Syndrome du canal carpien
Cours de l'appareil locomoteur
Étiologie
:
A - Formes idiopathiques :
Il s’agit d’une inadéquation entre le contenant et le
contenu occasionnant une compression du nerf
médian.
La grande majorité des patients porteurs
d’un syndrome du canal carpien entrent dans le cadre
des formes dites idiopathiques.
Il s’agit à 95 % de
femmes d’âge entre 35 et 65 ans.
Sont incriminés une
étroitesse constitutionnelle du canal, des facteurs
hormonaux agissant sur le volume de la gaine synoviale
des tendons fléchisseurs.
B -
Formes secondaires
:
Les causes secondaires sont multiples :
• anomalies du contenant : ostéophytose, kyste synovial,
cal vicieux poignet ;
• anomalies du contenu : augmentation de volume de
la synoviale d’origine rhumatoïde, par dépôts d’amylose,
d’origine goutteuse, voire tuberculeuse, muscle
ou tendon surnuméraire, tumeur intracanalaire ;
• microtraumatismes répétés en pathologie professionnelle
ou sportive.
Physiopathologie :
Du point de vue physiopathologique, une compression
nerveuse est susceptible de créer des lésions au niveau
de l’ultrastructure des axones, des troubles de la microcirculation
sanguine intraneurale, avec anomalies
notamment de la perméabilité capillaire ainsi que des
altérations du tissu conjonctif de soutien avec fibrose
endo-et périneurale secondaire.
Alors qu’une compression
modérée n’occasionne que des troubles de la
microcirculation intraneurale, rapidement réversibles,
une compression suffisamment prolongée et importante
altère la structure et la fonction axonales.
À partir du
moment où les lésions des enveloppes conjonctives et de
la microcirculation sont suffisamment sévères, un autoentretien
des lésions se fait, favorisant chez le patient
soit la récidive des symptômes même pour des efforts
sous-maximaux, soit la persistance de ceux-ci malgré la
suppression du geste nocif.
Par ailleurs, il est démontré
que les fibres nerveuses périphériques au niveau du
tronc nerveux sont affectées avant les fibres plus centrales
; il en est de même des grosses fibres
myélinisées par rapport aux plus petites fibres et des
fibres sensitives par rapport aux fibres motrices.
L’atteinte prédominante de tel ou tel contingent est
responsable d’une symptomatologie souvent dissociée
au début pouvant retarder le diagnostic du fait du
mode de présentation.
Diagnostic :
Le diagnostic de syndrome du canal carpien est évoqué
devant des acroparesthésies des 3 ou 4 premiers doigts
à prédominance nocturne ou au réveil.
Si ces acroparesthésies surviennent lors de l’activité
manuelle, il faut suspecter une anomalie musculaire
intracanalaire.
Parfois sont retrouvées des douleurs
ascendantes vers le coude ou l’épaule.
A - Diagnostic positif
:
1- Examen clinique
:
Les tests de provocation des acroparesthésies distales
pour être positifs doivent réveiller des acroparesthésies
distales.
• Le test de Paley et MacMurtry est le test le plus sensible
et le plus spécifique.
C’est la compression
avec le pouce du nerf médian, 1 cm en amont du pli de
flexion du poignet et dans l’axe du 3e doigt (maximum
30 secondes).
• Le test de Phalen est de sensibilité intermédiaire.
Il
correspond à la mise en flexion complète du poignet
(maximum 60 secondes).
• Le test de Tinel est le moins fiable.
Il s’agit de la percussion
antérieure immédiatement en amont du canal
carpien qui provoque des paresthésies ou une douleur
dans le territoire du médian.
2- Électromyogramme et étude des vitesses
de conduction nerveuse :
La confirmation par l’électromyogramme (EMG) du
diagnostic de syndrome du canal carpien est indispensable
avant toute décision chirurgicale.
Toutefois, si les tests
cliniques sont nets, l’électromyogramme n’est pas obligatoire
avant le traitement conservateur (infiltration,
orthèse).
Le nerf médian est formé à 94 % de fibres
sensitives, donc l’étude des vitesses de conduction
sensitives est primordiale.
L’examen doit toujours être
bilatéral et comparatif.
En cas de doute sur une polyneuropathie
(diabète sucré, hémodialysé…), il est important
de demander une étude des deux membres inférieurs car
la polyneuropathie y prédomine.
L’électromyogramme
est négatif (faux négatifs) dans 10 à 25 % des syndromes
du canal carpien débutants et demeure un examen
dépendant de l’opérateur.
L’appréciation de la gravité de
la compression nerveuse par l’électromyogramme doit
être analysée avec circonspection, l’examen clinique est
ici aussi important. Il est inutile de demander un électromyogramme
pour vérifier l’efficacité du traitement
conservateur, l’infiltration de corticoïdes intracanalaire
peut faire disparaître les acroparesthésies, mais ne modifie
pas l’électromyogramme.
En postopératoire, un électromyogramme
ne peut être demandé qu’en cas de persistance
ou de récidive des symptômes.
3- Apprécier la gravité de la compression :
• Étude de la sensibilité discriminative pulpaire au test
de Weber : la sensibilité discriminative pulpaire peut
être considérée dans les limites de la normale si le
patient ressent 2 points espacés de 5 mm.
Pour cela un
trombone déplié peut être utilisé, ses 2 brins espacés de
5 mm.
Ce test permet de séparer les syndromes du canal
carpien déficitaires des non déficitaires.
• Force et atrophie éventuelle des muscles thénariens :
l’existence d’un déficit sensitif et a fortiori sensitivomoteur
est une contre-indication au traitement conservateur
et impose un traitement chirurgical.
• Anomalies associées : rhizarthrose ; doigts à ressaut,
ténosynovite des fléchisseurs ; syndrome de Raynaud ;
« main diabétique » (doigts à ressaut, Dupuytren, cheiroarthropathie).
4- Examens complémentaires :
Un bilan sanguin à la recherche d’un syndrome inflammatoire
peut être demandé, ainsi que des radiographies
du poignet face et profil avec un défilé du canal carpien
que nous réservons surtout aux patients dont la mobilité
du poignet est limitée ou s’il y a un antécédent traumatique.
B - Diagnostic différentiel
:
Les compressions nerveuses plus haut situées sont beaucoup
plus rares que le syndrome du canal carpien de loin
le plus fréquemment rencontré en pratique courante
puisqu’il est retrouvé chez 1% de la population, avec
une incidence de 10 % chez l’adulte.
1- Compressions du nerf médian au coude :
Les deux modes de présentation de la compression du
nerf médian au coude et à l’avant bras sont le syndrome
du rond pronateur intéressant à des degrés variables
l’ensemble du nerf médian et le syndrome du nerf interosseux
antérieur strictement limité à cette collatérale.
• Le syndrome du rond pronateur entraîne une symptomatologie
uniquement d’effort faite d’acroparesthésies
au niveau des doigts radiaux associées à des douleurs au
tiers supérieur de l’avant-bras.
Si ces symptômes sont
reproduits lors de la flexion du coude avec pronation de
l’avant-bras contre résistance, cela va dans le sens d’une
compression du médian par le rond pronateur, cas le
plus fréquent.
La survenue des symptômes lors d’une
flexion active du coude contre résistance au-delà de
120° oriente vers une compression par un ligament de Struthers (bande fibreuse reliant un processus supracondylien
à l’épitrochlée) ou par le lacertus fibrosus (expansion
aponévrotique des muscles épitrochléens), si l’on y
associe une supination contre résistance.
Si ces symptômes
surviennent lors de la flexion contre résistance du
3e doigt, il s’agit plutôt d’une compression par l’arcade
du fléchisseur superficiel.
Un signe de Tinel au coude en
amont de la compression peut être retrouvé, mais le test le plus sensible est le test de pression directe en regard
de la zone de compression.
Une faiblesse musculaire
dans le territoire du médian peut exister.
L’électromyogramme aide au diagnostic.
• Le syndrome du nerf interosseux antérieur est caractérisé
par un déficit moteur atteignant le long fléchisseur
du pouce et le fléchisseur profond de l’index sans
trouble sensitif à la main, mais avec des phénomènes
douloureux à l’avant-bras.
La pince pouce-index est
caractéristique.
Le déficit du carré pronateur est occulté
lors de l’examen clinique par le rond pronateur non déficitaire.
Les variations du territoire d’innervation du nerf
interosseux antérieur peuvent expliquer certaines
formes atypiques.
La compression siège le plus souvent
au niveau de l’arcade du fléchisseur commun superficiel.
Le traitement est le plus souvent chirurgical.
2- Syndrome de compression du nerf ulnaire
au coude :
Le siège lésionnel le plus fréquent est au niveau de la
gouttière épitrochléo-olécrânienne avec le fascia
d’Osborn, épaississement fibreux de la confluence des
chefs épitrochléen et olécrânien du muscle cubital antérieur
(fléchisseur ulnaire du carpe).
Les paresthésies sont à la fois sur la face dorsale et sur la
face palmaire des deux derniers doigts.
Il existe un test
de Tinel positif en amont de la gouttière épitrochléo-olécrânienne.
Il faut souligner la valeur du test d’hyperflexion
du coude qui est positif lorsqu’il reproduit les
acroparesthésies des 4e et 5e doigts ainsi qu’à la face
dorso-cubitale de la main.
Les douleurs de la face interne
du coude et une limitation de mobilité sont inconstantes.
Il peut exister une parésie du fléchisseur commun
profond des 4e et 5e doigts.
Par ailleurs, il faut soigneusement éliminer toute cervicobrachialgie,
un syndrome du hile du membre supérieur,
une compression du nerf ulnaire au poignet.
L’association à une épitrochléalgie est particulièrement
fréquente.
L’électromyogramme confirme le diagnostic.
Le traitement conservateur qui n’a de valeur que dans
les formes débutantes et non déficitaires comprend la
prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, éventuellement
une infiltration de corticoïdes retard, et l’immobilisation
du coude à 45°, la nuit par une attelle, pendant
4 à 6 semaines.
Le traitement chirurgical n’est indiqué
que pour les formes déficitaires, les échecs du traitement
conservateur.
Le traitement chirurgical comporte une
transposition du nerf cubital après exoneurolyse.
3- Syndrome du défilé cervico-costo-claviculairecôte
cervicale et syndrome des scalènes
:
• Le siège du conflit est le creux sus-claviculaire où
interviennent 2 éléments perturbateurs : une côte cervicale
de longueur variable (ou une apophysomégalie de
C7) ; un rétrécissement du défilé interscalénique (limité
en avant par le muscle scalène antérieur hypertrophié et
tendu, en arrière par le muscle scalène moyen).
Ils compriment
les racines et les troncs primaires du plexus brachial
et l’artère sous-clavière.
La côte cervicale peut soulever l’artère sous-clavière et tendre comme une
corde de violon le tronc primaire inférieur.
Mais on
admet, à la suite des constatations opératoires, que la
côte cervicale n’est pas directement responsable des
manifestations cliniques et ne représente qu’une malformation
plus complexe dans laquelle les scalènes antérieur
et moyen paraissent jouer le rôle essentiel.
• C’est une affection de l’adulte jeune à prédominance
féminine.
On fait jouer un rôle à certaines professions exigeant
une élévation répétée du bras au-dessus de la tête.
• Les signes cliniques associent douleurs de topographie
radiculaire C8 et D1 (les 2 derniers doigts) provoquées
par certaines positions rétrécissant le défilé interscalénique
: élévation du bras, geste d’écrire au tableau,
port de fardeau abaissant l’épaule (syndrome du havresac),
au cours de la rotation de la tête du même côté
(tension du scalène antérieur), parfois au décubitus (rétropulsion
de l’épaule) ; amyotrophie des petits muscles de
la main avec diminution de la force segmentaire sans
trouble sensitif ; des signes vasculaires : syndrome de
Raynaud unilatéral, claudication intermittente du membre
supérieur, thrombose vasculaire avec ulcération trophique
des doigts, plus rarement dilatation anévrismale de l’artère
sous-clavière dans le creux sus-claviculaire.
• Les tests diagnostiques étudient de façon comparative le
pouls radial et ses variations selon la position de la tête et
du bras ainsi que la survenue de paresthésies digitales.
Le test d’Adson modifié : le patient est assis, mains sur
les genoux, l’examinateur doit percevoir le pouls radial
lorsqu’il demande au patient de pencher la tête en arrière,
de tourner la tête du côté opposé et enfin de bloquer la
respiration en inspiration profonde.
Le test est positif du
point de vue vasculaire si le pouls diminue ou disparaît.
Il est positif du point de vue neurologique si des acroparesthésies
apparaissent.
L’examen radiographique explore l’intégrité du rachis
cervical et de l’apex pulmonaire.
On met en évidence la
présence d’une côte cervicale ou d’une apophysomégalie
transverse.
L’étude doppler permet de confirmer les anomalies
cliniques du test d’Adson ou de Leriche.
L’artériographie est indiquée si une intervention est
discutée : les clichés sont faits les membres supérieurs
étant à la verticale.
L’artériographie permet de noter la
compression artérielle et précise l’état vasculaire en aval.
• Le traitement consiste en une rééducation, de technique
bien codifiée permettant le plus souvent une amélioration
suffisante surtout dans les formes neurologiques
; à défaut, le traitement est chirurgical.
Suivant
les constatations opératoires, on pratique une scalénotomie
antérieure et moyenne, associée ou non à une
résection costale.
4- Névralgie cervicobrachiale :
Les signes cliniques cervicaux sont souvent au premier
plan.
Un bilan radiographique du rachis cervical est nécessaire,
éventuellement complété en l’absence de sédation
rapide des phénomènes douloureux ou en présence de
signes déficitaires par un examen tomodensitométrique.
5- Syndrome de compression nerveuse étagée :
multiple crush syndrome
Le concept de compression nerveuse étagée est attribué
à Upton et MacComas en 1973 et repose sur le fait
qu’une compression proximale sur le trajet d’un nerf
rend celui-ci plus susceptible vis-à-vis d’un élément
compressif situé plus distalement par effets cumulés sur
les transports axonaux antérogrades.
De même, une
compression distale par les altérations du transport axonal
rétrograde peut favoriser l’apparition d’un syndrome
canalaire plus proximal (reversed double crush syndrome).
Cela peut se rencontrer en pratique en cas d’association
entre en proximal une compression radiculaire
au niveau rachidien ou un syndrome du défilé thoracobrachial
et en distal un syndrome de compression du
nerf cubital au coude ou un syndrome du canal carpien.
Une compression nerveuse étagée doit être évoquée
notamment en cas de résultat incomplet ou d’échec thérapeutique
que le traitement soit médical ou chirurgical.
Un
examen clinique attentif aidé par une étude électrophysiologique
précise permet de déterminer quel est, du site
de compression proximal ou du site distal, celui qui est
principalement responsable de la symptomatologie afin
de guider le traitement.
Le traitement appliqué au site de
compression principal suffit en général à traiter le
patient.
Il est exceptionnel et nous ne recommandons
pas d’avoir recours au traitement chirurgical simultané
des différentes composantes d’un syndrome de compression
nerveuse étagée.
6- Polyneuropathie :
L’existence d’une polyneuropathie par altération du
fonctionnement axonal dans le cadre notamment d’un
diabète sucré, d’une insuffisance rénale chronique ou
d’un alcoolisme chronique, peut simuler un syndrome
canalaire ou y être associée.
En effet une polyneuropathie
est responsable d’une plus grande susceptibilité du
nerf vis-à-vis d’une compression lors de la traversée
d’un défilé anatomique.
En cas de suspicion ou de présence
d’une polyneuropathie, un examen électrophysiologique
des 4 membres est effectué.
Traitement
:
Seul un syndrome du canal carpien récent non déficitaire
et n’occasionnant qu’une gêne modérée quelques jours
par mois peut justifier l’abstention.
A - Traitement dit conservateur :
• L’infiltration de corticoïde retard intracanalaire est
le traitement de base avec l’orthèse d’immobilisation en
rectitude du poignet.
Le nombre d’infiltrations maximal
recommandé est de 3 avec un intervalle minimal de
1 mois entre chaque injection.
Ce traitement peut être
effectué au cours des 2e et 3e trimestres de la grossesse
en cas de canal carpien suffisamment symptomatique.
En cas de diabète sucré mal équilibré, la diffusion
générale du produit peut aggraver un déséquilibre du
diabète.
L’infiltration ne représente pas un test diagnostique
fiable.
• L’orthèse amovible d’immobilisation du poignet en
rectitude est à porter la nuit, pendant 1 à 3 semaines
pour éviter le positionnement en flexion du poignet au
cours du sommeil, ce qui augmente la pression dans le
canal carpien.
• Les anti-inflammatoires non stéroïdiens par voie
générale ont peu d’efficacité.
La vitaminothérapie B6
n’a jamais prouvé son intérêt.
B - Traitement chirurgical
:
Après certitude diagnostique (électromyogramme), et
en cas d’échec ou de contre-indication du traitement
conservateur.
Le traitement chirurgical consiste à sectionner
le ligament annulaire antérieur du carpe), ainsi
que la partie basse de l’aponévrose antébrachiale.
L’examen anatomopathologique de la synoviale des tendons
fléchisseurs est pour nous systématique.
Une synovectomie
large des tendons fléchisseurs n’est réalisée
qu’en cas de synovite secondaire (rhumatisme inflammatoire,
chez l’hémodialysé, synovite goutteuse…).
Cette chirurgie se pratique en ambulatoire et sous anesthésie
locale ou régionale sauf en cas de contre-indication
médicale.
• La chirurgie classique comporte la section de toutes
les structures qui sont superficielles par rapport au
contenu du canal carpien (peau, aponévrose palmaire
superficielle, ligament annulaire antérieur du
carpe).
La technique classique permet seule une synovectomie
large des tendons fléchisseurs.
Nous ne pratiquons
la technique classique qu’en cas de syndrome du
canal carpien secondaire et (ou) déficitaire, c’est-à-dire
en cas de contre-indication à la technique endoscopique,
étant donnée la diminution de force de préhension de la
main postopératoire prolongée (3 à 6 mois).
Une rééducation
postopératoire peut être nécessaire, elle est indispensable
en cas de synovectomie large.
• La chirurgie endoscopique (technique d’Agee), technique
récente, permet une récupération de la force de
préhension beaucoup plus rapide.
Elle consiste en la
section sous-cutanée, sous vidéo-endoscopie du ligament
annulaire antérieur du carpe tout en respectant
l’aponévrose palmaire superficielle.
Ainsi, les
tendons fléchisseurs retrouvent une autre poulie de
réflexion et ne sont pas au contact de la cicatrice
cutanée.
Les contre-indications de la technique endoscopique
sont : synovite secondaire (rhumatisme inflammatoire,
hémodialysé…, car nécessité d’une synovectomie),
déficit neurologique (test de Weber > 5 mm)
car la compression est trop sévère, âge inférieur à 30 ans
(risque d’anomalie congénitale intracanalaire), récidive
du fait de la fibrose intracanalaire, canal carpien aigu,
forme post-traumatique, tumeur intracanalaire.
Après
chirurgie endoscopique, aucune rééducation n’est
nécessaire.
Cette technique requiert une formation
spécifique de la part du chirurgien, car elle peut
être dangereuse entre des mains inexpérimentées.