Le choix des patientes est basé sur la fiabilité de la méthode,
mais il est influencé par l'environnement culturel, social,
éducatif et religieux.
- Ce sont la contraception orale et la contraception par
dispositif intra-utérin qui sont de loin les plus diffusées.
- Il existe cependant un regain d'intérêt pour la contraception
locale en particulier avec la diffusion des maladies
sexuellement transmissibles (MST) et du SIDA.
Plusieurs facteurs jouent sur l'efficacité des méthodes
contraceptives, dont l'âge de la femme, sa situation
socio-économique et sa motivation.
Les méthodes dites " naturelles " de contraception :
Les méthodes dites " naturelles " de contraception sont basées
sur l'auto-observation par la femme (méthode Ogino-Knaus,
méthode des températures, méthode Billings) ou par l'homme
(méthode dite " du retrait ").
METHODES D'AUTO-OBSERVATION FEMININES :
Méthode Ogino-Knaus :
La méthode Ogino-Knaus a pour principe de base qu'il n'y a
qu'une ovulation par cycle et que celle-ci a lieu entre 12 et 16
jours avant les règles suivantes, que les spermatozoïdes
survivent 3 jours dans les voies génitales supérieures de la
femme et donc qu'un rapport peut être fécondant 3 jours avant
l'ovulation, enfin que l'ovule vit et reste fécondable 48 heures
et donc que les 2 jours qui suivent l'ovulation sont fertiles.
Ainsi, dans un cycle idéal de 28 jours, la fertilité existe du
10e au 17e jour, auxquels on peut rajouter un jour au début et à
la fin de la période, par sécurité.
Pour appliquer cette méthode, il faut que la patiente connaisse
parfaitement la longueur de ses 12 cycles précédents, qu'elle
modifie ces données en fonction de l'évolution des cycles...
Son application est impossible dans le post-partum ou le
post-abortum et chez les femmes ayant des cycles irréguliers.
L'indice de Pearl (taux d'échecs pour 100 années par femme)
serait supérieur à 15. Cette méthode est peu acceptable pour le
couple et impossible à appliquer pour les femmes ayant des
cycles réguliers mais courts.
Méthode des températures :
* La méthode des températures semble être la meilleure méthode
de continence périodique :
- il faut réaliser une courbe thermique qui, dans 5% des cas,
reste ininterprétable ou difficile à lire.
- tout rapport est dangereux du premier jour des règles jusqu'au
troisième jour du plateau thermique et limite ainsi la période
de rapports possibles à environ 10 à 11 jours.
- cette méthode est efficace si elle est bien appliquée : indice
de Pearl de 2 à 3.
* Elle devient inutilisable en cas d'aménorrhée, de
spanioménorrhée, dans les suites de couches, en période
périménopausique et chez les femmes ayant des cycles
anovulatoires (1 mois sans ovulation doit théoriquement être 1
mois sans rapport).
* Elle est très astreignante puisqu'elle oblige à une prise de
température très stricte avant tout lever le matin (cas de
femmes ayant de jeunes enfants qui les obligent à se lever dans
la nuit).
Méthode Billings :
La méthodes Billings est un système de " planification familiale
naturelle " qui cherche l'ovulation par l'auto-observation par
la femme de l'aspect de son mucus cervical :
- c'est une méthode d'application difficile, nécessitant un
entraînement guidé afin d'analyser les caractéristiques des
sécrétions vaginales.
- elle peut être perturbée par toute infection vaginale, tout
traitement local.
- enfin, certaines femmes, bien que fécondes, ont une
insuffisance de glaire.
L'indice de Pearl serait, malgré un apprentissage, de 20 à 40
pour 100 années par femme.
Autres méthodes :
* Les " home-tests " d'ovulation (BlueTest*-Quidel, Clearplan*
Polivé SNC) sont des techniques utilisant des anticorps
monoclonaux ont été mises au point pour la prise en charge des
infertilités. Leur usage dans un but contraceptif peut présenter
un certain intérêt.
- Le principe vise à repérer le pic urinaire de LH, qui suit le
pic plasmatique, l'ovulation se produisant 24 à 36 heures après
le pic.
- La période fertile prend fin 3 jours après ce pic de LH.
- La recherche du pic de LH doit être effectuée à partir d'un
jour fixé en fonction de la durée habituelle des cycles (exemple
: 11e jour pour un cycle de 28 jours) et quotidiennement.
- De nombreux éléments nuisent à l'efficacité de cette méthode
qui ne peut représenter qu'un appoint aux méthodes d'abstinence
périodique.
* Un nouveau procédé (Persona*, Unipatch Diagnostics*) permet de
mesurer simultanément dans les urines la LH et l'estrone
3-glucuronide (E3G) dont l'élévation est corrélée à l'apparition
d'une glaire cervicale favorable sous l'effet de l'estradiol
(E2) survenant 24 heures avant le pic de LH.
- Le début de la période fertile peut être déterminé par
l'élévation de E3G et la fin calculée à partir du pic de LH.
- Les bâtonnets posturinaires sont lus dans un mini-ordinateur
portatif qui convertit les informations en signal lumineux en
rapport avec le risque de grossesse. La période fertile ainsi
déterminée serait limitée à 10 jours.
- Le taux d'échec serait toutefois de 5 à 7% par année.
METHODE D'AUTO-OBSERVATION MASCULINE : LE RETRAIT :
Le retrait une méthode employée encore couramment en France. Le
partenaire doit prévoir le moment de l'éjaculation et se retirer
du vagin avant l'éjaculation.
C'est une méthode difficile à appliquer correctement et elle est
assez inefficace puisque le taux de Pearl est au moins de 25
pour 100 années par femme. Ce taux d'échecs est dû à
l'impossibilité de contrôler l'éjaculation ou, dans certains
cas, à la présence de spermatozoïdes dans les sécrétions
préliminaires.
Méthodes de contraception locale :
La contraception locale féminine est la plus ancienne méthode
anticonceptionnelle.
Il existe actuellement un regain d'intérêt du fait des
importants progrès réalisés dans ce domaine (spermicides
efficaces et pratiques) et de la protection qu'elles assurent
contre les MST.
Environ 6% des couples français utilisent ces méthodes
(préservatifs masculins, diaphragmes et spermicides).
Préservatif masculin :
Le préservatif masculin est une gaine cylindrique en latex,
mince et flexible. Elle est appliquée sur le pénis en érection
pendant les rapports sexuels afin d'empêcher le sperme de se
répandre dans le vagin :
- la partie fermée peut être simplement arrondie, ou bien
comporter un réservoir destiné à recueillir le sperme.
- les préservatifs peuvent être lubrifiés (parfois avec un
produit spermicide) ou non lubrifiés. Ils sont roulés en
emballage individuel étanche. Ils ont des normes de fabrication
contrôlées (arrêté ministériel du 23 novembre 1987) qui
garantissent leur fiabilité.
- ils sont en vente libre dans les pharmacies et dans différents
lieux publics.
- ils seraient utilisés par 4% des Français comme méthode
principale de contraception. Ce taux est en augmentation dans de
nombreux pays, avec l'apparition du SIDA et des nombreuses
campagnes de promotion.
* L'efficacité est extrêmement variable selon les publications,
allant de 1 à 22 pour 100 années par femme, selon les
publications :
- pour des rapports peu fréquents, elle améliore son efficacité
avec des taux d'échecs de l'ordre de 5 pour 100 années par
femme.
- moins efficace que la contraception orale ou le stérilet, elle
est nettement supérieure aux méthodes de contraception basées
sur l'auto-observation.
- l'efficacité contraceptive est améliorée s'il y a
lubrification par un spermicide.
* Indications :
- rapports occasionnels et imprévus.
- désir de prévention des MST et particulièrement du SIDA.
- désir du couple de laisser la maîtrise de la contraception à
l'homme.
* Contre-indication : allergie au latex.
* Risques : c'est principalement le risque de déchirure du
préservatif ou du débordement du sperme, si la pénétration n'est
pas interrompue à la fin de l'érection qui est l'indication
d'une contraception d'urgence dont l'efficacité n'est pas non
plus de 100%.
Diaphragmes :
Le diaphragme a été la première méthode fiable de contraception
féminine.
Les diaphragmes sont des disques souples de latex, bombés en
courbe et dont la circonférence est bordée par un ressort
métallique.
Leur but est d'empêcher les spermatozoïdes de franchir le col
utérin.
* Mode d'emploi : il existe plusieurs tailles numérotées de 55 à
95, correspondant au diamètre. C'est le médecin qui doit faire
le choix de la taille, en calculant la distance qui existe entre
le cul-de-sac vaginal postérieur et le pubis :
- il faut ensuite apprendre à la patiente l'utilisation du
diaphragme : connaissance de son col utérin, méthode
d'introduction.
- l'adjonction d'un spermicide au diaphragme est obligatoire,
afin d'en assurer une efficacité acceptable.
- il faut laisser l'appareil en place plusieurs heures après le
dernier rapport sexuel (en fonction du spermicide utilisé).
- après emploi, l'appareil doit être savonné à l'eau tiède. Sa
longévité est d'environ 1 an s'il est bien entretenu.
* Efficacité : elle est nettement améliorée par l'utilisation
d'un spermicide et varie, selon les auteurs, entre 5 à 15 pour
100 années par femme.
* Indication : c'est une alternative pour les femmes ayant en
général une contre-indication à la pilule ou au stérilet.
* Contre-indications : elles sont anatomiques (prolapsus,
lésions périnéales, rétroversion fixée, fibrome postérieur,
post-partum ou allergie au latex, qui peuvent gêner la pose).
* Risque : il n'y en a pas, hormis les " toxic shock syndromes "
qui ont été rapportés chez les femmes le conservant de façon
prolongée (plus de 24 heures).
Capes cervicales :
Les capes cervicales reviennent sur le marché. Elles sont à
rapprocher du diaphragme :
- cupules en silicone à usage unique pouvant être laissées en
place pendant 3 jours (Oves*, Veos France), mais qui ne se
placent que sur le col utérin.
- elles ont différentes tailles et doivent être associées à un
spermicide.
- elles peuvent être utilisées par des femmes désirant une
méthode barrière.
Peu de données sont disponibles dans la littérature sur cette
méthode.
Spermicides :
Les spermicides sont de plusieurs types et peuvent avoir les
actions suivantes :
- agents surfactifs, qui agissent en abaissant la tension
superficielle des spermatozoïdes, assurant leur destruction par
déséquilibre osmotique.
- agents bactéricides, qui expliquent par ailleurs leurs
propriétés antibactériennes et antiseptiques, agissant dans le
cadre de la prophylaxie des maladies sexuellement
transmissibles.
- agents acides.
* Méthode : il faut se reporter, pour chaque produit, au délai
d'application nécessaire avant le rapport, à la nécessité de
n'avoir qu'un rapport et de conserver le produit sans toilette
vaginale un certain temps après le rapport (toilette vulvaire
fatie avec " savon " compatible).
* L'efficacité est bonne, si le mode d'utilisation est respecté
: 0,5 à 5 pour 100 années par femme, selon les produits et les
différents auteurs.
* Choix : il n'y a pas d'indication spécifique, mais la volonté
d'une contraception locale, assurant une bonne efficacité et une
" certaine " protection vis-à-vis des MST :
- c'est souvent une contraception de relais ou d'attente chez
des femmes dont l'activité sexuelle est moyenne ou modérée.
- elle est très précieuse dans le post-partum, en cas de
contre-indication aux contraceptifs oraux ou au dispositif
intra-utérin.
* Contre-indication : il n'y en a pas.
* Surveillance et risques : ils sont corrélés directement au
strict respect des délais nécessaires avant et après le rapport
pour assurer une bonne efficacité.
Éponges contraceptives :
Les éponges contraceptives (Pharmatex*) ont peu de
particularités par rapport aux spermicides, mais permettent
plusieurs rapports sexuels avec la même méthode, puisque le
tampon peut être gardé 24 heures.
Il ne doit être enlevé que 2 heures après le dernier rapport.
Un risque qui a été constaté lorsque le tampon était utilisé de
façon prolongée au-delà de 24 heures est celui de " toxic shock
syndrome ".
Autres méthodes contraceptives :
LA CONTRACEPTION PAR PROGESTATIFS RETARD INJECTABLES :
L'administration des stéroïdes sexuels peut être proposée par
voie parentérale, à condition d'espacer au maximum les
injections (toutes les 12 semaines). Cette méthode de
contraception est peu utilisée en France, mais plus de par le
monde.
Progestatifs utilisés :
* L'acétate de médroxyprogestérone, dérivé de la
17-hydroxyprogestérone et non de la classe des norstéroïdes :
- est commercialisé sous deux formes : Dépo-Provera* (150mg,
flacon de 3ml) et Dépo-Prodasone* (250mg, flacon de 5ml).
- la dose à administrer est de 150mg toutes les 12 semaines, le
flacon dosé à 250mg pouvant servir si des doses supérieures sont
nécessaires.
* L'énanthate de noréthistérone, de la classe des norstéroïdes,
est commercialisé sous le nom de Noristérat* (200mg, ampoule de
1ml).
Efficacité, indications et contre-indications :
* L'efficacité est la même que celle d'un progestatif fortement
dosé :
- le délai de 12 semaines doit être respecté entre les
injections intramusculaires profondes pour obtenir une bonne
diffusion du produit.
- l'indice de Pearl est voisin de 1% AF.
* Avantages et indications de la méthode : la faible contrainte
est appréciée lorsque les sujets sont peu aptes à se prendre
eux-mêmes en charge. Les indications préférentielles sont :
- le post-partum immédiat avec ou sans allaitement, avant de
choisir une méthode contraceptive ne nécessitant pas de prise
quotidienne.
- les femmes indisciplinées, inaptes (débilité mentale) ou dans
certaines maladies psychiatriques.
- dans un but thérapeutique (endométriose, fibrome ou
hyperplasie endométriale). Des doses supérieures à 150mg peuvent
alors être prescrites.
* Les contre-indications restent celles de la contraception aux
progestatifs, auxquelles il faut ajouter :
- les nulligestes et les paucipares (du fait d'un retour plus
lent de la fécondité à l'arrêt des injections).
- les suites d'avortement (saignements pouvant faire croire à
une rétention).
- les dysfonctionnements cortico-surrénaliens.
- et l'allaitement pour le Noristérat* (l'acétate de
médroxyprogestérone pouvant au contraire être utilisé).
Inconvénients et surveillance :
* Les troubles du cycle constituent le principal inconvénient de
la méthode :
- l'aménorrhée est fréquente, allant de 25% des femmes au
premier mois, jusqu'à 80% au bout d'un an.
- elle est mieux tolérée par les femmes allaitant ou les femmes
qui avaient des hémorragies habituelles.
- en cas d'aménorrhée, il convient de bien vérifier par examen
gynécologique, voire test bêta-hCG, l'absence de grossesse
évolutive.
* Les saignements peuvent être de tous types (du simple spotting
à l'hémorragie) et font souvent abandonner la méthode :
- ils s'amendent en général avec le temps, allant d'un tiers des
femmes au début à environ 8% au bout de 1 an.
- on conseille de rapprocher les injections pour diminuer plus
rapidement l'incidence du saignement.
* La surveillance est identique à celle proposée pour les
contraceptifs oraux, mais avec une attention plus particulière
pour le contrôle du poids, de la tension artérielle et des
altérations du métabolisme du glucose, surtout chez les sujets
prédisposés.
LA CONTRACEPTION D'URGENCE :
Mode d'action :
Le principe consiste à donner le plus rapidement possible après
le rapport sans protection une charge hormonale destinée à
modifier rapidement les paramètres favorisant la nidation d'un
œuf éventuel, en cas de fécondation.
Ce n'est pas une méthode abortive car elle est administrée avant
l'implantation de l'œuf. La charge hormonale va entraîner des
perturbations du transit tubaire, une baisse des possibilités de
nidation (modifications structurales de l'endomètre, action
néfaste sur les agents favorisant l'implantation) et une action
lutéolytique.
Efficacité et indication :
* L'efficacité varie selon les produits utilisés et la rapidité
de leur utilisation.
- Les résultats sont meilleurs avant 48 heures.
- Les échecs peuvent être dus à des prises tardives, ou encore à
des rapports antérieurs estimés sans danger (ovulation précoce
dans le cycle).
* Les indications sont les suivantes :
- échec d'une contraception locale (rupture de préservatif...).
- absence de protection (premier rapport sexuel, rapport imprévu
lors de séparations provisoires ou d'instance de divorce...).
- agression sexuelle.
Produits utilisables :
* Les estroprogestatifs sont les plus faciles à prescrire et ils
sont utilisés avec succès à la condition que ce soit dans un
délai de 72 heures :
- il faut prendre des doses correspondant à 0,10mg
d'éthinylestradiol + 1g de norgestrel ou 0,5g de lévonorgestrel,
à renouveler 12 heures plus tard.
- il existe une préparation semblable dans le commerce
(Tetragynon*, AMM en consultation d'urgence, remboursé par la
Sécurité sociale). On obtient également l'équivalent avec 2
comprimés de Stédiril* en une prise, réitérée à 12 heures
d'intervalle, ou 2 fois 4 comprimés de Minidril*, Adépal* (blanc
ou rose) ou Trinordiol* (jaune ou blanc).
- la tolérance est très bonne, l'efficacité est identique aux
autres méthodes ; un test de grossesse doit être pratiqué en
l'absence de règles 3 semaines après la consultation d'urgence.
- certains prescripteurs continuent le traitement avec 1cp/j
jusqu'aux environs de la date prévue des règles, assurant ainsi
une contraception.
* Les progestatifs (lévonorgestrel) doivent être pris dans les
48 heures après le rapport à risque.
- Le lévonorgestrel est efficace à la dose de 0,75mg. Il n'y a
pas de préparation commercialisée en France et l'on peut
utiliser le Microval*, en prenant 25 comprimés à 0,03mg en une
seule fois, à deux reprises à 12 heures d'intervalle.
- La tolérance semble meilleure que celle des estrogènes, le
cycle est peu perturbé.
- L'efficacité est identique à celle des estrogènes, ainsi que
les risques de grossesse extra-utérine (dans certains pays, les
préparations sont commercialisées : Postinor* en Hongrie).
* Le danazol a été proposé à la dose de 400mg (2 gélules de
Danatrol* 200, répétées à 12 heures d'intervalle). L'efficacité
paraît bonne, sans effet secondaire notable.
* Les antiprogestérones (Mifégyne*) sont également efficaces
mais la dose idéale est encore à l'étude et les cycles sont
souvent perturbés.
CONTRACEPTION MASCULINE HORMONALE :
La contraception masculine hormonale n'est utilisée dans
l'immédiat qu'à l'état expérimental.
Contraception par stéroïdes hormonaux :
Le principe d'action de la contraception par stéroïdes hormonaux
est analogue à celui de la contraception orale chez la femme.
- L'administration de stéroïdes sexuels bloque les sécrétions de
FSH et de LH et l'on obtient bien l'arrêt de la spermatogenèse,
dépendante de FSH. Mais on altère aussi la fonction endocrine
des cellules de Leydig, productrices de testostérone qui sont
LH-dépendantes.
- L'effondrement de la testostérone risque donc rapidement
d'entraîner une chute de la libido et un dysfonctionnement
érectile.
- Pour ces motifs, la pilule estroprogestative n'est pas
utilisable dans ce contexte.
Pour contourner cette difficulté, on a tenté d'administrer d'une
part un progestatif antigonadotrope (acétate de
médroxyprogestérone et lévonorgestrel), ou un dérivé de la
nortestostérone (Danatrol*), associé à un androgène corrigeant
la chute de testostérone (sous forme de gel, solution ou
injection retard).
Les meilleures formules expérimentées sur les volontaires
semblent être :
- acétate de médroxyprogestérone per os (10mg matin et soir) et
5-alpha-dihydrotestostérone en transcutané.
- ou énanthate de testostérone (200mg intramusculaire une fois
par mois) et danazol (Danatrol 200mg trois fois par jour).
Les inconvénients sont multiples :
- traitements compliqués.
- azoospermie complète pas toujours obtenue.
- testostérone transcutanée amenant des risques de virilisation
chez la partenaire.
- effets néfastes des androgènes au long cours sur les fonctions
hépatiques et la prostate.
Autres méthodes :
D'autres méthodes sont en cours d'étude.
- Contraceptions hormonales non stéroïdiennes.
- Contraception par dispositif placé dans les déférents.
- Contraception par substances d'origine végétale.
- Contraception par agents chimiques divers.
- Contraception immunologique.
STÉRILISATION TUBAIRE :
La stérilisation tubaire n'est en aucun cas une méthode de
contraception, puisqu'il s'agit d'une méthode mutilatrice, qui
n'a pas de reconnaissance légale en France dans le cadre des
méthodes purement contraceptives.
Il en est de même de la vasectomie.
Conclusion :
La contraception reste essentiellement féminine avec deux
méthodes représentant plus des deux tiers des utilisatrices
(contraception orale et DIU), mais il y a actuellement avec la
diffusion des MST et du SIDA une recrudescence du recours aux
méthodes de contraception locale.
Les méthodes naturelles restent-elles un choix souvent
sous-tendu par des convictions personnelles ou religieuses.
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