Lésions athéromateuses des artères extra- et intracrâniennes
Cours de Neurologie
Introduction
:
L’infarctus cérébral reste une des principales causes de décès à
travers le monde.
Dans 20 % des cas, l’athérosclérose est l’étiologie
de l’infarctus cérébral et touche essentiellement les artères de
grand ou moyen calibre.
Les lésions liées à l’athérosclérose sont
hétérogènes dans leur distribution et par leur sévérité, et varient en
fonction des populations étudiées.
Ces lésions s’étendent depuis la
crosse de l’aorte jusqu’aux artères intracrâniennes, mais sur le
plan épidémiologique, les lésions les mieux documentées sont les
sténoses de la carotide extracrânienne.
Sexe, âge, ethnie
:
L’athérome touche hommes et femmes.
Toutefois, certaines
disparités existent, les hommes ont plus de plaques athéromateuses
de la carotide extracrânienne que les femmes.
L’âge intervient
également sur l’incidence des sténoses.
Dans une étude française
effectuée en population générale, la fréquence des sténoses carotides
asymptomatiques supérieure à 50 % a représenté 3 à 5% des
individus de plus de 65 ans, et jusqu’à 10 % des patients après 70
ans.
Bauer et al ont été les premiers à suggérer l’existence d’une
différence ethnique dans la distribution des lésions athéromateuses
cérébrales sur des données angiographiques.
Cette différence
intervient sur le risque ou le type d’infarctus cérébral, ainsi que sur
la distribution de l’athérosclérose dans les artères cérébrales.
Les sujets blancs ont préférentiellement une atteinte des vaisseaux extracrâniens, et les sujets noirs et asiatiques une athérosclérose qui
prédomine sur les artères intracrâniennes.
Les sujets blancs se caractérisent par des lésions de l’artère carotide interne extracrânienne et de l’ostium de l’artère vertébrale.
Chez les sujets
noirs ou les patients diabétiques, les lésions prédominent sur l’artère
cérébrale moyenne (ACM) et la partie distale du tronc basilaire
(TB).
Toutes les différences observées dans la distribution de
ces lésions vasculaires ne sont pas expliquées par les différences
dans les facteurs de risque vasculaire classiques.
Athérosclérose et facteur de risque
vasculaire :
A - PHYSIOPATHOLOGIE :
Les lésions d’athérosclérose se caractérisent initialement par la
migration, dans le sous-endothélium de la paroi artérielle, de
lipoprotéines de faible densité (LDL).
Une fois les LDL piégées dans
la paroi artérielle, elles sont progressivement oxydées et internalisées
par des monocytes/macrophages, et/ou des cellules musculaires
lisses pour former des cellules spumeuses.
Ce processus constitue
une cause majeure d’agression de l’endothélium qui est à l’origine
d’une dysfonction endothéliale.
L’endothélium développe alors des
propriétés procoagulantes, synthétise des molécules vasoactives, des
cytokines ou encore des facteurs de croissance.
Cette réponse
inflammatoire stimule, d’une part, la migration et la prolifération de
cellules musculaires lisses qui vont participer au remodelage de la
paroi artérielle et, d’autre part, l’adhérence des leucocytes ou des
plaquettes à l’endothélium.
Les différents cycles d’accumulation
de cellules mononucléaires, de migration et de prolifération des
cellules musculaires lisses, et de formation de tissu fibreux
entraînent un remodelage de la paroi artérielle.
La lésion, ainsi
constituée, est formée d’une chape fibreuse fine avec un large dépôt
lipidique.
Cette plaque peut devenir vulnérable, c’est-à-dire se
fissurer et se rompre, exposant ainsi son contenu (collagène, tissu
nécrosé et cholestérol de la plaque) au contact du sang circulant.
Ces circonstances conduisent à la formation d’un caillot
potentiellement responsable d’une occlusion thrombotique de
l’artère.
L’incorporation du thrombus par la plaque constitue
l’évolution habituelle, par à-coups, de la lésion athéromateuse.
B - ÉPAISSEUR INTIMA-MÉDIA :
Les stades initiaux de la maladie peuvent être déterminés par
l’utilisation de l’échodoppler avec la mesure de l’épaisseur de
l’intima-média (EIM) au niveau des artères carotides.
La mesure de
l’EIM par échodoppler a été validée comme marqueur des
stades précliniques de l’athérosclérose.
Certains facteurs de risque
vasculaire, comme le sexe, le cholestérol-LDL, l’hypertension
artérielle, l’intoxication tabagique et les antécédents d’infarctus du
myocarde, s’associent à une augmentation de l’EIM des artères
carotides communes et internes.
De plus, l’augmentation de l’EIM
est également liée à une augmentation du risque d’infarctus
cérébral.
Les facteurs hémostatiques et rhéologiques (fibrinogène,
viscosité, hématocrite, facteur von Willebrand, activateur tissulaire
du plasminogène ou tPA, fibrine, D-dimères) agissent eux aussi sur
l’EIM indépendamment des autres marqueurs de risques
vasculaires.
C - FACTEURS DE RISQUE VASCULAIRE
:
Les marqueurs de risque vasculaires constitutionnels, non
modifiables, sont représentés par : l’âge, le sexe, l’ethnie et l’hérédité.
Parmi les facteurs de risques modifiables, il faut citer : l’hypertension
artérielle, le diabète, les dyslipidémies, l’intoxication tabagique et
l’alcool.
Mais certains événements vasculaires peuvent se
produire sans facteurs de risque vasculaire apparents. Les données
actuelles de la littérature révèlent de nouveaux facteurs de risque
vasculaire.
En effet, l’inflammation et l’infection chronique semblent
intervenir dans l’initiation et la progression de l’athérosclérose.
La
présence d’éléments inflammatoires aux sites de rupture de plaque,
telles que des cytokines pro-inflammatoires, ou des molécules
d’adhésion cellulaire impliquées dans l’adhérence des monocytes à
l’endothélium sont déterminants dans les phases initiales de
l’athérosclérose.
Des études prospectives indiquent que la C-Reactive Protein (CRP), un marqueur non spécifique de
l’inflammation, est à un taux élevé chez les patients à risque pour
un premier infarctus cérébral.
De même, l’hyperhomocystéinémie
est considérée comme un facteur prédictif d’infarctus cérébral.
Streifler et al ont montré que l’hyperhomocystéinémie était trois fois
plus fréquente chez les patients avec une sténose carotidienne
symptomatique par rapport aux patients asymptomatiques
(respectivement, 34,3 % versus 12,8 %).
Plusieurs études ont rapporté une corrélation entre l’incidence de
l’athérosclérose et la présence de micro-organismes tel que le
Chlamydiae pneumoniae.
Cet agent infectieux a été identifié dans
les macrophages de lésions athéromateuses carotidiennes au cours
d’autopsies.
La présence de Chlamydiae pneumoniae dans les
lésions athéromateuses humaines suggère que ces micro-organismes
pourraient activer les leucocytes ou être responsables d’une
transformation des cellules musculaires lisses ou des cellules
endothéliales.
Toutefois, les relations de cause à effet entre
infection et athérosclérose restent débattues et demandent encore à
être vérifiées par des études prospectives.
Athérosclérose extracrânienne
:
A -
ARTÈRE CAROTIDE COMMUNE
:
Les sténoses athéromateuses de l’artère carotide commune sont rares
et sont observées plutôt à un stade avancé de la maladie.
Elles
siègent essentiellement aux extrémités proximale et distale de
l’artère carotide commune, par extension des lésions situées au
niveau de la crosse de l’aorte ou du tronc artériel brachiocéphalique
d’une part, et aux bifurcations carotidiennes d’autre part.
L’ostium
de l’artère carotide commune gauche au niveau de la crosse de
l’aorte est plus souvent touché que l’ostium de l’artère carotide
commune droite.
B - ARTÈRE CAROTIDE INTERNE EXTRACRÂNIENNE :
Les lésions athéromateuses de la bifurcation carotidienne sont les
plus fréquentes.
La lésion se développe à l’origine de l’artère
carotide interne au niveau du bulbe et s’étend vers l’artère carotide commune et l’ostium de l’artère carotide externe.
Habituellement, le
segment situé entre le bulbe et la base du crâne est épargné par
l’athérosclérose.
1- Sténose symptomatique
:
Le caractère symptomatique et le degré de sténose sont les meilleurs
indicateurs du risque de récidive d’un infarctus cérébral.
Pour un
degré de sténose identique, le risque d’infarctus cérébral est jusqu’à
cinq fois plus élevé lorsque la sténose est symptomatique.
L’étude North American Symptomatic Carotid Endarterectomy Trial
Collaborators (NASCET) a montré que le risque d’infarctus cérébral
à 2 ans en aval d’une sténose symptomatique était de 10 % pour
une sténose située entre 70-80 %, de 14 % pour une sténose située
entre 80-90 %, et de 17 % pour une sténonse située entre 90-99 %.
Parmi les autres caractéristiques morphologiques de la sténose, la
présence d’une irrégularité pariétale ou d’une ulcération à
l’artériographie augmente également le risque d’infarctus cérébral
homolatéral.
Pour les sténoses symptomatiques supérieures à
70 %, la présence d’une ulcération de la plaque à l’artériographie
fait passer le risque d’infarctus cérébral de 7,5 à 13 % par an.
De
même, la présence d’un thrombus pariétal augmente le risque
d’infarctus cérébral homolatéral à la sténose.
Dans l’étude de Carr
et al, les ruptures de plaques ont été observées pour 74 % des
plaques symptomatiques et seulement chez 32 % des patients
asymptomatiques.
Dans ce travail, aucune différence significative n’a
cependant été retrouvée entre les deux groupes concernant les
hémorragies intraplaques, la présence d’un thrombus luminal, ou
encore le type de plaque (fibreuse, nécrotique ou calcifiée).
Par
ailleurs, la présence de phénomènes emboliques, tels que les signaux
transitoires de haute intensité ou HITS, représente un facteur
prédictif d’accident ischémique transitoire (AIT) et d’infarctus
cérébral chez les patients avec une sténose (symptomatique ou non)
de la carotide interne.
Molloy et al ont rapporté sur 111 patients
avec une sténose carotide supérieure à 60 %, une présence de HITS
dans 36,9 % des cas.
La déstabilisation d’une plaque, qui provoque la formation d’un
thrombus, peut conduire à l’occlusion aiguë de la carotide interne.
L’occlusion est le plus souvent le résultat d’une thrombose occlusive
d’une sténose de la carotide interne au niveau de la bifurcation.
Elles
sont découvertes au cours d’un infarctus cérébral, mais aussi
pendant une exploration systématique, ou encore dans le suivi d’une
sténose carotidienne.
Dans la série prospective de Rautenberg et
al sur 94 occlusions asymptomatiques de l’artère carotide interne,
le taux annuel d’infarctus cérébral et d’AIT en aval de l’occlusion, a
été respectivement de 4,4 % et de 3,2 %.
Dans cette étude, 25 % des
patients avaient une sténose serrée d’une autre artère cervicale, le
plus souvent l’artère carotide interne controlatérale.
Le risque
d’infarctus cérébral en aval de l’occlusion varie de 1,9 à 7 % par an
en fonction des études.
Les facteurs hémodynamiques ont un
rôle déterminant dans le caractère symptomatique des occlusions de
carotide.
Les patients avec un retentissement hémodynamique de
leur occlusion sont à risque d’infarctus cérébral, le risque relatif étant
de 6 pour tous les infarctus cérébraux et de 7,3 pour les infarctus
cérébraux homolatéraux.
2- Sténose asymptomatique
:
Pour les sténoses asymptomatiques, le risque d’infarctus cérébral en
aval d’une sténose inférieure à 70 % est à 2 % par an, et devient de
3 % par an pour les sténoses supérieures à 80 %.
Les sténoses
asymptomatiques sont un marqueur de la maladie athéromateuse et
se caractérisent par un risque élevé d’infarctus du myocarde et de
mort vasculaire.
Le taux cumulé d’infarctus cérébraux passe de
4,7 %, chez les patients sans angor, à 12,9 % chez les patients avec
une coronaropathie sévère.
Même si la progression des sténoses
asymptomatiques est corrélée à une augmentation du risque
d’infarctus cérébral homolatéral, la fréquence d’une telle
progression n’est pas connue avec exactitude.
En pratique, il est
difficile d’individualiser un groupe de patients à haut risque
d’infarctus cérébral homolatéral en se fondant sur le seul degré de
sténose.
C -
ARTÈRE VERTÉBRALE EXTRACRÂNIENNE :
L’histoire naturelle des sténoses vertébrales est mal connue.
Les
lésions athéromateuses touchent essentiellement la portion
proximale de l’artère sous-clavière et l’ostium de l’artère
vertébrale.
Les sténoses ostiales sont habituellement courtes avec
des dilatations poststénotiques.
Les artères vertébrales droites et
gauches sont atteintes avec la même fréquence, mais lorsqu’elles
sont de diamètre différent, l’artère de plus petit diamètre est la plus
fréquemment occluse.
Les lésions athéromateuses des artères
vertébrales sont une source d’embolies responsables d’infarctus dans
le territoire vertébrobasilaire.
Les sites les plus fréquents de
migration emboliques sont : l’artère vertébrale intracrânienne,
l’artère cérébelleuse postéro-inférieure (PICA), la partie distale du
tronc basilaire (TB) avec atteinte des branches cérébelleuses
supérieures et des artères cérébrales postérieures.
D - TRONC ARTÉRIEL BRACHIOCÉPHALIQUE ET ARTÈRE
SOUS-CLAVIÈRE :
Les lésions athéromateuses du tronc artériel brachiocéphalique sont
le plus souvent une source d’embolies vers les territoires carotidiens
et vertébrobasilaires.
Il s’agit de l’extension de larges plaques de la
crosse de l’aorte
vers le segment proximal de l’artère sous-clavière
et vers l’origine de la carotide primitive.
Ackerman et al ont
rapporté une incidence des sténoses ou des occlusions de l’artère
sous-clavière de 1,15 % sur une population de 23 500 patients suivis
de 1978 à 1985. Parmi les patients avec une sténose sous-clavière
unilatérale ou bilatérale : 54 % étaient asymptomatiques avec un
examen neurologique normal, 29 % avaient eu des AIT
vertébrobasilaires et 17 % des symptômes dans le territoire
carotidien.
L’histoire naturelle de ces lésions reste mal connue, et
leur impact sur la survie des patients demande encore à être évaluée.
E - AORTE :
L’aorte est l’artère la plus souvent et précocement touchée par
l’athérosclérose.
Elle peut être la source d’embolies cérébrales en
cas de thrombus sur une plaque ulcérée.
L’athérosclérose prédomine
alors, au niveau de la terminaison de l’aorte ascendante, sur le dôme
de l’arche, englobant les ostiums des artères cervicoencéphaliques.
Une association indépendante entre l’athérosclérose de la crosse de
l’aorte et la survenue d’infarctus cérébral a été décrite.
Dans une
étude menée sur des patients de plus de 60 ans avec un infarctus
cérébral, 14,4 % avaient des plaques athéromateuses d’au moins
4 mm d’épaisseur contre seulement 2 % chez les sujets contrôles.
Parmi les 78 patients avec un infarctus cérébral sans cause
apparente, 28,2 % avaient des plaques d’au moins 4 mm d’épaisseur
contre 8,1 % des patients avec une cause d’infarctus cérébral
identifiée.
Les plaques de 1 à 3,9 mm d’épaisseur étaient
fréquemment associées à une sténose carotide supérieure ou égale à
70 %.
Athérosclérose intracrânienne
:
Les sténoses intracrâniennes liées à l’athérosclérose sont de pronostic
plus défavorable que les lésions extracrâniennes.
En fonction des
études, le taux annuel d’infarctus cérébraux varie de 5 à 10% et atteint 8 % pour les AIT.
La survenue d’AIT s’accompagne
d’une augmentation de l’incidence des infarctus cérébraux qui
s’élève jusqu’à 50 % dans les semaines qui suivent le diagnostic.
A - CIRCULATION ANTÉRIEURE :
Les sténoses sont le plus fréquemment retrouvées dans la portion
caverneuse et les segments pétreux de la carotide interne.
Les lésions
de la terminaison de la carotide interne sont beaucoup plus rares et
les occlusions à ce niveau sont le plus souvent secondaires à des
embolies d’origine cardiaque ou en provenance d’artères extracrâniennes.
Les lésions athéromateuses peuvent également
affecter les segments proximaux de l’ACM et de l’artère cérébrale
antérieure.
En cas de sténose présumée athéromateuse de l’origine
de l’ACM, le risque de récidive d’infarctus cérébral homolatéral a
été évalué à 7,8 % par an.
Craig et al ont montré, sur une série de
58 patients avec sténose intracrânienne symptomatique de l’artère
carotide interne, qu’un tiers des patients avaient un infarctus
cérébral fatal et seulement un tiers des patients restaient sans aucun
handicap.
Cette évolution défavorable est aggravée par la
présence de lésions extracrâniennes en tandem, qui augmentent le
risque de survenue d’infarctus cérébral.
B - CIRCULATION POSTÉRIEURE :
Les sténoses concernent l’artère vertébrale intracrânienne et le TB
où l’athérosclérose est distribuée tout le long de l’artère.
Pour les
lésions de la vertébrale intracrânienne ou du TB, le risque d’infarctus
cérébral est de 22,3 % pour une période de suivi de plus de 1 an.
Les lésions athéromateuses de l’artère vertébrale intracrânienne
exposent à un risque important d’infarctus bulbaires, cérébelleux par
occlusion de l’ostium des perforantes ou de la PICA.
Les occlusions
complètes dans la circulation vertébrobasilaire peuvent se produire
en cas de thrombose in situ au niveau d’une sténose athéromateuse
préexistante, mais le thrombus peut également se fragmenter et
migrer dans le tronc basilaire et ses branches terminales.
Le
pronostic de l’occlusion est alors extrêmement grave, avec une
mortalité atteignant 86 %.
La portion proximale des artères
cérébrales postérieures est rarement le siège de lésions
athéromateuses, de même que les lésions athéromateuses affectent
rarement de manière isolée l’origine de l’artère spinale antérieure,
des artères cérébelleuses, ou des artères circonférentielles.
C - PETITES ARTÈRES :
L’atteinte des petites artères intracrâniennes concerne
essentiellement les perforantes du territoire profond de l’ACM
(segment M1) et le territoire ventromédian du TB.
L’occlusion de
ces petites branches artérielles est le résultat de la formation in situ
du thrombus ou par extension, à l’ostium de l’artère, d’une plaque
située sur la grosse artère qui lui donne naissance.
Conclusion : stratégies thérapeutiques
La prise en charge thérapeutique commence par le contrôle des facteurs
de risque vasculaire (hypertension artérielle, diabète, tabac, obésité et
hypercholestérolémie) et l’éducation des patients sur les symptômes
d’AIT.
Les traitements antiplaquettaires ont prouvé leur action sur la
réduction du risque d’infarctus cérébral chez les patients aux
antécédents d’infarctus cérébral lié à l’athérosclérose, et la prescription
d’un hypolipémiant sera indiquée en cas d’hypercholestérolémie ou de
maladie coronaire.
Le bénéfice de la chirurgie est clairement démontré
pour les sténoses carotides symptomatiques de plus de 70 % (critères NASCET), mais la situation demeure tout autre pour les localisations
intracrâniennes.
Les informations restent insuffisantes pour déterminer
si le traitement anticoagulant ou un traitement antiagrégant
plaquettaire est plus efficace en cas de sténose intracrânienne.
Ainsi, il
n’existe à l’heure actuelle aucune conduite thérapeutique arrêtée sur la
prise en charge des sténoses intracrâniennes.
Le pronostic défavorable
des sténoses intracrâniennes et le risque annuel de 3 à 5 % de
complications hémorragiques symptomatiques secondaires au
traitement anticoagulant sont en faveur du rationnel pour l’évaluation
du traitement endovasculaire des lésions athéromateuses
intracrâniennes.
Devant l’insuffisance des données de la littérature sur
l’efficacité et la sécurité de l’angioplastie et du « stenting »
intracrânien, ces traitements ne peuvent être recommandés en pratique
courante comme thérapeutique de première ligne en dehors d’essai
randomisé.