfaces
articulaires sont recouvertes chez l’adulte d’un fibrocartilage.
Il
existe un disque de fibrocartilage intra-articulaire séparant le plus
souvent la cavité articulaire en deux parties.
L’articulation est
entourée d’une synoviale et d’une capsule.
Elle est stabilisée par le
ligament costoclaviculaire, partant de la partie haute du premier
cartilage costal, dirigé obliquement en haut et en dehors, et se fixant
à la face inférieure de la portion médiale de la clavicule.
Sémiologie de l’articulation sternoclaviculaire
:
A -
SIGNES FONCTIONNELS :
Comme pour l’ensemble des pathologies ostéoarticulaires, la
douleur est le signe fonctionnel commun aux différentes étiologies
de la pathologie de l’articulation sternoclaviculaire.
La douleur siège
dans la région sternoclaviculaire, mais elle peut être l’objet
d’irradiations vers l’épaule, vers le cou ou vers le sternum, pouvant égarer le diagnostic.
La douleur peut être majorée par les
mouvements mobilisant l’articulation sternoclaviculaire et, en
particulier, par la mobilisation de l’épaule, lors des mouvements
d’antépulsion et d’abduction du bras.
B - SIGNES PHYSIQUES :
L’inspection retrouve habituellement facilement des modifications
locales à type de tuméfaction, d’hypertrophie, de saillie de
l’extrémité interne de la clavicule. De même, les signes
inflammatoires locaux cutanés (érythème) sont rapidement
reconnus.
La palpation peut retrouver le caractère rénitent d’un
épanchement intra-articulaire ou d’une synovite.
L’interrogatoire, à la recherche d’antécédents pathologiques (notion
de rhumatisme inflammatoire chronique, d’entérocolopathie, de
dermatose, de porte d’entrée septique éventuelle) du côté dominant,
d’habitudes professionnelles, ainsi que l’examen somatique général
(syndrome infectieux, psoriasis cutané ou pustulose palmoplantaire,
site d’injection intraveineuse de toxicomanie, arthrose digitale…)
représentent des éléments d’orientation importants de la démarche
diagnostique.
C - EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
:
Ils sont représentés essentiellement par l’imagerie : l’articulation
sternoclaviculaire est visualisée, mais avec difficulté, sur le cliché
thoracique de face ; elle peut permettre la mise en évidence d’une
asymétrie de la région.
Les aspects sont précisés actuellement au
mieux par la tomodensitométrie, éventuellement associée à des
reconstructions tridimensionnelles.
Elle a totalement
supplanté la tomographie classique.
La scintigraphie osseuse
objective des foyers d’hyperfixation mais n’est pas spécifique.
Elle
peut avoir le mérite d’attirer l’attention sur cette topographie dans
le cadre de pathologies diffuses.
L’imagerie par résonance
magnétique (IRM) permet d’orienter vers la nature inflammatoire
d’une lésion.
Des examens paracliniques biologiques sont surtout utiles pour la
recherche d’un syndrome inflammatoire ou d’un syndrome
infectieux, complétés par les hémocultures en cas de suspicion
d’infection.
Les gestes locaux à type de ponction à l’aiguille devant une
tuméfaction locale sont utiles à la recherche d’un agent infectieux et parfois à visée cytologique.
La biopsie locale reste indiquée dans les
cas difficiles ne faisant pas leurs preuves et suspects d’infection ou
de nature tumorale.
Diagnostic étiologique :
Les grandes pathologies de l’appareil locomoteur peuvent intéresser
l’articulation sternoclaviculaire.
La fréquence relative des différentes
pathologies est cependant difficile à appréhender car on ne dispose
pas de grandes séries et le type de recrutement médical, chirurgical
ou d’imagerie introduit un biais dans les publications.
Dans une
étude de Ficat et Arlet en 1958, sur 15 malades consultant pour
une articulation sternoclaviculaire douloureuse, les auteurs
trouvaient une tuberculose, une staphylococcie, une polyarthrite
rhumatoïde, six arthroses et deux cas indéterminés.
Inversement, les
mêmes auteurs recherchant une anomalie sternoclaviculaire
(hypertrophie de l’extrémité claviculaire ou de l’ensemble de
l’articulation, sensibilité à la pression, craquement aux mouvements,
limitation douloureuse des mouvements) sur un groupe de
200 rhumatisants ont trouvé des anomalies dix fois sur
29 polyarthrites, zéro fois sur 12 spondylarthrites, 21 fois sur
25 polyarthroses et 51 fois sur 134 pathologies diverses.
A - LÉSIONS DYSTROPHIQUES :
Il s’agit de l’ostéochondrose de l’extrémité sternale de la clavicule
ou maladie de Friedrich.
Comme les autres ostéochondroses, elle
intéresse les sujets jeunes de moins de 25 ans.
Elle s’exprime par un
empâtement ou une tuméfaction, le plus souvent unilatéraux, de
l’articulation sternoclaviculaire avec des douleurs d’horaire
mécanique déclenchées par la mobilisation de l’épaule.
Ailleurs,
chez une femme jeune, c’est la disgrâce esthétique qui amène à
consulter.
L’examen clinique trouve une tuméfaction sternoclaviculaire avec
parfois une subluxation claviculaire.
La biologie est normale. Les modifications de l’imagerie varient
selon le stade évolutif et intéressent l’extrémité claviculaire interne.
L’interligne et le sternum sont respectés. Les aspects les plus
classiques sont la fragmentation du noyau, l’ossification avec
irrégularité de l’épiphyse claviculaire, avec parfois disparition du
noyau sternal d’ossification de la clavicule et une déformation en
concavité de la surface claviculaire en « fourche ».
L’évolution est le
plus souvent favorable ; l’évolution secondaire vers une arthrose
précoce est possible.
B - ARTHROSE
:
L’articulation sternoclaviculaire est la localisation la plus fréquente
de l’arthrose sur la paroi thoracique antérieure.
Une étude histologique, effectuée en 1934 et portant sur
200 autopsies, avait révélé qu’après 50 ans, les articulations sternoclaviculaires présentaient toujours des altérations
dégénératives.
L’expression clinique en est, en revanche, moins
fréquente. En effet, Ficat et Arlet, sur 25 cas de polyarthrose,
trouvent des anomalies radiologiques dans 21 cas, mais l’articulation
est spontanément douloureuse dans quatre cas seulement.
C’est donc le plus souvent une déformation à type de saillie de
l’extrémité claviculaire interne qui va attirer l’attention.
La
pathologie siège le plus souvent à droite, chez la femme de plus de
50 ans, et est volontiers associée à une tendinopathie de la coiffe des
rotateurs.
Cette saillie est liée à une subluxation antéro-interne de
l’extrémité interne de la clavicule, avec possibilité de réduction de
cette saillie en décubitus dorsal et surtout lors de la rétropulsion de
l’épaule.
L’évolution est plus souvent latente, elle peut être marquée par la
possibilité de poussées douloureuses peu inflammatoires et
habituellement spontanément régressives.
Cette atteinte est fréquemment associée à d’autres localisations
d’arthrose (arthrose rachidienne, nodosités d’Heberden).
Radiologiquement, les remaniements sont volontiers discrets, avec
possibilité d’une ostéophytose, d’une altération de la structure
osseuse avec possibilité de condensation.
Sur les clichés de face, la subluxation interne est à l’origine d’un aspect d’élargissement en
virgule de l’interligne articulaire.
L’évolution est bénigne.
Il convient de rassurer les patients.
Le
recours à un traitement antalgique ou anti-inflammatoire non
stéroïdien par voie générale est rare, de même que l’indication
d’infiltration locale dans des formes rebelles qui sont peu fréquentes.
C - PATHOLOGIES INFECTIEUSES
:
L’atteinte sternoclaviculaire représente près de 9 % de l’ensemble
des arthrites septiques dans certaines séries.
La présence de cathéter central, les affections débilitantes, la
toxicomanie par voie intraveineuse, les altérations préexistantes de
l’articulation comme une arthrose sont autant de facteurs de risque
reconnus.
Cliniquement, l’arthrite septique sternoclaviculaire débute de façon
insidieuse sous forme d’une gêne thoracique antérieure.
Les signes
inflammatoires locaux sont possibles, mais souvent tardifs.
Biologiquement, on retrouve un syndrome inflammatoire, mais
l’hyperleucocytose est fréquemment absente.
Le diagnostic
microbiologique est effectué à partir des hémocultures, de la
ponction articulaire, voire de la biopsie.
Le germe en cause est fréquemment le staphylocoque doré chez les
sujets sans facteur de risque ou lors des étiologies iatrogènes.
Les
autres souches en cause sont diverses : streptocoques, Pseudomonas
aeruginosa (l’articulation sternoclaviculaire représentant le site de
25 % des arthrites à ce germe), en particulier chez les
toxicomanes, Salmonella, Brucella (0,8 % des brucelloses touchent
l’articulation sternoclaviculaire).
Divers germes ont été rapportés de
façon ponctuelle : gonocoque, Bacteroides, Haemophilus, Escherichia
coli.
La tuberculose sternoclaviculaire est rare, représentant 0,5 % de
l’ensemble des tuberculoses ostéoarticulaires et 1 à 2% des arthrites
tuberculeuses périphériques.
L’étiologie candidosique a également
été signalée dans cette région chez les immunodéprimés et les
toxicomanes par voie intraveineuse.
L’imagerie complémentaire est ici nécessaire et utile à un diagnostic
plus précoce.
En particulier, la tomodensitométrie permet de
visualiser les remaniements de l’articulation et surtout l’extension
dans les parties molles à l’origine d’un abcès rétrosternal ou
médiastinal, qui représente un élément de gravité ou encore,
l’évolution d’un abcès sous-cutané.
Le traitement repose sur l’antibiothérapie adaptée et suffisamment
prolongée.
L’efficacité de cette dernière et la précocité du diagnostic
grâce aux moyens actuels d’imagerie permettent de réduire le
recours éventuel à un drainage chirurgical.
D - PATHOLOGIES INFLAMMATOIRES
:
1- Spondylarthropathies :
Ce sont surtout les spondylarthropathies qui s’accompagnent d’une
atteinte de l’articulation sternoclaviculaire, parfois dans le cadre
d’une atteinte plus diffuse de la paroi thoracique antérieure.
Dans la spondylarthrite ankylosante, l’atteinte des articulations sterno-costo-claviculaires est retrouvée dans 18 % de
76 spondylarthrites par Jurik par une étude radiologique et dans
20 % de 50 patients par Fournié dans une étude clinique et
d’imagerie, avec une ancienneté moyenne de 12 ans de la maladie et
une bonne concordance entre la douleur spontanée et la présence de
lésions d’imagerie du plastron sterno-costo-claviculaire.
Ces lésions sont bien dépistées par la scintigraphie et leur nature
inflammatoire est confirmée par l’IRM avec prise de gadolinium
et, en radiologie ou scanographie, par des aspects de condensation,
d’érosions, la possibilité d’hyperostose ou d’ossification ligamentaire costoclaviculaire notamment.
Dans le cadre des autres spondylarthropathies, des atteintes
identiques ont été observées avec une fréquence superposable dans
le rhumatisme psoriasique.
L’atteinte de l’articulation sternoclaviculaire est mentionnée dans la
maladie de Behçet.
2- Autres rhumatismes inflammatoires
:
Ils sont moins fréquemment concernés.
Dans la polyarthrite
rhumatoïde, l’atteinte de l’articulation sternoclaviculaire est estimée
à 7 % des cas avec parfois développement d’un kyste synovial aux
dépens de l’articulation.
Dans la pseudopolyarthrite rhizomélique,
une atteinte érosive sternoclaviculaire a été observée chez 11 patients
sur 25 et chez aucun des 16 patients témoins en tomographie.
3- Arthrites microcristallines
:
Des calcifications du disque intra-articulaire ont été décrites dans
les cas de chondrocalcinose (neuf sur 27 patients dans une étude),
sans accès aigu de pseudogoutte cependant.
La goutte atteint rarement l’articulation sternoclaviculaire.
Il a cependant été rapporté des
cas de tophus dans cette région.
4- Monoarthrites isolées
:
La monoarthrite sternoclaviculaire idiopathique a été rapportée à
l’occasion de plusieurs séries de la littérature à la fin des années
1950.
Elle touche habituellement la femme jeune, est unilatérale,
s’accompagne de douleurs et de gonflements inflammatoires.
L’atteinte régresse en 1 an. Les radiographies sont habituellement
normales ou mettent en évidence secondairement une
déminéralisation modérée.
Les explorations locales ont ramené un
liquide inflammatoire, des aspects de synovite non spécifiques.
Ce
tableau devrait être revu avec les modalités d’exploration et les
conceptions nosologiques actuelles.
5- Manifestations articulaires diverses
:
De rares cas d’arthropathie sternoclaviculaire ont été observés après
dissection cervicale pour curage ganglionnaire.
Une saillie
claviculaire, en rapport avec une subluxation dans certains cas, est
l’élément clinique prédominant. Une évolution vers des
remaniements érosifs a pu être observée.
Un mécanisme proche
d’une arthropathie nerveuse a été évoqué.
Des observations ponctuelles font état d’une atteinte tumorale de
l’articulation sternoclaviculaire.
Il s’agit, dans certains cas, d’un
retentissement articulaire ou d’une extension à partir de lésions
osseuses.
Des cas d’ostéome ostéoïde, de chondrome, de
chondrosarcome, de myélome, de synovialosarcome et de lésions
métastatiques ont été signalés.
E - SYNDROME SYNOVITE, ACNÉ, PUSTULOSE,
HYPEROSTOSE, OSTÉITE (SAPHO)
:
Ce syndrome, individualisé sous l’impulsion de M F Kahn, occupe
une place originale dans la pathologie de l’articulation sternoclaviculaire, cette zone pouvant être intéressée à la fois par un
processus articulaire (synovite) ou par une atteinte osseuse de
voisinage, claviculaire et/ou sternale (hyperostose ou ostéite).
L’atteinte osseuse est évoquée plus loin.
Dans la série princeps, l’arthrite sternoclaviculaire et/ou
manubriosternale est observée huit fois sur 13 observations associées
à une acné ou à une hydrosadénite suppurée, soit 61 % des cas et
cette localisation est présente dans près de la moitié des cas
d’atteinte thoracique antérieure associée à la pustulose
palmoplantaire et dans environ un tiers des cas de manifestations
ostéoarticulaires associées à cette dermatose.
Dans la revue de la
littérature de Saghafi regroupant 253 cas d’hyperostose sternocosto-claviculaire dans la littérature anglo-saxonne, dont plus de la
moitié avaient une pustulose palmoplantaire, l’atteinte de
l’articulation sternoclaviculaire est retrouvée dans 44 % des cas.
Cette atteinte est bien dépistée par l’hyperfixation scintigraphique
qui l’accompagne et, radiologiquement, des modifications osseuses
de voisinage, en particulier sur l’extrémité claviculaire, sont
fréquentes (érosion, condensation, périostose, hyperostose).
Les
biopsies réalisées sur ce site ramènent habituellement une synovite
chronique ou subaiguë modifié.
Edlund, sur 15 biopsies
d’articulation sternoclaviculaire, a trouvé la présence de
Propionibacterium acnes dans sept cas.
F - PATHOLOGIES OSSEUSES :
1- Hyperostoses :
L’hyperostose sterno-costo-claviculaire a été décrite en 1975 par
Kohler.
Cette entité était décrite initialement comme localisée à la
paroi thoracique, sans atteinte axiale ou articulaire périphérique, ni
manifestation générale.
L’atteinte est volontiers bilatérale, à l’origine
de douleurs évoluant sur un rythme inflammatoire.
Cette évolution
s’étend sur des décennies par poussées entrecoupées de rémissions
avec extension progressive de l’hyperostose.
Radiologiquement, l’os est hypertrophié avec des localisations aux
clavicules, au sternum et aux côtes adjacentes, avec une évolution
centrifuge. Une érosion de l’articulation sternoclaviculaire et une
ossification du ligament costoclaviculaire sont possibles.
Ces
lésions sont régulièrement le siège d’une franche hyperfixation scintigraphique.
Un syndrome inflammatoire biologique accompagne les poussées.
Il
n’y a pas de marqueurs biologiques spécifiques.
La complication
sous forme de thrombose veineuse sous-clavière a été rapportée.
Ce cadre s’est progressivement enrichi d’autres descriptions :
l’ostéite récurrente multifocale de l’enfant avec la coexistence de
lésions diaphysaires et de signes généraux, mais aussi des atteintes
plus diffuses avec manifestations axiales et sacro-iliaques, et
l’association reconnue à certaines maladies cutanées telles les acnés
sévères (fulminans ou conglobata), ou encore l’hydrosadénite
suppurée, le psoriasis pustuleux palmoplantaire et particulièrement
les pustuloses palmoplantaires.
Ces différents éléments ont motivé
le regroupement de nombreux tableaux sous l’acronyme SAPHO.
L’atteinte cutanée peut précéder ou évoluer parallèlement aux
manifestations ostéoarticulaires, mais parfois n’apparaît que
plusieurs années après le début des signes radiologiques.
La possibilité d’atteinte rachidienne, de remaniements des sacroiliaques,
la présence du groupe human leukocyte antigen (HLA) B27
dans plus de 40 % des cas présentant une atteinte de la paroi
thoracique antérieure peuvent suggérer le rapprochement de ces
entités du cadre des spondylarthropathies.
2- Ostéose condensante de la clavicule
:
Il s’agit d’une affection rare décrite par Brower en 1974, le plus
souvent unilatérale, touchant plus fréquemment la femme.
Elle se
présente sous forme d’une tuméfaction douloureuse de l’articulation sternoclaviculaire avec, radiologiquement, une condensation de
l’extrémité interne de la clavicule et parfois une ostéophytose
inférieure.
À l’origine d’une hyperfixation scintigraphique, elle se
caractérise histologiquement par un épaississement des travées
osseuses et de l’os cortical, sans infiltrat inflammatoire.
Ce
remaniement est peut-être en rapport avec des sollicitations
mécaniques.
3- Autres remaniements osseux
:
Une résorption osseuse sous-périostée de la partie inférieure de
l’extrémité interne de la clavicule peut s’observer dans certains
tableaux d’hyperparathyroïdisme et aboutir à un aspect d’érosion et
de pseudoélargissement de l’articulation sternoclaviculaire.
La
maladie de Paget peut rarement toucher la partie interne de la
clavicule et retentir sur l’interligne.
Les pathologies tumorales
osseuses à extension articulaire ont déjà été évoquées
précédemment.
Les ostéonécroses sont rares sur la paroi thoracique
antérieure, en particulier chez l’adulte.
Des étiologies postradiques
ont été signalées, de même qu’un cas de nécrose sterno-costoclaviculaire
après revascularisation coronarienne par l’artère
mammaire interne.
La maladie de Friedrich est, pour
certains, liée à une nécrose aseptique de l’extrémité interne de la
clavicule.
Conclusion :
La pathologie de l’articulation sternoclaviculaire est riche et variée.
La
démarche diagnostique nécessite une analyse précise des éléments
anamnestiques, cliniques et d’imagerie.