L'abus d'alcool pose un problème médical,
psychologique et sociologique. L'alcoolisme en termes pharmacologique est une
dépendance vis à vis de l'alcool. 1- MÉTABOLISME DE L'ALCOOL : • L'alcool éthylique ou éthanol est
absorbé par l'estomac et l'intestin grêle. Les
concentrations plasmiques maximales sont atteintes en 30 à 90 minutes. Le lait, les aliments gras ralentissent l'absorption, les boissons
gazeuses l'accélèrent.
· L'alcool diffuse dans tout l'organisme. Il est éliminé essentiellement après dégradation hépatique. La voie catabolique principale fait intervenir l'alcool
déshydrogénasse qui
transforme l'alcool en acétaldéhyde. L'acétaldéhyde est transformée
en CO2 et H2Opar l'intermédiaire du cycle de Krebs. Moins de 10% de l'alcool est éliminé sans transformation dans les
urines, la sueur, et par la respiration, environ 150 mg d'alcool par
kilo de poids sont métabolisés en 1h.
· Les alcooliques chroniques métabolisent plus rapidement l'alcool
que les individus normaux.
L'alcool modifie de nombreux métabolismes :
·
Diminution de l'absorption intestinales des sucres, acides aminés,
calcium, folates et vitamines B12,aggravant
ainsi la malnutrition
· Modification du métabolisme des lipides (stéatose hépatique), des
glucides (hypoglycémie), de l'acide urique (hyperuricémie)
· Acidose lactique, métabolique ou respiratoire
· Polyurie par inhibition de l'hormone antidiurétique
· Diminution de sécrétion de testostérone
· Modification des sécrétions gastriques avec apparition d'une
gastrite. 2- L'ALCOOL ET LA ROUTE. L'ALCOOL ET LA CRIMINALITÉ
·
La répression de la conduite des véhicules est fondée sur les
articles du code de la route.
Cette loi institue un double taux légal d'alcoolémie et la
généralisation du dépistage par prélèvement sanguin.
·
Toute personne ayant conduit un véhicule avec un taux d'alcoolémie
compris entre 0.8
g/l et 1.20 g/1 aura commis une
contravention à la loi, tandis que la conduite avec un taux
d'alcoolémie supérieur à 1.20 g/1 constitue un délit Le médecin praticien peut se trouve en demeure d'effectuer les
vérifications médicales
cliniques et le prélèvement sanguin chez un
conducteur en infraction à la loi, en vertu d'une procédure
de réquisition. L'examen médical comporte la recherche des signes cliniques de
l'imprégnation alcoolique suivant un protocole établi par la loi et
dont les résultats sont consignés sur une fiche spécial.
L'alcoolique est dangereux pour autrui.
La loi prévoit l'obligation légale du diagnostic médical et
biologique de l'ivresse lors de la constatation d'un crime, d'un
délit ou d'un accident de la circulation. L'action du médecin praticien est limitée
dans le cadre préventif car il ne peut saisir l'autorité
sanitaire pour faire soigner un alcoolique en raison du secret
professionnel. 3-
DIAGNOSTIC ET PRINCIPE DU TRAITEMENT : les faits cliniques de l'alcool concernent
surtout le système digestif et le système nerveux.
Effets sur le système nerveux :
De nombreuses maladies neurologiques sont associées à l'alcoolisme
1- Intoxication alcoolique aiguë :
L'ivresse
associe un état d'excitation, avec logorrhée, irritabilité, conduit
incohérente, diminution des inhibitions, incoordination des
mouvements, troubles de l'équilibre.
·
L'ivresse peut entraîner des conduites agressives pour autrui et
pour soi-même.
L'absorption massive d'alcool peut entraîner stupeur et coma.
·
Le coma éthylique est une urgence médicale.
Il faut lutter contre la dépression
respiratoire et ses complications ( hypoxie, acidose ).
·
Une épuration extra-rénale peut être si l'alcoolémie est supérieure
à 6 g/1 2-Le syndrome d'abstinence :
II survient après une période d'abstinence relative ou absolue chez
un alcoolique chronique.
Ses manifestations peuvent être isolées ou associées.
Tremblements
Hallucination
- Épilepsie alcoolique
Delirium tremens : c'est la forme la plus grave ( mortelle dans 15 %
des cas ).
Il associé un état confusionnel profond avec hallucination,
tremblements, agitation et insomnie, associés à une activité accrue
du système autonome : mydriase, hyperthermie, tachycardie, sueur
profuses.
Dans la majorité des cas, le delirium tremens évolue favorablement
et dure moins de trois jours.
Il se termine aussi
brutalement qu'il a commencé.
La mortalité peut être liée à une infection ou un traumatisme
associé.
Mais elle s'observe également en leur absence. Le traitement
comporte la correction des désordres hydroélectrolytiques et de l'hyperthermie.
L'apport de vitamine B12
la prescription de sédatifs.
- Une surveillance régulière clinique et biologique. Les complications ou lésions associées doivent
être recherchées systématiquement (PX du
crâne, du thorax ) et traitées.
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