Étiologie
– Mécanisme
:
La fracture de l’extrémité supérieure du fémur est avant
tout une fracture du sujet âgé.
La moyenne d’âge se
situe classiquement vers 75 ans, mais elle a tendance à
augmenter avec le vieillissement de la population
(autour de 80 ans).
La prédominance féminine est nette
(2 à 4 femmes pour 1 homme), conséquence de l’ostéoporose
et de la plus grande espérance de vie.
Chez le sujet jeune elle est la conséquence d’un traumatisme
violent ; elle est souvent associée à une fracture de
la diaphyse.
La chute est à l’origine de la plupart des fractures.
A - Chez la personne âgée
:
Le traumatisme est de faible intensité : fréquemment, il
s’agit d’une simple chute avec impact latéral sur le trochanter.
La diminution de l’effet amortisseur des parties
molles péritrochantériennes, liée à leur atrophie, a été
évoquée.
Le principal facteur favorisant est l’ostéoporose.
1- Fragilité osseuse :
L’ostéoporose post-ménopausique (ou de type I) s’exprime,
10 à 20 ans après la ménopause, par une raréfaction
du tissu spongieux.
Elle serait plutôt à l’origine de
fractures touchant des os à prédominance de tissu
« spongieux » (vertèbres, radius…).
Les fractures de l’extrémité supérieure du fémur sont la
conséquence de l’ostéoporose sénile, de type II.
Cette
dernière est le résultat tardif de la diminution globale de
l’ostéogenèse qui débute, chez la femme et l’homme,
dès la 3e décennie.
La raréfaction osseuse concerne ici le
tissu spongieux et l’os cortical : bassin et col fémoral.
Elle comporte une composante d’ostéomalacie liée à
une carence en vitamine D et à une diminution des
apports calciques.
Elle peut être majorée par les autres
causes d’ostéoporoses (secondaires) avec au premier
plan la sous-utilisation du squelette, dont l’atrophie
musculaire est un indicateur.
La fracture sur ostéomalacie (strie de Looser-Milkman
complétée) est exceptionnelle.
2- Causes des chutes :
• Les chutes « mécaniques » : souvent la marche se fait
à petits pas raclant le sol favorisant le risque de trébucher
sur une irrégularité du sol.
La baisse du contrôle et
des réflexes posturaux explique les fréquentes glissades
sur sol mouillé ou irrégulier.
Ces difficultés au déplacement sont augmentées par la baisse des acuités visuelle
et auditive.
• Les « malaises » souvent plurifactoriels et en fait
surtout iatrogéniques.
L’association hypnotiquesdiurétiques
est particulièrement incriminée.
Les diurétiques
sont à l’origine de levers nocturnes et ils majorent
également l’hypotension orthostatique, alors que les
somnifères diminuent la vigilance et la réactivité.
Ces
malaises sont plus rarement de cause cardiaque ou neurologique.
• Rarement, un traumatisme minime, sans véritable
chute, peut être en cause mais il faut alors rechercher
une cause à cette fracture « pathologique » et en premier
lieu une cause tumorale.
La région trochantérienne,
spongieuse, est en effet une localisation fréquente de
métastase osseuse.
B - Chez le sujet jeune
:
L’extrémité supérieure du fémur n’est pas une zone de
faiblesse et sa fracture est le reflet d’un traumatisme violent
(défenestrations, accidents de la circulation).
Il
existe alors fréquemment des lésions associées (crâniennes,
viscérales et thoraciques) entrant dans le cadre
d’un polytraumatisme.
Les lésions associées du même
membre inférieur (dites étagées) sont fréquentes.
Elles
concernent le calcanéum, le plateau tibial si le membre
est en extension lors du traumatisme (chutes de lieux
élevés) ou le fémur et le cotyle en cas d’« accident du
tableau de bord » genou et hanche fléchis.
Les fractures de l’extrémité supérieure du fémur sont
cliniquement moins évidentes que les autres ce qui
explique leur découverte secondaire dans 20 % des cas ;
le cliché de bassin de face doit donc être systématiquement
demandé lors du bilan initial de ces patients et les
cols fémoraux particulièrement examinés.
Une entité à part, exceptionnelle
: la fracture de
fatigue ou maladie de Pauzat du col fémoral
est une fracture spontanée
du col fémoral.
Elle
est due aux contraintes
mécaniques répétées et
inhabituelles sur un os
non préparé, mais sain.
Elle survient exclusivement
chez les sportifs
lors des modifications
de l’entraînement (classiquement,
les appelés
du contingent en début
d’incorporation).
Diagnostic
:
A - Clinique :
1- Interrogatoire :
Il précise les circonstances de l’accident, la violence du
traumatisme, la notion de malaise et les traitements en
cours.
L’état général antérieur (fonctions supérieures,
pathologies, niveau de dépendance) et fonctionnel
(marche) sont des facteurs pronostiques indispensables
à apprécier dans la prise en charge thérapeutique.
2- Signes fonctionnels :
La douleur siège typiquement au pli de l’aine dans les
fractures du col ; elle est plus externe dans les fractures trochantériennes.
Son intensité, majeure, entraîne typiquement
une impossibilité à bouger la cuisse et à se relever
(impotence fonctionnelle totale), mais celle-ci peut
être plus faible en cas de fracture non déplacée ou engrenée,
certains patients conservant une déambulation.
3- Signes physiques :
À l’inspection, la déformation classique associe raccourcissement,
adduction et rotation externe.
Elle est caractéristique
mais peut manquer lors d’une fracture non déplacée
ou engrenée.
À l’inverse, un allongement relatif du
côté lésé est évocateur de fracture en coxa valga.
La palpation est douloureuse et a peu d’intérêt.
En cas
de doute, dans les fractures infraradiologiques, les rotations
(douces) du fémur réveillent les douleurs.
Les complications cutanées, vasculaires ou nerveuses
sont exceptionnelles.
L’examen recherche des pathologies liées à la sénescence :
cardiopathie et insuffisance veineuse, facteur de thrombose.
De même les escarres de décubitus, non rares, sont
recherchées car elles sont source de problèmes infectieux.
B - Radiologie :
Elle confirme le diagnostic.
On demande des clichés du
bassin de face, de la hanche de face et de profil « chirurgical
».
Cette dernière incidence est réalisée en décubitus
sans mobilisation du membre fracturé, à l’inverse du
« faux profil » de Lequesne qui est réalisé debout.
On apprécie de face le siège de la fracture, en vue de sa
classification.
Le profil permet d’apprécier le déplacement antéro-postérieur ; il guide les manoeuvres de
réduction en cas d’ostéosynthèse.
Parfois, dans les fractures non déplacées, le diagnostic
radiologique reste incertain ou secondaire : la densification
du trait de fracture est tardive (3 semaines).
On peut
être amené, en cas de forte suspicion clinique, à demander
d’autres examens.
La scintigraphie osseuse au technétium
99 avec des clichés centrés, la tomodensitométrie
avec reconstructions frontales, voire pour certains l’imagerie
par résonance magnétique, dévoilent alors le trait
de fracture.
C - Classification :
1- Fractures trochantériennes :
Ce sont les plus fréquentes.
Elles représentent
environ deux tiers des fractures de l’extrémité supérieure du fémur.
Le trait de fracture, toujours analysé de proximal en distal, permet
de distinguer : les fractures cervicotrochantériennes,
pertrochantériennes, intertrochantériennes
et sous-trochantériennes.
En cas de refend vers
la diaphyse, elles sont appelées trochantéro-diaphysaires.
La comminution doit être précisée, car elle a une incidence
dans le choix de la technique opératoire et la décision
de mise en charge dans les suites.
2- Fractures cervicales :
Elles représentent environ un tiers des fractures de l’extrémité
supérieure du fémur.
• Suivant le siège de la fracture, elles sont basicervicales,
transcervicales ou sous-capitales.
• Leur type de déplacement est jugé de face sur la modification
de la direction des travées, bien visibles, de l’os
spongieux métaphyso-épiphysaire (en effet la sphéricité
de la tête ne permet pas toujours d’analyser sa rotation).
Cette appréciation est la base de la classification de
Garden qui reste la plus utilisée.
Elle possède un intérêt
pronostique : le risque de nécrose augmente avec le
grade fracturaire.
D’autres facteurs sont importants à analyser.
Ils ont
abouti à d’autres classifications.
• L’importance du déplacement dans les Garden IV :
plus la fracture est déplacée, plus le risque de lésion des
vaisseaux à destinée céphalique est grand (classification
de Lamare).
• L’orientation du trait de fracture par rapport à la
verticale : les fractures dont le trait est horizontal subissent
des contraintes de forces en compression, favorables
à la consolidation.
Les fractures à trait vertical
subissent des forces en cisaillement, facteur d’instabilité
en de pseudarthrose : c’est la base de la classification de
Pauwels.
3- Fractures céphaliques et luxations de hanche :
Les fractures de la tête ou du col du fémur sont parfois
associées à une luxation traumatique de la hanche.
Parmi elles, une fracture est importante à reconnaître : le
trait de fracture part au-dessus du ligament rond et finit à
la partie inférieure du col fémoral qu’elle fragilise.
Les
manoeuvres de réduction de la luxation peuvent alors
provoquer la fracture du col.
La réduction orthopédique
est donc ici déconseillée ; elle doit dans ce cas être
chirurgicale.
L’évolution des fractures associées à une luxation de
hanche est plus incertaine.
Elles ajoutent en effet leurs
risques évolutifs propres aux risques d’arthrose et de
nécrose des luxations de hanche.
4- Fractures isolées des trochanters :
Elles concernent surtout le grand trochanter.
Ces fractures
surviennent lors d’une chute latérale mais le mécanisme
est indirect, par contraction violente du moyen fessier.
Elles réalisent l’équivalent d’une avulsion tendineuse.
Ces fractures, non déplacées, seront traitées fonctionnellement
avec appui partiel pour ne pas solliciter le
moyen fessier.
En cas de déplacement avec ascension
importante du fragment proximal, il existe un risque
d’affaiblissement du moyen fessier par détente du tendon
; on peut alors discuter une ostéosynthèse.
Principes du traitement :
Objectifs :
Chez le sujet âgé, l’objectif est vital : apporter l’indolence
pour mobiliser rapidement le patient et prévenir ainsi
les graves complications de décubitus.
Cependant, l’intervention
chirurgicale ne sera effectuée qu’après le
bilan et l’institution du traitement des pathologies médicales.
Un délai supérieur à 48 heures semblerait toutefois
engendrer une surmortalité précoce.
Chez le sujet jeune, l’objectif du traitement est différent ;
il est fonctionnel : restaurer l’anatomie par une ostéosynthèse
« exacte ».
Ces deux objectifs sont incompatibles avec l’instauration
d’un traitement orthopédique par traction continue
au lit.
Cette dernière peut néanmoins être temporaire,
dans l’attente d’une intervention chirurgicale (fractures trochantériennes et cervicales déplacées).
1- Traitement des fractures trochantériennes :
Le but est de stabiliser la métaphyse fracturée.
Le matériel intracervical utilisé pour solidariser l’épiphyse à la
diaphyse dépend des habitudes de l’opérateur ; il y a
deux options : soit le foyer fracturaire est abordé directement
et on utilise alors un matériel prenant appui sur
la corticale externe du fémur (vis-plaque ou clouplaque)
; soit le foyer n’est pas exposé et ce sont alors
des techniques d’enclouage centromédullaire (clous de
Ender ou surtout clou Gamma).
On peut schématiser les indications : les fractures
stables, non comminutives, peuvent être traitées par
simple clou-plaque.
La présence d’une comminution
fait préférer la mise en place d’un matériel de meilleure
tenue : la vis-plaque.
En cas de choix d’une
technique « à foyer fermé », le clou Gamma a remplacé
les clous de Ender qui étaient moins stables et entraînaient
également des cals vicieux en rotation externe.
Bien qu’elle ne semble pas influer sur la survie, la remise
en charge précoce est souhaitable car elle facilite la
rééducation et accélère le retour à domicile des patients.
Elle est en théorie permise par la solidité du matériel,
mais en pratique elle n’est autorisée que si la qualité de
l’os et de la réduction est suffisante.
En cas d’os très porotique et de fracture instable (comminutive avec
fracture du petit trochanter) il peut, en effet, se produire
un balayage du matériel dans la zone de plus grande fragilité (le plus souvent la tête fémorale) ; la prudence
impose de différer la remise en charge.
La durée de
consolidation complète de ces fractures est de 3 mois ;
néanmoins, du fait de leur localisation en zone spongieuse,
le cal osseux est suffisamment solide en un mois
et demi pour pouvoir permettre leur remise en charge.
2- Traitement des fractures cervicales :
• Les fractures Garden I et II sont des fractures stables
à faible risque de nécrose.
L’ostéosynthèse est donc à
privilégier quel que soit l’âge.
On fixe généralement la
tête fémorale au fémur par plusieurs vis en compression
ou une vis-plaque à plaque courte.
L’appui est autorisé
d’emblée.
• Les fractures Garden III ou IV ont un potentiel de
nécrose et de pseudarthrose plus important, et le risque
d’une réintervention (ostéotomies ou pose d’une prothèse
secondaire en cas de nécrose) est à considérer dans la
discussion thérapeutique :
– chez le vieillard (c’est surtout l’âge « physiologique »
qui est pris en compte) où toute chirurgie est risquée, on
propose donc l’arthroplastie d’emblée : la prothèse remplace
le col et la tête fémorale.
Elle est en règle monobloc
« cervico-céphalique ».
La prothèse de
Moore a été longtemps la plus diffusée.
Elle n’est plus
utilisée dans sa version « non scellée » car elle était à
l’origine de douleurs.
Les prothèses sont donc « scellées
» dans le fémur à l’aide de ciment acrylique pour obtenir
une fixation immédiate solide.
Le défaut principal des
prothèses cervico-céphaliques est un risque d’usure
douloureuse du cartilage cotyloïdien, ou « cotyloïdite ».
Sa survenue, en fait très rare en raison de l’activité et de
l’espérance de vie réduites de ces patients, impose le
changement complet de la prothèse pour permettre l’adjonction
d’une pièce cotyloïdienne (prothèse totale de
hanche).
Il faut à ce sujet préciser qu’en dehors des très
rares fractures sur coxarthrose, il n’y a pas d’indication
à mettre en place d’emblée une prothèse totale de
hanche pour une fracture du col fémoral ;
– chez le sujet jeune, les fractures types III et IV de
Garden sont ostéosynthésées par vissage.
La rapidité, la
douceur, la précision de la réduction minimisent le traumatisme
des vaisseaux à destinée céphalique et donc le
risque de nécrose.
L’évacuation de l’hémarthrose sous
pression diminuerait également l’incidence des nécroses
par « effet tamponnade » ;
– le choix des indications peut être discuté entre 60 et
75 ans pour des patients actifs chez qui on hésitera à
proposer une prothèse.
L’ostéosynthèse est proposée en
cas de fracture peu déplacée, à faible comminution.
Dans le cas contraire, on peut opter pour des prothèses à
double mouvement (dites intermédiaires) qui seraient à
l’origine de moins d’usure du cotyle et qui sont, le cas
échéant, plus faciles à transformer en prothèses totales
de hanche.
3- Cas particulier des fractures pathologiques :
À quelques exceptions près de cancers curables à métastase
unique, la chirurgie ne sera pas curative (exérèse),
mais palliative.
Elle cherche à privilégier la qualité de
vie en permettant la mobilisation immédiate et l’appui.
L’ostéosynthèse des fractures trochantériennes cherche
donc à être stable d’emblée, sans attendre la consolidation
(par exemple clou-plaque renforcé avec du ciment
acrylique) ; en cas de lésions majeures, une prothèse de
reconstruction de l’ensemble de l’extrémité supérieure
du fémur avec remplacement du cotyle peut être envisagée.
Quel que soit leur type, les fractures cervicales sont
traitées par prothèse.
Évolution
:
A - Évolution favorable :
1- Fractures pertrochantériennes :
Lever et mise au fauteuil sont précoces (3e jour).
L’appui
est autorisé d’emblée dans la plupart des cas.
Cependant, en cas de comminution importante, de
défaut de réduction surtout si l’os est très porotique,
l’appui ne sera permis que vers le 45e jour.
2- Fractures cervicales
:
Lever et appui d’emblée pour les prothèses.
En cas d’ostéosynthèse
des fractures stables (Garden I et II), l’appui
est immédiat chez les personnes âgées.
Il entraînerait
cependant un risque plus élevé de nécrose et doit être
discuté chez les patients jeunes. Dans les types III et IV,
l’appui n’est autorisé qu’au 3e mois, délai de consolidation
complète.
B - Complications précoces :
Ces complications sont surtout marquées chez les personnes
âgées.
Leur fréquence particulièrement élevée,
ainsi que leur conjonction, entraînent 8 à 10 % de décès
précoces (durant l’hospitalisation).
À 6 mois, le taux de décès avoisine les 20 %.
Les facteurs prédictifs péjoratifs
sont le grand âge, la grabatisation et la préexistence
d’une détérioration des fonctions supérieures ou de
pathologies multiples ; le taux de décès dans la première
année peut, dans les cas défavorables, avoisiner les 70 %.
1- Complications de décubitus :
• Pulmonaires : favorisées par les troubles de la déglutition,
il s’agit au minimum d’un « encombrement » des
bases déclive, voire d’une infection pulmonaire.
• Urinaires : elles souvent préexistantes à l’intervention,
mais peuvent être également favorisées par une
déshydratation.
Elles doivent être dépistées et traitées au
plus tôt car elles représentent, chez des patients incontinents,
un risque de contamination de la plaie opératoire.
• Cutanées : les escarres, source d’infection, seront prévenues
par un nursage attentif.
• Phlébite et embolie pulmonaire doivent rester à l’esprit
malgré le traitement anticoagulant systématique.
2- Complications non spécifiques de la chirurgie
et de l’anesthésie :
• Les pertes sanguines sont constantes.
Elles sont à
l’origine de désordres hydroélectrolytiques.
Elles nécessitent
une compensation sanguine et volémique, prudente
en raison du risque de décompensation d’une insuffisance
cardiaque.
L’anémie doit être contrôlée dans les
suites ; son traitement fera appel à la supplémentation
martiale, voire aux transfusions sanguines.
• Confusion et dégradation mentale surviennent chez
des patients présentant déjà des déficits des fonctions
supérieures.
Elles seraient plus fréquentes après anesthésie
générale et en cas d’hypotension durant l’intervention
; elles doivent faire rechercher un accident vasculaire
cérébral.
La perte de l’autonomie concerne, à
terme, 20 % des patients.
3- Complications spécifiques :
• Hématome profond et infection, souvent intriqués,
sont suspectés sur l’aspect local de la cuisse, de la cicatrice
et l’évolution de la courbe thermique.
L’infection
de la fracture et du matériel, entraîne des réinterventions,
engage le pronostic vital.
• Le démontage du matériel d’ostéosynthèse est lié à
une insuffisance de la qualité osseuse ou de la technique.
Il impose la suspension de l’appui, voire une réintervention.
• Les luxations de prothèses surviennent après une
chute ou un faux mouvement ; leur taux peut aller jusqu’à
10% après utilisation d’une voie d’abord postérieure
de hanche.
C - Complications tardives :
1- Ostéonécrose de la tête fémorale
:
Complication majeure, élective, des fractures cervicales,
son risque de survenue est plus élevé en cas de déplacement
initial, de délai important avant traitement, de défaut de réduction et de pseudarthrose.
Elle survient
dans les deux ans postopératoires.
Elle est à différencier
par son étiologie traumatique de la nécrose idiopathique,
mais ses conséquences sont identiques.
Elle est
suspectée devant l’apparition de douleurs.
Les radiographies
montrent un affaissement de la tête.
La protrusion
du matériel dans l’articulation est fréquente, imposant le
plus souvent une réintervention par arthroplastie totale
de hanche.
2- Pseudarthrose du col fémoral
:
Elle est plus fréquente en cas de fracture cervicale
déplacée où elle est favorisée par l’existence d’un trait
vertical ainsi qu’un défaut de réduction postopératoire
avec écart interfragmentaire.
La réintervention s’impose
en vue de la consolidation.
Cependant, cette complication
est devenue rare avec les nouveaux procédés d’ostéosynthèse
en compression ; les anciennes techniques
d’aide à la consolidation (ostéotomies valgisantes et
greffon pédiculé de Judet) sont devenues de pratique
exceptionnelle.
Les pseudarthroses de fractures trochantériennes sont
rares.
3- Cals vicieux
:
Ils sont fréquents après ostéosynthèse pour fracture trochantérienne.
Fréquemment en rotation externe et raccourcissement,
ils gênent peu la marche et sont donc
rarement à l’origine de réinterventions de correction.
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