Ostéofibrodysplasie de Campanacci Cours de l'appareil locomoteur
Définition
:
La dysplasie ostéofibreuse des os longs est un hamartome bénin.
Elle est presque toujours localisée au tibia et au péroné, se caractérise
par une prolifération de tissu ostéofibreux anormal et peut
s’accompagner de diverses déformations squelettiques.
Historique
:
Le premier cas décrit dans la littérature fait état d’une lésion tibiale
évoquant une dysplasie ostéofibreuse des os longs : il a été publié
par Frenghenheim en 1921, qui a nommé la maladie « ostéite
fibreuse congénitale ».
Plus tard, sous divers synonymes, on
retrouve dans la littérature des lésions similaires, interprétées de
façon erronée comme étant une expression de la « dysplasie
fibreuse » par certains auteurs, ou comme étant des
« pseudarthroses congénitales du tibia » dans d’autres cas.
En 1966, Kempson décrit deux cas de lésions tibiales qu’il nomme
« fibrome ossifiant des os longs », tout en précisant des aspects
histologiques qui les distinguaient de la dysplasie fibreuse.
La première définition de la « dysplasie ostéofibreuse des os longs »
est due à M Campanacci qui, en 1976, décrit la lésion comme étant
une entité clinique distincte, avec des caractéristiques radiographiques spécifiques.
Les observations de l’auteur sur 22 cas
font ressortir les différences entre la dysplasie ostéofibreuse et la
dysplasie fibreuse, en termes d’âge et de site de survenue, d’aspects
radiographique et histologique, ainsi que d’évolution.
Épidémiologie :
A - FRÉQUENCE :
La dysplasie ostéofibreuse est une lésion rare, dont l’incidence est
légèrement supérieure dans le sexe masculin.
Elle survient surtout
dans les 10 premières années de la vie, apparaissant souvent avant
l’âge de 5 ans, bien qu’elle ait été décrite en de rares occasions à
l’adolescence et dans les premières années de l’âge adulte.
B - LOCALISATIONS :
La lésion est quasi exclusivement localisée à la diaphyse tibiale et,
dans 10 % des cas, le péroné homolatéral est touché simultanément.
Une localisation bilatérale aux deux tibias et aux deux péronés est
exceptionnelle.
Dans quelques cas, elle n’a été observée que sur le
péroné, voire sur d’autres os longs tels que le radius, le cubitus et
l’humérus.
Un cas à localisations multiples avec implication
simultanée des deux tibias, du cubitus et du péroné droit a été
rapporté, bien que l’histologie n’ait pu être prouvée que pour une
seule des lésions.
En général, la lésion est localisée au tiers moyen de la diaphyse
tibiale, avec extension vers le tiers proximal et le tiers distal.
Il arrive,
moins souvent et par ordre de fréquence, que le tiers distal et le
tiers proximal de la diaphyse tibiale soient atteints isolément.
Lorsque la lésion concerne le péroné, elle touche toujours le tiers
distal de la diaphyse.
Symptômes :
La lésion est indolore et souvent asymptomatique, à l’exception de
la présence éventuelle d’une déformation squelettique.
Il existe
habituellement une soufflure de l’os cortical qui entraîne volontiers
une incurvation antérieure ou en varus-valgus de la diaphyse.
La
lésion peut devenir douloureuse suite à une fracture (de fatigue ou
pathologique), qui se voit dans 25 % des cas.
Néanmoins, ces
fractures ont une évolution favorable et se consolident généralement
très bien par un traitement orthopédique.
Une pseudarthrose serrée
a parfois été observée, et un seul cas de pseudarthrose lâche a été
rapporté.
Imagerie :
L’aspect radiographique est extrêmement évocateur et suffit souvent
à établir le diagnostic au cours des 10 premières années de la vie.
La
lésion se présente souvent comme une ostéolyse intracorticale
excentrée, généralement associée à une déformation de type
incurvation antérieure ou incurvation en varus-valgus de la
diaphyse.
La face superficielle de la corticale est soufflée
et amincie, disparaissant même en certains endroits, tandis que sa
face profonde est délimitée par un liseré de sclérose qui peut parfois
devenir très épais.
Conséquences de ces déformations, le canal
médullaire est souvent le siège d’un rétrécissement, voire d’une
fermeture complète, et l’ostéolyse peut parfois prendre un aspect
multiloculaire.
On observe aussi, dans certains cas, une opacité en
« verre dépoli » ressemblant à une dysplasie fibreuse au sein de
l’ostéolyse ou, dans d’autres cas, certaines zones ayant tendance à
s’ossifier.
Au tibia, la lésion est couramment excentrée, tandis qu’au
péroné elle peut concerner toute la largeur de l’os.
Une tomodensitométrie confirme les observations radiographiques,
montrant une lésion ostéolytique excentrée contenant un tissu
solide.
La corticale externe apparaît soufflée et amincie, et peut
même aller jusqu’à ne plus exister.
Le canal médullaire est rétréci et
la lésion délimitée par une bordure d’ostéosclérose.
L’examen par résonance magnétique nucléaire (IRM) montre un
faible signal homogène dans les images pondérées en T1.
L’intensité
du signal augmente de façon non homogène dans les dernières
images pondérées en T2.
L’examen par scintigraphie osseuse fait apparaître, au début de la
phase dynamique, une légère captation préférentiellement au temps
veineux.
À la phase terminale, une forte captation des nucléides
radioactifs est observée au même niveau.
Histologie
:
A - MACROSCOPIQUEMENT :
Le périoste est bien préservé et la corticale sous-jacente est très
amincie.
Le tissu intratumoral est solide, adhérant aux parois de la
cavité, variable dans sa couleur (blanc, jaune, rouge) et sa
consistance (molle ou fibreuse).
B - HISTOLOGIQUEMENT :
On note un tissu fibreux prédominant avec des cellules moins
nombreuses que dans la dysplasie fibreuse, présentant parfois un
aspect fusiforme ressemblant au fibrome histiocytaire.
Ce tissu
fibreux englobe de petites travées d’os réticulaire, toujours entourées
d’ostéoblastes actifs, cette caractéristique typique aidant à distinguer
la dysplasie ostéofibreuse de la dysplasie fibreuse.
Un
aspect particulier de la dysplasie ostéofibreuse des os longs concerne
l’architecture que l’on peut observer lorsque l’échantillon concerne
un fragment de tissu prélevé de la périphérie vers le centre de la
lésion : les travées osseuses se révèlent minces, éparpillées et
réticulaires au centre de la lésion, augmentant en nombre et en taille
à mesure que l’on se rapproche de la périphérie, pour devenir
lamellaires et s’anastomoser entre elles jusqu’à ce qu’elles finissent
par se confondre avec l’os hôte les entourant.
L’architecture
organisée, typique des lésions réactives telles que les myosites ossifiantes, semble suggérer une nature réactive et réparatrice de la
dysplasie ostéofibreuse des os longs.
On observe parfois une zone
de cartilage hyalin, qui est probablement due à un cal réparateur
d’une fracture de fatigue.
Immunohistochimie :
Les études immunohistochimiques avec anticorps de type
cytokératines se sont révélées positives dans près de 85 % des cas.
Des cellules isolées et éparpillées et de petits tubes
épithéliaux ont été observés, évoquant la relation possible de cette
lésion avec l’adamantinome.
Cependant, les cellules
épithéliales sont habituellement très éparpillées et difficiles à
identifier à l’aide d’un colorant de type hématoxyline-éosine.
Campanacci et Laus n’ont retrouvé aucune cellule épithéliale dans
les prélèvements biopsiques de leur série de 35 cas avec les colorants
hématoxyline-éosine ; les mêmes observations ont été confirmées
par d’autres études.
À l’inverse, aucune coloration positive à la cytokératine n’a jamais été retrouvée dans d’autres lésions
ostéofibreuses telles que la dysplasie fibreuse et le fibrome ossifiant crânien, ce qui confirme l’histogenèse spécifique de la dysplasie
ostéofibreuse des os longs et ses relations avec l’adamantinome.
Ces
deux affections montrent une réaction positive à la vimentine dans
les cellules fusiformes et les ostéoblastes du stroma fibreux.
Dans la
dysplasie ostéofibreuse des os longs, le constituant épithélial s’est
révélé positif aux cytokératines CKAE1/AE3 et CK19 et négatif pour
les CK8 et CK18, tandis que dans l’adamatinome, une réaction
positive inconstante a été observée, même aux deux dernières
cytokératines.
Dans une autre étude, la dysplasie ostéofibreuse des
os longs s’est révélée négative à l’antigène épithélial membranaire,
alors que l’adamantinome a montré une réaction positive constante.
Analyse cytogénétique :
Des recherches récentes ont, à l’aide de l’analyse cytogénétique,
confirmé la relation entre dysplasie ostéofibreuse des os longs et
adamantinome.
En analysant des cultures, à court terme, de
dysplasie ostéofibreuse des os longs au moyen de procédures
cytogénétiques standards, et en utilisant une hybridation in situ
fluorescente sur des cellules non cultivées, une trisomie des
chromosomes 7, 8, 12 et 22 a été observée pour la dysplasie
ostéofibreuse des os longs, suggérant une origine clonale et
vraisemblablement néoplasique de cette lésion.
À la même
époque, une trisomie des chromosomes 7, 8 et 12 a été décrite pour
l’adamantinome, ce qui tend à prouver que les deux lésions ont une
histogenèse commune.
Pathogenèse :
Ces 10 dernières années, la pathogenèse de la dysplasie ostéofibreuse des os longs et ses relations avec l’adamantinome ont
fait l’objet de nombreuses discussions.
Les
colorations immunohistochimiques à l’aide d’anticorps de
cytokératines ont révélé la présence d’un composant épithélial
modeste dans la plupart des cas de dysplasie ostéofibreuse des os
longs.
Par ailleurs, dans l’adamantinome classique,
certaines zones présentant l’aspect histologique typique de la
dysplasie ostéofibreuse des os longs sont couramment observées à
la périphérie de la lésion, associées à un tissu épithélial malin.
Dans
ces deux lésions, le tissu ostéofibreux semble être doté d’un pouvoir
réparateur, et l’on pense que sa prolifération pourrait être une
réaction au composant épithélial.
Ces observations permettent de
présumer que la dysplasie ostéofibreuse des os longs et
l’adamantinome partagent une même origine histogénétique.
En
1989, Czerniak et al ont émis l’hypothèse selon laquelle la
dysplasie ostéofibreuse pourrait être le résultat d’un processus
réparateur secondaire dont la croissance surpasserait celle du tissu
tumoral épithélial arrivé à maturité et en régression (en se
différenciant), nommant cette lésion « adamantinome différencié ».
Selon Mirra, qui a défini la dysplasie ostéofibreuse des os longs
comme un « adamantinome juvénile », les îlots de cellules
épithéliales contenus dans la dysplasie ostéofibreuse des os longs
pourraient, après de nombreuses années, être à l’origine d’une
tumeur maligne.
L’absence de réponse positive des cellules épithéliales aux cytokératines a été observée dans quelques 15 % des cas et pourrait
être due à la défaillance de l’analyse immunohistochimique
provoquée par la décalcification du tissu ou par l’exiguïté du
nombre de cellules contenant des filaments de kératine.
Par ailleurs,
on a avancé qu’il pourrait exister une forme de dysplasie ostéofibreuse des os longs sans relation avec l’adamantinome.
Une autre hypothèse est que les cellules épithéliales pourraient
parfois régresser spontanément, en étant « débordées » par le tissu ostéofibreux réactif.
Pour résumer ces théories récentes, la dysplasie ostéofibreuse des os
longs semble être un hamartome provenant d’un reliquat épithélial
ectodermique « délocalisé » dans la corticale au cours du
développement embryonnaire.
Le tissu réparateur ostéofibreux semble réagir à ces éléments épithéliaux en maintenant
une sorte d’équilibre au cours de l’enfance (de 0 à 10 ans) : il peut se
produire une progression clinique et radiographique
(« adamantinome différencié », positif aux cytokératines) ou une
régression de la lésion (« dysplasie ostéofibreuse », négative aux
cytokératines).
In fine, la lésion tendrait vers un processus autorésolutif après la puberté.
Mais parfois, au cours de l’enfance, le
composant épithélial peut progresser et devenir histologiquement
détectable grâce à une coloration à l’hématoxyline et à l’éosine.
Les
cellules épithéliales forment un petit îlot et se mêlent au stroma
classique de la dysplasie ostéofibreuse des os longs.
Cette lésion a
été dénommée « adamantinome intracortical juvénile » ou
« adamantinome semblable à la dysplasie ostéofibreuse » (moins de 20 cas ont été rapportés dans la littérature).
L’évolution d’une
dysplasie ostéofibreuse des os longs avec cellules épithéliales
positives aux cytokératines (adamantinome régressif) vers un
adamantinome classique après récidive a été rapportée dans deux
cas.
À l’exception de ces deux cas, l’évolution d’une dysplasie ostéofibreuse des os longs vers un adamantinome classique n’a
jamais été observée dans aucune des autres séries rapportées dans
la littérature ayant bénéficié d’un suivi étendu.
Diagnostic différentiel :
Le diagnostic différentiel avec la dysplasie fibreuse est généralement
facile.
La dysplasie ostéofibreuse des os longs n’est jamais
polyostosique (on n’a décrit qu’un seul cas multicentrique et
d’ailleurs sans confirmation histologique), hormis le fait qu’elle
peut concerner à la fois tibia et péroné ou être bilatérale.
Tibia et
péroné sont des sites inhabituels pour la dysplasie fibreuse, qui est
plus fréquente au fémur.
Sur les radiographies, la dysplasie fibreuse
est faite d’une ostéolyse intramédullaire centrale délimitée de façon
inconstante par un liseré d’ostéosclérose, contenant une opacité en
« verre dépoli » typique.
La déformation tibiale, caractéristique de
la dysplasie ostéofibreuse des os longs, ne se rencontre jamais dans
la dysplasie fibreuse.
D’un point de vue histologique, la dysplasie
fibreuse présente un tissu fibreux plus cellulaire, contenant des
travées réticulaires non bordées d’ostéoblastes actifs.
Il n’existe pas
d’architecture organisée, les travées osseuses restent réticulaires,
même à la périphérie de la lésion, et ne se transforment pas
progressivement en os lamellaire, trait typique de la dysplasie ostéofibreuse des os longs.
Le diagnostic différentiel avec l’adamantinome du tibia est un
problème bien plus réel, dans la mesure où ce dernier peut présenter
le même aspect radiographique que la dysplasie ostéofibreuse des
os longs.
Parfois, un prélèvement biopsique sur les zones
périphériques de l’adamantinome peut montrer un aspect
histologique ressemblant étroitement à la dysplasie ostéofibreuse des
os longs, sans toutefois contenir l’élément épithélioïde déterminant
pour le diagnostic.
Dans ces cas, le diagnostic différentiel est fondé
sur les notions cliniques et radiographiques : une lésion progressant radiographiquement après la puberté et devenant douloureuse fait
soupçonner un adamantinome.
En outre, la dysplasie ostéofibreuse
des os longs est habituellement une lésion intracorticale, alors que
l’adamantinome comporte volontiers une extension intramédullaire
et un envahissement des parties molles.
Dans de telles situations,
une biopsie est impérative.
Plus couramment, à l’histologie,
l’adamantinome comporte des amas épithéliaux hyperchromatiques
évidents tandis que, dans la dysplasie ostéofibreuse des os longs,
l’immunocoloration par cytokératine ne présente que des îlots isolés
de cellules épithéliales.
Selon Czerniak et al, il existe une forme
intermédiaire entre la dysplasie ostéofibreuse des os longs et
l’adamantinome malin classique, qu’ils ont nommée
« adamantinome différencié », laquelle se caractérise par l’âge du
patient (20 premières années), la localisation intracorticale et la
prédominance histologique d’un aspect semblable à la dysplasie
ostéofibreuse des os longs typique avec des éléments épithéliaux
éparpillés positifs à la cytokératine.
Les auteurs ont montré qu’il
pouvait y avoir deux évolutions différentes possibles de cette lésion
intermédiaire :
– le tissu ostéofibreux réactif pourrait croître davantage que le tissu
tumoral à maturité et en régression, évoluant vers une résolution
spontanée ;
– le tissu épithélial tumoral prend le dessus, évoluant vers un adamantinome classique.
Jusqu’à présent, l’évolution d’un adamantinome différencié ou régressif vers un adamantinome malin
au sein d’une récidive locale n’a été rapportée que deux fois dans la
littérature.
Évolution et traitement
:
Le comportement évolutif de la dysplasie ostéofibreuse des os longs
est variable et imprévisible, pouvant aller d’une petite lésion latente
à une ostéolyse proliférative progressive conduisant in fine à des
déformations du squelette.
En général, la lésion a une croissance
lente et modérée au cours des 5 premières années de la vie. Une
diminution de la vitesse de prolifération est généralement observée
entre 5 et 10 ans, avec stabilisation de l’aspect radiologique et des
déformations.
Enfin, après l’âge de 10-12 ans, l’ostéolyse tend à
s’ossifier progressivement, conduisant à une guérison spontanée en
fin de puberté.
Cette guérison spontanée peut parfois intervenir plus
précocement au cours de l’enfance.
Généralement, à l’âge adulte, le
seul reliquat d’une dysplasie ostéofibreuse des os longs non traitée
est un tibia incurvé ressemblant à un tibia pagétique.
Par le passé, la dysplasie ostéofibreuse des os longs a été considérée
comme une maladie agressive du fait de sa tendance à la récidive
après curetage ou résection.
En effet, lorsqu’une intervention
chirurgicale a lieu avant l’âge de 10 ans, les récidives locales sont
très communes, et parfois une nouvelle lésion dysplasique apparaît
en un autre point du même os.
Le taux de récidive locale mentionné
dans la littérature est compris entre 16 et 64 %.
En 1981, Campanacci et Laus ont rapporté 16 récidives locales sur 25 patients
traités par curetage ou résection sous-périostée, avec ou sans greffe
osseuse.
Aucune de ces récidives n’a été observée après l’âge de
10 ans, et l’évolution des lésions récidivantes s’est faite sous la forme
d’une croissance lente aboutissant à une stabilisation complète à la
puberté.
Lorsque la lésion est indolore et qu’elle présente l’aspect
radiographique typique d’une dysplasie ostéofibreuse des os longs
chez l’enfant de moins de 10 ans, la biopsie elle-même n’est pas
toujours nécessaire.
Cependant, des adamantinomes classiques et
semblables à la dysplasie ostéofibreuse ont été décrits chez des
enfants de moins de 10 ans.
L’enfant doit donc être suivi tout
au long de sa croissance et une biopsie doit être envisagée en cas de
progression radiographique agressive (invasion intramédullaire,
extension vers les tissus mous) ou lorsque des douleurs
apparaissent.
Le traitement chirurgical doit être réservé aux lésions
qui progressent radiographiquement de façon nette, aux patients
présentant des déformations squelettiques ou un risque de fracture
pathologique.
Lorsque le risque de fracture est très élevé, il est
possible de recourir à une protection par orthèse externe, mais un
traitement chirurgical avec curetage et greffe osseuse est
généralement préférable.
Lorsque les déformations
squelettiques sont sévères, une ostéotomie de correction peut être
réalisée, de préférence après la puberté.