DÉFINITION :
La reconnaissance de la constipation s'appuie sur les
définitions qui peuvent être cliniques ou physiopathologiques.
Définition clinique :
Il faut se méfier du sens donné à ce mot par le malade (nombre
de selles, volume, consistance, difficulté d'expulsion,
sensation d'évacuation incomplète, etc.).
La définition clinique est difficile en raison de la large
fourchette de la normalité. Toutefois, sachant que 99 % des
sujets normaux ont un nombre de selles de trois par jour à trois
par semaine, on peut considérer comme constipé un sujet ayant
moins de trois selles par semaine.
Autre définition possible selon le poids de selles : moins
de 35 g par jour de selles en moyenne (poids sec supérieur à 22
% du poids global).
De nombreux malades ont une fréquence normale de selles
(supérieure à trois fois par semaine), mais se plaignent
d'évacuation difficile ou incomplète.
Définition physiopathologique :
La surdigestion des selles, affirmée par l'examen coprologique
fonctionnel, rarement pratiqué, définit le mieux la
constipation.
Déshydratation trop importante des selles avec augmentation
relative du poids sec (supérieur à 22 % du poids global).
Retard d'évacuation des matières pouvant être mis en évidence
par différents index.
PHYSIOPATHOLOGIE :
La constipation peut être due :
- soit à un trouble de la progression du bol fécal.
- soit à un trouble de l'évacuation sigmoïdo-rectale :
c'est la dyschésie terminale.
Trouble de la progression dû à une anomalie du contenu ou du
contenant :
Anomalie du contenu : le bol fécal.
- L'hydratation : une déshydratation de la selle
entraîne une réduction importante du volume et parfois une
fragmentation en scybales rendant inefficaces les mouvements
coliques qui perdent tout effet propulsif.
- La quantité de liquide ingérée par jour mais également
la quantité de fibres alimentaires influent sur l'hydratation
des selles.
- Le volume des selles est également directement lié à
l'hydratation et aux fibres alimentaires.
- La distension est l'un des stimuli principaux de la motricité
colique.
Anomalie de la motricité colique.
- Une hyperspasmodicité segmentaire peut provoquer un arrêt de
la progression des matières.
- A l'inverse l’hypotonie ou inertie colique ralentit également
le transit.
En fait, la physiopathologie est mal connue.
Trouble de l'évacuation sigmoïdienne :
La mauvaise évacuation rectale peut être due à des altérations
des différents temps de la défécation :
à l'absence de redressement sigmoïdien et d'invagination du
sigmoïde dans le rectum : tumeur, adhérence
(dolicho-sigmoïde ?).
à la perte du réflexe exonérateur par la diminution de la
sensibilité rectale à la distension ;
à l'insuffisance musculaire :
- insuffisance d'augmentation de la pression abdominale :
hernie, éventration, déficience musculaire de la paroi
abdominale, obésité, insuffisance cardiaque ou respiratoire.
- contraction insuffisante des releveurs de l'anus (qui réaxent
physiologiquement l'ampoule rectale et le canal anal lors de la
défécation).
à l'absence de relaxation du sphincter anal : une
hypertonie sphinctérienne peut contrarier le 3e et dernier temps
de la défécation (fissure, fistule, hémorroïdes compliquées,
contraction paradoxale ou anisme).
Étiologies :
Causes occasionnelles :
- Le décubitus ralentit nettement la motricité colique.
- La fièvre aggrave la constipation de l'alité.
- La grossesse, par compression du sigmoïde et du rectum
par le fœtus et par insuffisance musculaire.
- Voyages et séjours hors du milieu habituel.
Constipation secondaire :
Constipation iatrogène et toxique :
- analgésiques et opiacés.
- anesthésiques.
- antiacides contenant du gel d'alumine ou du carbonate de
calcium (Phosphalugel*).
- anticholinergiques.
- anticomitiaux.
- antidépresseurs et neuroleptiques ;
- antiparkinsoniens.
- antitussifs (codéine).
- diurétiques (par une éventuelle hypokaliémie).
- sels de fer.
- hypotenseurs et bêta-bloquants.
- IMAO.
- abus de laxatifs.
- intoxication par le plomb, l'arsenic, le mercure, le
phosphore.
Étiologies extra-digestives :
- endocriniennes :
- diabète (en cas de neuropathie viscérale).
- hypothyroïdie (la constipation peut être l'un des
symptômes révélateurs).
- hyperparathyroïdie (par hypercalcémie).
- métaboliques :
- porphyrie.
- amylose.
- insuffisance rénale.
- hypokaliémie (induite par les diurétiques ou les laxatifs) ;
- hyper- ou hypocalcémie.
- causes neurologiques :
- maladie de Parkinson.
- atteinte cérébro-méningée.
- paraplégie.
- sclérose en plaques.
- lésion de la queue de cheval.
- affections pulmonaires et diaphragmatiques :
- emphysème.
- insuffisance respiratoire chronique.
- éventration diaphragmatique.
- affections génitales et péritonéales :
- ascite.
- tumeur abdominale.
- carcinose péritonéale.
- tumeur pelvienne (cancer ovarien).
- affections générales :
- malnutrition, anorexie, cachexie.
- collagénose (sclérodermie, dermatomyosite).
Etiologies digestives :
- la plus fréquente est fonctionnelle (syndrome du côlon
irritable ou colopathie fonctionnelle ou troubles fonctionnels
intestinaux) et associe, de façon variable :
- des douleurs abdominales diffuses ou localisées avec
ballonnement.
- des troubles du transit (diarrhée, constipation,
alternance des deux).
- des signes extra-intestinaux (épigastralgie, dyspepsie...).
- des signes extra-digestifs (céphalée, palpitations,
insomnie...).
- la maladie de Hirschsprung ou mégacôlon congénital est
caractérisée par un trouble de l'innervation au niveau du
sigmoïde et du rectum. Le diagnostic est souvent porté dès
l'enfance, mais parfois à l'âge adulte :
- sur le lavement baryté : microrectum, le côlon atteint
apparaît rétréci faisant suite à un côlon dilaté.
- la biopsie rectale profonde fait le diagnostic en
montrant l'absence de plexus nerveux intrapariétal.
- la manométrie montre la disparition du réflexe recto-anal
inhibiteur.
- maladie de Chagas : forme acquise d'aganglionose
d'origine parasitaire (Brésil).
- rétrécissement de la lumière par tumeur extra- ou
intraluminale (cancer colique).
- amibiase chronique.
- BK et autres pathologies infectieuses (syphilis,
Chlamydia).
- séquelle de colite ischémique.
- barytome.
- sténose inflammatoire cicatricielle postopératoire ou
postradiothérapie.
- affection ano-rectale : tumeur, rectite
hémorragique, rectite radique, rectocèle, prolapsus, sténose
anale, fissure, fistule, abcès, hémorroïdes compliquées.
Constipation apparaissant primitive :
Souvent aucune cause n'est retrouvée. Il n'est pas certain qu'un
dolichocôlon, retrouvé parfois, soit une explication.
Mais en fait cette constipation, a priori primitive, considérée
comme une véritable maladie peut, en réalité, s'expliquer par
plusieurs faits :
- éducation : mère trop attentive ou anxieuse, avec
apprentissage trop précoce et trop contraignant de l'éducation
sphinctérienne. Une interprétation freudienne fait de la
constipation de l'enfant un refus d'offrande à la mère.
- vie sociale : les contraintes sociales ou
professionnelles empêchent bien souvent de satisfaire rapidement
le besoin créé par le réflexe exonérateur. Cela provoque à la
longue un émoussement de ce réflexe et un trouble acquis de la
fonction d'évacuation.
- l'alimentation occidentale est trop pauvre en fibres et
la ration hydrique est insuffisante ;
- vie trop sédentaire.
Conduite à tenir :
BILAN CLINIQUE :
Reconnaître la constipation :
Il faut connaître :
- les larges limites de la normalité.
- les interprétations trompeuses de ce terme par le malade.
Il faut reconnaître les formes atypiques :
- fausses diarrhées (à scybales ou homogènes) :
existence d'une surdigestion mais les selles sont diluées par
l'hypersécrétion réactionnelle à la stase fécale dans l'intestin
terminal. Elle alterne souvent avec une constipation typique.
- constipation “ camouflée ” : selles régulières
mais surdigérées. Cela pourrait être responsable de symptômes à
distance (dyspepsie).
Préciser l'ancienneté de la constipation :
Cette constipation peut être :
- passagère.
- durable récente.
- ancienne.
Les problèmes diagnostiques, étiologiques et thérapeutiques
posés par ces différents types de constipation sont évidemment
différents.
Éliminer toute étiologie organique :
Éliminer en particulier le cancer du côlon, et essayer de
préciser le mécanisme de la constipation : trouble de la
progression ou trouble de l'évacuation.
Rechercher la prise de laxatifs :
Rechercher la prise de laxatifs systématiquement et avec
insistance à l'interrogatoire, et notamment de laxatifs
irritants.
Interrogatoire :
Il précise :
le début des troubles et leur condition d'apparition (une
constipation organique est souvent de survenue récente ; une
constipation ancienne remontant à l'enfance implique souvent la
prise prolongée de laxatifs irritants par automédication sous la
forme de pilules ou de tisanes) ;
le profil psychologique (anxiété, cancérophobie).
les habitudes hygiéno-diététiques (absence d'activité physique,
alimentation pauvre en fibres, boissons insuffisantes).
la présence de troubles fonctionnels :
- digestifs (ballonnements, douleurs abdominales témoignant
d'une colopathie fonctionnelle associée).
- autres : amaigrissement, glaires, rectorragie,
vomissements...
antécédents chirurgicaux, obstétricaux, prise médicamenteuse.
Examen physique :
Il sera complet, et précisera en particulier :
l'état de la paroi abdominale (musculaire, orifices herniaires,
éventration).
l'existence de signes coliques (palpation d'une, douleur
provoquée au niveau des fosses iliaques ou en péri-ombilicale,
impression d'un cæcum gargouillant) ;
examen de l'anus (fissure, hémorroïdes compliquées, sténose
anale, prolapsus rectal).
le toucher rectal est indispensable ; il recherchera la présence
de matières après défécation (dyschésie). Il appréciera la
tonicité du sphincter anal.
EXAMENS COMPLEMENTAIRES :
Leur choix est guidé par le bon sens et les circonstances
cliniques : l'apparition d'une constipation récente chez
un adulte impose la recherche d'une cause organique digestive ou
extra-digestive. Cela permettra la recherche systématique de
polypes recto-coliques.
En première intention, toujours anuscopie, rectoscopie puis
coloscopie ou lavement baryté.
Les autres examens (mesure du temps de transit, manométrie,
défécographie) ne seront demandés qu'exceptionnellement, en cas
de résistance au traitement.
Anuscopie et rectoscopie rigide :
Elles seront systématiques à la recherche :
de lésions anales ou rectales pouvant être responsables de la
constipation.
d'une mélanose :
- elle est souvent asymptomatique.
- signant la prise de laxatifs au long cours (anthraquinones).
- sous forme de coloration noirâtre tigrée de la muqueuse
recto-colique due à l'accumulation de dérivés d'anthraquinones
dans les lysosomes des macrophages.
de la présence de selles dans une ampoule dilatée qui aura la
même signification que la présence de matières au toucher rectal
(existence d'une dyschésie).
Coloscopie ou lavement baryté :
En cas d'apparition récente d'une constipation durable, ou
lorsqu'un autre élément fait évoquer l'organicité, une
exploration colique de qualité sera indiquée afin de lever le
doute sur l'existence d'une cause organique colique, mais
permettra également le dépistage de polypes, surtout s'il s'agit
d'un sujet à risque (homme ou femme de plus de 40 ans ou s'il
existe des antécédents familiaux de tumeur colique).
La coloscopie est un exemple plus spécifique et plus sensible
que le lavement baryté dans le diagnostic des lésions touchant
la muqueuse. Elle permet des biopsies et des polypectomies. Il
s'agit cependant d'un examen plus lourd.
La coloscopie sera préférée au lavement baryté après l'âge de 40
ans.
Biologie :
NFS, VS, ionogramme sanguin, bilan thyroïdien appartiennent au
bilan biologique d'une constipation.
Mesure du transit digestif :
La mesure du transit digestif se fait par :
marqueurs radio-opaques :
- technique : prise sur 3 jours puis ASP le 4e jour et
vers le 7e jour.
- indication quantitative, pour authentifier une constipation
douteuse chez patients obsessionnels.
- indication qualitative, pour préciser le mécanisme :
- d'un trouble de progression : stase des marqueurs à
droite.
- d'un trouble de l'évacuation : stase recto-sigmoïdienne.
test au carmin, peu fiable.
Manométrie ano-rectale :
La manométrie ano-rectale est utilisée dans le bilan des
constipations terminales résistant au traitement.
Anomalies possibles des plus fréquentes aux plus rares :
- augmentation du seuil de sensibilité à la distension.
- hypertonie paradoxale du sphincter externe (muscle strié)
: “ anisme ”.
- disparition du réflexe recto-anal inhibiteur dans la maladie
de Hirschsprung.
Défécographie :
La défécographie est une radiographie recto-anale de profil
pendant la défécation d'un index opaque aux rayons (mélange de
baryte et fécule de pommes de terre).
De réalisation et d'interprétation difficiles, elle est réalisée
dans les cas suivants :
- étude de troubles de la statique ou de la dynamique rectale.
- rectocèle antérieur.
- syndrome du périnée descendant qui peut entraîner, en
plus de la constipation, des rectorragies par ulcère solitaire
du rectum, une incontinence anale ou un prolapsus muqueux
ano-rectal. Prolapsus génital et cystocèle sont souvent associés
chez la femme.
La défécographie est peu spécifique, avec des anomalies chez des
sujets témoins asymptomatiques.
Electromyographie du sphincter interne :
L'électromyographie du sphincter interne peut être
exceptionnellement proposée dans certaines constipations où une
origine neurologique est suspectée.
Traitement :
Le traitement sera étudié en fonction des formes cliniques. Il a
pour but de rétablir une physiologie normale de la progression
et de l'évacuation.
Dans la constipation sans lésion organique, il faut dédramatiser
le problème et donner au malade beaucoup de conseils et peu de
médicaments.
Constipation secondaire à une étiologie organique ou iatrogène :
Le symptôme “ constipation ” permet de découvrir l'affection
causale.
Le traitement de cette cause est alors, le plus souvent, le
traitement de la constipation.
Constipation “ de toujours ” sans dyschésie évidente :
La constipation “ de toujours ” sans dyschésie évidente est
souvent relativement bien tolérée.
Le bilan étiologique est négatif en dehors des facteurs
éducatifs, sociaux ou hygiénodiététiques vus plus haut.
Les conseils hygiénodiététiques sont fondamentaux et devront
être suivis pendant au moins 1 mois avant de juger de leurs
effets :
- incitation à la consommation de légumes verts, salade,
céréales, légumes secs, ingestion abondante de boissons.
- déclenchement du réflexe gastro-colique matinal par :
- un grand verre d'eau ou de jus de fruits frais.
- un petit déjeuner copieux.
- des exercices physiques.
- prise de son afin d'apporter des fibres alimentaires
: une dose de 15 à 20 g par jour sera atteinte par paliers
progressifs de 5 g par semaine afin d'éviter des douleurs et un
ballonnement abdominal.
Médicaments :
- l'utilisation de laxatifs irritants (phénolphtaléine,
anthraquinones, dérivés du séné, bourdaine, huile de ricin...)
est à éviter sauf pour des durées courtes car leur consommation
au long cours peut entraîner une colopathie aux laxatifs
(diarrhée importante, douleurs abdominales, altération de l'état
général, hypokaliémie, mélanose recto-colique).
- on peut s'aider de mucilages (extraits d'algues marines, de
gommes, de graines ou mucilages cellulosiques) :
Transilane*, Spagulax*, Mucipulgite*.
- ou de lubrifiants (huile de paraffine, de vaseline ou d'olive)
ou de laxatifs doux osmotiques n'induisant pas d'irritation ni
de trouble hydroélectrolytique (Duphalac*, Importal*,
Lactulose*).
- une petite dose de solution de polyéthylène-glycol 3350
(Transipeg*), donne de bons résultats.
- l'intérêt du cisapride (Prépulsid*) en cas d'inertie colique
reste à démontrer.
Une cure thermale (Châtelguyon), une psychothérapie peuvent être
un complément utile.
Constipation du côlon irritable :
Dans ce type de constipation, il s'agit moins d'un côlon
irritable que d'un côlon irrité par de nombreux laxatifs.
Les fibres alimentaires sont souvent mal tolérées (douleurs,
ballonnement). On doit alors recourir, pour augmenter le bol
fécal, aux produits inertes (mucilages, charbon, argile...) ou
aux nouveaux isoosmotiques sans hydrate de carbone
(polyéthylène-glycol [Transipeg* ]).
Intérêt ici des antispasmodiques.
Traitement local de la constipation terminale :
Rééduquer le réflexe exonérateur :
- en stimulant sa survenue.
- par réponse immédiate aux sollicitations les plus discrètes.
- présentation à la selle à heure régulière même en l'absence de
besoin.
Reconstituer l'appareil musculaire d'exonération :
- traitement d'une hernie, d'une éventration, d'une insuffisance
périnéale.
- exercices visant à muscler l'abdomen.
- toilettes à la turque : la position accroupie augmente
la pression abdominale et relâche la sangle des releveurs.
Traitement d'une éventuelle hypertonie sphinctérienne :
- traitement d'une éventuelle lésion anale responsable.
- en l'absence d'étiologie anale retrouvée : problème
difficile à résoudre en milieu spécialisé (sédatifs locaux,
dilatation, myotomie ano-rectale, “ biofeedback ”).
Traitement local de la dyschésie :
- suppositoires : beurre de cacao, glycérine, à production
de gaz (Eductyl*, Rectopanbiline*, Suppositoires à la
glycérine*).
- microlavements : Normacol*, Microlax*.
Fécalome :
Forme particulière de la constipation terminale, le fécalome est
formé d'une accumulation et d'une déshydratation d'un important
volume de matières fécales dans le rectum (vieillard alité ou
après un lavement baryté) :
- les douleurs rectales et une incontinence anale s'associent
souvent à une constipation, surtout sous forme de fausse
diarrhée.
- le diagnostic se fait au toucher rectal.
Traitement :
- le ramollissement du fécalome par des lavements huileux
suffit, le plus souvent, à éviter de recourir à la fragmentation
mécanique (au doigt, ou par la lumière du rectoscope).
- la prise de 2 à 3 litres d'une solution de polyéthylène-glycol
3350 (Colopeg*) ou 4000 (Fortrans*) est également souvent
efficace et plus simple.
Conclusion :
Insistons sur :
- la fréquence de ce symptôme.
- le souci d'écarter une cause organique.
- l'importance des règles hygiéno-diététiques, des fibres
alimentaires et sur les dangers des laxatifs irritants au long
cours.
Enfin, la prescription du traitement d'une constipation sans
toucher rectal et examen ano-rectal préalable est illogique,
d'autant plus qu'il s'agit là d'une excellente occasion de
réaliser le dépistage du polype rectal ou le diagnostic précoce
du cancer ano-rectal.
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