Épidémiologie
:
L’infection bactérienne néonatale (IBN) est fréquente ; elle
touche 1 % des nouveau-nés.
Sa prise en charge repose sur
une antibiothérapie instituée précocement avant la confirmation
bactériologique.
Cette attitude vise à réduire la
morbidité et la mortalité, mais conduit à traiter 1 à 10 %
des nouveau-nés.
Définition
:
Il est habituel de distinguer les infections bactériennes précoces
apparues dans les 2 premiers jours de vie qui sont
d’origine materno-foetale, des infections bactériennes tardives
qui sont materno-foetales ou acquises.
Physiopathologie :
Les infections bactériennes du nouveau-né résultent d’une
anomalie de la colonisation bactérienne néonatale et d’une
immaturité de l’immunité.
1- De la colonisation à l’infection :
• Physiologiquement, le nouveau-né se colonise (peau,
voies aériennes, tube digestif) pendant les 5 premiers jours
de vie.
Cette colonisation peut être perturbée par la transmission
d’un germe pathogène de la mère ou de l’environnement.
Il a été plus rarement observé des translocations
digestives de bactéries dont la pullulation digestive a
été favorisée par une antibiothérapie (klebsielles et ampicilline,
pyocyanique et céfotaxime).
• L’immunité du nouveau-né est caractérisée par un déficit
en cellules phagocytaires, en lymphocytes T, en complément,
en immunoglobulines M (IgM) et A (IgA)
(absence de passage transplacentaire) ou IgG (absence de
passage transplacentaire avant 32 semaines).
2- Modes de contamination du nouveau-né :
Le nouveau-né peut s’infecter à 3 moments : pendant la
grossesse (infection prénatale), au moment de la naissance
(infection pernatale) et après l’accouchement (infection
postnatale).
Les infections prénatales sont transmises par
voie transplacentaire lors de bactériémies ou de septicémies
maternelles, soit par voie transmembranaire, à membranes
intactes ou rompues, le liquide amniotique (amniotite)
contaminant le foetus lors de sa déglutition.
Les
infections pernatales sont acquises lors du passage dans la
filière génitale.
Les infections postnatales sont de transmission manuportée ou secondaires à la contamination de
matériel prothétique.
3- Bactériologie :
Les infections materno-foetales, qu’elles soient précoces
ou tardives, sont dues principalement à 3 germes : Streptocoque
b hémolytique du groupe B (37 %) (SbHB), Escherichia
coli K1 (20 %), (E. coli) et Listeria monocytogenes
(5 %).
D’autres germes sont retrouvés : entérocoques, streptocoque
D, klebsielle, Proteus, Hæmophilus influenzæ,
Pseudomonas aeruginosa, Bacteroides fragilis, staphylococcus
aureus ou epidermidis…
Le taux d’incidence des
germes responsables d’infections materno-foetales (IMF)
varie d’un pays et d’une région à l’autre, conduisant à la
nécessité d’adapter l’antibiothérapie probabiliste initiale à
l’écologie bactérienne.
Diagnostic
:
La probabilité d’une infection bactérienne néonatale repose
sur des arguments anamnestiques, cliniques et biologiques.
La confirmation bactériologique du diagnostic d’infection
bactérienne néonatale est secondaire, après un délai de 48
à 72 h.
Il faut souligner que lors d’une suspicion d’infection materno-foetale, l’identification d’un germe dans les
hémocultures, le liquide céphalo-rachidien, les urines ou
les prélèvements périphériques est inconstante.
La poursuite
ou l’arrêt précoce de l’antibiothérapie dépendent aussi
du tableau clinique et des paramètres inflammatoires.
Arguments anamnestiques
d’infection :
1- Arguments d’origine maternelle :
• Pendant la grossesse ces arguments infectieux sont les
suivants : des infections urinaires répétées ou une pyélonéphrite
du dernier trimestre de la grossesse (E. coli K1),
une infection génitale diagnostiquée devant des leucorrhées
(Gardnerella vaginalis), une fièvre ou un syndrome grippal
d’allure bactériémique (Listeria, Streptococcus, gramnégatif),
une menace d’accouchement prématuré, une rupture
ou une fissuration prématurée de la poche des eaux,
une chlorioamniotite, un portage génital ou urinaire de
germes potentiellement pathogènes.
La situation la plus
fréquente est le portage asymptomatique de SbHB dans les
voies génitales chez 20 à 30 % des femmes enceintes.
Le
risque de colonisation du nouveau-né est de 50 % et le
risque d’infection néonatale est de 4 % pour les nouveaunés
colonisés.
• À l’accouchement ces arguments infectieux sont les suivants
: une rupture ou une fissuration prolongée des membranes
> 12 h, une fièvre maternelle (> 38 °C) pré-, per-,
post-accouchement, un liquide amniotique teinté ou fétide,
la présence de germes dans le liquide amniotique ou bien
une glycosamnie < 10 mg/L, un placenta présentant des
abcès crayeux listériens.
2- Arguments d’origine foetale
:
Une prématurité inexpliquée, une souffrance foetale aiguë
inexpliquée (anomalies du rythme cardiaque foetal, liquide
amniotique teinté, score d’Apgar bas), une tachycardie
foetale > 160 batt/min.
A - Arguments cliniques :
De nombreux signes cliniques aspécifiques doivent faire
évoquer une infection bactérienne néonatale, mais les nouveau-
nés infectés sont fréquemment asymptomatiques initialement,
situation qui ne doit pas faire différer l’antibiothérapie
si l’anamnèse est évocatrice.
• Signes respiratoires : cyanose, apnées ou détresse respiratoire
sont un mode de révélation des infections néonatales.
La détresse respiratoire peut être modérée ou sévère
(hypoxémie réfractaire) comme dans les infections néonatales
à SbHB.
De plus, l’inhalation de liquide amniotique méconial doit être considérée comme associée à une infection.
Chez un prématuré, une maladie des membranes hyalines
(MMH) peut simuler (ou être associée) à une infection materno-foetale.
• Signes hémodynamiques : teint gris, troubles vasomoteurs
ou marbrures, allongement du temps de recoloration
capillaire supérieur à 3 s, tachycardie (fréquence cardiaque
> 180/min), hypotension artérielle systémique (pression
artérielle moyenne < 30 mmHg chez le nouveau-né à
terme).
• Signes thermiques : hyperthermie supérieure à 37,5 °C
ou hypothermie.
• Signes cutanéo-muqueux : purpura pétéchial, éruption
cutanée (macules, vésicules, pustules), nodules pharyngés
listériens, ictère de début précoce (au cours du 1er jour de
vie) en dehors de toute incompatibilité sanguine foetomaternelle,
ictère d’aggravation secondaire surtout à bilirubine
conjuguée (infection urinaire à E. coli).
• Signes neurologiques : anomalies du tonus (hypotonie,
hypertonie), de la succion, hyporéactivité, réflexes
archaïques anormaux, troubles de conscience (somnolence,
létargie), convulsions et bombement de la fontanelle antérieure
en cas de méningite.
• Signes abdominaux et digestifs : refus du biberon, vomissements,
météorisme abdominal, diarrhée, rectorragies,
hépatomégalie, splénomégalie.
B - Arguments biologiques
:
L’absence de spécificité des signes cliniques d’infection
bactérienne néonatale et leur inconstance à la phase initiale
de l’infection expliquent l’importance accordée aux arguments
biologiques.
La numération formule plaquettes sanguine : leucopénie
< 5 000/mm3, neutropénie < 2 500/mm3 (meilleur signe,
mais rare et fugace), hyperleucocytose > 30 000/mm3,
monocytes > 10 % des leucocytes totaux, pourcentage élevé
de polynucléaires non segmentés, thrombopénie <
150 000/mm3, anémie hémolytique, fibrinogène > 3,5 g/L
au cours des 2 premiers jours de vie (> 4 g/L au-delà). Élévation
de l’orosomucoïde.
L’élévation de la protéine Créactive
(CRP) est considérée comme le marqueur de référence
de l’infection bactérienne néonatale.
Son
augmentation (> 10 mg/L) d’emblée ou secondaire (à 12-
24 h de vie) est un bon critère d’infection materno-foetale
(spécificité : 80 à 90 %, sensibilité : 50 à 80 %).
Ses variations
sont plus précoces que celles du fibrinogène et sa normalisation
est un critère d’efficacité thérapeutique.
Plus
récemment a été souligné l’intérêt de la procalcitonine sanguine
qui augmente significativement en cas d’infection
bactérienne néonatale et de l’interleukine-6.
Cette cytokine
s’élève très précocement chez le nouveau-né infecté (sensibilité
85 à 90 %).
D'autres cytokines, le tumor necrosis
factor a (TNFa), le G-CSF, des molécules d’adhésion cellulaires
varient aussi chez le nouveau-né infecté mais semblent
moins intéressantes que l’interleukine-6.
L’interleukine-
6 augmente plus rapidement que la procalcitonine qui
s’élève plus précocement que la protéine C-réactive.
Autre
argument biologique, l’acidose métabolique inexpliquée
qui est un signe rare, mais évocateur.
C - Arguments paracliniques :
La radiographie pulmonaire recherche systématiquement
une localisation pulmonaire de l’infection.
Tous les aspects
radiologiques peuvent être rencontrés en cas d’infection
bactériologique néonatale, mais le plus évocateur est une
pneumopathie avec infiltrats micro- ou macronodulaires
uni- ou bilatéral.
La radiographie peut être normale ou
prendre l’apparence d’une maladie des membranes hyalines.
D - Arguments bactériologiques
:
Les prélèvements bactériologiques sont impératifs devant
toute suspicion d’infection bactérienne néonatale et avant
toute antibiothérapie.
Ils comprennent : une hémoculture ;
un examen cytobactériologique des urines (dont la réalisation
ne doit pas retarder l’antibiothérapie) ; une ponction
lombaire.
En périphérie, seul le liquide gastrique
prélevé à la naissance et témoignant de la bactériologie du
liquide amniotique a un intérêt réel.
L’interprétation des résultats devra prendre en compte la
bactériologie du placenta et les résultats bactériologiques
de la mère (hémocultures, prélèvement d’endocol, examen
cytobactériologique des urines).
Formes cliniques :
1- Forme pulmonaire :
Elle s’observe lors d’infections materno-foetales précoces
ou lors d’une infection secondaire chez un enfant en ventilation
mécanique.
L’infection se révèle par un tableau de
détresse respiratoire de sévérité variable.
2- Forme septicémique :
Elle s’observe lors d’infections materno-foetales précoces
ou d’infections secondaires sur prothèses principalement.
Le tableau clinique est dominé par une altération de l’état
général, des anomalies thermiques, des troubles hémodynamiques
(tachycardie, hypotension artérielle) nécessitant
alors une expansion volémique et l’administration d’amines
vasopressines en association au traitement antibiotique.
3- Forme méningée :
Elle s’observe surtout en cas d’infections materno-foetales
de révélation tardive.
Le tableau clinique est dominé par
des troubles du tonus et de conscience, des convulsions, un
bombement de la fontanelle antérieure, une fièvre, des
apnées et des vomissements.
L’antibiothérapie débutée sans
délai n’évite pas une grande fréquence de séquelles neurologiques
et sensorielles.
Des abcès cérébraux sont possibles
(citrobacter diversius).
4- Forme urinaire :
Elle s’observe lors d’infection néonatale à révélation secondaire
et révèle souvent une malformation des voies urinaires.
La symptopathologie est dominée par la fièvre et
les troubles digestifs. Un ictère à bilirubine conjuguée est parfois
le mode de découverte.
Dans tous les cas l’infection urinaire néonatale
doit être traitée comme une septicémie.
Formes selon le germe :
1- Infection bactérienne néonatale à Streptocoque
b hémolytique du groupe B :
Le Streptocoque b hémolytique du groupe B (SbHB) est
le principal germe de l’infection materno-foetale. sa transmission
est prénatale transmembranaire ou pernatale lors
du passage dans la filière génitale.
La contamination postnatale
est possible. Le germe SbHB est de plus en plus
dépisté pendant la grossesse et colonise les voies génitales
de 10 à 30 % des femmes enceintes.
Les nouveau-nés sont
alors fréquemment colonisés (environ 50 %), mais seulement
1 à 2 % d’entre eux font une infection précoce et 1 à
2 ‰ une infection sévère.
L’intensité du portage maternel de SbHB, le sérotype du
SbHB, la présence ou non d’anticorps spécifiques du sérotype
chez la mère, influent sur le risque d’infection du nouveau-
né.
• La forme précoce est asymptomatique, paucisymptomatique,
respiratoire (± hypoxémie réfractaire), septicémique
(± fulminante), mais rarement méningée.
• La forme tardive est méningée ou ostéo-articulaire.
Il
n’existe pas de critères prédictifs connus permettant le
dépistage des infections bactériennes néonatales tardives.
SbHB est sensible à l’amoxicilline, au céfotaxime et est
résistant aux aminosides.
En revanche, il est sensible à l’association b-lactamines + aminosides.
2- Listériose néonatale
:
Sa fréquence est en diminution.
On distingue :
• une forme précoce liée à une transmission par voie hématogène
ou par amniotite aiguë et qui associe un syndrome
infectieux grippal maternel d’origine alimentaire (fromage,
viande), un liquide amniotique teinté, une prématurité inexpliquée,
un tableau clinique franc et grave avec septicémie
et méningite associées éventuellement à une détresse respiratoire.
La mortalité est élevée ;
• une forme tardive qui associe une grossesse sans problème
; un accouchement eutocique à terme ; un tableau
clinique de septicémie ou de méningite secondaire.
Listeria monocytogenes est sensible à l’amoxicilline.
3- Infection bactérienne néonatale
à Escherichia coli :
Sa clinique n’est pas spécifique.
Escherichia coli porteur
de l’antigène K1 se retrouve dans 80 % des méningites à
E. coli.
Il est sensible aux céphalosporines de 3e génération,
aux uréido-pénicillines et aux aminosides.
4- Infection bactérienne néonatale
à Chlamydia trachomatis :
Le tableau clinique est celui d’une conjonctivite traînante
et (ou) d’une pneumonie réticulo-nodulaire, apparaissant
après une incubation de 1 à 40 j.
Le diagnostic est confirmé
la culture de Chlamydia dans les cellules conjonctivales ou
pharyngées.
Le traitement repose sur les macrolides.
5- Infection bactérienne néonatale
à Ureaplasma urealyticum :
Se manifeste le plus souvent par une pneumopathie tardive
dont le traitement repose sur les macrolides.
Pronostic :
Les facteurs de mauvais pronostics sont l’existence d’une chorio-amniotite maternelle, la prématurité, une méningite,
une forme clinique fulminante, un retard à l’antibiothérapie,
la non-réponse au traitement.
Traitement :
A - Traitement curatif :
1- Règles d’antibiothérapies du nouveau-né :
L’antibiothérapie doit être administrée par voie intraveineuse,
avoir un spectre élargi initialement puis une adaptation
spécifique secondaire, être bactéricide vis-à-vis des
germes responsables, avec une vitesse de bactéricide maximale,
utiliser des associations d’antibiotiques synergiques,
diffuser dans les méninges, être de toxicité réduite et de
durée suffisante adaptée à la nature de l’infection.
2- Nature, spectre et posologie
des antibiotiques utilisés
dans les infections bactériennes néonatales
:
Le traitement des infections bactériennes néonatales fait
principalement appel aux b-lactamines associées le plus souvent à une aminoside.
• Parmi les b-lactamines, l’amoxicilline est active sur le
SbHB, la Listeria et sur seulement 50 % des E. coli.
Le céfotaxime est actif sur le SbHB et sur E. coli, mais pas
sur Listeria.
L’association amoxicilline-acide clavulanique
est active sur le SbHB, la Listeria et 75 % des E. coli.
Elle
ne doit pas être utilisée en cas de méningite car l’acide clavulanique
ne franchit pas la barrière méningée.
En cas de
méningite, les b-lactamines sont administrées à la dose de
200 mg/kg/j en 4 fois.
• Les aminosides sont efficaces spontanément sur de nombreux
bacilles gram-négatifs dont E. coli.
Grâce à leur synergie
d’action avec les b-lactamines, les aminosides sont actifs
sur le SbHB et la Listeria.
D’autres modalités d’administration sont à l’étude : dose unique journalière, doses de charges.
• La vancomycine (Vancocin) s’utilise à la dose de 30
mg/kg/j en 2 injections.
Elle est utilisée lors des infections
pulmonaires ou septicémiques staphylococciques sur prothèses.
Les doses d’antibiotiques néphrotoxiques (aminosides, vancomycine)
doivent être adaptées à la fonction rénale et modifiées
selon leurs taux sanguins (pics et taux résiduels).
Pic à
< 30 mg/mL pour l’amikacine et < 18 mg/mL pour la nétilmicine
et taux résiduel entre 2 et 5 mg/mL la nétilmicine.
3- Stratégie antibiotique
et adaptation secondaire du traitement
au germe responsable de l’IBN :
L’antibiothérapie initiale varie suivant qu’il s’agit d’une
infection materno-foetale précoce, tardive ou d’une infection
bactérienne néonatale secondaire.
L’antibiothérapie
est débutée sur les critères anamnestiques, cliniques ou biologiques
évoqués antérieurement, alors que le germe n’est
pas encore isolé. L’antibiothérapie initiale sera probabiliste.
L’adaptation secondaire de l’antibiothérapie sera fonction
des résultats bactériologiques et de l’antibiogramme, qu’il s’agisse d’une infection materno-foetale ou d’une infection
bactérienne néonatale secondaire : soit arrêt des antibiotiques
en cas de non-confirmation d’infection, soit poursuite
et adaptation en fonction du germe, en cas d’infection
confirmée ou probable.
4- Durée du traitement antibiotique :
Elle dépend de la nature de l’infection : 10 j pour une infection
simple ; 10 à 15 j pour une septicémie, une entérocolite,
une pyélonéphrite ; 21 j pour une méningite et 3 mois
pour une ostéomyélite.
La durée d’utilisation des aminosides
est aussi fonction du type d’infection, mais tend à se
raccourcir.
5- Surveillance et efficacité du traitement :
L’efficacité du traitement se juge par l’amélioration clinique
en cas d’infection patente, la normalisation des paramètres
biologiques (CRP), la stérilisation bactérienne à 48 h d’antibiothérapie,
pour les septicémies, méningites, infections
urinaires, la surveillance des taux sériques des aminosides
(pics et taux résiduels) en prévention de leur toxicité rénale
et auditive, leur index thérapeutique étant étroit.
B - Traitement symptomatique :
Le traitement symptomatique s’associe à l’antibiothérapie
et prend en charge les détresses respiratoires, les troubles
hémodynamiques, les anomalies de la coagulation…
Il n’y
a pas d’intérêt des immunoglobulines ni des transfusions
de leucocytes.
C - Surveillance du nouveau-né infecté :
Elle comprend la mise en incubateur, la surveillance cardiorespiratoire
hémodynamique (fréquence cardiaque, respiratoire,
pression artérielle, saturation artérielle en oxygène,
pression transcutanée en oxygène, pression
transcutanée en gaz carbonique), la surveillance thermique,
glycémique, hydroélectrolytique, acido-basique et de la
diurèse.
Prévention :
1- Prévention des infections bactériennes
néonatales précoces impliquées :
• Traitement des épisodes infectieux maternels pendant la
grossesse : amoxicilline en cas de syndrome fébrile évocateur
de listériose, antibiothérapie adaptée des infections
cervicovaginales et des voies urinaires.
• Dépistage des portages génitaux de S bHB pendant la
grossesse.
Mais il n’y a pas d’intérêt à traiter le portage
génital asymptomatique à SbHB pendant la grossesse avant
l’accouchement pour prévenir les infections maternofoetales
à SbHB.
• Dépistage et traitement systématique du S bHB urinaire
pendant la grossesse.
• Antibiothérapie per-partum intraveineuse des femmes
fébriles > 38 °C ou porteuses de SbHB: cette attitude diminue
le nombre des formes précoces graves d’infection
materno-foetale (septicémies, méningites) mais interfère
sur les résultats bactériologiques du nouveau-né.
Importance
de la protéine C-réactive.
Traitement précoce et arrêt
secondaire en cas d’infection materno-foetale non prouvée.
2- Prévention des infections bactériennes
néonatales secondaires :
Elle repose sur le respect strict d’hygiène et d’asepsie :
lavage des mains avec des antiseptiques efficaces, isolement
des enfants infectés, utilisation de matériel à usage
unique, limitation des prothèses de soin.
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