RAPPEL HISTORIQUE :
En 1817, paraît l'ouvrage “ Assay on a shaking palsy ”, dans
lequel sir James Parkinson fait une description clinique très
précise de la “ paralysie agitante ”. Le terme “ akinésie ” est
défini plus tard (par Wilson, en 1929).
En 1880, J.-M. Charcot traite ses patients avec de la
scopolamine (anticholinergique), du fait de la séborrhée du
visage qu'il avait attribuée à une hypercholinergie.
En 1913, Guggenheim, en Suisse, isole la dopa à partir de
haricots (de Windsor). Il en donne quelques milligrammes à son
chien qui vomit et il en conclut : “ peu d’intérêt ”.
En 1917-1925, l'épidémie d'encéphalite léthargique de von
Economo fait plusieurs millions de morts. Elle a laissé parfois
comme séquelle une maladie de Parkinson “ postencéphalitique ”
qui a la particularité d'être peu évolutive (sur plus de 20
ans).
En 1948, le trihexyphénidyle (Artane), premier anticholinergique
de synthèse, est commercialisé.
En 1951, P. Deniker montre l'intérêt de la chlorpromazine dans
les troubles psychiatriques. Comme premier neuroleptique, on
retrouve le Largactil, de “ large action ”, car efficace sur de
nombreux symptômes psychiatriques.
En 1954, Carlsson, en Suède, découvre le mécanisme d'action des
neuroleptiques : ils bloquent les récepteurs dopaminergiques.
En 1960-1965, l'existence d'un déficit en dopamine dans le
cerveau des patients parkinsoniens est mise en évidence
(Barbeau, Hornykiewicz et Birkmayer).
En 1965, on effectue les premiers essais avec la dopa (mélange
racémique), puis avec la L-dopa. premiers succès, Cotzias
(Etats-Unis).
En 1969, la L-dopa est commercialisée en France (Larodopa).
En 1974, La L-dopa est associée à un inhibiteur de la
décarboxylase périphérique (bensérazide [Modopar ], carbidopa,
[Sinemet ]).
En 1975, agonistes dopaminergiques (bromocriptine [Parlodel ],
piribédil [Trivastal ]).
En 1982, la première greffe intracérébrale de glande surrénale
est effectuée par Borklund en Suède.
En 1989, les premières greffes de cellules fœtales humaines dans
le striatum sont réalisées.
En 1990, on découvre qu'un IMAO B (sélégiline [Déprényl ]) a un
effet favorable possible sur la progression de la maladie (étude
DATATOP sur 800 patients, Etats-Unis). En 1996, l'effet n'est
pas confirmé.
En 1992, on assiste au début des stimulations chroniques
intracérébrales (thalamiques) instaurées par A.-L. Benabid.
L-DOPA
La L-dopa, précurseur de la dopamine, franchit la barrière
hémato-encéphalique. Apporté par voie sanguine, cet acide aminé
ne présente par lui-même aucune propriété pharmacologique.
La L-dopa exerce son action centrale et périphérique par sa
transformation en dopamine grâce à la dopa-décarboxylase, enzyme
présente dans de nombreux tissus.
L'action de la L-dopa sur l'organisme est diffuse, centrale et
périphérique : l'action sur la voie dopaminergique nigrostriée
améliore les signes de la maladie, les autres actions sont
responsables des effets indésirables (nausées, hypotension).
Pharmacocinétique :
- Les taux sanguins de L-dopa varient très vite du fait d'un
métabolisme rapide qui s'effectue selon une décarboxylation en
dopamine (70 %), une méthylation en 3-O-méthyl-dopa (3-OMD [10
%]).
- Sa demi-vie est courte (l heure) et son absorption rapide
obéit à de grandes variations interindividuelles. Le pic
plasmatique est atteint en 20 à 90 minutes. Les taux efficaces
sont compris entre 1 000 et 3 000 ng/ml.
- L'heure de la prise, le repas, le régime alimentaire, les
anticholinergiques et les pansements gastriques sont autant de
facteurs de variations de l'absorption digestive.
- La relation entre la L-dopa ingérée et le pic plasmatique (C.
max) n'est ni étroite ni linéaire. les faibles doses sont
proportionnellement mieux absorbées.
- Au niveau gastrique, l'absorption est faible et la
décarboxylation importante. Le rôle majeur de l'estomac est
celui d'une valve régulatrice délivrant plus ou moins vite la
L-dopa dans le jéjunum où elle est absorbée. Ainsi une prise
unique peut provoquer deux pics plasmatiques, et l'absorption
est très rapide chez les patients gastrectomisés. Maximale au
niveau du jéjunum, elle peut être gênée par les acides aminés
aromatiques (L-tryptophane, tyrosine, 3-O-méthyl-dopa).
- Pour pénétrer dans les tissus cérébraux, la L-dopa doit
franchir deux barrières, l'une digestive et l'autre
hémato-encéphalique. Ces traversées membranaires s'effectuent
par un mécanisme de transport actif et saturable.
L-dopa tôt ou tard ?
- Apparue en 1970, la L-dopa n'est pas restée longtemps seule.
Quatre ans plus tard, elle est associée à un inhibiteur de la
décarboxylase périphérique qui permet de diviser les doses
quotidiennes par cinq et d' atténuer considérablement les effets
secondaires de type périphérique (nausées et hypotension
orthostatique).
- Dans les premières années d'utilisation, tous les patients
parkinsoniens ont été traités par la L-dopa et souvent à des
doses élevées, faisant apparaître des mouvements involontaires
de surdosage et dévoilant des fluctuations d'efficacité du
traitement au cours de la journée. De ce fait, après quelques
années d'utilisation, des détracteurs, tout en reconnaissant
l'efficacité souvent spectaculaire du médicament, l'accusaient
de provoquer des mouvements anormaux et des fluctuations
d'efficacité du traitement.
- Ainsi sont nées schématiquement deux attitudes : pour les
partisans de la L-dopa, il fallait l'utiliser le plus tard
possible pour tenter de différer les complications évolutives.
pour les partisans de la dopathérapie, il faut l'utiliser le
plus tôt possible pour utiliser le traitement au moment où il
est le plus efficace. La divergence existe encore de nos jours,
mais elle s'est très atténuée et on peut considérer maintenant
qu'il faut donner la dopa “ ni trop tôt, ni trop tard ”.
L-dopa seule ou en association ?
La tendance est de donner la L-dopa assez rapidement, associée à
une dose faible d'agoniste dopaminergique : c'est l'association
précoce.
Cette façon de faire permet une action simultanée présynaptique
et postsynaptique.
Elle a des avantages, dans l'immédiat, utilisant la synergie
entre les deux produits et permettant peut-être, à long terme,
de repousser l'apparition de fluctuations d'efficacité et de
mouvements involontaires.
Quelle L-dopa prescrire ?
La dopathérapie s'est enrichie de deux nouvelles formes : les
formes à libération prolongée (LP) et une forme buvable
(dispersible). Schématiquement, ces trois formes se définissent
par leur vitesse d'absorption.
On dispose ainsi de trois formes :
- à absorption rapide : la forme buvable.
- à absorption à vitesse intermédiaire : la forme standard.
- et à absorption plus lente et prolongée : la forme à
libération prolongée.
Ces trois formes ont des indications précises, schématiquement :
- la plupart des patients sont redevables de la forme standard.
- les patients qui présentent des fluctuations d'efficacité de
type sont redevables de la forme à libération prolongée.
- et la forme buvable peut être utilisée ponctuellement
lorsqu'il existe un besoin rapide de L-dopa dans la journée ou
encore chez les patients qui présentent des troubles de la
déglutition, indication pour laquelle elle a été mise au point
initialement.
PHYSIOPATHOLOGIE :
La lésion responsable de la maladie de Parkinson siège dans le
locus niger, noyau de quelques millimètres de long, en forme de
croissant, situé dans la partie haute du tronc cérébral.
Cette structure comprend les corps cellulaires des neurones
dopaminergiques contenant de la mélanine. Elle est pigmentée en
noir, d'où son nom.
Ce groupe de neurones transmet l'influx nerveux grâce à un
neuromédiateur : la dopamine.
Voie nigrostriée :
La voie nigrostriée est constituée des prolongements des
neurones dopaminergiques dont les corps cellulaires sont situés
dans la pars compacta du locus niger.
Leurs axones se distribuent au striatum (noyau caudé et putamen)
avec quelques collatérales à destination pallidale.
Cette voie dopaminergique exerce un rôle inhibiteur sur
l'activité des neurones cholinergiques du striatum.
La baisse de concentration en dopamine, dans le striatum,
provoque une hypercholinergie.
La thérapeutique consiste soit à prescrire des
anticholinergiques, soit à restaurer le fonctionnement des
neurones dopaminergiques par la L-dopa ou des agonistes
dopaminergiques directs.
On admet que les premiers signes cliniques apparaissent
lorsqu'une baisse de 80 % de la dopamine est atteinte dans le
striatum.
Autres lésions :
Il existe d'autres systèmes touchés dans la maladie de Parkinson
: le locus cœruleus (régulation de la tension artérielle et de
la fréquence cardiaque), le noyau dorsal du vague (motricité
digestive, vésico-sphinctérienne, salivation), l'hypothalamus
(température, poids corporel), les ganglions sympathiques
périphériques...
Dans toutes ces structures où siège une perte neuronale modérée
sans rapport avec l'importance de l'atteinte du locus niger, une
diminution des concentrations en dopamine, noradrénaline et
sérotonine est détectée.
Corps de Lewy :
L'étude en microscopie permet de retrouver la présence de corps
de Lewy, inclusions intracytoplasmiques situées dans les
neurones lésés qui affirment le diagnostic de maladie de
Parkinson idiopathique (ils sont, par exemple, absents dans la
paralysie supranucléaire progressive ou maladie de
Steele-Richardson).
La nature de ces inclusions est inconnue.
DIAGNOSTICS DIFFERENTIELS :
Maladie de Parkinson idiopathique :
La maladie de Parkinson idiopathique (MPI) représente la cause
la plus fréquente des syndromes parkinsoniens.
Cette maladie dégénérative, dont l'origine est inconnue, débute
à l'âge moyen de 60 ans (de 30 à 85 ans). Avant 40 ans, il
s'agit de maladie dite “ à début précoce ” :
- sur le plan anatomique, elle se caractérise par une
dépopulation neuronale du locus niger (substance noire)
prédominant dans la pars compacta, associée à une réaction
gliale et à la présence de corps de Lewy.
- sur le plan biochimique, le fait essentiel réside dans la
diminution de la concentration en dopamine dans le striatum
(putamen et noyau caudé). La dégénérescence de la voie
dopaminergique nigrostriée est corrélée à la sévérité des signes
moteurs.
- le diagnostic clinique est facile, dans la majorité des cas,
devant un tremblement de repos unilatéral ou une micrographie.
La réponse thérapeutique à la L-dopa en est une bonne
confirmation, si bien qu'il est rarement utile de demander des
examens complémentaires. Mais la moindre “ aspérité ”, tant à
l'interrogatoire qu'à l'examen clinique, doit conduire à
rechercher une autre étiologie.
Autres syndromes parkinsoniens :
Dans les autres syndromes parkinsoniens, on retrouve :
- en premier lieu, un syndrome parkinsonien iatrogène dû aux
neuroleptiques car il est réversible.
- les autres diagnostics sont essentiellement représentés par
les “ faux parkinsons ” : paralysie supranucléaire progressive,
atrophies multi-systématisées, dégénérescence cortico-basale et
maladies des corps de Lewy, chiffrées à 10-20 % de la totalité
des syndromes parkinsoniens. Ils sont souvent difficiles, au
début, parfois établis après plusieurs années de suivi ou même
post-mortem.
- ensuite, il s'agit de situations exceptionnelles : maladie de
Wilson chez le sujet jeune, maladie de Fahr.
- une autre circonstance de diagnostic subtil est la survenue de
chutes ou de troubles de la marche isolés chez un sujet âgé :
hydrocéphalie à pression normale, état lacunaire, maladie de
Parkinson idiopathique ou... conséquence du grand âge.
NOUVEAUX TRAITEMENTS :
Agonistes dopaminergiques :
Les récepteurs dopaminergiques postsynaptiques sont peu atteints
dans la maladie de Parkinson et la recherche de nouveaux
composés continue pour des agents plus spécifiques, plus
efficaces et ayant moins d'effets secondaires.
Après la bromocriptine, le piribédil, le lisuride, le
ropinirole, d'autres agonistes sont en cours de développement.
Actuellement, aucun de ces composés n'a un rapport
efficacité-tolérance aussi bon que celui de la L-dopa, mais ils
constituent un apport indispensable.
Inhibiteurs de la catéchol-O-méthyl-transférase :
Les inhibiteurs de la catéchol-O-méthyl-transférase (ICOMT), en
modifiant la cinétique plasmatique de la lévodopa, vont avoir un
effet bénéfique sur les fluctuations d'efficacité liées aux
prises de L-dopa.
Stimulation intracérébrale :
La stimulation intracérébrale à haute fréquence par électrodes
implantées à demeure est utilisée, depuis 1992, pour traiter les
cas de tremblement résistant au traitement.
Auparavant, dans les années 60, on pratiquait une lésion
définitive par échauffement (thalamotomie, pallidotomie).
L'électrode implantée est alimentée par un boîtier sous-cutané
(identique à celui d'un stimulateur cardiaque), mis en route par
le patient lui-même ou par un programmateur.
Les meilleures indications sont un tremblement unilatéral bien
que des stimulations bilatérales soient possibles.
De la même manière, la stimulation pallidale permet de réduire
considérablement les mouvements anormaux d'un hémicorps induits
par la L-dopa.
La stimulation bilatérale des deux noyaux sous-thalamiques qui
permet d'améliorer l'état des patients “ on-off ” est en cours
d'évaluation.
Implantations de tissus dopaminergiques intracérébrales :
Les greffes de tissus dopaminergiques dans le noyau caudé ont
été réalisées, dès 1981, par des médecins suédois. D'autres
expériences ont été conduites avec plus ou moins de succès.
Au début, il s'agissait d'implanter du tissu issu de la
médulo-surrénale du patient lui-même. La médulo-surrénale
possède des équipements enzymatiques pour synthétiser les
catécholamines, en particulier la noradrénaline et la dopamine.
Plus tard, les chercheurs ont implanté du tissu dopaminergique
d'un embryon humain, âgé de 8 semaines, dans le noyau caudé.
Cette pratique est beaucoup plus simple sur le plan chirurgical.
Les résultats obtenus demeurent néanmoins inconstants et restent
dans le domaine expérimental.
INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES :
Neuroleptiques
Les phénothiazines et les butyrophénones, mais aussi les autres
agents pharmacologiques bloquant les récepteurs dopaminergiques,
benzamides substituées (métoclopramide), s'opposent à l'action
de la L-dopa sur le récepteur postsynaptique.
Il est donc illogique de les associer à la L-dopa. Seule la
dompéridone, neuroleptique dont l'action est uniquement
périphérique, est possible.
Antihypertenseurs
Les antihypertenseurs doivent être utilisés avec discernement et
prudence.
On évitera les antihypertenseurs centraux (alpha-méthyl-dopa,
clonidine), car ils peuvent interférer avec le métabolisme de la
dopamine.
On leur préférera, plutôt que les diurétiques, les
bêta-bloquants, les inhibiteurs des canaux calciques ou de
l'enzyme de conversion.
Antidépresseurs
Les antidépresseurs s'avèrent souvent nécessaires.
Les tricycliques ont un effet anticholinergique favorable, mais
un effet alpha-bloquant défavorable et ils peuvent majorer une
hypotension orthostatique.
Si tel est le cas, l'emploi de molécules non tricycliques est
préférable. On préférera des molécules sédatives prescrites le
soir à faible dose (miansérine [Athymil ]). La fluoxétine
(Prozac) est contre-indiquée avec la sélégiline (Déprényl).
Amines sympathomimétiques
Les amines sympathomimétiques (adrénaline, isoprénaline,
éphédrine, dobutamine), rarement indiquées, doivent être évitées
car leurs effets sur les récepteurs adrénergiques périphériques
s'ajoutent à ceux de la dopamine (variations tensionnelles).
Inhibiteurs de la monoamine oxydase
Les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) non sélectifs
sont déconseillés car, plus qu'ailleurs, ils risquent de
provoquer des variations brutales et incontrôlables de la
pression artérielle.
Cependant, les IMAO de type B, comme la sélégiline (Déprényl),
qui agissent spécifiquement sur la dopamine, sont proposés comme
traitement adjuvant de la dopathérapie.
Vitamine B6
La vitamine B6, cofacteur de la décarboxylase périphérique,
accélère la dégradation de la L-dopa en dopamine.
Si la L-dopa est utilisée seule (Larodopa), ce qui est
maintenant exceptionnel, la vitamine B6 est contre-indiquée.
En revanche, si elle est associée à un inhibiteur de la
décarboxylase, la vitamine B6 reste logiquement sans effet
néfaste.
Agents cholinoformateurs
Les agents cholinoformateurs (déanol, diméthyl-amino-éthanol)
peuvent avoir une action contraire à celle de la L-dopa par leur
effet stimulant sur l'activité des neurones cholinergiques
centraux (striatum).
Papavérine
La papavérine est théoriquement déconseillée car elle s'oppose
expérimentalement à l'action de la dopamine.
En fait, aucun essai clinique, chez des patients traités, ne
démontre cet antagonisme. Cette contre-indication est donc toute
relative.
CHUTES :
Les chutes s'observent après plusieurs années d'évolution sauf
chez le sujet âgé.
Elles peuvent avoir plusieurs mécanismes.
Chutes accidentelles
Les chutes sont accidentelles lorsque le patient a trébuché sur
un obstacle. elles sont facilitées par la maladie de Parkinson.
Chutes par “ freezing ”
Tous les stimuli visuels ou auditifs peuvent entraîner un
blocage brutal de la motricité responsable d'un déséquilibre et
d'une chute : le passage d'une porte, une émotion ou un
événement inattendu mais aussi familier comme la sonnerie du
téléphone.
La chute est généralement précédée d'un piétinement, les pieds
sont comme “ collés au sol ” et le patient s'incline vers
l'avant, d'un bloc, “ en statue ” ou pivote sur le côté.
Chutes par instabilité permanente
Les chutes par instabilité permanente se voient chez les
patients ayant plusieurs années d'évolution, lorsque s'est
installée une instabilité à la marche, sans vertiges, non
latéralisée, sans élargissement du polygone de sustentation et
sans déficit proprioceptif.
Cette instabilité, qui, sur le plan physiopathologique, n'est
pas élucidée, peut provoquer une chute, surtout à l'occasion
d'un changement de direction, d'un ralentissement ou à l'arrêt.
Ces chutes se font parfois en arrière et peuvent être graves.
Chutes liées à une hypotension orthostatique
Les chutes sont liées à une hypotension orthostatique lorsque le
patient change de position brutalement, en se levant brusquement
d'un lit ou d'un fauteuil.
Le diagnostic est relativement aisé par l'interrogatoire du
patient qui précise que la chute a été précédée d'un malaise.
La prise de la tension artérielle couché puis debout à plusieurs
reprises pourra confirmer l'hypotension orthostatique à pouls
variable ou à pouls constant traduisant alors une dysautonomie
(ou la présence d'un traitement par bêta-bloquant).
Diagnostic positif
Nous prendrons pour type de description la maladie de Parkinson
idiopathique (MPI).
Le diagnostic de la maladie de Parkinson est avant tout
clinique, aussi s'assurera-t-on, tant par un interrogatoire que
par un examen clinique, qu'aucune autre étiologie n'est
responsable de ce syndrome extra-pyramidal. Au besoin, on
s'aidera de quelques examens complémentaires.
Les signes de début sont souvent unilatéraux ou asymétriques
avec apparition :
- d'un tremblement de repos de la main ou du pied.
- d'une écriture qui devient plus petite (micrographie).
- d'un ralentissement global de l'activité (lenteur).
- de troubles de la marche.
- d'une sensation de raideur avec gêne à l'exécution de certains
gestes comme celui de mettre un manteau.
- d'une fatigabilité anormale simulant un syndrome dépressif.
- de douleurs diffuses qu'elles soient musculaires ou
articulaires (PASH).
Le tableau clinique s'installe progressivement, en quelques
mois, et se complète.
On distingue ainsi les formes akinéto-hypertoniques (30 % des
cas), les formes complètes et les formes tremblantes
habituellement moins évolutives.
Les signes restent très longtemps asymétriques.
SIGNES NEUROLOGIQUES :
Tremblement de repos :
Le tremblement parkinsonien est un tremblement de repos. Il
disparaît aussi bien au cours de l'exécution du mouvement que
lors du maintien d'une attitude et réapparaît dès l'arrêt du
mouvement.
Cependant, lorsque le tremblement est important, il peut
persister lors du mouvement mais de manière atténuée.
- Le tremblement :
- est lent, 4 à 7 cycles par seconde, et régulier.
- prédomine aux extrémités.
- est aggravé par les émotions et disparaît pendant le sommeil.
- augmente ou il est déclenché par l' épreuve du calcul mental,
ce qui le différencie des autres tremblements.
- On le compare à des mouvements comme celui d'émietter du pain,
de rouler une cigarette. Les avant-bras “ battent le tambour ”,
le pied effectue des petits mouvements de pédalage. Le menton ou
la lèvre inférieure peuvent être concernés mais il épargne
toujours le chef.
- Chez quelques patients, on peut observer la coexistence d'un
tremblement d'attitude (rapide, irrégulier) et d'un tremblement
de repos (plus lent).
- Il manque souvent dans les autres syndromes parkinsoniens qui
se présentent comme des formes akinéto-hypertoniques pures.
Akinésie :
Perte de l'initiation et de l'exécution
L'akinésie est la perte de l'initiation et de l'exécution
automatique du mouvement :
- le geste est lent, rare, réduit en amplitude et demande au
malade un effort tout au long de son déroulement.
- le démarrage du pas se fait avec hésitation ou retard (
piétinement au démarrage).
- le balancement des bras a disparu, de même que le clignement
des paupières ou la mimique ( faciès figé ou “ poker face ”).
- la parole devient monotone, souvent plus basse (comme
enrouée), parfois le débit s'accélère (tachyphémie).
- l'écriture se modifie (la micrographie est parfois le premier
signe), non pas par le tremblement qui n'est présent qu'au
repos, mais par l'akinésie qui la rétrécit progressivement de
ligne en ligne.
Lenteur des gestes
L'ensemble des gestes se fait avec lenteur, aussi bien les
mouvements des mains, comme se boutonner, en particulier les
gestes alternatifs, comme brosser ou de rotation, comme battre
des œufs, que les mouvements axiaux, comme se lever d'une
chaise.
Chaque patient présente une gêne motrice qui lui est propre.
Epreuves simples
Des épreuves simples évaluent l' akinésie segmentaire : “ faire
des marionnettes ”, mouvements rapides d'ouverture et de
fermeture de la pince pouce-index ou d'ouverture et de fermeture
de la main, tapotement du pied sur le sol. on comparera le côté
droit et le côté gauche.
L' akinésie axiale se traduit dans les mouvements du tronc : se
lever d'un siège, sortir d'une voiture ou se retourner dans le
lit.
Disparition de l'akinésie axiale
Cette akinésie peut s'effacer totalement et soudainement, durant
quelques instants, et le malade retrouve alors des possibilités
normales (marche, parole, écriture) :
- ce sont les “ kinésies paradoxales ” souvent déclenchées
par une vive émotion.
- elles caricaturent la variabilité des signes de la maladie de
Parkinson d'un moment à l'autre, d'une journée à l'autre. Il
s'agit d'une des particularités de cette affection.
Perte du mouvement
L'akinésie est le signe le plus difficile à décrire et à évaluer
: il ne s'agit pas d'une paralysie, mais d'une “ perte du
mouvement ”.
Ce signe majeur de la maladie est le plus handicapant, mais
aussi le moins visible, contrairement au tremblement de repos
très visible mais rarement source de handicap grave.
Au stade évolué, l'akinésie est responsable de troubles de la
marche et de chutes.
Hypertonie extra-pyramidale :
- L'hypertonie extra-pyramidale est plastique, de consistance
cireuse ou en “ tuyau de plomb ”, le membre examiné conservant
l'attitude qui lui a été donnée.
- Elle reste stable et homogène tout au long de la mobilisation
passive, contrairement à l'hypertonie pyramidale, dite “
spastique élastique ”, qui se renforce d'autant plus que
l'étirement passif est rapide.
- Le phénomène de la “ roue dentée ” est perçu au niveau du
tendon du biceps lors de l'extension lente de l'avant-bras sur
le bras : l'hypertonie extra-pyramidale cède par à-coups, mais
le sujet doit être parfaitement détendu :
- ce signe est inconstant et il arrive de rencontrer des faux
positifs si le patient n'est pas détendu ou s'il existe un
tremblement d'attitude associé.
- on retrouve également une augmentation du réflexe de posture,
bien perceptible au niveau du tendon du jambier antérieur.
- La “ manœuvre de Froment ” accentue l'hypertonie
extra-pyramidale : tout en effectuant des mouvements lents,
passifs, de flexion-extension de l'avant-bras sur le bras, on
demande au patient de “ faire les marionnettes ” avec l'autre
main : cela a pour effet de renforcer (ou de faire apparaître)
l'hypertonie du bras examiné.
- L'hypertonie prédomine sur les muscles antigravidiques
du cou et du tronc et aux racines des membres :
- à un stade évolué, le malade prend une attitude
caractéristique : la tête est projetée en avant, le cou en
extension, en “ col de cerf ”, le dos est courbé, les bras
demi-fléchis sont collés au corps et les genoux et les hanches
sont en demi-flexion.
- les doigts en extension réalisent la “ main d’écrivain ” et
les déformations du pied apparaissent plus tardivement, en équin
avec flexion en griffe des orteils.
Autres signes neurologiques :
Le réflexe naso-palpébral est vif et inépuisable.
Les réflexes ostéo-tendineux sont normaux. Il n'y a pas de signe
de Babinski, de signes cérébelleux, de déficit sensitif et
l'oculomotricité est normale.
AUTRES SIGNES CLINIQUES :
Signes neuro-végétatifs :
Parmi les signes neuro-végétatifs, on retrouve :
- une hypotension orthostatique qui risque d'être majorée par le
traitement.
- une hypersalivation, séborrhée du visage qui est luisant (“
visage pommadé ”), parfois larmoiement, fausse conjonctivite,
dermite séborrhéique du cuir chevelu.
- des troubles vésico-sphinctériens (dysynergie
vésico-sphinctérienne, contraction désinhibée du détrusor),
responsables d'envies fréquentes (à différencier d'un obstacle
prostatique chez l'homme : même âge).
- des troubles de la sudation.
Troubles psychiques :
Troubles de l'humeur
Des troubles de l'humeur sont fréquents et un état dépressif
peut accompagner le début de la maladie ou apparaître plus
tardivement.
Pour certains auteurs, la dépression serait “ le quatrième signe
” de la maladie.
Cet état dépressif est rarement intense, car les idées
suicidaires et les sentiments d'auto-accusation sont peu
fréquents. Il s'accompagne très souvent d'anxiété et pose à la
fois des problèmes diagnostiques (lenteur de l'akinésie ou
ralentissement de la dépression ?) et thérapeutiques (tolérance
des antidépresseurs, interactions médicamenteuses).
Anxiété
L'anxiété est fréquente, tout au long de l'évolution, avec une
hyperémotivité. Elle interfère avec certains signes moteurs
(tremblement).
Hallucinations visuelles
Des hallucinations visuelles surviennent par accès de courte
durée, généralement en fin de journée, après quelques années
d'évolution, favorisées par les traitements.
Il s'agit de personnages que le patient connaît et reconnaît,
parfois d'un animal domestique, de silhouettes ou
d'hallucinations “ de présence ” : le patient croit à la
présence de quelqu'un dans la pièce.
Ces hallucinations sont généralement critiquées, peu gênantes et
n'annoncent pas forcément le début d'une détérioration
intellectuelle.
Accès confusionnels
Des accès confusionnels surviennent chez les sujets âgés,
d'origine médicamenteuse ou à l'occasion d'une déshydratation,
d'un foyer infectieux (dont c'est parfois le premier signe).
Détérioration intellectuelle
On observe une détérioration intellectuelle de type
sous-cortico-frontal avec ralentissement psychomoteur et
difficultés de concentration, d'attention et d'apprentissage.
Signes généraux :
Dans les signes généraux, on retrouve :
- un amaigrissement (parfois important, de plusieurs
kilogrammes, qui peut inaugurer la maladie).
- des œdèmes des membres inférieurs.
- il faut rechercher de principe une dysthyroïdie : si fixité du
regard, tremblement, amaigrissement : hyperthyroïdie. à
l'inverse si fatigue, lenteur : hypothyroïdie.
EXAMENS COMPLEMENTAIRES :
L'électroencéphalogramme, le scanner, l'IRM et l'étude du
liquide céphalo-rachidien sont normaux dans la maladie de
Parkinson.
Le moindre doute sur une autre étiologie d'un syndrome
extra-pyramidal doit conduire à les prescrire.
Diagnostic différentiel
La maladie de Parkinson idiopathique représente la cause la plus
fréquente des syndromes parkinsoniens.
Mais la moindre “ aspérité ”, tant à l'interrogatoire qu'à
l'examen clinique, doit conduire à rechercher une autre
étiologie.
Les autres syndromes parkinsoniens sont plus rares (15 % des
syndromes parkinsoniens).
En premier lieu, un syndrome parkinsonien iatrogène dû aux
neuroleptiques doit être recherché car il est réversible. Les
autres diagnostics sont essentiellement représentés par les “
faux parkinsons ” : paralysie supranucléaire progressive,
atrophies multisystématisées, dégénérescence cortico-basale et
maladies des corps de Lewy.
Ces autres syndromes parkinsoniens regroupent des étiologies
variées.
Syndrome parkinsonien postencéphalitique :
Le syndrome parkinsonien postencéphalitique a surtout un intérêt
historique.
Après l'épidémie d'encéphalite léthargique de von Economo, de
1918 à 1927, de nombreux syndromes parkinsoniens sont apparus
parmi les survivants.
Les lésions prédominaient sur le locus niger et le pallidum. Il
n'existait pas de corps de Lewy, mais une dégénérescence
neuro-fibrillaire.
L'évolution était très lente sur plus de 20 ans. Il n'y a
actuellement pratiquement plus de survivants.
Parmi les autres encéphalites, on ne peut retenir que
l'encéphalite japonaise B pour laquelle le syndrome parkinsonien
apparaît bénin et non évolutif.
Syndrome parkinsonien iatrogène :
C'est le tout premier diagnostic à éliminer car il est aisément
curable. Tous les neuroleptiques peuvent l'induire.
- Les neuroleptiques classiques sont les phénothiazines, les
butyrophénones et les benzamides substituées. Le diagnostic peut
être évident chez un patient dont le traitement et la pathologie
psychiatrique sont connus.
- Le diagnostic peut être beaucoup plus difficile en cas de
traitement prolongé :
- par le métoclopramide (Primpéran), le tiapride (Tiapridal) ou
le sulpiride (Dogmatil) prescrits pour des troubles digestifs.
- ou la flunarizine (Sibélium) pour des vertiges.
- le Noctran et la Mépronizine pour une insomnie.
- ou le véralipride (Agréal) pour des bouffées de chaleur.
- Plus récemment, des syndromes extra-pyramidaux ont été décrits
sous inhibiteurs calciques : diltiazem (Tildiem).
La survenue des troubles dépend peu de la dose totale
administrée. Ils peuvent apparaître précocement ou, au
contraire, s'installer progressivement après plusieurs mois ou
plusieurs années de traitement.
Ils régressent à l'arrêt du traitement, en plusieurs mois.
Exceptionnellement, ils dévoilent une authentique maladie de
Parkinson idiopathique, qui, elle, va progresser.
Paralysie supranucléaire progressive :
La paralysie supranucléaire progressive (PSP), ou maladie de
Steele-Richardson-Olszewski, se caractérise par des lésions de
dégénérescence neuro-fibrillaire prédominant dans le locus
niger, le striatum, le pallidum et les tubercules quadrijumeaux.
- Le syndrome parkinsonien de forme akinéto-hypertonique,
symétrique se traduit par une raideur axiale, une dysarthrie et
des chutes précoces.
- Il s'accompagne d'une paralysie des mouvements de poursuite
oculaire vers le bas puis en latéralité et en convergence.
- Un syndrome pseudo-bulbaire et une démence
sous-cortico-frontale s'installent rapidement.
- L'évolution est rapide (5 à 7 ans).
Atrophies multisystématisées :
Dégénérescence striatonigrique
Dans la dégénérescence striatonigrique, les lésions prédominent
au niveau du putamen, des globes pâles, du locus niger et du
locus cœruleus.
Aux signes extra-pyramidaux s'ajoutent des signes pyramidaux,
des manifestations dystoniques, une incontinence urinaire et une
hypotension orthostatique.
Atrophie olivo-ponto-cérébelleuse
L'atrophie olivo-ponto-cérébelleuse (forme sporadique) associe
des lésions de l'olive bulbaire, des noyaux du pont et une
atrophie corticale cérébelleuse.
Le syndrome parkinsonien peut être inaugural, mais il est
souvent plus tardif, précédé par des troubles cérébelleux.
Syndrome de Shy et Drager
Dans le syndrome de Shy et Drager, les lésions sont situées dans
le locus niger et la colonne intermédiolatéralis de la moelle.
Le syndrome parkinsonien akinéto-hypertonique est rapidement
associé à une dysautonomie sévère, en particulier une
hypotension orthostatique majeure (à pouls constant),
responsable de chutes précoces par perte de connaissance brève.
Dégénérescence cortico-basale :
La dégénérescence cortico-basale est au début unilatérale :
hypertonie d'un membre avec dystonie d'une main, apraxie
unilatérale.
Ensuite apparaissent des troubles de la marche, un syndrome
pseudo-bulbaire et une démence.
Maladie des corps de Lewy diffus :
La maladie des corps de Lewy diffus débute par des signes
extra-pyramidaux.
Ils sont rapidement suivis par des troubles psychiques
(confusion et hallucinations) :
- dont la particularité est d'être fluctuants au cours de la
journée.
- la prise d'antiparkinsoniens et de psychotropes
(benzodiazépines, antidépresseurs, neuroleptiques) aggrave ou
déclenche les troubles psychiques.
- une détérioration intellectuelle s'installe rapidement.
- l'évolution des signes moteurs et des troubles psychiques est
rapide : de 4 à 5 ans.
Sur le plan anatomique, on retrouve des corps de Lewy dans les
noyaux gris centraux, mais aussi au niveau du cortex cérébral.
Autres diagnostics différentiels :
Maladie d'Alzheimer
Il n'est pas rare d'observer des signes extra-pyramidaux au
cours d'une démence d'Alzheimer.
L'existence d'un syndrome aphaso-apraxo-agnosique, absent dans
la démence parkinsonienne, permet de différencier ces deux
maladies.
Le diagnostic différentiel est beaucoup plus difficile avec la
maladie des corps de Lewy. Il est souvent neuropathologique.
Hydrocéphalie à pression normale
L'hydrocéphalie à pression normale avec sa triade d'Hakim
(syndrome frontal, troubles de la marche, troubles urinaires)
peut évoquer un syndrome extra-pyramidal.
La dilatation des ventricules cérébraux sans atrophie corticale
au scanner ou à l'IRM et l'amélioration des signes après
ponction lombaire évacuatrice permettent le diagnostic.
Etat lacunaire
L'état lacunaire doit être évoqué chez un patient âgé, lorsque
le syndrome extra-pyramidal se manifeste, surtout par des
troubles de la marche, et lorsqu'il existe des antécédents
d'hypertension artérielle.
Le scanner cérébral, ou mieux l' IRM, permettent de mettre en
évidence des lacunes multiples dans les noyaux gris centraux,
souvent associées à des lésions de leuco-encéphalopathie liée à
l'hypertension artérielle.
Syndromes parkinsoniens associés
Les syndromes parkinsoniens sont associés à une démence et une
sclérose latérale amyotrophique et sont observés dans certaines
îles du Pacifique occidental (l'île de Guam).
Il existe une perte neuronale et une dégénérescence
neurofibrillaire.
Maladie de Wilson
La maladie de Wilson est une affection génétique rare, liée à un
trouble du métabolisme du cuivre, à laquelle il faut penser
devant tout syndrome extra-pyramidal débutant chez un sujet
jeune (avant 50 ans).
- Les troubles peuvent être précoces vers l'âge de 15 ans et
débuter par des manifestations hépatiques (cirrhose), une
rigidité extra-pyramidale, des mouvements anormaux, un
tremblement oppositionniste, des troubles psychiques constants.
- A l'examen oculaire à la lampe à fente, on retrouve un anneau
vert péricornéen de Keyser-Fleisher. le dosage de la cuprémie,
cuprurie et de la céruloplasmine permettent le diagnostic.
- Un diagnostic précoce et un traitement approprié entraînent
une amélioration des signes neurologiques, voire leur
disparition, tout comme les lésions hépatiques.
Causes rares
Parmi les causes rares, on retrouve :
- la maladie de Hallervorden-Spatz où l'on observe des
microcalcifications et une perte neuronale dans le locus niger
et les noyaux gris.
- la maladie de Fahr, dont la symptomatologie clinique est
variable, qui se caractérise par des calcifications visibles
radiologiquement dans les noyaux gris.
- les syndromes parkinsoniens symptomatiques qui sont rares. Des
traumatismes crâniens répétés, comme chez les boxeurs, peuvent
conduire à un syndrome parkinsonien atypique secondaire à des
lésions vasculaires.
- des lésions vasculaires des noyaux gris centraux discutées par
certains auteurs.
- des tumeurs intraparenchymateuses, gliomes, métastases,
tuberculomes... dans les noyaux gris ou le locus niger. ou
extra-parenchymateuses, comme les méningiomes de la ligne
médiane, qui sont exceptionnelles.
- l'intoxication aiguë par l'oxyde de carbone pouvant entraîner
une nécrose des globes pâles. Le syndrome parkinsonien apparaît
dans les semaines suivant l'intoxication, après la période de
coma.
- le manganèse, lors d'une intoxication chronique chez les
ouvriers manipulant le minerai, induit un syndrome parkinsonien
associé à un syndrome pyramidal et un tremblement d'attitude
important. Le plomb est exceptionnellement en cause.
- chez des héroïnomanes, l'action toxique du MPTP
(méthyl-phényl-tétrahydropyridine) a été responsable de cas de
syndrome parkinsonien sévère.
Évolution
La L-dopa et les antiparkinsoniens ont transformé radicalement
le devenir des patients, leur permettant, au moins les premières
années de traitement, de mener une vie presque normale.
Ces traitements substitutifs ne ralentissent pas la progression
de l'affection. Le bénéfice, souvent spectaculaire, apporté au
patient les premières années de traitement, diminue au cours du
temps. La L-dopa a réduit la mortalité d'un facteur 3 à un
facteur 1,5.
La progression de la maladie est très variable selon les
patients :
- les formes où prédomine le tremblement évoluent plus
lentement.
- l'âge de début influe plus sur la durée d'évolution que sur la
vitesse évolutive.
- les patients réagissant bien à la L-dopa, la première année de
traitement, ont un bon pronostic.
- si un épisode confusionnel survient la première année de
traitement, le pronostic intellectuel est mauvais.
- les patients chez qui la maladie débute tôt, avant 40 ans, ont
un risque plus élevé de voir apparaître des fluctuations
d'efficacité et des mouvements anormaux que les patients chez
qui la maladie débute tard. Ces derniers sont exposés au risque
de perte d'efficacité du traitement, de chutes, de troubles
psychiques.
Schématiquement, il est possible de distinguer trois étapes
évolutives.
Début de la maladie :
Au début de la maladie, le patient est peu gêné (stades 1 et 2
de Hoehn et Yahr).
Cette période appelée “ lune de miel ” dure en moyenne 5 ans.
La persistance de quelques signes (tremblement intermittent,
perte du ballant d'un bras, micrographie, dysarthrie) n'empêche
pas le patient de mener une vie pratiquement normale.
Lorsque la maladie est installée :
Lorsque la maladie est installée commence la période des
complications évolutives :
- la gêne motrice est alors nette (stade 3 et 5 de Hoehn et
Yahr). L'activité professionnelle se révèle soit difficile, soit
impossible. Le handicap moteur amène le patient à restreindre sa
vie familiale et sociale, les déplacements à l'extérieur sont
limités.
- plusieurs degrés de handicap existent à ce stade, dont
l'appréciation est gênée par des mouvements anormaux ou des
fluctuations d'efficacité du traitement dans la journée : à
certains moments, le patient est totalement libre de ses
mouvements (période “ on ”, stade 2), à d'autres, il peut être
très akinétique (période “ off ”, stade 5).
- ce stade évolue sur plusieurs années, l'apparition de chutes
ou d'épisodes confusionnels annonce souvent le troisième stade
évolutif.
Déclin d'efficacité :
Lors du déclin d'efficacité, le handicap est important (stade 4
à 5 de Hoehn et Yahr).
- Les chutes apparaissent et la marche devient impossible ou
très difficile nécessitant une aide. Les gestes sont lents,
rares, réduits au minimum :
- la parole, très atteinte, rend toute communication difficile.
Une aide devient indispensable pour tous les actes de la vie
quotidienne.
- des déformations articulaires fréquentes touchent les
extrémités ou le tronc.
- à ce stade, des troubles psychiques peuvent exister :
hallucinations visuelles, accès confusionnels ou détérioration
intellectuelle.
- c'est le stade de la perte d'efficacité de la L-dopa. Il
s'agit de patients chez qui la maladie évolue depuis de
nombreuses années (plus de 10 ans) et souvent âgés.
Complications sous traitement
Schématiquement, quatre grandes complications évolutives peuvent
survenir après quelques années de suivi et représentent un
important facteur de handicap.
Les fluctuations et les mouvements anormaux concernent plutôt
les sujets chez qui la maladie a débuté tôt (avant 50 ans), les
troubles psychiques et la perte d'efficacité se rencontrant chez
les sujets pour qui la maladie a débuté tard (après 70 ans) ou
chez les sujets âgés.
FLUCTUATIONS MOTRICES :
Les fluctuations motrices sont de plusieurs types.
Fluctuations liées aux prises de la L-dopa :
Akinésies de “ fin de dose ”
Les akinésies de “ fin de dose ” sont les plus fréquentes :
- il s'agit d'une diminution progressive de la durée de l'effet
de la prise de L-dopa qui donnait jusqu'alors une bonne
efficacité sur plusieurs heures.
- il ne s'agit pas d'une perte d'efficacité car l'effet, bien
qu'écourté, reste de bonne qualité, mais d'un épuisement
précoce.
- l'akinésie réapparaît 2 à 3 heures après chaque prise, selon
les patients en fin de matinée, en fin d'après-midi ou de
soirée.
- les fluctuations sont de gravité variable :
- elles sont peu intenses, se manifestant par un simple
ralentissement des gestes, n'entravant que peu l'autonomie.
- parfois elles sont sévères. l'akinésie ou le blocage moteur en
période “ off ” sont massifs (stade 5), empêchant la marche
ainsi que toute autre activité, alors que les périodes “ on ”
restent souvent de bonne qualité (stade 2).
Akinésies circadiennes
Les akinésies circadiennes sont des périodes d'inefficacité
thérapeutique de 1 à 3 heures, survenant à horaire fixe,
indépendamment de l'horaire des prises de L-dopa, plus
volontiers l'après-midi entre 15 heures et 17 heures.
Akinésie nocturne
L'akinésie nocturne s'installe pendant la nuit, 4 à 5 heures
après la dernière prise de L-dopa du soir. Le patient est
réveillé par des crampes vers 2 heures du matin, il se retourne
très difficilement dans son lit.
Akinésie du réveil
L'akinésie du réveil est présente dès le matin, avant la
première prise de L-dopa, rendant le lever difficile ou
impossible.
Fluctuations non liées aux prises de la L-dopa :
Effet “ on-off ”
L'effet “ on-off ” concerne 15 % à 20 % des cas.
Les fluctuations sont brutales, intenses et très contrastées,
passant en 1 minute d'une akinésie majeure à une motricité quasi
normale.
Ces effets sont appelés “ on-off ” par les auteurs anglo-saxons
du fait de leur brutalité. Il s'agit de fluctuations aléatoires,
imprévisibles, très invalidantes d'autant que les périodes “ off
” peuvent s'accompagner de douleurs musculaires, d'anxiété, de
sentiments dépressifs, d'oppression thoracique, de dyspnée, de
sudation, de pollakiurie.
Akinésies paroxystiques
Les akinésies paroxystiques ou “ freezing ” se manifestent comme
un accès d'akinésie brutal, bref et parfois imprévisible,
figeant le patient sur place :
- elles peuvent provoquer un piétinement et sont responsables de
chutes en avant, chutes “ en statue ”, les pieds restant comme
collés au sol.
- décrites avant la L-dopa (G. Lewy, 1922), elles sont souvent
déclenchées par une émotion, un obstacle (un tapis, le passage
d'une porte) ou un événement inattendu, même familier comme la
sonnerie du téléphone.
MOUVEMENTS ANORMAUX :
Les mouvements anormaux représentent une complication
particulière à la maladie de Parkinson.
Ils apparaissent en moyenne 3 à 4 ans après le début de la prise
de L-dopa et intéressent, après 7 ans de traitement, trois
patients sur quatre.
Ils sont provoqués par la L-dopa et par les agonistes
dopaminergiques : bromocriptine, lisuride, piribédil,
apomorphine.
Aspects cliniques
Sur le plan clinique, les mouvements anormaux ressemblent au
mouvement choréique : ils sont brefs, vifs, sans finalité, peu
stéréotypés :
- ils parasitent le mouvement volontaire surtout s'ils
prédominent à la racine.
- parfois à type de dystonie, ils figent un membre dans une
attitude anormale, en extension et en rotation parfois
douloureuse.
- leur topographie est fixe pour chaque patient, ils prédominent
du côté le plus atteint : à l'extrémité des membres, aux
racines, à la face, au cou ou au tronc.
- les anticholinergiques, l'amantadine et le Déprényl ne les
font pas apparaître.
Survenue
Leur survenue est liée chronologiquement à la prise de L-dopa :
- les mouvements anormaux de “ milieu de dose ” apparaissent 1 à
3 heures après la prise. lorsque les concentrations plasmatiques
sont élevées, ils accompagnent les périodes “ on ”. Ils sont le
témoin d'un surdosage dopaminergique mais parfois leur
apparition est souvent indissociable de la levée de l'akinésie
(période “ on ”) posant de difficiles problèmes thérapeutiques.
Le patient étant soit “ on ” avec des mouvements anormaux soit “
off ”.
- les mouvements anormaux de “ début et de fin de dose ” ou
biphasiques apparaissent au début et à la fin de la période “ on
”. L'idéal est d'éviter au patient les passages de “ off ” à “
on ” et inversement, il faut alors parfois augmenter les doses
de L-dopa afin de prolonger le plus possible la période “ on ”.
Dystonie
Une dystonie peut survenir en. chez d'autres patients, elle
survient au petit matin vers 6 heures avant la première prise de
L-dopa qui la fait disparaître (“ early morning dystonia ”). Ces
dystonies, souvent douloureuses, touchent le côté le plus
atteint.
PERTE D'EFFICACITE DU TRAITEMENT :
Il s'agit de la réapparition de la symptomatologie
parkinsonienne, en particulier l'akinésie et l'hypertonie,
malgré un traitement adéquat qui se révélait efficace les années
précédentes :
- ce déclin d'efficacité se distingue des résistances primaires
à la L-dopa qui, elles, se constatent d'emblée (et remettent en
cause le diagnostic de maladie de Parkinson idiopathique). Il
s'installe après plusieurs années de suivi.
- il s'agit de patients généralement âgés ayant une maladie
évoluée.
- la période du déclin d'efficacité est annoncée par des chutes.
- des déformations articulaires touchant les extrémités sont
souvent associées : “ main d’écrivain ”, “ main de fakir ”, main
“ pseudo-rhumatismale ” avec coup de vent cubital, pieds en
équin ou le tronc avec cyphose dorsale ou inclinaison latérale.
- l'akinésie et l'hypertonie prédominent nettement au niveau des
membres inférieurs, rendant la marche et la station debout
impossibles, alors que la motricité des membres supérieurs est
relativement préservée.
- des troubles de la déglutition gênent l'alimentation et la
prise de traitement et exposent au risque de fausses routes.
- des accès confusionnels ou une détérioration intellectuelle
sont souvent présents.
TROUBLES PSYCHIQUES :
Survenue d'accès confusionnels
La survenue d'accès confusionnels ou d'une authentique
détérioration intellectuelle est plus liée à l'âge des patients
qu'à la durée de l'évolution de la maladie ou du traitement.
Les accès confusionnels ont souvent un facteur déclenchant :
fièvre, déshydratation, progression posologique trop rapide,
réaction individuelle à un traitement antiparkinsonien.
Presque toujours régressif, cet épisode, s'il se renouvelle, est
de mauvais pronostic car il peut annoncer le début d'une
détérioration intellectuelle.
Détérioration intellectuelle
La détérioration intellectuelle (10 à 20 % des patients),
observée au cours de la maladie de Parkinson idiopathique,
évolue lentement, porte surtout sur les troubles mnésiques,
l'orientation dans le temps et les difficultés d'attention,
l'orientation dans l'espace et le jugement étant assez longtemps
conservés.
Il n'existe pas d'apraxie, d'aphasie ou d'agnosie comme dans la
maladie d'Alzheimer.
Traitement
Le traitement de la maladie de Parkinson idiopathique doit être
adapté à chaque patient, selon les signes cliniques, la gêne
ressentie, son âge.
MEDICAMENTS ANTIPARKINSONIENS :
L-dopa :
L'activité thérapeutique nette, parfois spectaculaire, de la
L-dopa s'observe chez 85 % des patients, dès les premières
semaines de traitement.
Akinésie et hypertonie
L'akinésie et l'hypertonie sont les premiers symptômes
influencés, tandis que l'amélioration du tremblement est plus
tardive et parfois incomplète.
L-dopa associée
La L-dopa est associée à un inhibiteur de la décarboxylase
périphérique : le bensérazide (Modopar) ou la carbidopa
(Sinemet) :
- cet inhibiteur permet d'éviter la dégradation de la L-dopa en
dopamine dans le sang circulant.
- il réduit ainsi les effets secondaires périphériques. Comme
cet inhibiteur ne passe pas dans le tissu cérébral, il laisse
intacte la transformation de la L-dopa en dopamine au niveau de
la voie nigrostriée.
Présentations :
- L-dopa et bensérazide (Modopar*) :
- gélules de Modopar* 62,5, 125, 250.
- gélules à libération prolongée : Modopar* 125 LP.
- forme buvable en comprimés : Modopar* 125 Dispersible.
- L-dopa et carbidopa (Sinemet*) :
- comprimés de Sinemet* 100 et 250.
- comprimés à libération prolongée : Sinemet* 200 LP.
Posologie :
- traitement initial : 50 mg trois fois par jour. progressif.
faire un palier de 1 à 2 mois et augmenter si nécessaire à 100
mg trois fois par jour.
- la posologie sera ensuite augmentée de 50 à 100 mg par paliers
d'au moins 1 mois selon une méthode “ low and slow ”.
- l'adaptation sera progressive et personnalisée. Une fois la
dose efficace atteinte, on recherchera par une légère diminution
la dose minimale efficace.
Les contre-indications sont rarement formelles :
- ulcères duodénaux ou gastriques en évolution.
- existence de troubles du rythme, d'infarctus myocardique
récent et insuffisance cardiaque non stabilisée.
- troubles psychiques : psychose en évolution, détérioration
intellectuelle importante, antécédents récents d'accès
confusionnels. Le risque d'aggravation sous traitement est alors
important.
- la présence de mélanomes impose leur surveillance et leur
exérèse à la moindre modification.
- grossesse.
Interactions médicamenteuses
- Les amines sympathomimétiques doivent être évitées. En cas
d'anesthésie générale, il est conseillé de cesser le traitement
la veille et de le reprendre le lendemain.
- Les IMAO non sélectifs sont déconseillés au risque de
provoquer des variations tensionnelles. Par contre la sélégiline
(Déprényl*), inhibiteur sélectif de la MAO B, peut être un
adjuvant du traitement par la L-dopa.
- Antihypertenseurs à action centrale et réserpine.
- Les neuroleptiques bloquent les récepteurs dopaminergiques et
antagonisent ou inversent toutes les actions pharmacologiques de
la dopamine.
- La vitamine B6 peut diminuer l'effet thérapeutique de la
L-dopa en activant la décarboxylase périphérique.
Les effets secondaires sont peu fréquents :
- nausées, vomissements, gastralgies.
- hypotension orthostatique.
- troubles du rythme.
- confusion, délire.
- mouvements anormaux.
Agonistes dopaminergiques :
Les agonistes dopaminergiques se fixent sur les récepteurs
dopaminergiques postsynaptiques et miment toutes les actions
pharmacologiques de la dopamine endogène.
Ils évitent ainsi les étapes de synthèse, libération,
catabolisme de la dopamine pour agir directement sur les
récepteurs postsynaptiques.
Ils sont actifs sur les trois signes parkinsoniens.
Ces produits ont une longue durée d'action qui permet d'atténuer
les stimulations dopaminergiques itératives en rapport avec les
variations des taux de la L-dopa plasmatique.
Les variations brutales de stimulation des récepteurs sont
peut-être un des facteurs favorisant les fluctuations et les
mouvements involontaires.
Ils s'adressent :
- aux patients en début de traitement.
- aux patients dont les signes sont insuffisamment contrôlés par
la L-dopa.
- aux patients présentant des fluctuations d'efficacité dans la
journée.
- aux patients présentant des mouvements anormaux.
Il existe 5 molécules commercialisées : la bromocriptine
(Parlodel), le lisuride (Dopergine), le ropinirole (Requip), le
piribédil (Trivastal) et, à part, l'apomorphine injectable
(Apokinon).
Bromocriptine
Dérivée de l'ergot de seigle, la bromocriptine est connue depuis
longtemps pour freiner la sécrétion de prolactine.
Sa durée d'action est d'environ 4 heures.
Présentation : comprimés dosés à 2,5 mg, gélules dosées à 5 et
10 mg.
Posologie :
- de 10 mg à 40 mg. Certains auteurs utilisent de fortes doses
en monothérapie (60 mg/j).
- elle sera très progressive : 1/2 comprimé le premier jour au
repas du soir, 1 comprimé le deuxième jour, puis augmentation
progressive, par palier de 1 comprimé tous les deux jours (en
trois prises quotidiennes).
- elle peut être prescrite en monothérapie au début de la
maladie et en association à la L-dopa.
Effets secondaires :
- nausées, fréquentes en début de traitement.
- hypotension artérielle moins fréquente, plus gênante, parfois
observée dès la première prise, due aux propriétés
alpha-bloquantes du produit.
- troubles psychiques à type de confusion mentale,
d'hallucinations ou de délire systématisé.
- des précautions sont nécessaires en cas d'ulcère
gastro-duodénal et de troubles cardio-vasculaires récents.
- somnolence, une sécheresse de la bouche, constipation, un
œdème des membres inférieurs, une pâleur des extrémités chez des
patients présentant une sensibilité particulière aux dérivés de
l'ergot de seigle (antécédents de syndrome de Raynaud).
Spécifique à la bromocriptine :
- un épanchement pleural a été signalé pour des fortes doses.
- les macrolides (triacétyloléandomycine, érythromycine,
josamycine) peuvent augmenter de façon incontrôlable les taux
plasmatiques de bromocriptine.
Des nausées ou une hypotension orthostatique peuvent nécessiter
la prescription de dompéridone (Motilium*) à la dose de 1 ou 2
comprimés trois fois par jour.
Ropinirole
Le ropinirole (Requip*), agoniste dopaminergique non dérivé de
l'ergot de seigle, a été récemment commercialisé.
Sa demi-vie d'élimination est de 6 heures.
Présentation :
- comprimés de Requip* dosés à 0,25 mg, 0,5 mg, 1 mg, 2 mg et 5
mg
- il peut être prescrit en monothérapie au début de la maladie
et en association à la L-dopa.< |