PHYSIOPATHOLOGIE :
La pression intracrânienne est constante et régulée : elle est
de 10 mmHg, mesurée au niveau du liquide céphalo-rachidien.
L'hypertension intracrânienne (HTIC) est définie par des
chiffres supérieurs à 15 mmHg.
La boîte crânienne est une enceinte inextensible contenant trois
secteurs : le secteur vasculaire, le liquide céphalo-rachidien
et le parenchyme cérébral.
Augmentation de la pression intracrânienne
C'est l'augmentation pathologique du volume d'un ou plus des
trois secteurs qui va entraîner la symptomatologie
d'hypertension intracrânienne.
Au niveau du parenchyme
Au niveau du parenchyme, l'augmentation de volume peut être liée
à :
- un processus expansif du fait du volume qu'il occupe (tumeur,
abcès, hématome).
- un œdème cérébral de différents types :
- vasogénique : par accroissement de la perméabilité capillaire.
L'œdème est majoritairement situé dans la substance blanche et
est principalement associé aux processus expansifs dont il
aggrave l'effet de masse.
- cytotoxique : par lésion et ballonnisation de la cellule.
L'œdème touche la substance blanche et grise et a pour
principales causes l'hypoxie, l'hypo-osmolarité, l'ischémie et
les produits toxiques.
- interstitiel : par la traversée du liquide céphalo-rachidien
en excès en périventriculaire, lors des hydrocéphalies
obstructives.
Au niveau du liquide céphalo-rachidien
Au niveau du liquide céphalo-rachidien, l'augmentation du volume
peut être due à une hydrocéphalie par obstacle sur les voies de
circulation du liquide céphalo-rachidien
Au niveau du secteur vasculaire
Il peut s'agir d'un engorgement cérébral par accroissement du
volume sanguin au niveau de l'encéphale, secondaire à :
- la vasodilatation cérébrale induite par l'hypercapnie.
- la thrombose veineuse cérébrale, c'est-à-dire l'obstruction
des veines et/ou des sinus veineux.
Plusieurs mécanismes sont souvent intriqués dans la genèse de
l'hypertension intracrânienne, par exemple : abcès hémisphérique
entouré d'œdème, tumeur du tronc cérébral avec hydrocéphalie
aiguë sus-jacente par blocage de la circulation du liquide
céphalo-rachidien...
Conséquences
L'augmentation de la pression intracrânnienne a différentes
conséquences.
Premier stade
Des mécanismes compensateurs vont permettre de maintenir la
perfusion cérébrale, notamment par l'élévation de la pression
artérielle.
Le défaut de retour veineux va se manifester par une stase, au
niveau de la papille, au fond d'œil.
Deuxième stade
Le parenchyme cérébral étant déformable, il est refoulé à
travers les orifices anatomiques sous forme d'une hernie et va
comprimer, ce faisant, les structures de voisinage : nerfs,
tronc cérébral, artères. c'est l'engagement.
Troisième stade
Quand la pression s'élève encore et dépasse la pression de
perfusion cérébrale (50 mmHg), elle provoque une ischémie
cérébrale fatale.
Diagnostic positif
CLINIQUE :
Initialement, quatre signes doivent orienter vers ce diagnostic
: les céphalées, les vomissement, les troubles de la conscience
et les troubles visuels.
Céphalée
La céphalée présente les caractéristiques suivantes :
- elle est accentuée par les situations augmentant le retour
veineux cérébral : la position couchée, la seconde partie de la
nuit et au réveil, les efforts et la défécation.
- elle est de siège variable, souvent diffuse.
- elle est d'apparition récente, inhabituelle, persistante ou
s'accentuant.
Vomissements
Les vomissements :
- accompagnent la céphalée et la soulagent.
- sont faciles, en jet, souvent non précédés de nausées.
- sont parfois absents.
Troubles de la conscience
Les troubles de la conscience sont fréquents, allant d'une
simple lenteur d'idéation, à la confusion mentale et au coma.
Troubles visuels
ædème papillaire
Le fond d'œil, partie intégrante de l'examen clinique, doit être
réalisé précocement car l'œdème papillaire précède la baisse
d'acuité visuelle.
L'œdème papillaire est donc asymptomatique à ce stade.
On constate :
- la saillie de la papille dont les bords sont flous.
- les veines dilatées.
- les vaisseaux coudés pour franchir les bords surélevés de la
papille.
- des hémorragies en flammèche et exsudats à un stade plus
avancé.
L'atteinte est bilatérale.
L'œdème papillaire traduit la souffrance du nerf optique et
conduit, en l'absence de traitement, à l'atrophie optique et à
la cécité.
Mais l'œdème papillaire peut être absent lors d'une hypertension
intracrânienne.
Baisse de l'acuité visuelle
La baisse de l'acuité visuelle traduit un stade évolué de
l'atteinte du nerf optique. Elle est tardive et souvent
irréversible, aboutissant à la cécité par atrophie post-stase.
La stase papillaire prend parfois la forme d'épisodes d'éclipses
visuelles au cours des hypertensions intracrâniennes sévères.
Diplopie
Fréquente, pouvant prendre l'aspect d'un flou visuel
initialement, la diplopie est souvent la conséquence d'une
compression du VI unilatérale ou bilatérale.
Le VI, en effet, est un long nerf qui court sur la face
antérieure du tronc cérébral et est donc vulnérable tout au long
de son trajet.
Sa souffrance est donc non localisatrice et peu spécifique.
Les autres manifestations d'atteinte encéphalique non spécifique
sont :
- les crises convulsives généralisées.
- les troubles psychiatriques (trouble de l'humeur, du
comportement).
COMPLICATIONS DE L'HYPERTENSION INTRACRANIENNE :
Le traitement doit être initié très tôt, lors d'un tableau
d'hypertension intracrânienne, avant même l'apparition des
signes de gravité, car les complications sont très graves.
Signes de gravité
Les signes de gravité dus à la souffrance des structures du
tronc cérébral et annonçant l'engagement sont :
- une aggravation des troubles de la conscience, une
obnubilation.
- une hypertonie, prenant l'allure d'un torticolis au début,
tête guindée et penchée d'un côté, raideur de nuque.
- des troubles végétatifs :
- bradycardie, tachycardie.
- hypertension artérielle, instabilité tensionnelle.
- polypnée, rythme irrégulier.
- hoquet, bâillements.
- hyperthermie.
- parfois une survenue d'ulcération digestive et une hémorragie.
Engagement
Engagement temporal ou transtentoriel
On observe un engagement temporal ou transtentoriel (voir figure
2) lors des processus expansifs hémisphériques.
L'engagement est dû à la descente du lobe temporal à travers le
foramen de la tente du cervelet (faisant communiquer la fosse
postérieure avec l'étage sustentoriel).
Ce faisant, il peut comprimer plusieurs structures :
- le III avec une mydriase unilatérale homolatérale réactive, au
début, puis devenant aréactive à la lumière (III intrinsèque).
Elle est associée ou non à un ptosis, une paralysie oculomotrice
(III extrinsèque). Cette atteinte du III est précoce.
- le mésencéphale avec une hémiplégie homolatérale (compression
du pédoncule cérébral controlatéral contre le bord libre de la
tente du cervelet), hypertonie à type de crises de
décérébration, en extension du tronc et des membres (atteinte
des connexions rubro-spinales) et troubles végétatifs.
- l'artère cérébrale postérieure, parfois, entraînant une
hémianopsie latérale homonyme.
Engagement des amygdales cérébelleuses
On observe un engagement des amygdales cérébelleuses dans les
lésions expansives de la fosse postérieure.
Les amygdales descendent à travers le trou occipital et
compriment le bulbe (centres respiratoires).
Début fréquent par un hoquet et/ou une raideur de la nuque
survenant par accès. Ce type d'engagement entraîne rapidement
des troubles végétatifs majeurs, cardio-respiratoires et
thermiques, avec risque de mort subite.
Il peut être accompagné de crises toniques postérieures
(hyperextension brusque de la tête et des membres).
Engagement cingulaire
L'engagement cingulaire sous la faux dans les lésions expansives
du lobe frontal est sans expression clinique particulière.
Atrophie optique
Conséquence de l'évolution de l'œdème papillaire, l'atrophie
optique se traduit par une baisse définitive bilatérale de
l'acuité visuelle pouvant aboutir à la cécité.
FORMES CLINIQUES :
Nourrisson
Chez le nourrisson, le crâne est extensible, transformant la
symptomatologie :
- peu ou pas d'œdème papillaire.
- augmentation du périmètre crânien.
- tension de la fontanelle permanente.
- déviation des yeux vers le bas en “ coucher de soleil ”.
Enfant
Chez l'enfant, les tumeurs de la fosse postérieure sont
fréquentes avec des formes trompeuses à expression digestive
(nausées, vomissements). œdème papillaire très précoce avec
risque de cécité.
Sujet âgé
L'œdème papillaire est peu fréquent chez le sujet âgé.
EXAMENS COMPLEMENTAIRES :
Ponction lombaire contre-indiquée
La soustraction de liquide céphalo-rachidien risque d'entraîner
ou d'aggraver un engagement.
Scanner cérébral en urgence
Premier examen à réaliser, le scanner cérébral en urgence permet
de contribuer au diagnostic étiologique d'hypertension
intracrânienne en montrant des signes d'œdème cérébral
(effacement des sillons corticaux, déviation ou aplatissement
des ventricules), localisation et type d'un processus expansif,
une hydrocéphalie.
ll permet de montrer des signes d'engagement temporal
(comblement de la fente de Bichat).
Il peut être normal, par exemple dans le cas d'une hypertension
intracrânienne bénigne ainsi que dans les lésions de la fosse
postérieure (mal visualisées au scanner, car existence
d'artéfacts osseux).
IRM cérébrale
L'IRM cérébrale est devenue un complément indispensable en cas
de scanner normal.
Elle permet de bien visualiser les lésions de la fosse
postérieure, de visualiser les sinus veineux, à la recherche
d'une thrombose veineuse cérébrale.
Radiographies de crâne
Son intérêt réside surtout chez l'enfant :
- accentuation des impressions digitiformes sur la voûte
crânienne dues aux circonvolutions.
- platybasie (aplatissement de la base du crâne).
- agrandissement de la selle turcique.
Chez le nourrisson : disjonction des sutures.
Chez l'adulte : érosion de la selle et des reliefs de la voûte.
Autres examens
D'autres examens seront demandés en fonction de l'étiologie
suspectée (voir chapitre “ Etiologies ”).
Étiologies
ETIOLOGIES TUMORALES :
Tumeurs hémisphériques
L'hypertension intracrânienne est associée à des crises
convulsives et à un déficit neurologique.
Tumeurs de la fosse postérieure
On observe des tumeurs de la fosse postérieure surtout chez
l'enfant.
Les signes d'hypertension intracrânienne sont au premier plan,
avec hydrocéphalie fréquemment associée par blocage de la
circulation du liquide céphalo-rachidien.
ETIOLOGIES VASCULAIRES :
Accident vasculaire cérébral hémorragique
L'accident vasculaire cérébral hémorragique qui entraîne un
hématome de la fosse postérieure ou un hématome hémisphérique
accompagné d'une réaction œdémateuse peut être à l'origine d'une
HTIC.
Accident vasculaire cérébral ischémique
La réaction œdémateuse entourant un infarctus après 24 à 48
heures, fréquente dans les infarctus cérébelleux ou bien les
infarctus hémisphériques étendus, peut être à l'origine d'une
hypertension intracrânienne.
Hypertension artérielle maligne
L'hypertension artérielle maligne, par exemple l'éclampsie, peut
provoquer un œdème cérébral accompagné de crises convulsives
(fréquemment).
Thrombose veineuse cérébrale
Par le biais d'un infarcissement hémorragique ou par la simple
congestion veineuse, la thrombose veineuse cérébrale, ou
thrombophlébite cérébrale, est très souvent accompagnée
d'hypertension intracrânienne.
Le diagnostic est difficile dans les formes révélées par une
hypertension intracrânienne isolée et peut être fait par l'IRM
et l'artériographie cérébrale (clichés tardifs).
TRAUMATISMES CRANIENS :
Les contusions hémorragiques, les hématomes sous-duraux,
extra-duraux ou intraparenchymateux sont entourés d'œdème
accentuant l'effet de masse.
INFECTIONS :
Il peut s'agir :
- d'une encéphalite par œdème lésionnel.
- d'un abcès (effet de masse).
- de séquelles de méningites avec hydrocéphalie communicante.
HYDROCEPHALIES :
Physiopathologie
Le liquide céphalo-rachidien est sécrété au sein du système
ventriculaire par les plexus choroïdes situés au niveau des
ventricules latéraux et du 4e ventricule.
Il est sécrété au rythme de 500 ml/24 h, sort au niveau des
trous de Magendie et Luschka et circule autour du névraxe dans
les citernes, puis est réabsorbé au niveau du sinus longitudinal
supérieur par les granulations de Pacchioni ou villosités
arachnoïdiennes.
Ce sont de véritables valves “ pression-dépendantes ”, qui
permettent l'évacuation du liquide céphalo-rachidien dans le
système veineux.
Hydrocéphalies obstructives non communicantes
Un obstacle peut être localisé au sein du système ventriculaire
(trou de Monroe, 3e ventricule, aqueduc de Sylvius, 4e
ventricule, trou de Magendie) ou en extra-ventriculaire entre le
trou de Magendie et le sinus longitudinal supérieur.
Il s'ensuit une dilatation du système ventriculaire, en amont de
l'obstacle, avec, en aval, une taille ventriculaire normale.
Pour une obstruction extra-ventriculaire, tout le système
ventriculaire est dilaté.
La nature de cet obstacle peut être congénitale ou acquise.
Obstacle congénital
Il peut s'agir de :
- une sténose ou une atrésie de l'aqueduc de Sylvius.
- une imperforation du trou de Magendie, dans laquelle le 4e
ventricule est très dilaté (malformation de Dandy-Walker).
- un blocage au niveau de la grande citerne associé à d'autres
malformations :
- spina bifida aperta (fermeture incomplète du tube neural
lombo-sacré avec hernie durale).
- anomalies de la charnière cranio-rachidienne souvent associées
à une position anormalement basse cérébello-bulbaire appelée “
malformation d’Arnold-Chiari ”.
Obstacle acquis
Parmi les obstacles acquis, on retrouve :
- des processus expansifs, un accident vasculaire cérébral
cérébelleux (blocage intraventriculaire).
- un cloisonnement fibreux des citernes de la base et
obstruction des villosités arachnoïdiennes (blocage
extra-ventriculaire) après une posthémorragie méningée,
postméningite (tuberculose).
Hydrocéphalies communicantes
Dans les hydrocéphalies communicantes, tout le système
ventriculaire est dilaté en raison :
- d'un trouble de résorption du liquide céphalo-rachidien
(agénésie des granulations de Pacchioni, rare).
- d'une hypersécrétion du liquide céphalo-rachidien (papillome
des plexus choroïdes, rare).
Les hydrocéphalies à pression normale ne sont pas envisagées
ici.
Causes exogènes
Dans les causes exogènes, on retrouve :
- des causes toxiques : responsables d'œdème cérébral telles que
le monoxyde de carbone, le plomb ou le thallium.
- des médicaments : Négram*, tétracyclines...
HYPERTENSION INTRACRANIENNE IDIOPATHIQUE :
L'hypertension intracrânienne idiopathique est définie par
l'absence des étiologies sus-citées.
Elle est également appelée “ pseudo-tumor cerebri ” ou “
hypertension intracrânienne bénigne ”car l'évolution est le plus
souvent favorable. Cependant, il existe un risque d'atrophie
optique et donc de cécité.
Clinique
D'un point de vue clinique, elle se présente comme une
hypertension intracrânienne isolée avec scanner normal ou aspect
de petits ventricules.
Facteurs favorisants
Plusieurs facteurs favorisants ont été identifiés :
- endocriniens, métaboliques : obésité, grossesse et
post-partum, contraception orale, hypoparathyroïdie.
- toxiques : prise de vitamine A et ses dérivés, tétracyclines,
acide nalidixique....
- divers : anémie par carence martiale, mononucléose...
Le principal diagnostic différentiel est la thrombose veineuse
cérébrale qui donne fréquemment un tableau similaire, d'où
l'intérêt d'une IRM cérébrale avec étude des sinus veineux.
Diagnostic différentiel
- La distinction entre un syndrome méningé lors d'une hémorragie
méningée et un hématome du cervelet avec hypertension
intracrânienne est faite par le scanner.
- Il en est de même pour la distinction entre une méningite et
un abcès cérébral avec hypertension intracrânienne. La ponction
lombaire ne sera réalisée que si le doute persiste après un
scanner strictement normal.
- La neuropapillite peut se discuter quand l'œdème papillaire
est isolé, mais elle est habituellement unilatérale et
accompagnée d'une baisse de l'acuité visuelle.
Traitement
Le traitement se fait selon quatre axes.
Traitement de l'œdème cérébral
Après le scanner cérébral, on débute un traitement d'urgence de
l'œdème cérébral qui est fonction de l'étiologie.
Glucocorticoïdes
Les glucocorticoïdes agissent en réduisant l'œdème vasogénique
autour des tumeurs et abcès, vraisemblablement par action sur la
perméabilité de la cellule endothéliale. L'efficacité clinique
est souvent remarquable, initialement, dans cette indication.
Ils sont, par contre, inefficaces au cours de l'œdème hypoxique
et ischémique où les lésions cellulaires sont plus importantes
(œdème cytotoxique).
Les complications habituelles des corticoïdes sont à redouter,
en particulier les ulcérations gastriques.
On peut citer, par exemple, la dexaméthasone 4 mg/6 h IV,
initialement, à réduire progressivement (ainsi que surveillance
classique de la corticothérapie).
Osmothérapie
Le soluté de mannitol hypertonique IV est la méthode de
référence utilisée dans tous les types d'œdème cérébral :
- il réduit le volume cérébral en induisant un transfert d'eau
de l'encéphale vers le secteur vasculaire par gradient
osmotique.
- l'effet est rapide, mais il n'est pas durable car l'état
d'équilibre de la concentration du produit dans le cerveau est
atteint en quelques heures.
De plus, un “ effet de rebond ” est possible à l'arrêt du
traitement, après pénétration du produit au sein même du tissu
œdématié, créant un appel d'eau, et par là, une réaggravation
clinique secondaire.
L'autre principale complication est le risque de déshydratation.
L'utilisation n'en est, semble-t-il, pas justifiée au long
cours, le cerveau réagissant au produit en créant lui-même une
hyperosmolarité intracellulaire réactionnelle...
On peut citer, par exemple, le mannitol, solution à 25 % (1,5
g/kg), en perfusion lente sur 6 heures, à adapter ultérieurement
à l'état clinique (solution à chauffer avant perfusion, car
risque de cristallisation).
Effectuer une surveillance en réanimation.
A noter pour mémoire le glycérol, qui est peu utilisé.
Diurétiques
Les diurétiques comme l'acétazolamide (Diamox*) et le furosémide
(Lasilix*), qui diminuent la production de liquide
céphalo-rachidien, peuvent être utilisés en complément des
autres traitements.
Autres méthodes
D'autres méthodes sont d'indication restreinte en réanimation :
- l' hyperventilation (par respiration artificielle) induit une
vasoconstriction cérébrale en hypocapnie.
- l' hypothermie contrôlée (réduction de la consommation
d'oxygène cérébral, vasoconstriction).
- les barbituriques (vasoconstriction).
Traitement de l'hydrocéphalie
Le traitement de l'hydrocéphalie repose sur l' évacuation
chirurgicale de l'excès de liquide céphalo-rachidien dont la
technique dépend du type de l'hydrocéphalie :
- classiquement, l'évacuation se fait des ventricules vers
l'oreillette droite (dérivation ventriculo-atriale) ou des
ventricules vers la cavité péritonéale (dérivation
ventriculo-péritonéale). Ce sont des dérivations dites “
internes ” présentant des risques d'infection
(péritonite-méningite), d'obstruction et d'hématome sous-dural.
- au cours d'une hydrocéphalie aiguë, on utilisera une
dérivation du ventricule latéral vers un récipient externe. Ce
sont des dérivations dites “ externes ”, réalisées en urgence
(risque infectieux important).
- lors des sténoses de l'aqueduc, on réalisera une dérivation du
IIIe ventricule vers les citernes (ventriculo-cisternotomie).
Traitement symptomatique
Le traitement symptomatique se fera en milieu neurochirurgical
avec :
- position demi-assise.
- surveillance des fonctions vitales.
- maintien d'une ventilation efficace (lutte contre
l'hypercapnie), aspirations bronchiques, intubation-ventilation
en hypocapnie si troubles de la conscience et possibilité
d'administration de barbituriques en réanimation, cela afin
d'éviter l'encombrement ou l'obstruction bronchique avec hypoxie
et hypercapnie, aggravant l'hypertension intracrânienne par le
biais d'une vasodilatation cérébrale.
Traitement des crises convulsives éventuelles.
Traitement étiologique
Dans le cadre du traitement étiologique qui peut être urgent :
- tumeurs, abcès : ablation chirurgicale.
- hématome cérébelleux ou sous-dural : évacuation chirurgicale.
- encéphalite herpétique : traitement antiviral.
- thrombose veineuse cérébrale : traitement anticoagulant.
- hypertension artérielle maligne : traitement
antihypertenseur...
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