Depuis ces dernières années, l’appareillage
auditif a fait des progrès considérables en
raison des progrès techniques et d’une
meilleure compréhension des troubles
auditifs.
Si l’implant cochléaire et les
prothèses à ancrage osseux ont confirmé leur
intérêt, ils s’adressent à des surdités inappareillables avec les procédés classiques
et ne répondent pas toujours aux problèmes
des surdités sévères et profondes pour
lesquelles l’appareillage classique demeure
insuffisant, et l’implant cochléaire peut être
trop complexe et coûteux.
Un nouveau
procédé en cours d’évaluation dans
plusieurs centres ORL français, l’implant
électromagnétique d’oreille moyenne
développé sous le nom de Symphonix
vibrant Soundbridget semble offrir une
perspective encourageante dans la prise en
charge des surdités sévères non
appareillables de l’adulte.
Ce système se compose de deux éléments.
Le premier externe, amovible comporte un
microphone, un module de traitement des
sons et une pile.
Le second élément interne est formé par un transducteur à masse
flottante qui est « clippé » sur la branche
descendante de l’enclume et relié par une
liaison conductrice à un module récepteur
fixé sous la peau dans un logette osseuse
mastoïdienne.
Les deux éléments sont
maintenus par un aimant.
À ce jour, cette
technique est proposée à l’adulte sourd
insatisfait d’un appareillage classique ou
dont l’état médical contre-indique des
systèmes d’aides auditives conventionnels.
Le principe est de convertir le signal auditif
en énergie mécanique pour augmenter les
vibrations de la chaîne ossiculaire.
La surdité
concernée se situe à un seuil proche de 70
dB avec un seuil d’intelligibilité de la parole
à plus de 50 % avec une prothèse
conventionnelle.
La mise en place
chirurgicale est simple à l’aide d’une
tympanoplastie avec tympanotomie
postérieure.
Le suivi postchirurgical permet
le plus souvent, après trois visites, le réglage
de la prothèse.
Cette nouvelle prothèse, aux
premiers résultats encourageants, complète
les différentes aides auditives proposées
dans la prise en charge des déficits
auditifs de l’adulte entre la prothèse
conventionnelle, elle-même de plus en plus
performante, et l’implant cochléaire réservé
aux surdités profondes dont le coût et surtout la prise en charge ultérieure
nécessitent des structures beaucoup plus
complexes.
Des progrès sont néanmoins
encore envisagés dans un futur proche avec
l’amélioration des processeurs numériques,
la miniaturisation et l’implantation totale des
systèmes et l’adaptation des techniques à
l’enfant sourd.
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