Introduction
:
L’exploration radiologique des régions sellaire et parasellaire est le
témoin des avancées technologiques.
La radiologie conventionnelle
a été progressivement remplacée d’abord par le scanner à rayons X
ou computed tomography (CT), puis par l’imagerie par résonance
magnétique (IRM).
Cette dernière est actuellement la méthode de
choix dans l’exploration de la région hypophysaire par sa puissance
diagnostique et une définition anatomique toujours plus
performantes, qui aident à établir le plus justement possible
l’extension de processus intra- et parasellaires tumoraux ou non.
Cependant, le scanner reste indiqué dans les cas où l’IRM n’est pas
réalisable et pour le bilan osseux.
Techniques d’imagerie
et radioanatomie :
L’IRM est l’examen de choix du bilan radiologique hypophysaire.
Le scanner à rayons X est complémentaire, compte tenu de sa plus
grande disponibilité et de ses capacités d’exploration des structures
osseuses et des calcifications.
A - RADIOGRAPHIE STANDARD
:
En radiologie conventionnelle, des clichés de face haute et de profil
strict centrés sur la région sellaire sont réalisables.
De profil,
la loge hypophysaire se projette au-dessus du sinus sphénoïdal et
apparaît de forme et de taille variables selon les sujets.
De face, le
plancher sellaire se projette dans les clartés nasales et les cellules
ethmoïdales.
Son horizontalité dépend du degré de pneumatisation
du sinus sphénoïdal.
Cette incidence permet aussi de visualiser le fond de la selle si le sinus sphénoïdal est bien pneumatisé.
En
pratique, ces clichés ne sont plus réalisés car remplacés par le
scanner à rayons X.
B - SCANNER À RAYONS X
:
1- Technique
:
Les coupes coronales directes, jointives ou reconstruites, de 1 ou
2,5 mm d’épaisseur (jusqu’à 5 mm lorsqu’une tumeur volumineuse est suspectée), couvrant la région sellaire d’avant en arrière et
passant par le pédoncule hypophysaire (tige pituitaire), sont les plus
adaptées.
L’angioscanner réalisé dans ce plan de coupe permet de
suivre l’opacification progressive du lit capillaire puis de
l’hypophyse (en 1 minute en moyenne).
Il peut être complété
par des coupes fines.
Des coupes axiales réalisées dans un plan
parallèle à la base du crâne complètent ou remplacent les coupes
coronales quand elles ne sont pas réalisables.
Elles sont
millimétriques, chevauchées, étendues du plancher sellaire jusqu’à
la citerne chiasmatique et permettent des reconstructions dans les
plans coronal et sagittal en fenêtres parenchymateuses et osseuses.
Tout processus pathologique intrasellaire est mesuré.
2- Radioanatomie :
Sur des coupes coronales, les artères carotides internes
intracaverneuses et supraclinoïdiennes sont opacifiées en une
dizaine de secondes après le bolus iodé.
Dès lors, apparaît le lit
capillaire secondaire, sous forme d’une bande dense de 3 à 4mm
d’épaisseur, à la partie antérieure et médiane de la glande, en avant
du pédoncule hypophysaire.
Il persiste 1 minute environ
après le bolus.
Un déplacement du lit capillaire ou son asymétrie
d’opacification sont des critères diagnostiques de processus
tumoraux intrahypophysaires.
Les coupes axiales permettent
l’opacification fugitive de la neurohypophyse (posthypophyse),
concomitante de celle des artères carotides internes.
C’est en une
trentaine de secondes que la glande s’opacifie par voie centrifuge,
de façon homogène, pour 20 à 30 minutes.
L’hypophyse
apparaît quadrangulaire, dense, homogène.
Elle repose sur le
plancher sellaire, est limitée latéralement par les sinus caverneux et
en haut par la citerne chiasmatique hypodense.
Son pôle supérieur
peut paraître rectiligne ou légèrement concave vers le haut, d’autant
qu’existe une déhiscence du diaphragme sellaire.
Un aspect convexe
peut aussi se voir, d’autant que le plancher sellaire est étroit, que les
artères carotides internes sont intrasellaires et qu’il s’agit d’une
femme jeune.
C - IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTIQUE :
1- Technique
:
Le plan d’étude le plus adapté est le plan coronal.
Il a
une bonne définition anatomique et minimise les artefacts dus aux
effets de volume partiel induits par les structures anatomiques
adjacentes.
Des coupes dans le plan sagittal (dans l’axe du
pédoncule hypophysaire) permettent l’étude des structures de la
ligne médiane (pédoncule hypophysaire, neurohypophyse, plancher
du IIIe ventricule).
Le plan axial est utile pour l’exploration
de la neurohypophyse et du pédoncule hypophysaire car il étudie
l’extension latérale aux sinus caverneux et antérieure vers les orbites.
Avant injection de contraste, l’étude comprend des séquences en
écho de spin en pondération T1 selon les plans sagittal et coronal et
en écho de spin rapide en pondération T2 dans le plan coronal.
L’épaisseur de coupe est de 3 mm.
L’utilisation de séquences en
suppression du signal de la graisse ou fat-sat permet de mieux
détecter l’hypersignal physiologique de la neurohypophyse compte
tenu de la composante graisseuse du dorsum sellae (dos de la selle
turcique).
Jamais réalisée d’emblée, l’administration de
contraste (faibles doses de gadolinium, soit 0,1 mL/kg) est utile car
elle objective bien les adénomes, même si la majorité de ceux-ci se
voient spontanément.
Elle est plus à même de révéler les microadénomes.
Une étude dynamique peut être réalisée en écho de
gradient T1, à raison de trois coupes de 3 mm d’épaisseur toutes les
30 secondes, suivies d’une séquence d’écho de spin T1
tardive, généralement dans le plan coronal.
Elle met en
évidence la prise de contraste retardée de l’adénome par rapport au
tissu glandulaire sain.
Des coupes tardives à 30-45 minutes du bolus
peuvent aider au diagnostic de microadénome quand celui-ci reste incertain.
2- Radioanatomie :
*
Adénohypophyse :
La taille de l’adénohypophyse (antéhypophyse), ses caractéristiques
IRM, varient en fonction de l’âge du sujet et de son statut hormonal.
L’hypophyse apparaît en hypersignal T1 par
rapport à la substance blanche du tronc cérébral pendant les
2 premiers mois de la vie et pendant la grossesse.
Durant les autres
périodes de la vie, elle est en isosignal, même en post-partum, avec,
à ce moment, une prise de contraste glandulaire homogène.
* Neurohypophyse :
L’étude de la neurohypophyse (posthypophyse) se fait en
pondération T1, avec des coupes sagittales et axiales surtout.
Elle
est centrée et plaquée contre le dorsum sellae. De forme variable, biconvexe ou rectiligne, sa concavité peut être un signe indirect de
l’effet de masse d’un microadénome.
Elle apparaît souvent en franc
et homogène hypersignal T1, même après élimination du signal de
la graisse.
L’hypersignal de la neurohypophyse correspond
aux vésicules neurosécrétoires qui transportent l’antidiuretic hormone
(ADH) de l’hypothalamus à la neurohypophyse, via le pédoncule
hypophysaire.
À 1 mois de vie, l’hypersignal physiologique de la
neurohypophyse n’est visible que chez deux tiers des nourrissons.
Il
n’est pas visible chez 10 à 20 % des adultes en l’absence de toute
pathologie hypophysaire.
Cet hypersignal peut disparaître lors de
processus interférents et aboutir à un tableau de neurohypophyse
ectopique, les vésicules déversant l’ADH étant bloquées en amont ;
un système de suppléance s’établit ainsi.
La vascularisation artérielle
du pédoncule hypophysaire et de la neurohypophyse étant de type
artériel direct, elles sont généralement bien visibles à 30 secondes
après administration de contraste.
* Pédoncule hypophysaire
:
Fin, vertical ou oblique en bas et en avant, le pédoncule
hypophysaire est tendu entre le pôle supérieur et médian de
l’hypophyse et l’infundibulum de l’hypothalamus.
Il est bien repéré sur les coupes sagittales fines ou coronales.
Son épaisseur doit être
comprise entre 2 et 4 mm, même au cours de la grossesse.
* Lésions caverneuses :
Dans les sinus caverneux, les artères carotides internes apparaissent
en hyposignal de flux (rapide) en pondération T1, avant et après
contraste, et en T2.
Les veines de gros calibre à flux rapide sont en hyposignal T1, tandis que les veines plus petites à flux lent sont en
hypersignal.
Après contraste, le signal des veines à flux lent est le
seul à se modifier, devenant plus intense.
Ainsi, les sinus coronaires
(anastomoses veineuses intrasellaires tendues entre les sinus
caverneux) sont parfois visibles en hypersignal après contraste.
Les
nerfs crâniens III, IV, V1, V2, VI sont souvent visibles après contraste,
en hyposignal relatif par rapport aux sinus caverneux.
La
dure-mère de la paroi latérale du sinus caverneux apparaît en hyposignal T1 spontané et prend intensément le contraste.
Le bord
médial du sinus caverneux est considéré par certains comme
constitué de tissu conjonctif dense, qui entoure la glande.
Cela
expliquerait, outre sa mauvaise visibilité en IRM, l’aptitude des
processus occupant la fosse hypophysaire à diffuser facilement d’un
sinus caverneux à l’autre.
Le diaphragme sellaire est parfois
visible en pondération T2 sous la forme d’un hyposignal linéaire
suprahypophysaire.
* Cavité trigéminale :
La cavité trigéminale (cavum de Meckel) est bien explorée en IRM
en écho de spin T1 et écho de spin rapide T2.
Entourés de liquide
cérébrospinal (LCS), les nombreux faisceaux du nerf trijumeau et le
ganglion trigéminal à sa partie antérieure sont visualisés.
*
Sphénoïde :
La corticale de l’os sphénoïde apparaît en hyposignal en
pondérations T1 et T2, tandis que l’os spongieux est en hypersignal
T1 et T2.
D - VARIANTES ANATOMIQUES,
ARTEFACTS ET PIÈGES :
1- Variantes anatomiques :
* Hauteur hypophysaire :
Celle-ci varie avec l’âge, le statut hormonal.
Elle mesure 6 à 7mm
chez l’homme, tandis que chez la femme, elle peut atteindre 9 à
10 mm. Par ailleurs, une petite selle turcique donne un
aspect convexe, plus bombant, de la glande.
* Selle turcique :
Il peut être difficile d’apprécier en IRM la trame osseuse puisque
l’aire du sinus sphénoïdal et la corticale osseuse sont toutes deux en hyposignal en pondérations T1 et T2. Un scanner osseux permet
d’objectiver une éventuelle empreinte osseuse secondaire à un
adénome.
Cependant, le plancher sellaire peut être asymétrique et induire une
déviation du pédoncule hypophysaire, voire du chiasma optique,
en dehors de tout processus tumoral.
* Kystes de la neurohypophyse :
Variantes de la normale, ils apparaissent comme des images de 1 à
2 mm, en franc hyposignal en pondération T1 et en hypersignal T2.
* Images de tonalité calcique :
En scanner à rayons X, les hyperdensités spontanées retrouvées dans
la selle turcique sont le plus souvent des lésions calcifiées, mais
peuvent aussi être une épine sellaire, une lithiase intrasellaire qui,
par mimétisme, peuvent faire égarer le diagnostic.
2- Artefacts
:
* Effet de volume partiel :
Piège le plus fréquent, il est lié à l’épaisseur de coupe qui peut faire
apparaître, dans le même plan, deux formations qui ne le sont pas.
Il peut ainsi être à l’origine d’images faussement pathologiques.
Il
est essentiel, pour l’éliminer, de confronter les différents plans, de
vérifier le siège et l’épaisseur de coupe et, au moindre doute, de
prendre en compte tous les autres critères sémiologiques scanographiques, en particulier les déformations osseuses.
* Images fantômes :
Les artefacts de mouvements et les battements vasculaires peuvent
créer de fausses images anatomiques se projetant sur la glande
pituitaire ou la citerne optochiasmatique.
* Artefacts de susceptibilité magnétique
:
Fréquents, ils sont liés à la capacité d’aimantation différente selon
les tissus.
Ils apparaissent surtout en écho de gradient.
Ils donnent
des signaux aberrants comme le spot artefact au niveau de l’insertion
de la cloison du sinus sphénoïdal ou des artefacts en hypersignal,
de forme et de signal variables, en regard du plancher sellaire.
Pathologie tumorale des régions sellaire et parasellaire :
A -
PATHOLOGIE TUMORALE
À PRÉDOMINANCE INTRASELLAIRE :
Les adénomes hypophysaires représentent le type histologique
tumoral intrasellaire le plus fréquent.
Des études autopsiques ont
démontré que des adénomes, sans expression clinique tumorale ou
endocrinienne, étaient retrouvés de façon variable selon les séries,
chez 2,7 à 27 % des sujets.
1-
Pathologie tumorale adénomateuse :
Ces tumeurs bénignes représentent 10 à 15 % des tumeurs cérébrales
intracrâniennes.
L’hypersécrétion d’une hormone hypophysaire est
souvent révélatrice d’un adénome.
Les signes sémiologiques
tumoraux, inconstants, en rapport avec un adénome hypophysaire,
sont la céphalée, les troubles visuels, une atteinte oculomotrice ou
du nerf trijumeau, une hypertension intracrânienne secondaire à une
compression du IIIe ventricule et à une hydrocéphalie.
* Microadénomes :
Les microadénomes ont un diamètre inférieur à 1 cm.
Ils sont
sécrétants dans 75 % des cas.
Les adénomes à prolactine sont les
plus fréquents, puis viennent ceux à hormone de croissance (growth
hormone[GH]), à corticotrophine (adrenocorticotrophic hormone
[ACTH]) et à thyréostimuline (thyroid stimulating hormone [TSH]).
La radiographie standard peut montrer une érosion localisée du
plancher sellaire ou du mur antérieur de la selle turcique pour les
adénomes de 4 à 6mm.
Au-delà de 6 mm, le plancher sellaire paraît
refoulé vers le bas, dédoublé en regard de l’adénome, et
déminéralisé, comparativement au plancher sellaire de la loge
hypophysaire controlatérale qui est épais et dense.
En scanner à rayons X, les adénomes hypophysaires sont des
tumeurs arrondies, ovoïdes ou planes, bien circonscrites et
homogènes, paraissant hypodenses après contraste par rapport au
tissu hypophysaire sain, parfois isodenses et exceptionnellement
hyperdenses (calcifiés ou hémorragiques).
Lorsqu’ils mesurent plus
de 5 mm de diamètre, ils peuvent entraîner une empreinte localisée
ou une asymétrie du plancher sellaire, un bombement du
diaphragme sellaire, une déviation (souvent controlatérale à
l’adénome) du pédoncule hypophysaire.
En IRM, les microadénomes apparaissent hypo-intenses par rapport
au tissu hypophysaire sain ou à la substance blanche en pondération
T1.
L’étude dynamique montre aux temps précoces un signal hypophysaire sain plus intense que celui de l’adénome, ainsi qu’une
déviation du lit capillaire secondaire, à l’opposé de la tumeur ou tuft sign.
Les coupes tardives (30 à 45 minutes) peuvent montrer un
signal adénomateux en relatif hypersignal par rapport au tissu
hypophysaire sain.
En pondération T2, les adénomes sont iso- ou hyperintenses.
L’adénome peut être hémorragique,
apparaissant en hypersignal en pondérations T1 et T2 au stade de
saignement subaigu.
La nécrose tumorale apparaît en
franc hyposignal T1 et hypersignal T2.
* Macroadénomes et adénomes extensifs
:
Les macroadénomes, de taille supérieure à 1 cm, sont le plus souvent
des adénomes chromophobes, non sécrétants.
Leur découverte
tardive, alors qu’ils sont volumineux, se traduit par un tableau
clinique d’insuffisance antéhypophysaire, de diabète insipide ou
résulte de leur effet de masse sur les structures adjacentes.
Ils
peuvent toutefois être de découverte fortuite (incidentalomes).
En IRM, les macroadénomes ont des signaux en pondérations T1 et
T2 identiques à ceux rencontrés dans les microadénomes.
Après injection de produit de contraste, leur rehaussement est variable.
En
cas de nécrose intratumorale, les zones kystiques apparaissent en
hyposignal en pondération T1, en hypersignal en pondération T2.
Lorsqu’un adénome hypophysaire occupe la totalité de la glande,
son repérage peut être rendu difficile en l’absence de tissu
hypophysaire sain de référence.
Il faut alors se référer au signal de
la substance blanche et rechercher un hyposignal relatif tumoral en
pondération T1.
L’imagerie permet le bilan d’extension tumorale.
– Pour l’extension infrasellaire, il faut rechercher des déformations
osseuses du plancher sellaire (aspect déminéralisé, de dédoublement
en cliché standard), voire un envahissement du sinus sphénoïdal.
– L’extension suprasellaire, bien analysée en IRM, se traduit par
l’envahissement de la citerne chiasmatique, un effet de masse sur
les voies optiques, le soulèvement du IIIe ventricule, voire
une obstruction des foramen interventriculaires du cerveau (trous
de Monro), responsable d’hydrocéphalie.
Un effet de masse sur les
branches suprasellaires de l’artère carotide interne (portion
supraclinoïdienne) et sur les artères cérébrales antérieures est à
rechercher.
En scanner à rayons X, une érosion, une déformation du dorsum sellae et du tubercule de la selle sont à rechercher, ainsi que
la présence de calcifications pouvant faire évoquer un
craniopharyngiome.
Au niveau du passage du diaphragme sellaire,
le macroadénome présente un aspect de constriction tumorale
typique, en « brioche » ou en « bouchon de champagne ».
– L’extension latérosellaire se caractérise par un envahissement du
sinus caverneux (prévalence de 12,7 % dans la littérature), avec
un aspect convexe de sa paroi latérale.
L’artère carotide
interne intracaverneuse peut alors être refoulée, englobée
partiellement ou totalement.
Un recouvrement de l’artère carotide
interne intracaverneuse supérieur à 25 % de sa périphérie est
fortement en faveur d’un envahissement du sinus.
Deux des
principaux signes du respect du sinus caverneux sont la présence
d’une languette de tissu hypophysaire sain entre la tumeur et le
sinus caverneux et une bonne opacification du compartiment
veineux médial.
Moreau et al préconisent, dans le cas ou un signe
manque, de rechercher une augmentation de taille du sinus suspect,
un bombement du mur latéral, le refoulement de l’artère carotide
interne.
Si ces critères n’existent pas, le sinus n’est pas envahi.
En
revanche, leur présence n’affirme pas formellement son
envahissement.
Le dépassement de la ligne bicarotidienne latérale
semble un signe sensible et spécifique d’envahissement du sinus
caverneux.
Cette ligne est tendue entre les parois latérales des
portions intra- et supracaverneuses de l’artère carotide interne.
* Particularités en imagerie des adénomes sécrétants
:
La taille des adénomes est souvent proportionnelle à leur activité
hormonale.
Les prolactinomes sont les plus fréquents.
Ils sont
souvent latéralisés au sein de la glande.
Leur extension est à
prédominance suprasellaire plus que latérosellaire.
L’imagerie (IRM
essentiellement) est un excellent indicateur de régression tumorale
sous traitement médical, voire de progression tumorale oestrogénodépendante au cours de la grossesse avec, dans ce cas, un
risque connu de compression des voies optiques.
Dans la maladie de Cushing, les microadénomes sont intrasellaires,
de quelques millimètres, parfois plans souvent antérieurs.
Ils
peuvent être confondus avec le plancher sellaire.
Dans l’acromégalie, de diagnostic souvent tardif, un développement adénomateux important est retrouvé, compte tenu de la
pseudolatence clinique.
L’adénome se situe préférentiellement dans
la partie antérolatérale de l’hypophyse, avec une extension
préférentielle vers le sinus sphénoïdal.
Outre l’aspect
radiographique évocateur d’un processus tumoral intrasellaire, la sécrétion d’hormones de croissance a une répercussion sur les
structures osseuses de la base et de la voûte du crâne, ainsi que sur
les sinus de la face.
Les anomalies osseuses rencontrées dans
l’acromégalie sont : un bec acromégalique du tubercule sellaire, un
épaississement de la voûte du crâne, une hypertrophie de la
protubérance occipitale externe, un prognathisme avec ouverture de
l’angle mandibulaire, une hypertrophie des sinus frontaux.
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