Diagnostic
:
Le diagnostic de bronchiolite est facile, en particulier en
période d’épidémie.
Néanmoins, ce diagnostic ne doit
pas être porté avec trop de facilité car d’autres affections
respiratoires aiguës peuvent simuler une bronchiolite.
De plus, au-delà de 2 accès, le diagnostic de « bronchiolites
récidivantes » doit être envisagé avec une grande
circonspection, l’éventualité la plus probable étant
l’asthme du nourrisson.
A - Circonstances du diagnostic :
1- Forme commune de l’enfant sain
:
Au cours de la forme commune, une toux sèche, une
polypnée et un tirage s’installent progressivement après
2-3 jours de rhino-pharyngite.
À l’inspection, on observe une distension globale du
thorax dont l’ampliation est réduite.
La percussion, si
elle était réalisée, objectiverait une hypersonorité diffuse.
Deux critères essentiels du diagnostic sont fournis par
l’auscultation pulmonaire : des crépitants diffus éclatent
en fin d’inspiration lors du déplissement alvéolaire ; ils
sont souvent masqués par des râles sibilants, expiratoires,
également diffus.
Ces symptômes auscultatoires
peuvent être associés ou bien prédominer : dans l’ensemble,
les formes avec râles crépitants (ou bronchoalvéolites)
sont surtout observées chez les nourrissons
de moins de 6 mois, alors que les formes avec sibilances,
en rapport avec une atteinte des bronchioles et
des bronches de moyen calibre, sont plutôt observées
après cet âge.
Dans la forme commune, le médecin traitant s’attache à
identifier les signes de bonne tolérance qui permettront
de traiter et de surveiller ce nourrisson à domicile.
Le
rythme respiratoire est inférieur à 40/min.
Il n’existe pas
de signes de lutte.
Le rythme cardiaque est inférieur à
130/min.
L’enfant s’alimente correctement.
Sa température
est inférieure à 38 °C.
Il vit dans un milieu familial
fiable, n’est pas exposé passivement à la fumée de tabac,
et n’a pas de facteur de risque.
Sous réserve d’un traitement
symptomatique simple, du maintien d’une bonne
perméabilité nasale, d’une séance de kinésithérapie
journalière pendant 5 à 7 jours, sous étroite surveillance,
ce nourrisson doit guérir sans séquelle.
2- Forme sévère :
• Détresses respiratoires aiguës : une détresse respiratoire
d’installation aiguë peut inaugurer le tableau clinique.
La fréquence respiratoire est supérieure à 50/min
avec signes de lutte : tirage intercostal, sus-sternal, épigastrique
; battement des ailes du nez ; balancement thoraco-
abdominal ; cyanose des extrémités ; sueurs.
Le
rythme cardiaque est supérieur à 140-150/min.
Il peut
exister une hépatomégalie. L’auscultation, gênée par la
polypnée, objective les mêmes symptômes que dans la
forme précédente, mais le freinage respiratoire est habituellement
très accentué.
L’hospitalisation s’impose en
urgence.
À l’admission, les examens indispensables
seront : la mesure de la saturation transcutanée en oxygène
(paO2) le plus souvent nettement inférieure à 95 %, une
aspiration des sécrétions nasales pour le diagnostic rapide
de l’infection à virus respiratoire syncytial (VRS) (immunofluorescence
directe), et une radiographie thoracique.
L’examen radiologique objective 3 types d’anomalies :
un syndrome bronchiolaire, le plus fréquent (hyperclarté
pulmonaire diffuse avec distension, prédominant aux
bases, très nettement visible dans les régions rétrosternale
et rétrocardiaque, aplatissement des coupoles diaphragmatiques),
un syndrome bronchique (visibilité excessive
des arborisations bronchiques à distance du hile réalisant
des images en rail ou en coupe ronde), syndrome alvéolaire
(opacités diffuses ou localisées, systématisées ou
non).
Les opacités systématisées, en général lobaires
supérieures droites ou lobaires moyennes) semblent plus
souvent liées à un trouble ventilatoire (obstruction bronchique
par un bouchon muqueux), qu’à une pneumopathie.
Il est suggéré de réserver la radiographie thoracique
aux formes sévères, en cas d’aggravation clinique,
s’il existe une pathologie respiratoire ou cardiaque préexistante.
La survenue d’un pneumomédiastin et d’un
emphysème sous-cutané est rare.
Les conséquences cardiaques de la bronchiolite, évaluées
par échographie doppler, sont caractérisées par des
régurgitations tricuspidiennes (1 fois sur 2) et, dans la
plupart des cas, par une augmentation de la pression systolique
dans le ventricule droit.
Ces anomalies, observées
aussi bien dans les formes modérées que sévères,
disparaissent toujours avec l’amélioration de l’état respiratoire.
D’autres causes de détresses respiratoires aiguës seront
envisagées.
• Apnées et mort subite : la bronchiolite peut aussi se
manifester par des apnées, surtout chez les nourrissons de
moins de 3 mois.
Il s’agit d’apnées, unique ou multiples.
Une apnée peut mener d’une forme banale vers une situation
très grave à la suite d’une simple obstruction nasale.
Elles imposent une hospitalisation d’urgence.
Des cas de mort subite ont été rapportés, à domicile ou à
l’hôpital, posant un problème médico-légal (importance
de l’aspiration des sécrétions nasales pour recherche
rapide du virus respiratoire syncytial et, éventuellement,
d’un examen microscopique du tissu pulmonaire).
On discutera les autres causes de morts subites ou de
« menace de mort subite » : syndromes d’inhalation,
anaphylaxie aiguë par allergie aux protéines du lait de
vache, troubles du rythme cardiaque, etc.
• Formes graves : certaines bronchiolites se manifestent
d’emblée par des signes graves (grande détresse respiratoire,
cyanose, hypoxie) chez des nourrissons jusque-là
bien portants et, surtout, chez des nourrissons porteurs
d’une pathologie préexistante (dysplasie broncho-pulmonaire,
mucoviscidose, cardiopathie congénitale,
anciens prématurés).
La bronchiolite à virus respiratoire syncytial est beaucoup plus fréquente et plus sévère
chez les jumeaux ou les triplés que chez les enfants prétermes
uniques.
Ces symptômes peuvent aussi apparaître
en cours d’évolution à l’hôpital.
Ces nourrissons
doivent être placés en réanimation, intubés et ventilés.
L’évolution se fait vers la régression des symptômes
dans des délais plus longs que dans la forme commune.
Des séquelles pulmonaires sont fréquentes.
La mortalité
peut atteindre 40 % des cas.
3- Formes d’évolution prolongée
:
Les formes d’évolution prolongée sont définies par la persistance de symptômes (toux, gêne respiratoire, sibilances)
pendant plus de 8 jours.
Le diagnostic est plus
difficile.
La radiographie thoracique recherche des
troubles ventilatoires chroniques : la kinésithérapie sera
alors intensifiée avec recours éventuel à une fibroscopie.
D’autres facteurs de risque seront recherchés, en particulier
reflux gastro-oesophagien, troubles de la déglutition,
infection bactérienne en particulier à Hæmophilus
influenzæ et à Moraxella catarrhalis.
Ces formes exposent
à des séquelles (syndrome du lobe moyen, bronchectasies,
petit poumon clair unilatéral ou syndrome de Swyer-James et MacLeod).
La bronchiolite oblitérante est exceptionnelle (moins de
1 % des cas).
Les symptômes d’obstruction bronchique
persistent, en particulier la polypnée gênant considérablement
l’alimentation, ainsi que l’oxygénodépendance.
Le tableau est celui d’une insuffisance respiratoire chronique
qui peut être mortelle.
À la biopsie pulmonaire ou
à l’examen anatomo-pathologique, on observe des zones
d’atélectasie et d’emphysème ; la lumière bronchiolaire
est obstruée par un granulome qui évolue vers la fibrose.
Les virus en cause sont les adénovirus et le virus respiratoire
syncytial.
Des situations de transition entre
formes d’évolution prolongée et bronchiolite oblitérante
sont possibles.
Il faut éliminer les insuffisances respiratoires
chroniques par inhalations répétées.
B - Éléments du diagnostic :
En période d’épidémie, le diagnostic est facile devant un
tableau de gêne respiratoire avec râles crépitants et sibilants
diffus, mais le médecin doit conserver son esprit
critique et penser aux autres causes de détresse respiratoire
aiguë ou subaiguë.
L’épidémie de bronchiolite à
virus respiratoire syncytial se développe pendant la saison
froide à partir de novembre-décembre au nord de la
France et de janvier-février au sud, avec un pic au milieu
de l’hiver.
Depuis quelques années, les médecins sont
avertis du début de l’épidémie par des réseaux de surveillance préhospitaliers et hospitaliers (« plans bronchiolites
»). Les épidémies de bronchiolite éclatent souvent
dans les crèches.
La présence de virus respiratoire syncytial peut être
confirmée en quelques heures à l’hôpital et dans la plupart
des laboratoires de ville par immunofluorescence
ou examen ELISA des sécrétions nasopharyngées.
Lorsque l’épidémie est confirmée, cette recherche
devient inutile en pratique de ville.
Dans les formes modérées, sous réserve d’une surveillance
précise, il n’y a pas lieu de demander des examens
complémentaires (formule-numération sanguine,
protéine C-réactive, radiographie de thorax).
Cette attitude
ne s’applique pas aux formes sévères ou lorsqu’une
aggravation clinique apparaît.
L’élévation de la protéine C-réactive et des polynucléaires neutrophiles est assez
bien corrélée à une colonisation bronchique bactérienne.
En salle d’urgence, l’examen le plus important est la
mesure de la SaO2 à l’oxymètre de pouls : selon les
équipes, les valeurs seuils qui nécessitent une hospitalisation
sont situées entre 92 et 95 %.
Des oxymètres de
petit format adaptés à la pratique ambulatoire commencent
à être disponibles.
Traitement :
Le traitement est différent en pédiatrie ambulatoire
(formes modérées), en salle d’urgence (évaluation de la
sévérité, décision d’hospitalisation ou du retour à domicile), et en hospitalisation conventionnelle (formes sur
terrain à risque, formes prolongées et (ou) sévères. En règle générale, l’évolution
immédiate des broncho-alvéolites est favorable mais les
complications à long terme sont possibles.
A - Moyens disponibles :
1- Moyens symptomatiques :
Ils sont indispensables pour tous les nourrissons quel
que soit le type de la bronchiolite :
• humidification de l’air ambiant, sans pousser le
chauffage au-delà de 19 °C, avec interdiction formelle
de fumer ;
• maintien d’une bonne hydratation, en moyenne 60 à
80 mL/kg de liquide avec un supplément de 20 à 25
mL/kg en cas de fièvre ou de polypnée, en fractionnant
les prises ;
• maintien d’une bonne perméabilité nasale par instillation
de sérum physiologique dans chaque fosse nasale
et aspiration des sécrétions à l’aide d’un mouche bébé.
Les aspirations nasopharyngées trop puissantes (à l’hôpital)
peuvent déclencher des réflexes nauséeux et favoriser
le reflux gastro-oesophagien ;
• évacuation des sécrétions bronchiques par kinésithérapie
(technique d’accélération passive du flux expiratoire,
puis provocation de la toux).
Les vibromassages
sont inefficaces et le clapping est mal toléré
car trop agressif (risque de fracture costale).
Le kinésithérapeute
est un auxiliaire précieux du médecin car il
peut l’informer d’une aggravation (évacuation plus difficile
des sécrétions, aspect purulent, retard d’hydratation).
La kinésithérapie ne doit pas être effectuée en
position déclive (aggravation d’un reflux gastro-oesophagien
préexistant) ;
• traitement antireflux non systématique, mais les nourrissons
dont le reflux gastro-oesophagien est aggravé par
la bronchiolite ou révélé par celle-ci sont nombreux.
Le
reflux gastro-oesophagien est favorisé par les symptômes
(distension pulmonaire, toux), par les aspirations
nasopharyngées qui doivent être douces, et par la kinésithérapie
faite en position déclive : orthostatisme, cisapride
(1 mL/5 kg, 3 à 4 fois par jour) ou dompéridone
(une demi-mesure ou 1,5 mL/5 kg, 3 fois par jour).
2- Bronchodilatateurs :
Les nébulisations de b2-stimulants d’action rapide (salbutamol,
terbutaline) et l’adrénaline peuvent être efficaces.
L’adrénaline semble plus efficace, mais ses effets
sont moins durables ce qui nécessite de multiplier par 2
le nombre des nébulisations.
D’après une méta-analyse
récente (sur 89 publications), les bronchodilatateurs procurent
une amélioration courte et modeste au cours des
formes légères et modérément sévères.
En pratique, il
faut tester l’efficacité des nébulisations de b2-stimulants
d’action rapide : salbutamol (dose de charge de 0,03
mL/kg de la solution à 0,5 %, puis doses d’entretien de
0,01 mL/kg) ou sulfate de terbutaline (ampoules unidoses
à 5 mg pour 2 mL), propulsés par un débit d’oxygène
de 6 L/min).
Si elles sont efficaces (amélioration
clinique, notamment auscultatoire), elles seront poursuivies
au rythme de 6 par jour, puis 3 à 4 dès que possible.
3- Corticostéroïdes :
Classiquement, la corticothérapie par voie générale
n’est pas indiquée au cours de la bronchiolite.
Les essais
en double aveugle n’objectivent pas d’effet significatif
à la phase aiguë d’un premier accès de bronchiolite.
À distance, au bout de 2 ans d’évolution, les corticoïdes
oraux ne réduisent pas la fréquence des symptômes respiratoires
récurrents.
Toutefois, on peut s’interroger sur la méthodologie et la
difficulté d’interprétation de ces études qui mêlent des
nourrissons présentant un premier accès de bronchiolite
et d’autres qui ont eu des épisodes récurrents (asthme du
nourrisson).
Une autre étude récente est en désaccord
avec les précédentes (le score clinique s’améliore plus
vite sous prednisone à raison de 1 mg/kg/j pendant 7 j).
On remarquera que la plupart des études précédentes
font appel à des corticothérapies de courte durée (3 j).
Les corticoïdes par inhalation (dipropionate de béclométasone,
flunisolide, budésonide, fluticasone) ne sont
pas indiqués à la phase aiguë des bronchiolites.
Prescrits
à la convalescence sous la forme de nébulisations (budésonide
ampoule de 2 mL dosées à 0,5 mg et 1 mg : en
général 1 mg, 2 fois par jour), pendant une durée de 2 à
4 mois, ils semblent capables de réduire la fréquence des
accès ultérieurs chez les enfants hospitalisés pour
formes prolongées et (ou) sévères et (ou) porteurs de
facteurs de risque (prématuré, hypotrophie, dysplasie
broncho-pulmonaire).
Des travaux supplémentaires sont
nécessaires pour évaluer l’efficacité préventive des corticoïdes
par inhalation via une chambre d’inhalation
adaptée aux nourrissons, munie d’un masque facial.
4- Antibiothérapie :
L’antibiothérapie de principe n’est pas précisée.
Les
indications des antibiotiques sont empiriques : pathologie
pulmonaire ou cardiaque antérieure, aspect purulent
des sécrétions bronchiques visualisées par le kinésithérapeute,
fièvre élevée (supérieure à 39 °C) ou durable
(plus de 2-3 jours), présence d’une otite moyenne aiguë,
foyer pulmonaire systématisé ou non.
L’antibiothérapie
doit être « probabiliste », c’est-à-dire active sur Streptococcus pneumoniæ et Moraxella catarrhalis).
L’association amoxicilline + acide clavulanique (80
mg/kg/j d’amoxicilline et 10 mg/kg/j d’acide clavulanique,
en 3 prises) ou cefpodoxime-proxétil (4 mg/kg,
2 fois par jour).
La suspicion d’une infection à pneumocoques
résistants à la pénicilline conduit à utiliser des
doses fortes d’amoxicilline (80 à 150 mg).
En cas d’incertitude
(H. influenzæ ou S. pneumoniæ ?), on peut
ajouter 20 à 40 mg/kg/j d’amoxicilline à la prescription
amoxicilline + acide clavulanique.
5- Autres traitements :
En France, la ribavirine, active uniquement sur le virus
respiratoire syncytial sous la forme d’aérosols pendant
3 à 5 jours, est peu souvent indiquée. Les critères pour
juger de son efficacité sont peu fiables et son coût est
élevé.
L’assistance ventilatoire est indispensable lorsque le
nourrisson s’épuise et que ses besoins en oxygène augmentent.
L’intubation permet au besoin une sédation,
une meilleure oxygénation et l’aspiration des sécrétions.
B - Indications thérapeutiques :
En l’absence de critères de gravité, les antibiotiques et
les corticoïdes sont inutiles dans les formes communes
non compliquées du nourrisson sain.
En cas de fièvre,
on prescrira de l’aspirine (50 à 100 mg/kg) et (ou) du
paracétamol (30 à 50 mg/kg).
S’il existe des sibilances témoignant d’une atteinte des
voies aériennes proximales (pratiquement constantes à
partir de 12-16 mois), un traitement par les b2-stimulants
délivrés par chambre d’inhalation est préférable aux bronchodilatateurs per os (sirop de salbutamol ou
théophylline d’action immédiate), associé (le plus souvent)
à une corticothérapie orale (prednisone, 1 à 2
mg/kg/j, pendant 7 jours puis de façon dégressive).
Toutefois, en cas de difficultés d’inhalation, les bronchodilatateurs
oraux sont justifiés en pratique ambulatoire
dans les formes légères.
À l’hôpital, le traitement associe le plus souvent des
nébulisations de b2-stimulants, des corticoïdes oraux et
une antibiothérapie « probabiliste » s’il existe un ou
plusieurs critères d’indication.
La kinésithérapie est
intensifiée en cas de trouble ventilatoire.
L’oxygénothérapie
est indispensable si la SaO2 est inférieure à
95 %.
Elle sera maintenue tant que l’état clinique de
l’enfant le nécessitera (surveillance de la SaO2), au
début de façon continue, ensuite en discontinu après les
repas ou les séances de kinésithérapie.
Les difficultés
d’alimentation conduisent au fractionnement des repas
ou aux gavages.
Dans les formes sévères, une perfusion
veineuse véhiculant antibiotiques et corticoïdes peut
être utile pendant 24-48 heures.
C - Prévention et organisation des soins :
Le virus respiratoire syncytial est une source d’infection
nosocomiale contre laquelle il faut lutter.
Le virus reste
présent pendant une semaine dans les sécrétions respiratoires
des individus infectés ; il est capable de survivre
plus de 7 heures sur les surfaces qui entourent l’enfant
malade, 1 heure et demie sur les gants, 30 minutes sur
les blouses en coton. Ainsi, l’infection peut se propager
par contact dans l’hôpital et vers l’extérieur via le personnel
soignant et les visiteurs.
La meilleure mesure de prévention est le lavage des
mains avant et après chaque soin et examen.
Cette mesure
concerne tous les personnels : la technique du lavage
efficace des mains doit être enseignée et réévaluée
périodiquement.
Le port de gants est efficace, mais,
comme il faut les changer après chaque soin, il est
onéreux. Le port d’une surblouse et d’un masque par le
personnel soignant est traditionnel, mais il ne semble
pas réduire sensiblement les risques d’infection nosocomiale.
En période d’épidémie, l’organisation pédiatrique hospitalière
doit être modifiée : report de l’admission des
patients à risque, contrôle étroit de toutes les demandes
d’admission, limitation du nombre des visites et de visiteurs,
recherche systématique du virus respiratoire syncytial
dans les sécrétions nasales pour isoler les nourrissons
porteurs et organisation des soins d’aval dispensés
par les kinésithérapeutes et les médecins traitants.
Malgré une recherche active, il n’existe pas encore de vaccination
efficace contre le virus respiratoire syncytial.
Des
résultats préventifs prometteurs ont été enregistrés par des
auteurs américains chez les nourrissons à risque (prématuré,
hypotrophie, bronchodysplasie) avec des gammaglobulines
spécifiques anti-virus respiratoire syncytial
(1 injection mensuelle pendant 5 mois avant l’épidémie).
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