Généralités : 1- DÉFINITION : Le terme d'électrocution
s'applique aux accidents
d'origine électrique qui
entraînent la mort immédiate par détresse
respiratoire. Les accidents se produisent à
une différente selon les
catégories, professionnelles ou
non. * Chez les professionnel de
l'électricité les accidents sont
relativement rares. * Dans les autres catégories
professionnelles industrielle ou
agricole, 4% des accidents
mortels sont d'origine
électrique. * Les électrocutions domestiques
et celles dites de bricolage a
la maison, représentent la
moitié des morts par
électrocution. * Les autres accidents (foudroiement, contact accidentel
ou par imprudence avec un
conducteur aérien ou terrestre)
sont plus rares mais très grave.
2- PHYSIOLOGIE : les accidents dus à l'électricité sont caractérisée par : *
Leurs signes généraux,
l'asphyxie et l'inhibition avec
prévalence des réactions cardiaques. * Leurs
signes locaux, qui sont les
brûlures. Le syndrome biologique déterminé par le
passage des courants dans
l'organisme est avant tout fonction de la nature de ces
courants, du mode et des
conditions électrocution. Il existe deux typesde courants ; le courant continu et le courant alternatif. La nature de
ces courants intervient dans
les accidents ; un courant
continu est 4 fois moins
dangereux qu'un courant
alternatif, provoquant des
polarisations qui s'opposent à
son passage. Un courant alternatif est dangereux entre 30
et 150 périodes comme
détermination des fibrillations ventriculaires si le coeur se
trouve sur le trajet du courant. Le corps humain présente une résistance
électrique interne très faible
de l'ordre de 500 ohms. La résistance de la peau est plus
élevée , elle dépend
essentiellement : * de la surface de contact avec la force
électrique ( inversement
proportionnelle ) * de l'eau du revêtement cutané ( peau sèche,
humide-peau fine , calleuse ) * de la durée du passage (la résistance diminue avec le
temps ) La sortie du courant peut se faire en un point quelconque du corps. Les effets du courant dépendent également de son intensité : * Le seuil d'excitabilité motrice est de 10 mA. avec le courant
alternatif ; il peut se produire
une tétanisation des muscles
respiratoires ( asphyxie) ou une
fibrillation ventriculaire. De 50mA à 3 A les effets de brûlure sont
dominants ; la carbonisation constituée crée un véritable isolant au passage du courant La nature des symptômes dépend
du trajet du courant et des
organes traversés, le passage
entre les deux membres supérieurs est très dangereux (fibrillation
ventriculaire) avec le courant
domestique. Aspect cliniques : 1- SIGNES LOCAUX : ce sont les marques électriques , soit par contact direct ,
soit à distance par coup d'arc.
Ces marques se retrouvent au
point d'entrée et au point de
sortie en général les pieds qui
sont au sol. Les marques
électriques sont particulières : *
Elles sont souvent complètement indolores au point de passer
inaperçues de la victime *Elles sont nettement délimitées, comme à l'emporte pièce. *Elles sont immédiatement escarotiques, momifiées. * Leurs couleur est gris ardoisées avec un liseré blanchâtre et une
réaction phlycténulaire à la
périphérie pour les brûlures
superficielles. Brunâtres,
sèches,
parcheminées pour les profondes
avec mortification sous-jacente
des tendons, des muscles,
des os *
Elles sont constamment aseptique, ne manifestant aucune tendance à
la suppuration. *
L'évolution se fait vers l'élimination des tissus mortifiés en
profondeur ou en étendue, si
bien qu'il n'est pas possible le
premier jour de juger
l'importance des
dégâts. Le sillon d'élimination très
net apparaît au bout d'une
quinzaine de jours, les bords de l'escarre se relèvent à la
périphérie et l'on voit
apparaître des bourgeons très
vascularisés qui comblent
l'ulcération provoquée par la
chute de l'escarre. - Si la marque est superficielle, la cicatrice sera souple, rosée,
mobile. - Si la marque est profonde ; la cicatrisation est lente avec
élimination des substances
musculaires, tendineuses voire
osseuses, parfois l'amputation
des
parties nécrosées est
nécessaire, la cicatrice est
scléreuse, rétractile,
adhérente. Au niveau du crâne, la gravité est particulière ( scalp électrique
pouvant aller à la perforation ). 2- SIGNES GÉNÉRAUX : a) détresse respiratoire : constitue immédiat, essentiel de
électrocution que l'origine soit
cardiaque ou ventilatoire (sidération des centres-tétanisation des muscles ventilatoire), l'aboutissement
est un tableau d'hypoxie
hypercapnique avec ses
conséquences cellulaires et
métaboliques. b)
Perte de conscience : peut être conséquence de
l'hypoxie ou survenir
indépendamment d'elle. Elle
expose aux accidents classiques
chez les malades
inconscients : - obstruction des voies aériennes par chute de la langue - inhalation du contenu gastrique - coma dépassé suite à une réanimation tardive ou inefficace e) Lésions traumatiques : provoquées soit au moment du
passage du courant à cause de la
violence des contractions
musculaires ( lésions
rachidiennes) soit en raison de
la chute provoquée lors de la
décharge.
Le traumatisme doit être
systématiquement recherché chez
le vivant et chez le
cadavre. d) Traumatismes oculaires et auditifs : dus à un effet d'arc entre deux
conducteurs. e) Accidents rénaux : insuffisance rénale par inefficacité
circulatoire prolongée ou par
myoglobinurie. 3- SÉQUELLES : cardio-vasculaires et rénales (troubles du rythme bénins) si l'insuffisance rénale est traitée à temps la guérison est sans
séquelles - séquelles neurologiques, sensorielles, psychiques. Sur le cadavre les particularités des marques électriques font que
leur constatation sur le cadavre trouvé près d'une
installation électrique suffit à affirmer le
diagnostic électrocution. Cesmarques peuvent être ou même absentes avec des courants de basse
tension dans ce cas on retrouve
à
l'autopsie des lésions
asphyxies, de tétanisation des muscles
squelettiques (muscles
respiratoires). Impression sur fond blanc Nombre d'affichage de la page 478 |