Transmission :
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Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les
sécrétions, les organes ou des liquides biologiques des sujets
infectés.
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Les rituels funéraires, au cours desquels les parents et amis sont
en contact direct avec le corps du défunt, jouent un rôle
important dans la transmission.
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Comme on en a eu récemment la confirmation en Côte d'Ivoire, en
République du Congo et au Gabon, on a constaté que le virus
Ebola pouvait se transmettre à l’homme lors de la manipulation
d’animaux porteurs du virus, vivants ou morts : chimpanzés,
gorilles et antilopes des bois. On a aussi signalé la
transmission de la souche Reston lors de la manipulation de
macaques de Buffon.
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Des agents de santé ont été souvent contaminés au contact des
malades qu’ils traitaient sans prendre les précautions
anti-infectieuses nécessaires et sans appliquer les techniques
de soins en isolement.
Incubation: 2 à 21 jours
Symptômes :
La fièvre hémorragique à Ebola se caractérise souvent par une
brusque montée de température, avec une faiblesse intense, des
myalgies, des céphalées et des maux de gorge. Cette fièvre est
souvent suivie de vomissements, de diarrhées, d’éruptions
cutanées, d’insuffisance rénale et hépatique et d’hémorragies
internes et externes. Les analyses de laboratoire révèlent une
baisse de la numération des leucocytes et des plaquettes, ainsi
qu’une élévation des enzymes hépatiques.
Diagnostic :
Des tests spécialisés sur les échantillons de sang mettent en
évidence des antigènes spécifiques ou des gènes du virus. Il est
possible de détecter des anticorps contre le virus et d’isoler
celui-ci en culture cellulaire. Ces examens de laboratoire
présentent un risque biologique extrême et ne doivent être
pratiqués que dans les conditions de confinement les plus
rigoureuses possibles. Les progrès des techniques de diagnostic
ont abouti à l’élaboration de méthodes non invasives (sur des
échantillons de salive ou d’urine) et à des tests sur des
échantillons inactivés qui accélèrent le diagnostic au
laboratoire et contribuent ainsi à la prise en charge des cas et
à la lutte contre les flambées.
Traitement et vaccin :
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Les cas graves doivent être placés en unité de soins intensifs, car
les malades sont souvent déshydratés et doivent être mis sous
perfusion ou réhydratés par voie orale avec des solutions
d’électrolytes.
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Il n'existe aucun traitement ni vaccin spécifiques pour la fièvre
hémorragique à virus Ebola. Plusieurs vaccins candidats sont en
cours d’essai mais il va falloir peut-être attendre encore des
années avant qu’un vaccin puisse être utilisé. Une nouvelle
thérapie médicamenteuse semble prometteuse au laboratoire. Son
évaluation se poursuit mais prendra sans doute des années.
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Les études expérimentales portant sur l'utilisation de sérums
hyperimmuns qui ont été effectuées sur des animaux de
laboratoire n'ont mis en évidence aucune protection contre la
maladie.
Isolement :
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Les cas suspects doivent être isolés et le personnel soignant doit
appliquer strictement les techniques de soins en isolement.
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Il est essentiel de rechercher les contacts et de suivre les
personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus lors de
contacts rapprochés avec des malades.
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Tout le personnel hospitalier doit être informé de la nature de la
maladie et des voies de transmission. On insistera tout
particulièrement sur le risque très important que présentent
certains gestes tels que la pose d'une perfusion, la
manipulation de sang et de sécrétions, de cathéters et de
dispositifs d'aspiration, qui doivent donc s'effectuer en
appliquant strictement les techniques de soins en isolement. Le
personnel hospitalier doit porter des blouses, des gants, des
masques individuels et des lunettes de protection. Il ne faut
pas réutiliser les équipements de protections non jetables sans
les avoir correctement désinfectés au préalable.
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L’infection peut aussi se transmettre par le biais du linge ou de
la literie sale d’un patient. Il faut donc les désinfecter avant
de les manipuler.
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Les communautés affectées doivent s’efforcer d’informer le mieux
possible la population, tant sur la nature de la maladie
elle-même que sur les mesures d’endiguement nécessaires, parmi
lesquelles l’enterrement des morts. Les patients décédés de la
fièvre hémorragique à virus Ebola doivent être rapidement
enterrés.
Contacts :
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Étant donné que le principal mode de transmission interhumaine est
le contact avec du sang, des sécrétions ou des liquides
biologiques contaminés, toute personne ayant eu des contacts
physiques étroits avec des malades doit être placée sous une
haute surveillance, c'est-à-dire : prise de la température deux
fois par jour et hospitalisation immédiate en isolement total en
cas d’apparition de fièvre.
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Le personnel hospitalier qui entrerait en contact étroit avec des
patients ou du matériel contaminé sans avoir appliqué les
techniques de soin en isolement doit être considéré comme exposé
et placé sous surveillance médicale étroite.
Histoire et prévalence :
Le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976
après la survenue d’épidémies importantes à Nzara, dans la
province ouest-équatoriale du Soudan, ainsi qu’à Yambuku, dans
une région voisine du nord du Zaïre (aujourd’hui République
Démocratique du Congo).
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De juin à novembre 1976, le virus Ebola a infecté 284 personnes au
Soudan, faisant 151 morts. Dans la République Démocratique du
Congo, il y eut 318 cas et 280 décès en septembre et octobre
1976. Un cas isolé s'est déclaré dans la République Démocratique
du Congo en 1977 et une seconde flambée a eu lieu au Soudan en
1979 (33 cas, dont 22 mortels).
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En 1989 la souche Reston du virus Ebola fut isolée chez des
macaques de Buffon (Macacca fascicularis), mis en quarantaine
dans des laboratoires à Reston (Virginie), aux Etats-Unis
d'Amérique. De 1989 à 1996, on a observé plusieurs flambées
provoquées par ce même sous-type chez des singes importés des
Philippines aux Etats-Unis (Reston en Virgine, Alice au Texas et
en Pennsylvanie) et en Italie. Les investigations ont retrouvé
la source de ces épidémies dans un établissement travaillant à
l’exportation près de Manille, mais n’ont pu déterminer le mode
de contamination dans celui-ci. Plusieurs singes sont morts et
au moins quatre personnes ont été contaminées, mais aucune
d'entre elles n'a présenté de manifestations cliniques.
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Un cas humain infecté par le sous-type Côte d’Ivoire et plusieurs
cas chez des chimpanzés ont été confirmés en Côte d’Ivoire en
novembre 1994.
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Une épidémie de grande ampleur est survenue à Kikwit au Zaïre en
1995 ; il y eut 315 cas, dont 250 mortels.
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Au Gabon, la fièvre hémorragique à virus Ebola fut identifiée pour
la première fois en 1994 (19 cas, dont 9 mortels) et des
flambées épidémiques se sont produites en février (37 cas, dont
21 mortels) et en juillet 1996 (60 cas, dont 45 mortels).
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En octobre 2000, le virus Ebola a été signalé dans le district de
Gulu, au nord de l’Ouganda. Entre septembre 2000 et janvier
2001, le sous-type Soudan a infecté 425 personnes et tués 224
d’entre elles, ce qui en fait la plus grande épidémie connue à
ce jour. C’était la première fois que l’on notifiait
l’apparition du virus Ebola Soudan depuis 1979.
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D’octobre 2001 à décembre 2003, plusieurs flambées épidémiques du
sous-type Zaïre ont été signalées au Gabon et en République du
Congo avec, au total, 302 cas, dont 254 mortels :
Mékambo-Mbomo-Kéllé 2001-2002, Kéllé-Mbomo 2003 et Mbandza-Mbomo
2003.
Depuis la découverte du virus Ebola, environ 1 850 cas, dont
plus de 1 200 mortels, ont été documentés.
Réservoir naturel :
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Malgré des études approfondies, le réservoir naturel du virus Ebola
reste inconnu mais semble se trouver dans les forêts tropicales
d’Afrique et du Pacifique occidental.
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Bien que des primates soient à l’origine de l’infection chez
l’homme, ils ne semblent pas être le réservoir du virus. Ils
sont, tout comme les êtres humains, infectés directement par le
réservoir naturel ou selon une chaîne de transmission partant du
réservoir naturel.
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Sur le continent africain, on a associé les cas humains d’infection
à virus Ebola avec des gorilles, des chimpanzés, des singes, des
antilopes et des porcs-épics trouvés morts dans la forêt
tropicale. Jusqu’à présent, on a découvert le virus Ebola dans
la nature, dans les carcasses de chimpanzés (en Côte d’Ivoire et
en République du Congo), de gorilles (Gabon et République du
Congo) et de céphalophes (République du Congo).
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Différentes hypothèses ont été avancées pour tenter d’expliquer
l’origine des flambées. L’infection expérimentale de
chauves-souris a montré que celles-ci survivent à l’infection,
ce qui a permis de spéculer sur leur rôle dans le maintien de
l’infection dans la forêt tropicale.
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Des études écologiques de grande ampleur sont actuellement en cours
en République du Congo et au Gabon pour identifier le réservoir
du virus Ebola.
OMS
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