DEFINITIONS :
Les termes de polynévrite et de multinévrite sont anciens. ils
remontent à la fin du siècle dernier.
Ils répondaient alors à une définition assez vague d' atteinte
du système nerveux périphérique.
On employait indifféremment l'un ou l'autre terme pour désigner
une atteinte diffuse et étendue des nerfs périphériques par
opposition aux mononévrites qui répondaient à l'atteinte d'un
seul tronc nerveux.
Progressivement, l'utilisation des termes de polynévrite et de
multinévrite va recouvrir des entités pathologiques différentes,
avec un certain bonheur d'ailleurs, puisque ces deux termes
seront utilisés dans la littérature française jusqu'à ces
dernières années.
Le terme plus général de névrite impliquait, par ailleurs, une
notion d'infection ou d'inflammation du nerf, notion qui sera
d'autant plus critiquée que bon nombre de causes de polynévrites
ne relevaient pas d'une atteinte infectieuse ou inflammatoire
(atteinte toxique, métabolique, carentielle, etc.).
Si bien qu'aujourd'hui, les termes de polynévrite et de
multinévrite tendent à être abandonnés au profit des termes de
polyneuropathie et de mononeuropathie multiple. Néanmoins, la
différence entre polynévrite et multinévrite, bien que
sémantiquement discutable, recouvre des entités
physiopathologiques différentes.
Par convention, on définit :
- les polynévrites ou polyneuropathies comme résultant d'une
atteinte diffuse, symétrique, intéressant les extrémités
distales des membres, notamment les membres inférieurs.
- tandis que les multinévrites résultent d'une atteinte
successive dans le temps et dans l'espace de plusieurs troncs
nerveux.
Cette distinction recouvre en réalité des processus
physiopathologiques différents et mérite ainsi d'être maintenue.
Le terme de polyradiculonévrite recouvre une entité différente
et implique une atteinte diffuse intéressant la totalité de la
fibre nerveuse, y compris la racine. L'origine inflammatoire est
habituelle, si bien que la terminologie utilisée actuellement
paraît justifiée.
Pour plus de commodité, nous utiliserons les termes de
polyneuropathies pour polynévrites et conserverons le terme de
multinévrites.
RAPPEL ANATOMIQUE :
Les fibres nerveuses périphériques sont schématiquement
réparties en deux grandes catégories : les fibres myélinisées et
les fibres amyéliniques.
Au sein d'une fibre nerveuse, on distingue des contingents
moteurs, sensitifs et végétatifs.
On conçoit ainsi qu'il y ait, dans une proportion variable, des
atteintes motrices, sensitives et végétatives.
Polyneuropathies
SYMPTOMATOLOGIE :
Troubles moteurs :
Les troubles moteurs se manifestent au début par des difficultés
à la marche, une fatigabilité anormale, une sensation de
lourdeur pour rapidement entraîner un “ steppage ” par déficit
des releveurs du pied.
- Le déficit peut gagner des muscles plus proximaux et
occasionner des difficultés à se relever d'un siège. Les membres
supérieurs sont atteints plus tardivement.
- Il n'y a pas, dans les formes habituelles, d'atteinte des
muscles respiratoires ou des nerfs crâniens.
Troubles sensitifs :
Les troubles sensitifs sont souvent initiaux.
- Ils intéressent les extrémités des membres inférieurs sous
forme de paresthésies permanentes, de dysesthésies, parfois de
brûlures ou de douleurs d'intensité variable.
- L'atteinte des grosses fibres myélinisées provoque une
altération de la proprioception (troubles de la sensibilité
profonde) sous la forme de troubles de l'équilibre, de la marche
(notamment dans l'obscurité), d'une ataxie.
- Il peut s'y associer des crampes, plus volontiers aux mollets
ou à la plante des pieds.
Troubles végétatifs :
Les troubles végétatifs sont plus rares et signent l'atteinte
des fibres amyéliniques.
Ils peuvent se manifester par une hypotension orthostatique
(malaises), des troubles vésicaux sphinctériens ou sexuels, des
troubles digestifs ou pupillaires.
EXAMEN PHYSIQUE :
L'examen permet de confirmer la nature périphérique de
l'atteinte, notamment par l' abolition des réflexes tendineux
(le plus souvent achilléens).
L'atteinte est symétrique, à prédominance distale aux membres
inférieurs.
Déficit moteur
Le déficit moteur est plus ou moins marqué, généralement sur les
releveurs du pied et des orteils. Il est accompagné
d'amyotrophie dans les territoires correspondants en cas de
dégénérescence axonale associée.
Déficit sensitif
Le déficit sensitif est plus difficile à apprécier. Il faut
étudier les sensibilités à tous les modes (tact, température,
douleur, proprioception).
- Le déficit est distal, symétrique, en chaussettes aux membres
inférieurs et en gants aux membres supérieurs.
- L'examen doit être particulièrement attentif à un déficit
sensitif intéressant le thorax, la face et le cuir chevelu, qui
apparaît après le déficit distal (atteinte des fibres longueur
dépendante).
Atteinte végétative
L'atteinte végétative est plus difficile à étudier sur le plan
clinique.
Il faut rechercher une hypotension orthostatique et des troubles
pupillaires.
Le diagnostic d'une polyneuropathie est ainsi aisé dans les
formes complètes, et les examens complémentaires auront pour
objectif de mieux préciser la nature de l'atteinte nerveuse
périphérique, d'en apprécier la sévérité et de rechercher une
étiologie.
C'est essentiellement par l' étude électrophysiologique,
indispensable, que l'on peut correctement explorer les
polyneuropathies.
Auparavant, bon nombre d'informations essentielles peuvent être
obtenues par l'interrogatoire et l'étude des facteurs
d'environnement.
ORIENTATION ETIOLOGIQUE :
L'orientation diagnostique étiologique va dépendre pour beaucoup
d'un certain nombre de facteurs.
Age
Les causes varient selon l'âge :
- les polyneuropathies de l'enfant sont rares, le plus souvent
d'origine héréditaire.
- chez l'adulte, les causes sont variées (on en dénombre près de
200). chez le vieillard, la recherche d'une cause est souvent
infructueuse.
Il est fréquent dans ces cas que la cause de la polyneuropathie
soit multifactorielle.
Origine géographique et ethnique
- La lèpre demeure la cause la plus fréquente de neuropathie,
mais la symptomatologie est plutôt celle d'une multinévrite.
- Enfin, l'origine ethnique peut présenter un certain intérêt,
par exemple les polyneuropathies amyloïdes héréditaires chez les
Portugais originaires de la région de Porto.
Recherche d'une affection familiale
La recherche d'une affection familiale est essentielle, surtout
dans les formes d'allure chronique.
C'est le plus souvent l'examen de membres de la famille qui
apporte le plus d'informations. Il est d'ailleurs souvent
nécessaire de pratiquer dans la fratrie des examens
complémentaires, notamment un électromyogramme, de nombreux cas
de neuropathies héréditaires étant asymptomatiques.
Circonstances entourant l'installation
Les circonstances entourant l'installation de la polyneuropathie
méritent d'être consciencieusement recherchées :
- notamment une maladie générale connue et susceptible de se
compliquer d'une atteinte du système nerveux périphérique
(diabète, insuffisance rénale), en se méfiant d'y accorder une
trop grande importance et de négliger ainsi la recherche d'une
autre cause.
- la liste des médicaments pris par le patient doit aussi être
examinée de façon attentive, y compris ceux dont la prise a été
interrompue quelque temps auparavant.
- l'installation de la neuropathie a pu aussi se dérouler dans
des circonstances particulières (vaccination, épisodes
infectieux, modifications de régime alimentaire entraînant
notamment une perte de poids, exposition à des toxiques
environnementaux et piqûre par des insectes).
Mode d'installation des troubles
Le mode d'installation des troubles est très certainement
l'élément le plus déterminant pour le diagnostic.
On distingue :
- les formes aiguës (installation en jours).
- les formes subaiguës (installation en semaines et en mois).
- les formes chroniques (installation en mois et en années) et
les formes d'installation très ancienne (parfois dans
l'enfance).
Les étiologies diffèrent ainsi notablement en fonction du mode
d'installation.
Nature des troubles
La nature des troubles peut aussi orienter vers certaines
étiologies.
On peut distinguer :
- les formes à prédominance motrice, à prédominance sensitive
(selon le mode de déficit sensitif).
- et les formes où prédomine l'atteinte végétative.
Examens complémentaires
EXAMEN ELECTROMYOGRAPHIQUE :
L'examen électromyographique est essentiel et indispensable pour
caractériser l'atteinte nerveuse périphérique.
Il a pour objectif d' étudier la conduction nerveuse motrice et
sensitive et, par l'intermédiaire d'une aiguille électrode,
d'étudier les unités motrices du muscle à l'effort ainsi que
l'état musculaire au repos.
Nature du processus physiopathologique
En utilisant judicieusement les paramètres
électrophysiologiques, il est possible d'identifier la nature du
processus physiopathologique responsable de la neuropathie.
On distingue schématiquement :
- les neuropathies axonales ou à prédominance axonale (les plus
fréquentes des polyneuropathies).
- les neuropathies démyélinisantes avec ou sans bloc de
conduction (plus fréquemment observées au cours des
polyradiculonévrites).
Elément du pronostic
Des signes de dénervation active ou de réinnervation sont, là
aussi, des éléments essentiels pour le pronostic.
BIOPSIE NEURO-MUSCULAIRE :
La biopsie neuro-musculaire est d'indication plus discutable.
Elle doit être réalisée dans un laboratoire suffisamment
entraîné pour répondre de façon satisfaisante aux questions
posées.
La biopsie neuro-musculaire ne devrait pas être demandée dans le
but d'affirmer le caractère neurogène périphérique d'un déficit
moteur ou sensitif mais pour une recherche plus spécifique
(vascularite, infiltrats, dépôts d'amylose, granulomes,
inclusions virales).
Des techniques plus sophistiquées, réservées à quelques
laboratoires, pourront être demandées (coupes semi-fines, étude
des fibres dissociées ou “ teasing ”, étude au microscope
électronique).
PONCTION LOMBAIRE :
Parmi les autres examens, on peut citer la ponction lombaire qui
permet d'étudier le taux de protéines du liquide
céphalo-rachidien et l'analyse électrophorétique des
immunoglobulines ainsi que la présence d'une réaction
cellulaire.
Dans la plupart des polyneuropathies, le liquide
céphalo-rachidien est normal.
AUTRES EXAMENS :
Les autres examens sont fonction de l'orientation clinique. Il
ne peut, en effet, être question de pratiquer de façon
systématique une batterie d'examens à la recherche d'une
étiologie sans que, préalablement, l'éventail des étiologies
n'ait été réduit par une analyse correcte de tous les éléments
que nous avons déjà signalés.
Causes des polyneuropathies
Polyneuropathies métaboliques :
Diabète
Parmi les causes métaboliques, le diabète vient en premier
(c'est sans doute la cause la plus fréquente sous nos climats).
La neuropathie est à prédominance sensitive (grosses fibres
myélinisées).
Plus rarement
Plus rarement, les polyneuropathies sont liées à :
- une hypothyroïdie.
- une hypoglycémie.
- une hyperlipidémie.
- et associées à une acromégalie.
Polyneuropathies de l'insuffisance rénale
Les polyneuropathies de l'insuffisance rénale ont vu leur
fréquence diminuer grâce à la pratique des dialyses et des
greffes rénales.
Polyneuropathies toxiques :
- Les polyneuropathies toxiques médicamenteuses sont fréquentes
: parmi les médicaments incriminés on peut citer (la liste n'est
pas exhaustive et risque de s'allonger au fur et à mesure de la
sortie de nouveaux produits) : isoniazide, disulfirame,
thalidomide, métronidazole et misonidazole, cisplatine,
vincristine, taxol, dapsone, almitrine, sels d'or et amiodarone.
- Les polyneuropathies toxiques dues aux produits industriels et
de l'environnement : intoxication au plomb (saturnisme),
acrylamide, arsenic, carbone disulphide, hexacarbones (N-hexane)
utilisés comme solvants ou par les toxicomanes par
l'intermédiaire de colles (“ glue sniffers ”), organophosphorés
(insecticides), thallium.
Polyneuropathies nutritionnelles et carentielles :
Neuropathies alcoolo-carentielles
Les neuropathies alcoolo-carentielles sont fréquentes.
Elles représentent la forme la plus classique de polyneuropathie
axonale distale :
- au stade initial de la neuropathie, les crampes et les
douleurs à la pression des mollets associées à une abolition des
achilléens, contrastant parfois avec la vivacité des rotuliens,
sont évocatrices d'une telle étiologie.
- le traitement comporte une nutrition correcte associée à une
thérapeutique par vitamine B1, de préférence par voie
intramusculaire.
Autres neuropathies par carence
Les autres neuropathies par carence :
- en vitamine B6.
- en vitamine B12 et en folates.
Polyneuropathies des maladies de système :
Pour les polyneuropathies des maladies de système, l'origine
peut être :
- un lupus érythémateux disséminé.
- une polyarthrite rhumatoïde.
- un syndrome de Gougerot-Sjögren.
- une périartérite noueuse et granulomatose de Churg et Strauss.
- une sarcoïdose.
Polyneuropathies des affections hématologiques :
Les polyneuropathies des affections hématologiques sont rares.
Elle sont le plus souvent dues à une infiltration leucosique des
nerfs ou des racines.
Les polyneuropathies des lymphomes, en revanche, sont
probablement sous-estimées, mais le tableau clinique n'est pas
univoque et reste souvent trompeur.
Polyneuropathies associées aux dysglobulinémies :
Neuropathies associées au myélome
- Dans le myélome multiple, la neuropathie est axonale,
d'évolution rapide et sévère.
- En revanche dans le myélome condensant ou le plasmocytome, la
neuropathie est d'évolution chronique et démyélinisante. on y
rattache le “ POEMS syndrome ”.
Neuropathies associées à la maladie de Waldenström
Neuropathies associées aux gammapathies monoclonales bénignes
Plus souvent IgM qu'IgG ou IgA.
Les neuropathies à IgM présentent des caractères très
particuliers. Atteintes démyélinisantes à prédominance
sensitive, d'évolution prolongée, associée à une ataxie et à un
tremblement des extrémités, elles semblent être directement
causées par l'action d'anticorps contenus dans l'IgM et dirigés
contre la MAG (“ myelin associated glycoprotein ”).
Neuropathies associées aux cryoglobulinémies
On retrouve des neuropathies associées aux cryoglobulinémies :
- soit dans le cadre d'une cryoglobulinémie mixte essentielle
aujourd'hui fréquemment associée à une hépatite C.
- soit dans le cadre d'une gammapathie monoclonale, d'un
lymphome ou d'une maladie systémique telle la périartérite
noueuse.
Polyneuropathies associées aux cancers :
La fréquence des polyneuropathies associées aux cancers est
difficile à apprécier. Mis à part les neuropathies par
infiltration, on retrouve les neuropathies paranéoplasiques sous
deux types.
Forme sensitive subaiguë de type Denny-Brown
La forme sensitive subaiguë de type Denny-Brown est la plus
évocatrice. Elle est liée à une atteinte des ganglions
postérieurs (ganglionopathie) et souvent associée à la présence
d'anticorps anti-Hu dans le sérum.
Forme sensitivomotrice
La forme sensitivomotrice est moins spécifique.
Ces deux types de polyneuropathies peuvent précéder la
découverte du cancer (le plus souvent bronchique) de plusieurs
années.
Polyneuropathies infectieuses :
Lèpre
La plus fréquente des polyneuropathies infectieuses dans le
monde est la lèpre :
- dans la forme tuberculoïde, elle donne plus volontiers un
aspect de mononévrite ou multinévrite.
- dans la forme lépromateuse, elle peut prendre l'aspect d'une
polyneuropathie.
- dans les deux cas, l'atteinte des petites fibres et des fibres
amyéliniques avec d'importants troubles trophiques caractérise
ce type de neuropathie.
Citons
On peut citer :
- les neuropathies diphtériques, devenues exceptionnelles.
- les polyneuropathies zostériennes, très rares.
- et les polyneuropathies terminales du SIDA.
Polyneuropathies de l'amylose :
Amylose primitive
L'amylose primitive est une affection rare, mais la neuropathie
y est fréquente :
- d'évolution subaiguë chronique, sévère.
- à prédominance sensitive et intéressant surtout les petites
fibres et les fibres amyéliniques.
- les manifestations dysautonomiques y sont fréquentes.
Amyloses secondaires
L'amylose peut être secondaire à une gammapathie monoclonale, le
plus souvent au myélome multiple.
Polyneuropathies héréditaires :
On distingue schématiquement deux grandes catégories de
neuropathies héréditaires : les neuropathies où le trouble
métabolique héréditaire est inconnu (on les appelle alors par
commodité neuropathies dégénératives) et celles où ce dernier
est connu.
Neuropathies héréditaires dégénératives
Les neuropathies héréditaires dégénératives peuvent être :
- sensitivomotrices : elles sont représentées par la
maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT). c'est l'affection
neurologique héréditaire la plus fréquente :
- elles sont caractérisées par le développement progressif sur
de nombreuses années d'une atrophie péronière, de pieds creux.
Bon nombre des patients porteurs de l'anomalie chromosomique
sont asymptomatiques.
- il existe deux formes principales : l'une caractérisée par une
hypertrophie nerveuse et un ralentissement généralisé et
homogène de la conduction nerveuse motrice (de l'ordre de 20 à
30 m/s sur le nerf médian), maladie de Charcot-Marie-Tooth type
1. Parmi ces patients, la majorité (plus de 80 %) ont une
duplication sur le chromosome 17 (CMT 1A) d'une zone contenant
la protéine PMP-22.
- la localisation chromosomique de l'autre forme (neuronale ou
CMT 2) est aujourd'hui inconnue.
- la forme liée au sexe (CMT X) serait fréquente, liée à une
mutation de la connexine 32.
- la maladie de Dejerine-Sottas serait en fait due à une
mutation ponctuelle sur le chromosome 1 (Po) ou 17 (PMP 22).
- sensitives : elles sont plus rares. On distingue :
- le type 1 à transmission dominante (maladie de Thévenard ou
acropathie ulcéromutilante).
- le type 2 ou forme récessive.
- enfin le type 3 correspond à la dysautonomie familiale ou
syndrome de Riley-Day.
- le type 4 est très rare : neuropathie congénitale avec
anhidrose ou neuropathie avec insensibilité à la douleur.
- les neuropathies à axones géants sont rares, débutent dans la
petite enfance. les enfants atteints présentent un faciès
particulier avec des cheveux frisés.
Neuropathies héréditaires non dégénératives
Il peut s'agir de :
- leucodystrophie métachromatique et à cellules globoïdes
(maladie de Krabbe).
- abêta-lipoprotéinémie.
- maladie de Tangier (déficit en lipoprotéine).
- maladies de Refsum, accumulation d'acide phytanique.
- maladie de Fabry (déficit en alpha-galactosidase).
- porphyrie aiguë intermittente, tableau proche du syndrome de
Guillain et Barré, mais la neuropathie est de nature axonale.
- amylose héréditaire, dont on décrit quatre grandes variétés :
type 1, forme portugaise, avec une mutation de la
transthyrétine, la plus fréquente. la neuropathie est axonale,
d'évolution subaiguë-chronique, sévère, invalidante,
caractérisée par des troubles sensitifs et végétatifs. Les trois
autres types sont plus rares et correspondent à des mutations
différentes.
Multinévrites
CLINIQUE :
Les multinévrites diffèrent des polynévrites.
Le tableau clinique résulte d'une atteinte de plusieurs troncs
nerveux, plexus ou racines.
Ces lésions nerveuses se succèdent dans le temps ou surviennent
simultanément, entraînant une atteinte franchement asymétrique.
Par exemple, atteinte d'un cubital, d'un côté, et d'un SPE, de
l'autre.
La diffusion des atteintes nerveuses pourrait en imposer pour
une polyneuropathie dans certaines circonstances.
Les lésions nerveuses relèvent le plus souvent d'une
vascularite, plus rarement d'infiltrats.
ÉTIOLOGIE DES MULTINEVRITES :
Diabète
Aspect rare des neuropathies diabétiques, les multinévrites
diabétiques peuvent intéresser les nerfs crâniens, surtout les
nerfs oculomoteurs. Le mécanisme est probablement vasculaire.
Vascularités
L'atteinte est due à une ischémie nerveuse, qu'il s'agisse :
- d'une vascularite nécrosante : périartérite noueuse, maladie
de Churg-Strauss.
- ou d'autres types de vascularites observées dans des maladies
systémiques : lupus érythémateux disséminé, polyarthrite
rhumatoïde, sarcoïdose, autres angéites d'hypersensibilité.
Étiologies de mécanisme mal élucidé
On retrouve une cryoglobulinémie, une maladie de Waldenström.
D'origine infiltrative
On retrouve un lymphome, la lèpre.
Paralysie tronculaire familiale récidivante.
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