Urticaire et oedème de Quincke
Cours de dermatologie
L'urticaire est un syndrome se
manifestant par une éruption cutanée oedémato-papuleuse,
d'allure passagère. L'oedème de Quincke (ex-angio-oedème) est la
forme profonde de l'urticaire. Il peut toucher le tissu
sous-cutané ou les muqueuses. La lésion histologique élémentaire
est un oedème dermique ou hypodermique dé a une vasodilatation
localisée, secondaire a une augmentation de la perméabilité
capillaire.
PHYSIOPATHOLOGIE :
Le médiateur principal est l'histamine, apportée par
l'alimentation ou fabriquée, stockée et enfin libérée par les
mastocytes.
D'autres cellules et d'autres médiateurs interviennent, tels les
polynucléaires neutrophiles, éosinophiles, basophiles, le
complément, les prostaglandines, les cytokines, les kinines...
Deux types de mécanismes sont rencontrés.
* Mécanisme immunologique:
- hypersensibilité anaphylactique (type1 de Gell et Coombs)
médiée par les IgE ou IgG4.
- activation du complément, avec formation de complexes immuns
circulants (maladie sérique, vascularite urticarienne), ou sans
formation de complexes immuns circulants.
* Mécanisme non immunologique ou pharmacodynamique:
- libération d'histamine.
- défauts d'inhibiteurs de médiateurs (alpha-1-antitrypsine...).
- mécanisme cholinergique.
- altération de la voie de l'acide arachidonique.
En fait, plusieurs mécanismes peuvent être intriqués.
Diagnostic :
DIAGNOSTIC POSITIF :
Forme typique :
C'est l'urticaire typique ou commune superficielle:
- éruption de papules ou plaques oedémateuses, érythémateuses,
ou rosées "ortiées".
- le plus souvent prurigineuse.
- a contours arrondis ou irréguliers mais bien limités.
- nombre et taille des éléments variables.
- mobile.
- fugace, en général moins de 24 heures et disparaissant sans
laisser de traces.
Forme profonde :
La forme profonde ou oedème de Quincke est caractérisée par une
tuméfaction mal limitée, de couleur de peau normale ou
discrètement rosée, ferme à la palpation:
- de localisation sous-cutanée (surtout tissus lâches, zones de
pression) ou muqueuse (risque d'asphyxie si localisée a la
glotte).
- plus douloureuse que prurigineuse.
- isolée ou associée a une urticaire commune.
Variations cliniques :
* Selon la morphologie:
- forme circinée ou annulaire: les lésions forment des anneaux
ou arcs de cercle avec une extension centrifuge et une guérison
centrale.
- forme micropapuleuse de l'urticaire cholinergique.
* Selon les signes associés:
- vascularite urticarienne: les lésions urticariennes peuvent
être associées a des bulles, du purpura, des nodules. et surtout
a des signes d'accompagnement tels une hyperthermie, des
troubles digestifs, des arthralgies, des myalgies....
- choc anaphylactique: urticaire sans prurit.
* Selon l'évolution:
- formes aigu‘s avec installation et résolution rapides
(quelques jours).
- formes chroniques (arbitrairement, poussées quotidiennes
depuis plus de 6 semaines) et les formes récidivantes.
DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL :
En général, le diagnostic d'urticaire est évident.
Dans de rares cas, on peut confondre l'urticaire avec:
* un eczéma aigu: mais le suintement n'est jamais retrouvé dans
l'urticaire.
* une pemphigoide bulleuse ou une dermatite herpétiforme au
stade prébulleux avec des placards pseudo-urticariens.
EXAMENS COMPLEMENTAIRES :
Les différents bilans
En cas d'urticaire chronique, on pratique les examens suivants.
* Les tests de laboratoire effectués en première intention sont:
- NFS.
- vitesse de sédimentation.
- bilan hépatique.
- électrophorèse des protides sanguins.
- examen cytobactériologique des urines.
- bilan thyroïdien.
* En seconde intention:
- examen parasitologique des selles surtout en cas
d'hyperéosinophilie sanguine ou après un séjour outre-mer.
- sérologies des hépatites B et C s'il existe des perturbations
du bilan hépatique.
- bilan immunologique (complément et ses fractions, anticorps
antinucléaires) en cas d'urticaire systémique.
* La recherche de foyers infectieux est très controversée,
inutile pour certains auteurs, soutenue par d'autres.
* Le bilan allergologique systématique dans les urticaires
chroniques se résume aux tests physiques (chaud, froid, effort,
pression, vibration). Il sera complété en fonction des données
de l'interrogatoire ("prick tests", RAST).
Examen histologique
L'examen histologique cutané n'est pas indispensable au
diagnostic d'urticaire dans sa forme commune.
* La lésion élémentaire est un oedème dermique, dé a une
vasodilatation localisée et a une augmentation de la
perméabilité capillaire.
* En cas de suspicion de vascularite urticarienne, il faut faire
une biopsie d'un élément récent, complétée d'une
immunofluorescence directe pour mettre en évidence les dépôts
granuleux d'IgG, d'IgA ou d'IgM ± complément dans la paroi des
vaisseaux de la jonction dermo-épidermique.
Étiologies :
Les étiologies sont abordées par rapport a la classification
selon le mode évolutif.
URTICAIRES AIGUES :
Celles-ci sont le plus souvent dues:
- a des aliments.
- a des médicaments.
- ou a des infections (hépatite virale, mononucléose
infectieuse, parasitose digestive...).
* L'interrogatoire est essentiel et permet le plus souvent de
retrouver leur cause.
* Les examens complémentaires, parfois longs et coûteux, sont
inutiles puisque les lésions disparaissent rapidement.
URTICAIRES CHRONIQUES :
Les urticaires chroniques nécessitent un bilan étiologique.
Les facteurs déclenchants sont souvent intriqués d'ou une
recherche difficile.
Urticaires physiques :
Les urticaires physiques représentent environ 15 a 20% de
l'ensemble des urticaires.
De nombreux agents physiques peuvent déclencher une urticaire.
* Dermographisme vrai ou urticaire factice:
- provoqué par la friction cutanée (pointe-mousse...).
- apparition rapide en quelques minutes et disparition en une
demi-heure après la stimulation.
- caractérisé par la triade de Lewis: érythème puis oedème,
enfin extension a distance par réflexe d'axone.
* Urticaire retardée a la pression:
- de diagnostic confirmé par le test de provocation a la
bandoulière (faire porter sur l'épaule du sujet deux poids de
3kg, chacun réuni par une bandoulière pendant 20 minutes). La
lecture doit se faire en deux temps: a 20 minutes pour éliminer
un dermographisme et a 6 heures.
- clinique: signes généraux dans plus de 50% des cas (fièvre,
nausées, sueurs, céphalées...).
- biologie: syndrome inflammatoire, hyperleucocytose a PNN
fréquents.
- recherche d'AAN systématique car une urticaire retardée a la
pression peut être associée a un lupus systémique ou le
précéder.
* Urticaire cholinergique (ou réflexe a la chaleur): petites
papules urticariennes dans les minutes suivant l'effort ou la
transpiration, prédominant a la partie haute du corps.
* Urticaire de contact a la chaleur: au point d'application
d'une source de chaleur sur la peau.
* Urticaire au froid:
- liée a un refroidissement localisé de la peau: urticaire de
contact, primitive ou secondaire (cryopathie, maladies
infectieuses).
- provoquée par un refroidissement généralisé: urticaire réflexe
au froid.
* Urticaire solaire:
- éruption urticarienne en regard des zones nouvellement
photoexposées dans les cinq minutes suivant l'exposition.
Disparition en 15 minutes a 3 heures.
- des signes généraux sont possibles.
- test photobiologique: recherche de la DUM (dose urticariante
minimale). Recherche des longueurs d'ondes incriminées
(simulateur solaire).
* Urticaire aquagénique:
- déclenchée par l'eau quelle que soit sa température.
- mise en évidence par le test a la compresse imbibée d'eau
fixée sur la peau pendant 20 minutes.
Urticaire de contact :
* L'urticaire de contact est une affection fréquente,
caractérisée par:
- des réactions urticariennes immédiates (moins de 30 minutes)
provoquées par l'application sur une peau saine de substances
rapidement absorbées.
- le plus souvent localisées au point d'application mais elles
peuvent également se généraliser ou s'accompagner de
manifestations générales (choc anaphylactique, asthme, rhinite
ou conjonctivite).
* On distingue les urticaires de contact:
- non immunologiques, touchant l'ensemble des patients et
restant le plus souvent localisées (agent urticants: orties,
méduses, chenilles processionnaires).
- immunologiques, s'accompagnant plus volontiers de signes
généraux et meme de choc anaphylactique.
* A signaler la fréquence des allergies immédiates au latex
touchant préférentiellement le personnel soignant, les enfants
porteurs de spina-bifida multiopérés, les travailleurs dans une
fabrique de latex et enfin les sujets atopiques.
- La symptomatologie est très variable, allant du simple prurit
a l'urticaire jusqu'au choc anaphylactique.
- Une sensibilité croisée peut se voir avec les kiwis, les
bananes, les melons, les avocats, les châtaignes et les fruits
de la passion.
Urticaires médicamenteuses :
L'urticaire médicamenteuse est une étiologie très fréquente
d'urticaire aigu‘ et de certaines urticaires chroniques:
- en fait, presque tous les médicaments peuvent etre en cause,
les plus fréquents étant les pénicillines, les salicylés, les
produits de contraste iodés.
- il faut penser aux médicaments de confort (vitamines,
pastilles pour la gorge, régulateurs du transit...).
Urticaires alimentaires :
* Fausse allergie alimentaire par consommation d'aliments
histaminolibérateurs, riches en histamine ou tyramine,
d'additifs.
* Allergie alimentaire:
- hypersensibilité immédiate de type 1, IgE-dépendante.
- six allergènes représentent près de deux tiers des allergies
alimentaires rapportées: oeuf, poisson, noisettes, lait, céleri,
crustacés, mais la liste n'est pas exhaustive.
Urticaires infectieuses :
* Penser au sepsis focal mycosique ou bactérien (ORL, dentaire
ou génito-urinaire).
* Récemment, le rôle de l'infection digestive a Helicobacter
pylori a été évoqué dans la pathogénie de certaines urticaires
chroniques mais les séries présentées sont limitées.
Urticaire des pneumallergènes :
L'urticaire des pneumallergènes est provoquée par les pollens,
les acariens, les poils d'animaux et les plumes. Il peut exister
des réactions croisées entre aliments et pollens possibles:
- pomme-bouleau, noisetier, aulne.
- céleri-bouleau, armoise.
- persil-herbacées.
Urticaires systémiques :
Les urticaires systémiques peuvent avoir pour étiologie:
* des connectivites: lupus érythémateux, polyarthrite
rhumatoide, périartérite noueuse, syndrome de
Gougerot-Sjšgren...: papules urticariennes souvent fixes, peu
prurigineuses.
* une maladie de Still.
* une maladie hématologique (gammapathie monoclonale, lymphome
malin).
* une cryopathie (cryoglobulinémie, cryofibrinogène,
agglutinines ou hémolysines froides).
* un cancer.
* une maladie infectieuse:
- une virose: hépatite virale A, B ou C, mononucléose
infectieuse, primo-infection a VIH, infection a Cytomégalovirus
ou virus Coxsackie.
- une parasitose (helminthiase, ascaridiase, ankylostomiase,
anguillulose, toxocarose, trichinose, schistosomiase...):
urticaire surtout au moment de l'infestation.
- une infection bactérienne.
* une vascularite urticarienne (normocomplémentémique ou
hypocomplémentémique).
* des urticaires des déficits acquis en inhibiteur de la
C1estérase (lupus érythémateux disséminé, lymphomes).
* une urticaire liée a une endocrinopathie (diabète,
dysthyroidie).
Facteurs psychiques :
Les facteurs psychiques sont importants a considérer surtout
dans les urticaires chroniques.
Urticaires génétiques :
* L'oedème angioneurotique héréditaire:
- de transmission autosomique dominante.
- avec des poussées itératives d'oedème de Quincke cutané ou
muqueux, sans urticaire commune associée.
- lié a un déficit quantitatif ou qualitatif de l'inhibiteur de
la C1estérase.
* Le syndrome de MŸckle et Wells:
- de transmission autosomique dominante.
- avec accès de fièvre, poussées urticariennes, arthralgies,
surdité bilatérale de perception et néphropathie amyloïde.
* Les urticaires physiques familiales (au froid, au chaud,
vibratoire, aquagénique, dermographisme).
Urticaires polyfactorielles :
Les diverses causes d'urticaire peuvent s'associer pour
faciliter la survenue des poussées.
Urticaires dites "idiopathiques" ou "en attente de diagnostic" :
C'est surtout au cours des urticaires chroniques ou aucune cause
ne serait retrouvée dans 30a 70% des cas que l'on retrouve une
urticaire idiopathique.
* Récemment, des mécanismes auto-immuns ont été suspectés au
cours de certaines urticaires chroniques idiopathiques. Ils
seraient confirmés par la positivité de l'intradermoréaction au
sérum autologue du patient, attribuée a des IgG anti-IgE ou a
des anticorps anti-récepteur de haute affinité pour les IgE ou a
des facteurs spécifiques d'histamino-libération.
* Les populations d'urticariens a risque "auto-immun" pourraient
être plus a surveiller que les patients porteurs d'urticaires
chroniques idiopathiques banales.
Traitement selon les formes cliniques et étiologiques :
Le traitement de l'urticaire repose dans tous les cas sur
l'éviction ou le traitement de l'éventuelle étiologie.
TRAITEMENT SYMPTOMATIQUE :
Traitements bloquant la synthèse de l'histamine :
Le traitement symptomatique fait essentiellement appel aux
produits qui bloquent la synthèse de l'histamine.
La tritoqualine (Hypostamine*) est un inhibiteur de la
L-histidine-D-décarboxylase. Sa posologie est de 600 a 900mg/j.
Antihistaminiques anti-H1
Les antihistaminiques anti-H1 sont les produits les plus
utilisés.
* Leur action est double:
- blocage de l'action de l'histamine sur les récepteurs H1.
- inhibition de la libération d'histamine par les mastocytes.
* Certains sont anticholinergiques. Leur principal effet
secondaire est la somnolence. Les contre-indications sont le
glaucome a angle étroit et l'hypertrophie prostatique.
* Les anti-H1 de deuxième génération n'ont pas de propriétés
anticholinergiques et sont très peu sédatifs en dehors de
l'oxatomide (Tinset*). Leur posologie se limite a une prise
quotidienne (deux pour l'oxatomide).
* La terfénadine (Teldane*) et l'astémizole (Hismanal*) peuvent
entra”ner des torsades de pointe en cas de surdosage ou
d'association au kétoconazole, a l'itraconazole, a
l'érythromycine et a la josamycine. La terfénadine a été retirée
du marché en 1997en raison de ses risques cardiaques. Elle a été
remplacée par son métabolite actif, la fexofénadine (Telfast*),
qui serait dénué de cardiotoxicité.
* En cas d'urticaire aigu‘, la durée du traitement sera courte
(au maximum une semaine) et les molécules de deuxième génération
seront imposées en première intention.
* Dans les urticaires chroniques, les anti-H1 doivent etre
prescrits de façon suffisamment prolongée et sont très
progressivement diminués. En cas d'échec, on peut soit augmenter
les doses, soit associer différents produits (par exemple, une
molécule non sédative le matin, associée a une molécule sédative
le soir).
Autres molécules
* Les anti-H2 peuvent être utilisés en association avec les
anti-H1 dans certaines formes d'urticaire très rebelles, a la
posologie de 800mg/j pour la cimétidine (Tagamet*), de 300mg/j
pour la raniditine (Azantac* ou Raniplex*) et de 40mg/j pour la
famotidine (Pepdine*).
* Les antidépresseurs tricycliques ont une triple action
anti-H1, anti-H2 et parfois anticholinergique. La doxépine
(Sinéquan* ou Quitaxon*) a la posologie de 10 a 25mg/j est
parfois efficace dans les urticaires chroniques idiopathiques.
Action antidégranulante sur les mastocytes :
D'autres produits ont une action antidégranulante sur les
mastocytes.
* Les antidégranulants:
- sur les récepteurs cutanés, un seul produit est actif, le
kétotifène (Zaditen*) a la posologie de 1 a 4mg/j. C'est un
traitement de fond, a action retardée, a associer aux anti-H1.
- sur les récepteurs digestifs, en cas d'allergie alimentaire
vraie, le cromoglycate disodique (Nalcron* ou Intercron*) peut
être essayé a la dose de 900mg/j.
* Les corticoides sont rarement utiles a la phase aigu‘ sauf en
cas d'oedème de Quincke. Ils peuvent être aussi utilisés dans
certaines urticaires a la pression, dans certaines vascularites
urticariennes. Ils sont déconseillés dans l'urticaire chronique.
Action sur les autres médiateurs :
Certains produits agissent sur d'autres médiateurs que
l'histamine.
* Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine ou
indométacine) ont une action antiprostaglandine et sont parfois
associés aux anti-H1 dans certaines vascularites urticariennes.
* Les anticalciques comme la nifédipine (Adalate*) prescrite a
la posologie de 10mg/j, sans dépasser 20mg/j, ont été proposés
en association avec les antihistaminiques dans certaines
urticaires chroniques.
* Les androgènes ont pour seule indication la prévention et le
traitement en tant qu'adjuvant des crises d'angio-oedème
neurotique héréditaire. En France, seul est utilisé le danazol à
la posologie de 10mg/j a 200mg/j, le stanozolol n'étant pas
commercialisé dans notre pays.
INDICATIONS :
Traitement du choc anaphylactique
* Il fait appel avant tout a l'adrénaline (0,25 a 1mg), en
injection sous-cutanée, intramusculaire ou intraveineuse lente.
* La prise orale ou parentérale de corticoïdes n'aura pas
d'action immédiate.
* Des mesures de réanimation (remplissage vasculaire,
oxygénothérapie...) seront si nécessaire associées.
Oedème de Quincke
* Traitement de choix: corticothérapie par voie orale ou
parentérale.
* Si localisation glottique: adrénaline parentérale et
hospitalisation d'urgence en réanimation respiratoire.
Angio-oedème neurotique héréditaire
* Traitement préventif: danazol prescrit de façon discontinue.
* Traitement curatif des crises aigu‘s:
- perfusion intraveineuse de concentré de Cl inhibiteur.
- relayée par le danazol a 600mg/j, puis le traitement est
progressivement diminué jusqu'a une posologie minimale
d'entretien.
Urticaires systémiques
* Traitement étiologique chaque fois que possible.
* Pour la vascularite hypocomplémentémique de Mac Duffie,
nécessité de doses modérées mais prolongées de corticoïdes.
Urticaires physiques
* Éviction du facteur déclenchant chaque fois que possible.
* Dermographisme: atténué par les anti-H1, éventuellement
associés aux anti-H2, prescrits sur de longues périodes.
* Urticaire retardée a la pression: résiste aux traitements
anti-H1 et nécessite classiquement le recours a la
corticothérapie générale ou aux inhibiteurs de la
cyclo-oxygénase (aspirine, indométacine). La dapsone (Disulone*)
a parfois donné de bons résultats.
* Urticaire cholinergique:
- répond soit aux anti-H1 ± associés au kétotifène ou a la
doxépine.
- les tentatives d'accoutumance au froid restent de réalisation
difficile.
* Urticaire solaire: anti-H1, surtout la terfénadine a fortes
doses, antipaludéens de synthèse, puvathérapie de
désensibilisation.
Urticaires alimentaires
* Suppression des aliments ou additifs suspectés après
exploration allergologique approfondie (enquête alimentaire
catégorielle, "prick tests", IgE spécifiques, tests de
provocation précédés d'un régime hypoallergénique).
* Le cromoglycate disodique (Nalcron* ou Intercron*) peut être
utile.