Atteintes neurologiques liées au foudroiement
Cours de Neurologie
Introduction
:
La foudre délivre, au point d’impact et dans son proche environnement, une
énergie considérable (intensité de quelques centaines de milliers d’ampères),
en un temps extrêmement court (de l’ordre de la microseconde).
On dénombre
en France environ 60 cas de foudroiement par an, dont 10 à 15 sont mortels,
mais ces chiffres sont vraisemblablement sous-estimés.
La plupart des
accidents sont collectifs (deux personnes blessées en moyenne pour chaque
accident fatal).
Ils touchent en priorité les personnes exerçant une activité
professionnelle ou de loisir en extérieur.
La pathologie liée à la foudre (ou kéraunopathologie) est à la fois variée et mal connue.
Elle recoupe en partie
les complications des électrisations par courant industriel.
Les manifestations
neurologiques sont, avec les cardiaques, parmi les plus fréquentes et
concernent les SNC et SNP.
Elles peuvent suivre immédiatement le
foudroiement (et alors être parfois régressives), ou retardées et progressives
(pouvant alors poser le problème du lien avec la foudre).
Ces manifestations
sont difficiles à synthétiser car elles ont été le plus souvent décrites à partir de
cas particuliers rapportés dans une littérature non spécialisée, et n’ayant
souvent pas bénéficié des investigations les plus appropriées.
Il nous semble
utile de rappeler quelques données de physiopathologie de la foudre et de
situer les atteintes neurologiques par rapport à celles des autres systèmes.
Physiopathologie
:
A - Types de foudroiement :
Le courant de foudre est un courant complexe, initialement impulsionnel puis
persistant, de haute fréquence.
On distingue le foudroiement direct et le foudroiement indirect.
Dans le foudroiement direct (atteinte du sujet par la
foudre sans intermédiaire), le ou les points d’entrée et de sortie du courant
électrique sont souvent repérables, sous forme de brûlures circonscrites.
En
réalité, le foudroiement est généralement indirect.
Il peut alors se faire selon
quatre modalités : foudroiement par tension de pas (dû à une différence de
potentiel entre les appuis au sol à proximité du point d’impact, foudroiement
qui concerne généralement la partie inférieure du corps), foudroiement par
éclair latéral (saut de l’arc électrique d’un objet foudroyé à un sujet à
proximité), foudroiement par tension de toucher (contact entre la victime et
l’objet conducteur traversé par un courant de foudre), ou foudroiement par
couplage capacitif (ramification de l’éclair qui ne touche pas le sol).
Dans le
foudroiement indirect, les points d’entrée et de sortie du courant manquent
souvent.
B - Cheminement du courant après foudroiement
:
La plus grande partie d’un courant électrique qui touche un corps vivant passe
par l’extérieur de ce corps (phénomène du flash-over), la pellicule d’humidité
située entre le corps et les vêtements jouant le rôle de conducteur.
Il faut noter
la fréquence des brûlures secondaires à la fusion d’un métal au contact de la
peau (bracelet de montre, boucle de ceinture…) ou encore secondaires à la
combustion d’objets de proximité.
La propagation d’un courant électrique à
l’intérieur du corps, ainsi que la gravité des lésions occasionnées, vont
dépendre de nombreux paramètres tels que le type de courant, la durée du
courant, la tension, la surface de contact et la résistance des tissus (inverse de
la conductance) qui peut varier avec leur degré d’hydratation.
Le nerf, qui
possède une faible résistance électrique, est un excellent candidat pour
véhiculer les courants électriques qui traversent l’organisme.
En pratique, le
nerf est effectivement le lieu de passage du courant lors des électrisations par
courant industriel.
Dans le cas du foudroiement, en revanche, la complexité
du courant et l’importance de la tension développée font que ces principes
physiques ne sont pas respectés.
La brièveté du phénomène explique
l’absence de brûlures tissulaires étendues, à la différence de ce que l’on
observe en cas d’électrisation par courant industriel.
C - Mécanismes pathologiques
:
Un sujet foudroyé peut subir tout à la fois les effets du passage du courant
lui-même, de la surpression occasionnée par la foudre, de l’arrêt
cardiorespiratoire et du traumatisme secondaire.
Les caractéristiques physiques très particulières du courant de foudre
expliquent la difficulté à obtenir des modèles expérimentaux pertinents.
On
sait que, soumis à une élévation thermique par action électrique, le nerf
présente des lésions multiples, telles qu’une ballonnisation de la gaine de
myéline, un enroulement de l’axone, et éventuellement une fragmentation,
mais ceci a été décrit expérimentalement pour des courants plus faibles et
prolongés que celui du foudroiement.
Comme toute cellule traversée par un
courant électrique, le nerf subit une modification de la perméabilité des
canaux ioniques membranaires (électroporation) susceptible de perturber son
fonctionnement physiologique.
Au niveau vasculaire, l’électrisation peut être
responsable de multiples altérations, telles que des lésions endothéliales, des
spasmes artériels, des thromboses multiples d’origine vraisemblablement
multifactorielle (lésions pariétales, coagulopathie).
Les lésions de blast sont dues à la surpression brutale liée à l’onde acoustique
de la foudre.
Les barotraumatismes qui en découlent sont responsables
d’hémorragies internes ou de ruptures d’organes (tympans).
L’arrêt
cardiorespiratoire est responsable d’une hypoxie à laquelle le SNC est
particulièrement sensible.
Les lésions traumatiques par projection du
foudroyé (parfois à plusieurs dizaines de mètres) concernent notamment la
tête et le cou.
1- Foudre et lésions non neurologiques :
La plupart des organes peuvent être touchés lors d’un foudroiement, avec une
fréquence particulière pour le SNC, le système cardiopulmonaire et les
tympans.
La gravité de l’atteinte est très variable, avec une combinaison
fréquente d’atteinte de plusieurs systèmes.
Leur bonne connaissance peut permettre (au
moins lorsqu’elles sont spécifiques ou très évocatrices : lésions cutanées,
ruptures tympaniques, brûlures rétiniennes), de rattacher a posteriori une
perte de connaissance avec amnésie lacunaire ou un déficit sensitivomoteur
d’un membre à un foudroiement.
2- Atteintes cérébrales :
L’atteinte cérébrale en cas de foudroiement peut être considérée comme quasi
constante si l’on prend en compte les pertes de connaissance et l’amnésie
lacunaire associée.
Il est le plus souvent difficile de savoir si l’atteinte
cérébrale est due à l’action de la foudre elle-même, à l’arrêt cardiaque initial
ou à un traumatisme crânien.
* Perte de connaissance et coma
:
Une perte de connaissance initiale est décrite chez 75 % des sujets
foudroyés.
Tous les intermédiaires sont possibles entre la syncope brève
bénigne, la perte de connaissance suivie d’une désorientation temporospatiale
régressive, et un coma avec séquelles graves.
Un tiers seulement des sujets
ayant une perte de connaissance initiale ne conserve aucune séquelle à
distance.
Une amnésie rétrograde touchant les heures qui précèdent le
foudroiement est observée dans plus de 80 % des cas, régressive dans la
plupart des cas.
L’arrêt cardiorespiratoire est responsable d’un coma plus ou moins prolongé,
en relation avec une encéphalopathie hypoxique, au cours de laquelle un
oedème cérébral diffus est souvent constaté au scanner ainsi qu’un
ralentissement diffus du tracé à l’électroencéphalogramme.
Toutes les
séquelles de l’hypoxie cérébrale peuvent théoriquement être observées,
qu’elles soient d’ordre cognitif ou moteur (hémiplégie, symptomatologie
extrapyramidale, myoclonies...).
Un coma sans arrêt cardiorespiratoire est
également possible.
En pratique, il n’existe pas de série bien documentée sur
les séquelles neurologiques des comas liés au foudroiement. Il est clair que
les séquelles seront d’autant plus sévères que l’arrêt cardiorespiratoire aura
été prolongé et l’assistance médicale retardée.
Des crises convulsives
compliquant l’hypoxie cérébrale sont rares.
* Accidents vasculaires cérébraux
:
Des hémorragies intracrâniennes de topographie variable sont décrites,
notamment chez les patients victimes de foudroiement direct (passage du
courant par les régions cérébrales).
Des hématomes extraduraux et des
hémorragies méningées peuvent être la conséquence des traumatismes
crâniens.
En cas d’hémorragies intraparenchymateuses, il est souvent
impossible de faire la part des choses entre les conséquences d’un
traumatisme crânien et l’action directe du courant de foudre, soit par nécrose
de vaisseaux de petit calibre lors du passage du courant, soit par effet de blast.
Il s’agit souvent d’hémorragies pétéchiales profondes.
Des infarctus cérébraux d’origine artérielle et des thromboses veineuses
cérébrales ont été décrits au décours d’accidents de foudroiement ou
d’électrocution. Ils peuvent survenir même lorsque le courant ne semble pas
avoir traversé les régions cérébrales.
* Atteinte cérébelleuse :
Elle est rare mais possible.
Certains ont suggéré qu’elle était en rapport avec
la vulnérabilité particulière de cette région cérébrale aux variations de
température.
Une dégénérescence rapide du cervelet a été rapportée, avec
nécrose des cellules de Purkinje observée moins de 24 heures après le
foudroiement.
Une atteinte de la partie supérieure du vermis, visualisée par
l’imagerie par résonance magnétique (IRM) a aussi été rapportée chez deux
patients.
* Troubles moteurs divers
:
En dehors de l’atteinte cérébelleuse et des séquelles éventuelles d’un coma
initial, des troubles moteurs d’origine centrale sont rapportés.
Il s’agit de
syndromes parkinsoniens, de mouvements involontaires d’un ou de plusieurs
membres, de dystonies focales ou de tremblements.
La distinction entre ces
manifestations et des troubles d’origine psychogène est souvent délicate,
surtout en cas d’amélioration spontanée secondaire.
* Céphalées :
Elles sont décrites dans les séries de patients foudroyés, mais leur fréquence
est mal évaluée. Diffuses et persistantes, elles peuvent parfois s’intégrer dans
un syndrome dit des traumatisés crâniens.
* Troubles neuropsychologiques séquellaires :
Des troubles des acquisitions et de la concentration ont été décrits à distance
(jusqu’à 2 ans) d’un foudroiement avec, pour certains patients, réalisation de
batteries de tests neuropsychologiques montrant une prédominance des
troubles dans le domaine de la mémoire verbale. Peu de patients ont
bénéficié d’une imagerie cérébrale, et les structures cérébrales touchées sont
donc très généralement non identifiées.
Un cas avec IRM montrant de
multiples lésions de la substance blanche a récemment été rapporté.
La
présence de tels troubles neuropsychologiques ne suppose pas forcément que
le courant soit passé par les régions cérébrales.
L’interprétation de ces troubles est d’autant plus difficile qu’ils s’associent volontiers à des plaintes
générales telles qu’une fatigue au moindre effort, et à des modifications de la
personnalité.
3- Atteintes médullaires :
En dehors de compressions médullaires ou radiculaires liées à des
traumatismes vertébraux, des paraplégies transitoires ont été décrites après
foudroiement.
Il pourrait s’agir en fait de kéraunoparalysies.
Deux
syndromes médullaires postfoudroiement ont été plus particulièrement
individualisés : un syndrome dit d’« amyotrophie spinale », et la myélopathie
retardée.
* Amyotrophie spinale :
Elle a en fait surtout été décrite après électrisation par courant industriel.
Le
tableau est celui d’une atteinte du motoneurone périphérique, avec atteinte
des quatre membres.
Dans certains cas, le patient évolue secondairement vers
une récupération lente et incomplète.
Les lésions anatomopathologiques se
rapprochent de celles observées lors de scléroses latérales amyotrophiques
authentiques.
* Myélopathie retardée
:
Il s’agit d’un syndrome grave, séquellaire d’une atteinte de la moelle épinière
après foudroiement ou électrisation par courant à haute tension, heureusement
rare, mais caractéristique.
Selon le niveau de l’atteinte, la myélopathie peut
s’exprimer par une paraplégie ou une tétraplégie.
Le délai entre le foudroiement et les premiers signes de myélopathie retardée
peut aller de quelques jours à 4 mois.
Les signes s’installent progressivement,
en quelques semaines, pour parvenir à un état stable.Au maximum, un tableau
de myélite transverse est réalisé.
La récupération, si elle a lieu, est observée
au-delà de 1 an d’évolution, et il est rare que le patient recouvre intégralement
son état antérieur.
Les lésions anatomopathologiques observées au cours de la myélopathie
retardée sont maximales au niveau thoracique et cervical.
Ceci peut
s’expliquer anatomiquement.
Dans sa partie thoracique, la moelle épinière
possède en effet la section la plus petite et les tissus environnants (poumons
notamment) sont mauvais conducteurs.
La moelle est de ce fait le lieu de
passage privilégié du courant électrique : l’atteinte épouse le trajet de celuici.
Ces lésions correspondent essentiellement à des plages de démyélinisation
diffuse, qui peut s’étendre aux racines adjacentes, mais jamais au-delà du
ganglion rachidien.
La démyélinisation n’est pas associée à une
dégénérescence neuronale, une réaction inflammatoire, ou des lésions
vasculaires, bien que certains auteurs aient évoqué son origine ischémique.
Une réaction astrogliale modérée est possible. Si l’atteinte myélinique
dominante explique la réversibilité des signes chez certains patients, la raison
de leur apparition retardée reste inexpliquée.
Dans certains cas, l’oedème qui
accompagne l’atteinte myélinique étendue pourrait provoquer
secondairement un gonflement de la moelle, entraînant une compression de
celle-ci, à l’étroit dans la dure-mère inextensible.
Un infarcissement
secondaire de la section médullaire pourrait en résulter, expliquant le
caractère définitif des troubles.
4- Atteintes du système nerveux périphérique :
Le SNP est moins souvent touché que le SNC par foudroiement,
contrairement à ce qui est décrit dans le cas des électrisations par courant
industriel, où l’entrée du courant se fait généralement par l’extrémité d’un
membre et où les atteintes du SNP sont la conséquence de brûlures directes
ou d’une compression (syndrome des loges).
Les atteintes du SNP sont
cependant souvent évoquées chez le foudroyé en présence de paresthésies
distales régressives ou de douleurs des membres.
Dans la quasi-totalité des
cas, ces patients n’ont pas bénéficié d’étude électromyographique permettant
d’affirmer le niveau lésionnel.
Des atteintes liées au traumatisme physique
sont possibles, comme une paralysie faciale périphérique par fracture du
rocher lors d’un traumatisme crânien sévère.
Quelques cas isolés ont cependant bénéficié d’une description neurologique
précise ou d’une exploration électromyographique : paralysie
monotronculaire d’un nerf médian, polyradiculonévrite aiguë.
Le cas le plus
récent présenté comme une polyneuropathie axonale aiguë s’apparente en
réalité à une myélopathie retardée. Récemment, nous avons eu l’occasion
d’observer le cas d’une jeune patiente foudroyée qui a développé au décours
une atteinte plexique C5-C6 bilatérale documentée avec potentiels sensitifs
effondrés aux membres supérieurs à 2 mois, et responsable de douleurs
nécessitant la prescription de morphiniques.
La résolution électroclinique
s’est faite de manière progressive sur plus de 6 mois. Une symptomatologie
plexique unilatérale, proche dans son expression, a été rapportée après
électrisation par courant industriel.
5- Kéraunoparalysie :
Initialement utilisé par Charcot en 1890, le terme « kéraunoparalysie »
désigne un syndrome neurologique observé au décours immédiat du
foudroiement, et extrêmement évocateur de celui-ci.
Ce syndrome, très
spectaculaire, associe un déficit sensitivomoteur complet d’un ou plusieurs
membres à des phénomènes vasomoteurs intenses.
L’atteinte
sensitivomotrice n’obéit à aucun territoire nerveux, le patient ne se plaint
d’aucune douleur.
Le membre touché est froid, blanc, avec des extrémités
cyanosées, les pouls périphériques ne sont habituellement pas perçus.
La
présence des troubles vasomoteurs permet de différencier la kéraunoparalysie
d’un accident ischémique transitoire et d’un déficit postcritique.
La partie du
corps affectée est celle traversée par le courant de foudre.
Comme la majorité
des cas rapportés concerne les membres inférieurs (jusqu’aux régions
proximales) avec fonctions sphinctériennes préservées, on évoque un
foudroiement indirect par mécanisme de tension de pas.
La kéraunoparalysie
peut néanmoins aussi toucher un membre supérieur et a même été suspectée
dans l’atteinte de certains nerfs crâniens (paralysie faciale, troubles de la
déglutition).
La kéraunoparalysie est un phénomène fréquent, qui toucherait, selon certains
auteurs, deux tiers des foudroyés.
L’évolution se fait vers une disparition
rapide et complète de tous les signes neurologiques et vasomoteurs en
quelques heures.
La règle est que les symptômes ne durent pas plus de
24 heures.
Il existe même des descriptions de régression en une demi-heure.
La persistance d’une hypoesthésie sans déficit moteur pendant quelques jours,
après une kéraunoparalysie par ailleurs typique, a été exceptionnellement
rapportée.
Le mécanisme physiopathologique qui sous-tend la kéraunoparalysie reste
mal élucidé.
Une atteinte neurologique pure (sidération médullaire ou
périphérique), une atteinte vasomotrice par spasme artériel initial, et une
atteinte neurovégétative d’autre nature ont été discutées.
L’absence de
douleur va contre l’hypothèse d’une atteinte du SNP.
6- Atteintes du système nerveux végétatif :
En dehors de la kéraunoparalysie, d’autres manifestations d’atteinte du
système nerveux autonome sont observées chez les foudroyés.
Elles sont
pour la plupart transitoires (quelques heures à quelques jours), et leur
description souvent floue.
Les signes et symptômes sont aussi variés que :
– divers troubles gastro-intestinaux et urinaires, dominés par l’iléus
paralytique et la dysfonction vésicosphinctérienne ;
– des troubles de la thermorégulation et de la sudation ;
– des modifications du diamètre pupillaire : une mydriase aréactive peut être
observée chez un foudroyé, en dehors de toute autre atteinte neurologique
identifiable ;
– des troubles de la régulation de la pression artérielle et des troubles du
rythme cardiaque.
Un aspect particulier de l’atteinte neurovégétative, observée après
foudroiement ou électrocution, est l’apparition d’une algoneurodystrophie.
Elle peut accompagner d’autres signes d’atteinte du SNP. Le membre
affecté a le plus souvent été traversé par le courant.
Le syndrome débute
quelques heures à quelques jours après le traumatisme.
La sévérité de
l’algoneurodystrophie est indépendante de la gravité des lésions initiales et
ne semble pas liée à la présence d’une kéraunoparalysie.
L’évolution dans ce
contexte est identique à celle des algoneurodystrophies d’autre origine.
Les atteintes neurologiques au décours d’un foudroiement sont
fréquentes mais encore trop mal connues. En dehors des séquelles
d’un possible coma initial, les syndromes les mieux identifiés à ce jour
sont la kéraunoparalysie et la myélopathie retardée.
La réalité de
certains troubles peut être difficile à établir car les symptômes conversifs sont loin d’être exceptionnels dans le contexte traumatisant
d’un foudroiement.
La prise en charge appropriée des atteintes
neurologiques suppose un examen clinique spécialisé initial dans tous
les cas, complété par des investigations radiologiques (IRM) et, si
nécessaire, électrophysiologiques.
Une surveillance est nécessaire
compte tenu de l’apparition retardée de certaines manifestations.
Il est
hautement souhaitable, pour améliorer la connaissance de ces
atteintes neurologiques liées au foudroiement, que les nouveaux cas
soient signalés au réseau de prise en charge des patients foudroyés,
récemment mis en place en France à l’initiative du service médical
d’Électricité de France (EDF).