PHYSIOPATHOLOGIE :
La peau résiste mieux a l'ischémie et la nécrose cutanée, est en
règle moins étendue que la nécrose sous-jacente, pouvant au
maximum réaliser une "escarre enfermée".
Les bords de l'escarre sont souvent "minés": le diamètre de
l'ulcération cutanée ne permet pas d'évaluer l'étendue de la
lésion, car l'escarre est un processus de nécrose profond, situé
dans le derme, l'hypoderme et qui peut atteindre le tissu
musculaire.
Facteurs généraux :
Des facteurs généraux concourent a la création de l'escarre:
- l'hypotension capillaire transitoire locale ou systémique et
l'altération secondaire de la microcirculation.
- les troubles métaboliques liés a l'age, a la pathologie et/ou
a l'état nutritionnel.
Facteurs locaux :
Il s'y ajoute des facteurs locaux:
* la pression:
- ce sont des forces perpendiculaires s'exerçant sur une surface
limitée de tissu vivant. Cette pression s'exerce surtout en
regard des proéminences osseuses. Les tissus mous situés entre
le relief osseux et le support sous-jacent sont comprimés,
entra”nant très rapidement une chute du débit sanguin et des
échanges gazeux dans la microcirculation.
- la pression d'occlusion capillaire est estimée entre 45 et
50mmHg. En fait, le risque d'escarre existe lorsque les
pressions sont plus de trois fois supérieures. La pression
intervient par son intensité mais aussi par sa durée et sa
répétition.
- la pression se mesure en utilisant par exemple des capteurs de
pression. On interpose ces capteurs entre le support et la peau.
Ils permettent d'aider a juger de la qualité d'un support d'aide
a la prévention. Les pressions requises, pour qu'un support aide
a la prévention des escarres, sont de l'ordre de 70 a 100mmHg a
l'interface support-peau en regard des saillies osseuses.
- la pression n'est pas le seul facteur a intervenir, mais elle
constitue un critère objectif de jugement facilement accessible.
* le cisaillement:
- ce sont des forces s'exerçant parallèlement ou obliquement par
rapport au support. Le cisaillement est responsable d'une
diminution importante du débit vasculaire sous-jacent.
- il existe surtout en position assise instable, au niveau de la
région sacrée. Les malades doivent être installés en position
stable pour prévenir ce type de risque.
* les frottements:
- ce sont des forces s'exerçant entre deux surfaces se
mobilisant l'une sur l'autre. Ils ne sont pas déterminants dans
la constitution des escarres, mais sont un facteur aggravant.
- ces forces sont fréquemment responsables de l'ouverture
initiale de la peau.
- pour prévenir les conséquences des frottements, les malades
doivent être soulevés du plan du lit lorsqu'on les mobilise ou
les repositionne dans leur lit ou dans un fauteuil.
Mécanismes :
* La microcirculation cutanée est fragile et particulièrement
vulnérable a l'occlusion et/ou aux traumatismes extérieurs.
- Les escarres se développent en raison de l'occlusion des
vaisseaux sanguins (liée a la pression) et des dégâts de
l'endothélium des parois des artérioles et des capillaires (liés
a la pression et aux forces de cisaillement).
- Si l'occlusion est prolongée, il se produit une anoxie et des
métabolites toxiques sont sécrétés.
- Si la reperfusion est rapide (par levée de la pression le plus
souvent), il se produit un afflux de sang important responsable
d'un phénomène local d'hyperhémie.
- Ce phénomène est transitoire et proportionnel à la durée de la
compression.
- Si les vaisseaux lymphatiques sont altérés et si
l'extravasation de liquide interstitiel n'est pas résorbée, les
dégâts progressent.
* Un bas débit sanguin et/ou une hypoxie et/ou une anémie sont
autant de facteurs qui exposent le malade au risque d'escarre.
Facteurs de risque et classification :
FACTEURS DE RISQUE :
(Liste non exhaustive.)
* La pression prolongée.
* La réduction de la mobilité:
- paralysie (paraplégie, quadriplégie, hémiplégie).
- pathologie orthopédique et traction.
- anesthésie.
- pathologie rhumatologique.
- décubitus prolongé (perfusion).
- troubles de la conscience (comas, sédation).
* Les troubles de la sensibilité: anesthésie ou hypoesthésie:
- pathologie médullaire.
- neuropathie périphérique (diabétiques, éthyliques).
* L'age supérieur a 70 ans.
* Les maladies intercurrentes débilitantes, défaillance des
grandes fonctions vitales (bas débit circulatoire):
- cancer.
- troubles cardio-vasculaires (insuffisance cardiaque,
artériopathie chronique oblitérante).
- infection.
- anémie.
- hypoxie.
* La malnutrition:
- cachexie.
- dénutrition protéinocalorique.
- malabsorption.
* La macération:
- incontinence urinaire et/ou fécale.
- transpiration excessive.
* Le mauvais état cutané:
- corticothérapie au long cours.
- états carentiels.
- maigreur.
* La macération et le mauvais état cutané sont plus des facteurs
aggravants que des facteurs de risque a proprement parler. Ils
ne suffisent pas a eux seuls a être responsables de la formation
d'escarres.
PRÉDICTION DU RISQUE D'ESCARRE: LES ECHELLES DE RISQUE :
* Une prévention efficace des escarres est possible a l'hopital,
a condition de reconna”tre dans la population des patients
hospitalisés ceux qui présentent un risque. Pour cela, des
échelles prédictives du risque d'escarre ont été établies et
validées dans des populations données. Toutes les échelles de
risque sont fondées sur l'existence ou non de facteurs de risque
d'escarre.
- La plus ancienne est l'échelle de Norton (1962). Elle a été
validée dans une population de personnes âgées. Dans cette
échelle, quatre facteurs de risque principaux ont été
identifiés: le mauvais état général, l'état mental, la mobilité
et la continence.
- D'autres échelles existent et tiennent compte d'autres
facteurs de risque. Elle sont comparées dans la figure B.
* Ces évaluations doivent être faites régulièrement a l'entrée
du malade, chaque fois que se produit un événement intercurrent
et a intervalles réguliers (toutes les semaines ou tous les 15
jours suivant la pathologie).
LES DIFFÉRENTS STADES DES ESCARRES :
Différentes classifications ont été proposées afin de décrire la
sévérité des dommages tissulaires directement a mettre sur le
compte de la pression, des cisaillements et des frottements
(dans le schéma).
Le but de ces classifications est triple:
- permettre a des soignants, travaillant dans des disciplines
différentes, de parler du même type d'escarre et de comparer
leurs pratiques de soins.
- d'effectuer des audits sur la prévalence, les pratiques dans
des services ou des hopitaux différents et de les comparer.
- de permettre des comparaisons, dans le cadre d'essais
cliniques, sur différents types de traitements locaux, sur
l'efficacité de lits, matelas ou coussins dans le traitements
des escarres.
La classification la plus fréquemment utilisée est américaine,
classification datant de 1989: "National pressure ulcer advisory
panel" (NPUAP:
* Stade 1: rougeur qui ne blanchit pas a la pression (peau
intacte) (voir photo).
* Stade 2: perte de substance cutanée superficielle épidermique
ou dermique. Elle se présente cliniquement comme une abrasion,
une phlyctène (voir photo) ou un cratère superficiel (voir
photo).
* Stade 3: perte de substance cutanée complète incluant le tissu
sous-cutané (tissu adipeux) mais ne respectant pas le fascia des
muscles (voir photo).
* Stade 4: destruction importante incluant les muscles, les
tendons, les capsules articulaires et/ou l'os.
TOPOGRAPHIE DES ESCARRES :
La localisation des escarres dépend de la position du sujet. Les
escarres sont en regard des proéminences osseuses.
* En décubitus dorsal, les zones les plus exposées sont:
- le sacrum.
- les talons.
- le rachis (en regard des épineuses).
- les omoplates.
- l'occiput.
- les coudes.
- les gros orteils (en l'absence de cerceau).
* En décubitus latéral strict:
- la région trochantérienne.
- les faces internes des genoux.
- les malléoles externes.
- le bord externe du pied.
- l'oreille.
- la tête humérale.
- le coude.
- les faces latérales des talons.
- la peau en regard de la tête du péroné.
* En position assise:
- les ischions.
- les talons.
- l'occiput.
- l'omoplate.
- les épineuses dorsales.
* En décubitus ventral:
- les coudes.
- les cotes.
- les épines iliaques.
- la rotule.
- les orteils.
* D'autres localisations sont possibles:
- la base de la verge au contact d'un urinal.
- les ailes du nez au contact de sonde nasale.
- le pli fessier inférieur au contact d'une sonde urinaire
passant sous le malade.
- le méat urétral au contact d'une sonde urinaire.
Histoire naturelle de l'escarre et principes du traitement :
HISTOIRE NATURELLE D'UNE ESCARRE DE STADE4 :
Si l'on supprime les facteurs de risque, l'escarre évolue de la
façon suivante. Les traitements locaux visent à accélérer ce
processus naturel de cicatrisation.
* Au départ, l'escarre est recouverte d'une plaque de nécrose
noire, sèche, adhérente au tissu sain périphérique et parfois en
profondeur.
- Un sillon d'élimination peut apparaître en périphérie,
excluant progressivement la plaque de nécrose.
- Lorsque celle-ci est retirée, une ulcération plus ou moins
profonde, recouverte de tissu jaunâtre (tissu fibrineux (voir
photo)) et inconstamment de pus est mise a jour.
* La plaie est ensuite débarrassée de cette fibrine et de tous
les tissus morts pour laisser progressivement place a un tissu
vivant rouge et bourgeonnant: le tissu de granulation. Ce
bourgeon charnu (fibroblastes et matrice de collagène) est très
vascularisé (cellules endothéliales). C'est du derme qui comble
progressivement l'ulcération. Une contraction centripète des
bords de celle-ci s'effectue de façon progressive
(myofibroblastes).
* L'épidermisation (voir photo) se fait ensuite a partir de
l'épiderme sain des bords. Une cicatrice rosée souvent déprimée
lorsque l'escarre était profonde recouvre la zone o se trouvait l'escarre.
PRINCIPES DU TRAITEMENT LOCAL DE L'ESCARRE :
Phase de détersion
Le risque infectieux est majeur a la phase initiale lorsque le
tissu mort est présent dans la plaie. Le traitement local doit
permettre rapidement d'éliminer la nécrose et la fibrine. C'est
la phase de détersion. Cette détersion peut être réalisée par
différents mécanismes.
* La détersion chirurgicale:
- permet d'éliminer sous anesthésie locale le plus souvent un
maximum de tissu mort en un seul temps (non innervé). Elle est
réalisée par un chirurgien ou au minimum par un médecin ou une
infirmière au lit du malade avec des ciseaux et/ou un bistouri.
- cette détersion mécanique permet de raccourcir le stade de
détersion et le risque infectieux chez des sujets immunodéprimés
en particulier.
* La détersion autolytique naturelle:
- ce sont les macrophages présents dans l'escarre qui vont
participer a l'élimination des tissus morts. Cette détersion est
favorisée par l'existence d'un milieu humide et chaud. C'est le
principe de la détersion humide.
- elle est réalisée en pratique en appliquant des compresses
humides (sérum physiologique) que l'on change trois fois par
jour ou des pansements gras ou au mieux grace a des pansements
plus modernes: hydrocolloïdes, mousses de polyuréthane ou
alginates de calcium (pour les plaies exsudatives). hydrogels
(pour les plaies peu humides spontanément). ou films de
polyuréthane (pour les plaies superficielles).
* La détersion enzymatique est plus théorique que réellement
efficace. Elle est réalisée par application d'enzymes
protéolytiques contenues dans des préparations locales (pommade
ou poudre).
Phase de bourgeonnement
La phase de bourgeonnement est assurée par le maintien d'un
milieu humide au niveau de l'escarre qui ne doit pas endommager
les cellules jeunes du derme qui comble la perte de substance.
Les produits actuellement utilisés a cette phase sont les mêmes
qu'a la phase précédente pour la détersion autolytique:
compresses humides, pansements gras (mais ils adhèrent a la
plaie par bourgeonnement du derme a travers les mailles, des
tulles ou des compresses qu'ils imprègnent, entra”nant douleur
et retard de cicatrisation) et enfin "nouveaux pansements" déjà
cités qui améliorent le confort du malade et créent un milieu
favorable a la "repousse cellulaire".
Epithélilialisation
L'épithélialisation ensuite est conduite par le même principe de
cicatrisation en milieu humide. Les mêmes principes de
pansements sont utilisés. Ils doivent maintenir l'humidité au
niveau de la plaie et éviter la formation d'une croûte, jusqu'a
complète épithélialisation.
A noter
A noter qu'a aucun moment dans le traitement de l'escarre non
compliquée, il n'est fait état de l'utilisation d'antiseptiques,
ni d'antibiotiques locaux. Ces produits sont a réserver a
l'escarre cliniquement infectée. En dehors de l'infection
clinique, l'escarre est nettoyée à l'eau ou au sérum
physiologique.
Complications des escarres :
Complications infectieuses
* Complications locales et locorégionales:
- cellulite infectieuse (voir photo).
- abcès profond source de fusées purulentes.
- fistules responsables de décollements.
- ostéite.
- ostéoarthrite.
- générales: septicémie.
Il faut distinguer ces complications infectieuses de la
colonisation locale obligatoire de toute plaie chronique
(escarre, ulcère de jambe) par des bactéries qui participent
activement à la détersion de l'escarre.
Extension
Extension des escarres, si la suppression de l'appui n'est pas
réalisée. Les mesures de prévention doivent également être
appliquées aux malades déjà porteurs d'escarres.
Retard ou absence de cicatrisation
Retard ou absence de cicatrisation (escarres atones: berges
blanchâtres et fond pale):
* soit essentiel: la plaie stagne sans motif.
* soit secondaire:
- a une surinfection.
- a l'utilisation d'antiseptiques trop puissants (inhibe les
multiplications cellulaires).
- a une dénutrition ou des carences vitaminiques.
- a une anémie.
- au retentissement d'une maladie métabolique, vasculaire ou
neurologique.
- a une corticothérapie.
Hyperbourgeonnement
L'hyperbourgeonnement, qui empeche l'épidermisation (voir
photo), est lié:
- a des causes générales.
- a l'utilisation de pansements pro-inflammatoires utilisés
abusivement.
Autres complications
* Troubles métaboliques, en cas d'escarres de grande taille de
type pertes protidiques.
* Hémorragies, qui surviennent en général au stade de détersion
de l'escarre ou au stade de bourgeonnement si les pansement sont
trop adhérents a la plaie.
* Transformation cancéreuse:
- elle est exceptionnelle dans le cas des escarres, mais peut
s'observer en cas d'ulcération chronique évoluant depuis plus de
20 ans chez un paraplégique par exemple.
- toute modification de cette escarre très chronique doit
conduire a une biopsie.
* Décès, qui survient plus souvent du fait de la maladie qui a
entra”né les escarres que des conséquences des escarres a
proprement parler.
Prévention :
Il est capital que la prévention des escarres soit envisagée
rapidement dès qu'un sujet est alité, et plus particulièrement
s'il présente des facteurs de risque locaux ou généraux
(échelles de risque).
Il faut:
Changer les points d'appui toutes les 4 heures
* Les positions qui peuvent alterner au cours du nycthémère
sont:
- le décubitus dorsal.
- les décubitus semi-latéraux droit et gauche: le décubitus
latéral strict est interdit. Cette position expose le trochanter
avec risque d'escarre de pronostic redoutable.
- le décubitus ventral (pour certains malades seulement).
- la position assise.
- la position debout (pour certains malades seulement).
le rôle des infirmières et des aides-soignants avec parfois
l'aide technique des kinésithérapeutes est primordial.
Protéger les points d'appui
Protéger les points d'appui, grâce a l'utilisation de coussins,
de protecteurs de talons et chevilles.
Utiliser des supports appropriés
Ce sont des supports d'aide a la prévention. Ils ne dispensent
pas des autres mesures de prévention:
* ils permettent une répartition de la pression sur une surface
plus importante, ce qui augmente la durée pendant laquelle la
force est appliquée. Ce sont des supports qui pour mieux
répartir la pression contiennent du gel, de la mousse ou de
l'eau ou de l'air. Ce sont des sur-matelas, des matelas ou des
coussins.
* les lits a air et les lits fluidisés dispensent de mobiliser
les malades, mais sont réservés aux malades ayant déjà des
escarres et permettent d'aider dans ce cas a leur traitement.
* nous résumons sur les figures F et G les différents types de
supports disponibles et leurs avantages et inconvénients.
Inspecter régulièrement les points de pression
Inspecter régulièrement les points de pression pour détecter une
escarre débutante et intervenir rapidement: ne pas masser,
supprimer l'appui (support, positionnement).
Éviter les frottements
Éviter les frottements, en soulevant le malade lorsqu'on le
repositionne. Le personnel doit être deux pour mobiliser le
malade. Quand ce dernier participe a ses transferts et sa
mobilisation, il faut recourir a l'utilisation de "potences".
Autres facteurs de prévention
* Apporter suffisamment de calories (suppléments protéinique et
vitaminique) et hydrater. La comptabilisation des ingesta et les
mesures des marqueurs biologiques (albumine et préalbumine) sont
utiles. La diététicienne est un intervenant fondamental de cette
étape de la prévention.
* Traiter les facteurs de risque: corriger une anémie, arrêter
une prescription abusive de sédatifs. Le rôle du médecin est ici
important.
* Eviter de masser, effleurer, pétrir les zones de pressions a
risque, ce qui était pourtant il y a encore peu de temps
préconisé dans la prévention des escarres:
- actuellement ces gestes traumatiques et inconfortables ne
doivent plus faire partie de la prévention de l'escarre:
- des massages de confort, a mains nues, peuvent encore être
pratiqués sur les zones d'appui a condition qu'elles ne
présentent pas la moindre rougeur (qui est déjà une escarre de
stade 1). Le rôle préventif de ces massages n'est pas établi
actuellement. Le rôle des aides-soignants est important.
* Maintenir le malade au sec et au propre (la sonde urinaire a
demeure n'est pas pour autant justifiée dans le cadre de cette
hygiène). Rôle des aides-soignants.
* Insister sur la kinésithérapie quotidienne (mobilisation au
lit, lutte contre les contractions musculaires, puis mise dans
un fauteuil, et surtout reprise rapide de la marche si cela est
possible).
* Chez un certain nombre de malades une éducation du patient est
possible afin de permettre une auto-prévention (sujets jeunes
paraplégiques par exemple).
* La prévention des escarres fait appel à l'ensemble de l'équipe
soignante. C'est une prise en charge globale et
pluridisciplinaire qui demande une éducation du personnel
soignant et des médecins et a la rédaction de protocoles de
prise en charge des malades dans les services hospitaliers ou
les établissements. Ces protocoles écrits doivent être
consensuels et permettent une action coordonnée et identique de
tous les soignants.
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