Anatomie pathologique
:
La maladie de Horton peut atteindre l’ensemble du système
artériel de l’organisme ; néanmoins, les artères de
gros et moyen calibre et les branches de la carotide
externe sont touchées avec prédilection.
Le diagnostic de certitude de la maladie de Horton
repose sur l’examen anatomopathologique d’une
biopsie d’artère temporale, celle-ci devant être de
longueur suffisante étant donné le caractère segmentaire
habituel des lésions.
Cependant, le diagnostic peut être
porté sur l’examen anatomopathologique d’une autre
artère, en particulier lors d’un geste chirurgical (aorte,
artère coronaire, iliaque, fémorale, sous-clavière,
humérale, mésentérique…) ; l’aspect réalisé sur ces
prélèvements artériels est similaire à celui observé au
niveau de l’artère temporale et correspond à une artérite giganto-cellulaire.
A - Lésions élémentaires :
1- Examen macroscopique :
À l’examen macroscopique, le segment artériel peut
apparaître rigide, épaissi, ou nodulaire.
2- Examen microscopique :
L’examen microscopique doit être réalisé sur des coupes
transversales de l’artère, en épuisant si besoin le bloc
biopsique, en raison du caractère segmentaire des
lésions.
Typiquement, les 3 tuniques de la paroi sont
touchées (panartérite) et 4 types de lésions sont présentes
:
• un infiltrat inflammatoire polymorphe, touchant
l’ensemble de la paroi artérielle, surtout marqué à la
jonction intima-média, à prédominance mononucléée
(histiocytes et lymphocytes sont constants, principalement
au contact de la limitante élastique interne, plasmocytes
et polynucléaires sont plus rares) ; la présence
de cellules géantes multinucléées est classique, en particulier
au contact de la limitante élastique interne, mais
inconstante ; un épaississement et une fibrose intimale,
parfois infiltrée de cellules inflammatoires, sont souvent
constatés, diminuant le calibre de la lumière artérielle,
qui est, de surcroît, souvent obstruée par un thrombus,
plus ou moins bien organisé ;
• une destruction des fibres musculaires lisses de la
média, d’intensité variable, parfois associée à une
nécrose fibrinoïde ;
• une fragmentation (voire une destruction) constante
de la limitante élastique interne, indispensable au
diagnostic ;
• une absence de fibrose adventitielle ou une discrète
fibrose adventitielle, même aux stades cicatriciels.
3- Examen immunohistochimique :
Les études immunohistochimiques montrent que les cellules
inflammatoires qui infiltrent la paroi artérielle sont
essentiellement des lymphocytes T-CD4 et des macrophages,
présentant des signes d’activation : expression
de l’HLA-DR et de récepteurs pour l’interleukine 2.
4- Examen en immunofluorescence et examen
ultramicroscopique :
L’examen en immunofluorescence apporte peu d’élément
au diagnostic et ne montre que la présence inconstante
de dépôts d’immunoglobulines et de complément.
L’examen ultramicroscopique n’apporte pas de renseignement
supplémentaire.
B - Aspects rencontrés et difficultés
du diagnostic histopathologique :
Les aspects anatomopathologiques rencontrés au cours
de la maladie de Horton sont variés et sont fonction de la
présence, plus ou moins florides, des différentes lésions
élémentaires et du stade évolutif de la maladie.
Les principales difficultés du diagnostic histopathologique
sont représentées par :
• la fausse négativité d’un prélèvement liée au caractère
segmentaire des lésions (15 à 30 % des cas) ;
• le diagnostic différentiel avec l’artériopathie chronique
dégénérative du sujet âgé, responsable, sur le
plan anatomopathologique, de lésions parfois difficilement
discernables de celles de la maladie de Horton :
fibrose intimale, interruption de la limitante élastique
interne, néogenèse élastique ou calcifications.
Au stade
cicatriciel de la maladie de Horton, la réaction inflammatoire
et les lésions de la média sont discrètes ou
absentes rendant difficile le diagnostic différentiel, d’autant
plus que l’existence d’une artériopathie dégénérative
préalable favoriserait le développement de la maladie
de Horton.
Les autres diagnostics
différentiels histopathologiques de la maladie
de Horton sont beaucoup plus exceptionnellement discutés
; cependant, l’existence d’une artérite temporale
ne signe pas le diagnostic de maladie de Horton, puisque
d’autres vascularites systémiques (périartérite noueuse,
maladie de Wegener…) peuvent intéresser l’artère temporale.
La maladie de Takayasu, vascularite segmentaire
des gros vaisseaux, qui touche avec prédilection l’aorte
et ses branches, peut simuler une maladie de Horton
avec atteinte aortique.
Cependant, les lésions anatomopathologiques
de la maladie de Takayasu prédominent à la partie externe de l’artère, au niveau
de la média et de l’adventice, et, classiquement, cette affection
n’atteint pas l’artère temporale.
Diagnostic :
A - Terrain, mode de début :
1- Âge :
La maladie de Horton atteint les patients âgés de plus de 50
ans, et son incidence augmente avec l’âge.
2- Sexe :
La maladie de Horton touche les 2 sexes avec une prépondérance
féminine (2 hommes pour 7 femmes) ; cette prépondérance est
peut-être directement liée à la surreprésentation des femmes dans
ces tranches d’âges élevés.
3- Ethnie :
Il existe dans la maladie de Horton une prédisposition
génétique, et les études épidémiologiques sont en faveur d’un
gradient nord-sud de l’incidence de la maladie de Horton, qui est
maximal dans les populations caucasiennes du Nord de l’Europe.
4- Mode de début :
Le mode de début de la maladie de Horton est le plus souvent
insidieux et progressif.
B - Manifestations cliniques évocatrices :
1- Signes généraux
:
L’altération de l’état général est présente dans plus de la
moitié des cas de maladie de Horton.
Elle s’associe fréquemment
à un amaigrissement, parfois important, faisant
souvent craindre une pathologie néoplasique.
Une fièvre modérée, aux alentours de 38 °C, est habituelle.
Parfois, la maladie de Horton peut se présenter
sous la forme d’une fièvre prolongée isolée.
2- Céphalées :
Elles sont pratiquement constantes dans la maladie de
Horton.
Il s’agit de céphalées temporales ou fronto-temporales,
lancinantes, d’intensité variable, mais souvent
violentes et pulsatiles. Typiquement, ces céphalées sont
superficielles (douleurs du scalp), augmentées par le
contact (signe du peigne).
Des douleurs massétérines sont
parfois associées, lors des efforts de mastication, très évocatrices
quand elles obligent les patients à interrompre
leur repas transitoirement (claudication intermittente de
la mâchoire par atteinte de l’artère maxillaire interne).
3- Signes temporaux :
L’examen clinique de la région temporale peut être normal
ou permet de retrouver une abolition d’un pouls temporal,
voire de palper une artère temporale inflammatoire,
indurée, saillante et sensible.
Les pouls faciaux et occipitaux
doivent être recherchés, comme les pouls temporaux,
pour déterminer une asymétrie ou une abolition.
4- Manifestations rhumatologiques :
Les manifestations rhumatologiques sont présentes dans
1 cas sur 2 et sont liées à l’association d’une maladie de
Horton à une pseudo-polyarthrite rhizomélique.
5- Manifestations ophtalmologiques :
Les manifestations ophtalmologiques sont fréquentes et
font toute la gravité de la maladie de Horton. Elles peuvent
révéler la maladie ou apparaître lors des premiers
jours de traitement.
Il s’agit, le plus souvent, d’amaurose
d’installation rapidement progressive, liée dans la
plupart des cas à une neuropathie optique aiguë ischémique,
ou, plus rarement, à une occlusion de l’artère
centrale de la rétine. Mais d’autres manifestations ophtalmologiques
sont possibles : oeil rouge douloureux
(ischémie du segment antérieur par atteinte des artères
ciliaires), diplopie, ptosis (ischémie des nerfs
moteurs)…
L’examen du fond d’oeil peut être normal ou
montrer une papille décolorée, avec parfois des zones
hémorragiques péripapillaires.
En pratique, tout symptôme
ophtalmologique (amaurose fugace, diplopie,
brouillard visuel, dyschromatopsie ou ptosis intermittent…),
dans un contexte de maladie de Horton, doit être
considéré comme un signe annonciateur d’une amaurose
totale, en règle générale toujours irréversible, et
conduire, en urgence, à l’instauration d’une corticothérapie,
dont le but est de prévenir la bilatéralisation de
l’atteinte et la perte définitive de l’acuité visuelle.
C - Manifestations cliniques plus rares :
La maladie de Horton est une vascularite systémique,
qui peut donc être responsable de tableaux inhabituels et
trompeurs, surtout lorsque les symptômes classiques,
cardinaux, sont absents.
1- Atteinte de l’aorte et des gros troncs
:
Les atteintes de l’aorte et des gros troncs artériels (sousclavière,
carotide, axillaire, humérale, iliaque ou fémorale)
sont rares, bien que sûrement sous-estimées, mais
particulièrement importantes à ne pas méconnaître en
raison de leur gravité potentielle, immédiate et à plus
long terme.
L’atteinte de l’aorte, qui conditionne le
pronostic vital de la maladie de Horton, peut se présenter
sous forme d’un syndrome de l’arc aortique, d’un anévrisme,
parfois compliqué d’insuffisance aortique, ou
d’une dissection.
L’atteinte des artères à destinée cérébrale
ou des membres peut se manifester par des
accidents vasculaires cérébraux ou des syndromes
ischémiques des territoires d’aval.
À l’examen clinique,
la recherche d’un souffle artériel, d’une asymétrie tensionnelle ou de l’abolition d’un pouls doit être
systématique.
Typiquement, l’artériographie montre des
sténoses régulières et allongées, alternant avec des
zones normales ou ectasiques.
Il n’existe pas de calcifications artérielles mais le diagnostic
différentiel avec l’athérome banal est souvent difficile, et le
diagnostic de maladie de Horton peut n’être posé que sur l’examen
anatomopathologique d’une pièce opératoire.
2- Atteintes neurologiques :
En dehors des céphalées et des manifestations ophtalmologiques,
il existe d’autres manifestations neurologiques de la maladie de
Horton : accidents vasculaires cérébraux, mono-, multi- et
polynévrites.
Les accidents vasculaires cérébraux, qui représenteraient la
première cause de mortalité précoce au cours de la maladie de Horton, peuvent
être transitoires ou constitués, et toucher le territoire
carotidien ou vertébral.
Ils peuvent être révélateurs de la
maladie ou apparaître dans les premiers jours après l’introduction
de la corticothérapie.
Les neuropathies périphériques sont liées à une ischémie
des vasa nervorum et peuvent se présenter sous des tableaux cliniques très
variés. L’existence de tableaux psychiatriques, parfois associés à
des atteintes des fonctions cognitives, reste discutée au cours de
la maladie de Horton.
3- Atteintes plus rares :
• Atteintes pulmonaires et respiratoires, responsables, en
particulier, de toux sèches, de nodules pulmonaires, ou de
pleurésies, régressant sous corticothérapie.
• Atteintes coronaires, parfois responsables d’angor ou
d’infarctus du myocarde, qui représentent une cause importante de
décès, surtout tardifs, au cours de la maladie de Horton.
• Atteintes rénales : hématurie, rarement atteinte glomérulaire
avec insuffisance rénale.
• Atteintes hépatiques (nodules) et digestives (ischémie
mésentérique).
• Atteintes cutanées et muqueuses (nécrose du scalp ou
de la langue, ulcères...).
• Atteintes endocriniennes thyroïdienne ou hypophysaire.
• Atteintes génitales, en règle asymptomatiques.
4- Signes biologiques :
La principale anomalie biologique est représentée par
l’existence d’un syndrome inflammatoire, quasi
constant (plus de 90 % des cas) et franc :
• vitesse de sédimentation (VS) très élevée, le plus souvent
supérieure à 80 mm à la première heure, dépassant
fréquemment 100 mm à la première heure ;
• protéine C réactive (CRP) augmentée ;
• présence d’une anémie inflammatoire, souvent aux
alentours de 10 g/dL d’hémoglobine ;
• hyperfibrinogénémie, élévation des a-2-globulines…
• Une cholestase biologique est présente dans environ
50 % des cas.
Une élévation modérée des transaminases
se retrouve dans un quart des cas.
• Les signes négatifs peuvent être importants dans la
conduite diagnostique : bilan infectieux négatif (hémocultures…),
bilan immunologique négatif [facteurs antinucléaires,
sérologie rhumatoïde, anticorps anticytoplasme
des polynucléaires neutrophiles (ANCA)],
enzymes musculaires normales.
5- Principes du diagnostic :
Le diagnostic de maladie de Horton est avant tout clinique
et repose, chez un sujet âgé, sur l’existence de
signes céphaliques associés à la présence d’un important
syndrome inflammatoire.
Néanmoins, le diagnostic formel
de maladie de Horton repose sur l’analyse anatomopathologique
du prélèvement d’artère temporale.
La
biopsie d’artère temporale, qui est un geste simple, réalisé
sous anesthésie locale, doit donc être effectuée
devant toute suspicion clinique de maladie de Horton, en
sachant que :
• la sensibilité de la biopsie est estimée à 75 % (60 à
97 %) ; celle-ci est liée, en grande partie, au caractère
segmentaire de cette artérite.
La négativité d’un prélèvement
ne permet donc pas d’éliminer le diagnostic.
Dans
ce cas, la biopsie controlatérale peut être discutée ;
• la corticothérapie ne modifie pas les lésions histologiques
de maladie de Horton les premiers jours de traitement
(7 à 10 jours).
Dans les tableaux caractéristiques
de maladie de Horton, et surtout dans les cas avec manifestations ophtalmologiques, la réalisation d’une biopsie
d’artère temporale ne doit en aucun cas retarder la mise
en route du traitement corticoïde, qui est alors une
urgence.
L’efficacité spectaculaire de la corticothérapie, sur les
céphalées et les symptômes douloureux en général, et
sur le syndrome inflammatoire biologique, peut aussi,
rétrospectivement, être une aide au diagnostic, même si
celle-ci n’est pas spécifique.
6- Diagnostic différentiel :
Les diagnostics différentiels de la maladie de Horton
sont nombreux et dépendent des manifestations cliniques.
Il faudra évoquer :
– une affection néoplasique ou une maladie infectieuse
devant une altération de l’état général ou une fièvre prolongée
;
– une polyarthrite rhumatoïde ou une autre maladie systémique
(polymyosite, autre vascularite), une affection
néoplasique avec métastases osseuses, un myélome
devant un syndrome douloureux avec arthromyalgies.
Évolution :
A - En l’absence de traitement
:
Non traitée, la maladie de Horton fait courir à la fois un
risque fonctionnel et un risque vital, même si, spontanément,
certaines formes de maladie de Horton pourraient
avoir une évolution régressive.
Le risque fonctionnel est lié aux atteintes oculaires, dont
la fréquence de survenue est estimée à environ 1 cas sur
2, avec, dans 20 % des cas, un risque de cécité totale.
Le risque vital est lié aux atteintes vasculaires des gros
vaisseaux : accidents vasculaires cérébraux, infarctus du
myocarde, insuffisance cardiaque, rupture ou dissection
aortique, ischémie digestive.
Cependant, le taux de mortalité
spontané reste faible.
B - Sous traitement :
Sous traitement, l’évolution de la maladie de Horton est
spectaculairement favorable.
Les symptômes cliniques
régressent en quelques heures (céphalées, fièvre) à
quelques jours (altération de l’état général) et les symptômes
biologiques en quelques jours (protéine C réactive)
à quelques semaines (vitesse de sédimentation).
Des complications vasculaires à l’introduction de la corticothérapie
sont cependant possibles.
À distance, le risque vasculaire reste élevé
avec, en particulier, un taux d’anévrisme thoracique nettement
supérieur à celui des populations témoins (risque
relatif = 17).
En dehors des manifestations vasculaires, les principales
complications de la maladie de Horton traitée sont
d’ordre iatrogénique, liées à l’utilisation prolongée de
traitements corticoïdes. Parmi celles-ci, l’ostéoporose cortisonique est la complication majeure, source d’une
grande morbidité (tassements vertébraux, fractures du
col fémoral).
Cependant, le pronostic global de la maladie de Horton
reste bon, les courbes de survie étant superposables à
celles des populations de même âge.
Des rechutes peuvent survenir lors de la décroissance de
la corticothérapie, surtout les premiers mois de traitement.
Ces reprises évolutives nécessitent l’augmentation
des doses journalières de corticoïdes, et peuvent
être à l’origine d’une corticodépendance.
Traitement
:
A - Principes généraux
:
La corticothérapie est la thérapeutique essentielle de la
maladie de Horton.
Elle permet de faire disparaître l’ensemble
des symptômes, en dehors de ceux en rapport
avec des accidents vasculaires constitués, et de prévenir
la cécité, quand il existe des signes ophtalmologiques
annonciateurs.
La corticothérapie doit être initiée rapidement en raison
du risque vasculaire, voire en urgence, en cas de manifestations
ophtalmologiques, à fortes doses initialement,
et de façon prolongée.
Les complications iatrogéniques de la corticothérapie
ont conduit à essayer d’obtenir une épargne cortisonique
maximale surtout lors du traitement d’attaque.
Aucune étude contrôlée n’a encore montré la supériorité
d’un schéma thérapeutique par rapport à un autre, et, en
pratique, les modalités thérapeutiques décrites ici sont
plutôt celles consacrées par l’usage.
B - Modalités pratiques du traitement
corticoïde :
La prednisone est la molécule la plus utilisée en raison
de sa maniabilité. La posologie habituellement retenue à
la phase d’attaque du traitement est de 0,7 mg/kg/j.
Les assauts cortisoniques (bolus de méthylprednisolone,
souvent institués à la dose de 240 mg) peuvent être utilisés
dans les formes sévères, en particulier oculaires.
Contrairement aux données « classiques », il semble que
la durée du traitement d’attaque puisse être considérablement
raccourcie en réduisant de moitié, dès que les
symptômes cliniques s’améliorent et que la protéine C
réactive diminue franchement, la posologie initiale en
4 à 6 semaines.
La protéine C réactive semble un
paramètre de surveillance plus utile que la vitesse de
sédimentation à ce stade du traitement, en raison de la
rapidité de sa cinétique.
Ce schéma permet d’obtenir, au
bout de 4 à 6 semaines de traitement, des doses
moyennes de l’ordre de 20 mg/j de prednisone.
À partir de ce palier, la décroissance devra être plus lente,
de l’ordre de 1 mg tous les 15 jours, puis tous les mois.
La durée du traitement est variable. Le sevrage est
exceptionnellement possible avant 18 mois.
En général,
le traitement se prolonge sur plusieurs années.
Les
modalités précises du sevrage ne sont pas codifiées
(diminution très progressive des doses de prednisone ou
utilisation d’hydrocortisone).
Lors de la décroissance des doses de prednisone, des
rechutes sont possibles mais exceptionnellement graves.
Une simple rechute biologique ne justifie pas forcément
la réascension des doses, mais peut inciter à prolonger la
durée du plateau. Une rechute clinique requiert, le plus
souvent, l’augmentation transitoire de 5 ou 10 mg des
doses journalières.
C - Traitements adjuvants :
1- Prévention de l’ostéoporose cortisonique :
La prévention de l’ostéoporose induite par l’utilisation
des corticoïdes doit être systématique.
Elle repose sur
l’épargne cortisonique optimale, sur des règles hygiénodiététiques
avec supplémentation vitamino-calcique, et
sur le recours aux bisphosphonates.
2- Place des anticoagulants :
L’indication d’un traitement anticoagulant à la phase
initiale du traitement de la maladie de Horton reste discutée.
Elle repose sur le risque théorique d’occlusion
des gros vaisseaux ; cependant,
aucune étude n’a encore permis de valider cette
option thérapeutique qui reste, néanmoins, fréquemment
admise.
3- Traitements complémentaires
:
Divers traitements ont été proposés en appoint de la corticothérapie,
dans le but de tenter d’en réduire les doses
journalières : dapsone, immunosuppresseurs (méthotrexate,
azathioprine, cyclophosphamide), chloroquine…
Leurs indications ne sont pas codifiées et ces
traitements restent réservés aux exceptionnels cas de corticorésistance ou de corticodépendance à doses élevées
de prednisone.
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