+ Adénophlegmon :
Il traduit la diffusion de l’infection en dehors du ganglion.
Les signes
généraux sont intenses ; localement, apparaît un empâtement mal limité, très
douloureux à la palpation.
On distingue selon la topographie :
l’adénophlegmon sous-mental, sous-maxillaire, carotidien moyen et
rétrostylien (ou sous-parotidien postérieur).
L’adénophlegmon rétrostylien,
développé à partir des ganglions sous-digastriques, se caractérise par une
tuméfaction latérocervicale haute, rétro-angulo-maxillaire, avec des douleurs
cervicales intenses, un torticolis et une dysphagie.
L’examen endobuccal
montre une voussure de la paroi latérale de l’oropharynx, refoulant le pilier
postérieur et l’amygdale en avant.
Le risque est représenté par l’ulcération de
la carotide interne qui fait toute la gravité de cette localisation.
Le traitement
comporte un drainage chirurgical et une antibiothérapie parentérale adaptée
au germe.
En cas d’infection par des germes anaérobies, l’infection peut
diffuser très rapidement dans les régions du cou avec une nécrose extensive,
constituant une véritable gangrène cervicale extensive.
La palpation retrouve
une « crépitation neigeuse » traduisant la présence de gaz sous la peau.
L’altération de l’état général est souvent très importante (choc septique).
Si
aucun traitement n’est entrepris, l’infection peut diffuser vers le médiastin
entraînant une médiastinite.
Le traitement est médicochirurgical.
La chirurgie
consiste à ouvrir et drainer très largement toutes les régions du cou en excisant
soigneusement tous les tissus nécrotiques.
Le traitement médical comporte une antibiothérapie adaptée aux germes anaérobies et, chaque fois que c’est
possible, une oxygénothérapie hyperbare.
Le pronostic reste réservé (80 %
de mortalité).
2- Adénopathies subaiguës ou chroniques :
Elles surviennent à tout âge et dans des contextes pathologiques variés.
Dans
ce cas, les adénopathies apparaissent progressivement sur plusieurs semaines
et peuvent persister plusieurs mois.
Si le diagnostic étiologique des
adénopathies infectieuses aiguës est souvent facile, le diagnostic étiologique
des adénopathies subaiguës ou chroniques d’origine infectieuse est en
revanche plus complexe.
Le diagnostic repose sur les données de l’interrogatoire (habitudes de vie,
contage tuberculeux, séjour à l’étranger, vaccinations, griffures ou morsures
par un animal), de l’examen clinique (recherche d’un foyer infectieux otorhino-laryngologique ou dentaire, fièvre, altération de l’état général) et
d’examens complémentaires (sérologies orientées, radiographie pulmonaire,
numération-formule sanguine, vitesse de sédimentation, intradermoréactions,
cytoponction).
Le diagnostic différentiel avec des adénopathies métastatiques
ou celles d’un lymphome, ou entrant dans le cadre d’une pathologie
immunitaire est parfois difficile.
L’adénectomie diagnostique ne s’impose
qu’en dernier recours après avoir épuisé les autres examens, en particulier la
ponction cytologique.
* Infections bactériennes :
+ Tuberculose :
Elle touche en premier lieu les poumons (65 % des cas déclarés) ; l’atteinte
ganglionnaire extrathoracique est la plus fréquente des atteintes
extrapulmonaires (10 % des cas déclarés).
La localisation ganglionnaire
cervicale représente 70 à 90 % des cas d’adénopathies périphériques
tuberculeuses.
Elle est le plus souvent due à Mycobacterium hominis, plus
rarement à Mycobacterium bovis.
Elle touche surtout les populations
migrantes, défavorisées et les sujets immunodéficients.
L’interrogatoire
retrouve des antécédents de vaccination par le bacille bilié Calmette-Guérin
(BCG) chez 55 % des patients et des antécédents de tuberculose pulmonaire
ou ganglionnaire pour un tiers des patients.
La tranche d’âge la plus touchée
se situe entre 20 et 40 ans ; la femme est plus fréquemment atteinte que
l’homme, contrairement à ce que l’on constate dans les formes pulmonaires.
La présentation clinique des tuberculoses ganglionnaires est polymorphe,
mais il s’agit avant tout d’une maladie locorégionale.
Elle est rarement
associée à une autre localisation bacillaire.
Les adénopathies primaires,
satellites d’un chancre d’inoculation buccal ou oropharyngé, sont
exceptionnelles.
À l’examen, le chancre est souvent guéri ou invisible.
La
palpation cervicale retrouve la plupart du temps un ou deux ganglions situés
dans les territoires sous-digastriques ou sous-mandibulaires.
L’évolution
habituelle se fait vers la régression et la calcification.
Non traitées, elles
évoluent comme les tuberculoses ganglionnaires secondaires.
Les
adénopathies tuberculeuses secondaires ont plus volontiers un début
insidieux, augmentant progressivement de volume, puis gardant la même
taille pendant plusieurs semaines ; leur siège est sous-mandibulaire (45 %),
jugulocarotidien (37 %), spinal (9 %) ou sus-claviculaire (9 %).
Elles sont
initialement fermes et indolores.
L’évolution se fait vers l’induration, une
adhérence aux tissus profonds et aux téguments qui deviennent rouge violacé.
Dans 10 à 20 % des cas, l’évolution se fait vers un ramollissement et la
fistulisation.
Les signes généraux associés (fièvre, sueurs nocturnes et
altération de l’état général) sont inconstants (20 à 40 % des patients selon les
études).
L’intradermoréaction à la tuberculine et la radiographie pulmonaire
sont indispensables au diagnostic.
L’intradermoréaction est positive dans
90 %des cas chez les patients immunocompétents.
Dans 25 à 50 %des cas, il
existe une image pulmonaire associée.
L’examen bactériologique des
crachats ou des tubages gastriques ne permet le diagnostic que chez 5 à 10%
des patients.
La ponction-aspiration à l’aiguille fine permet une étude
cytologique et bactériologique. Les résultats sont variables en fonction des
études.
Le diagnostic de tuberculose ganglionnaire ne doit être retenu que si
la cytologie est formelle (présence de cellules géantes) ou si l’examen
bactériologique (examen direct et/ou après culture sur milieu de Löwenstein-Jensen après 3 semaines) permet l’isolement de Mycobacterium tuberculosis.
Une adénectomie est en revanche indispensable si le résultat cytologique est
douteux et/ou si l’examen bactériologique est négatif.
La biopsie chirurgicale
est contre-indiquée compte tenu du risque élevé de fistulisation.
Le traitement
est avant tout médical ; un traitement antibiotique antituberculeux,
bactéricide (trithérapie les 2 premiers mois puis bithérapie) est poursuivi 6 à
9 mois.
La chirurgie n’est indiquée qu’en cas d’échec du traitement médical,
en cas d’évolutivité sous traitement, ou en cas de reliquats ganglionnaires au
terme du traitement.
C’est une chirurgie difficile qui a pour but d’enlever les
ganglions atteints en étant la plus conservatrice possible ; cependant,
l’adhérence des ganglions aux structures voisines peut être telle que le
sacrifice de la veine jugulaire interne ou du muscle sterno-cléido-mastoïdien
est parfois nécessaire.
+ Mycobactéries atypiques
:
Ce sont des bactéries pathogènes présentes de manière ubiquitaire dans
l’environnement.
Le tableau clinique est différent en fonction du statut
immunitaire du sujet atteint.
Chez les sujets immunocompétents, la forme
ganglionnaire isolée, notamment cervicale, est la plus fréquente ; cette forme
clinique concerne surtout l’enfant de 1 à 3 ans.
Le tableau réalisé est très
proche de celui des adénopathies tuberculeuses.
Les adénopathies sont
volontiers unilatérales, localisées dans les territoires prétragien,
rétroauriculaire, intraparotidien et surtout sous-maxillaire.
L’atteinte susclaviculaire
est plus rare. L’évolution est torpide (9 à 15 mois) ; des signes
inflammatoires locaux et une suppuration apparaissent dans 70 à 80 % des
cas ; l’existence d’une fébricule est le seul signe général parfois associé.
Le
diagnostic peut être obtenu par examen bactériologique de pus obtenu par
ponction à l’aiguille, qui montre parfois la présence de bacille acido-alcoolorésistants
(BAAR) à l’examen direct, mais surtout la culture sur milieux
spéciaux qui, en règle générale, est très lente.
Deux agents prédominent : Mycobacterium kansasii et Mycobacterium scrofulaceum.
Les réactions
cutanées aux différentes sensitines spécifiques sont très positives, mais ne
sont pas disponibles en pratique courante.
L’examen histologique retrouve
des amas histiocytaires associés à des granulomes proches de ceux observés
dans la lèpre.
Il n’y a ni caséum, ni réaction gigantocellulaire typique de la
tuberculose. Les traitements antibiotiques sont inefficaces.
L’évolution se fait
vers la régression en quelques mois.
Dans les formes localisées, l’exérèse
chirurgicale est le traitement le plus approprié.
+ Maladie des griffes du chat :
La lymphoréticulose bénigne d’inoculation est due à un bacille à Gram
négatif, Rochalimaea henselae dont certains animaux (chat, chien, lapin,
furet, singe) sont porteurs sains.
La contamination se fait par griffure, morsure
ou simple léchage par l’animal porteur, mais aussi par griffure au visage ou au
cou par une épine ou une écharde.
L’inoculation peut être muqueuse
(buccopharyngée, oculaire, buccale).
La lésion primaire d’inoculation, sous
la forme d’une pustule ou d’une papule, est visible dans la moitié des cas.
Après une incubation de 15 à 30 jours, apparaît une ou plusieurs adénopathies
cervicales, fermes, douloureuses au début, mobiles et de taille variable (1 à
7 cm).
Une fièvre, une asthénie, un exanthème maculopapuleux et une
splénomégalie peuvent compléter le tableau.
L’évolution est le plus souvent
spontanément favorable en quelques semaines à quelques mois.
Dans 10 à
25 % des cas apparaissent une suppuration et une fistulisation à la peau.
Certaines manifestations atypiques peuvent se rencontrer telles que le
syndrome oculoganglionnaire de Parinaud qui se traduit par une conjonctivite
granulomateuse unilatérale, un oedème palpébral, une adénopathie
parotidienne suppurée ; ce tableau est secondaire à une porte d’entrée
palpébrale ou conjonctivale.
L’intradermoréaction de Hanger-Rose réalisée
avec un antigène préparé à l’aide de pus humain homologue n’est plus
utilisée.
Une sérologie à la recherche d’anticorps anti-Rochalimaea henselae
peut aider au diagnostic.
L’histologie, peu contributive, retrouve une
granulomatose gigantocellulaire avec nécrose centrale non spécifique.
Actuellement, le diagnostic repose sur la mise en évidence, à partir d’une cytoponction, de bacilles pléiomorphes par coloration de Whartin-Starry ou
par technique d’immunohistochimie.
Le traitement est limité ; le traitement
par cyclines ou macrolides est contesté.
La rareté des complications et des
séquelles peut faire envisager l’abstention thérapeutique.
+
Tularémie :
Elle est due à un bacille à Gram négatif, Francisella tularensis, dont le
réservoir animal est constitué par les rongeurs, tout particulièrement le lièvre
et le lapin.
Elle atteint les sujets en contact avec le gibier.
La transmission à
l’homme peut être directe ou indirecte.
La contamination directe se fait par
simple contact avec l’animal ou après effraction cutanée ou muqueuse.
La
contamination indirecte peut être en rapport avec l’ingestion de viande mal
cuite, d’eau ou d’aliments souillés par Francisella tularensis, ou par
l’intermédiaire d’insectes vecteurs (tiques, puces, moustiques).
Après un
syndrome pseudogrippal de quelques jours apparaissent un chancre
d’inoculation et une adénopathie volumineuse, douloureuse et très
inflammatoire, présuppurée, rapidement fistulisée à la peau en l’absence de
traitement.
La localisation de l’adénopathie dépend de la porte d’entrée ; elle
est sous-mandibulaire ou sous-digastrique en cas de contamination
oropharyngée, prétragienne ou intraparotidienne en cas de contamination
oculaire (conjonctivite associée).
L’isolement à partir du produit de ponction,
le sérodiagnostic et l’intradermoréaction à la tularine permettent le diagnostic.
Le traitement repose sur les cyclines, les aminosides et le chloramphénicol.
Il
doit être poursuivi 3 semaines après l’apyrexie.
+ Pasteurellose :
Elle est due à Pasteurella multocida.
Les animaux vecteurs sont les
mammifères (chiens et chats) et les oiseaux.
L’organisme est contaminé par
griffure ou morsure.
Au stade initial, l’examen clinique retrouve une plaie
suintante de la face ou du cou, douloureuse, reliée par une traînée de
lymphangite à une ou plusieurs adénopathies inflammatoires et sensibles de taille variable ; la localisation des ganglions dépend de la porte d’entrée.
L’involution des adénopathies se fait sur plusieurs semaines, sans
ramollissement ni fistulisation, alors que le site d’inoculation n’est plus
décelable cliniquement très rapidement.
Le diagnostic repose sur l’isolement
du germe à partir de la plaie lorsqu’elle est encore visible, ou par cytoponction
d’un ganglion ; si le germe ne peut être isolé, le diagnostic peut être fait grâce
à une intradermoréaction à l’antigène de Reilly.
Le traitement repose sur les
tétracyclines.
+ Syphilis primaire oropharyngée :
Elle peut occasionner une adénopathie cervicale unique.
La syphilis
secondaire est marquée par une éruption maculopapulaire, des
polyadénopathies fermes et indolores, atteignant préférentiellement, dans la
région cervicale, les aires occipitale, spinale et jugulocarotidienne moyenne.
Au stade primaire, l’identification du tréponème se fait à partir du chancre
d’inoculation ou, plus difficilement, après cytoponction ganglionnaire.
Des
examens sérologiques (Treponema pallidum haemagglutination assay
[TPHA], venereal disease research laboratory [VDRL]) confirment le
diagnostic.
Le traitement repose sur la pénicilline ou, en cas d’allergie, sur la
prescription d’érythromycine ou d’une cycline.
+ Brucellose :
C’est une étiologie à prendre en compte, liée au goût croissant manifesté pour
une alimentation dite naturelle.
La contamination se fait par ingestion de
fromage frais (chèvre, vache).
Le diagnostic est orienté par une fièvre
ondulante sudoroalgique, associée à des adénopathies basicervicales, fermes,
peu douloureuses, ainsi qu’une splénomégalie. Le diagnostic repose sur le
sérodiagnostic de Wright et l’intradermoréaction à la mélitine.
Les
tétracyclines permettent la guérison.
+ Sodoku ou fièvre spirillaire :
C’est une maladie rare contactée par morsure de rat dont l’agent est Spirillum
minus.
La clinique comporte un chancre d’inoculation avec une adénopathie
satellite, inflammatoire et une fièvre oscillante.
Le diagnostic est fait grâce à
l’isolement du germe à partir du chancre ou par cytoponction.
Le traitement
repose sur l’administration de pénicilline G.
+ Actinomycose cervicofaciale :
C’est une infection due à des bactéries à Gram positif filamenteuses,
commensales de la cavité buccale.
Elle apparaît après un traumatisme
dentaire, une infection ou un soin dentaire.
L’actinomycose peut se voir à tout
âge, mais la majorité des cas concerne l’adulte ; il existe une nette
prédominance masculine.
Les adénopathies sont le plus souvent sousmandibulaires
et douloureuses avec, en regard, une peau très inflammatoire,
rouge violacé.
La fistulisation à la peau en « pomme d’arrosoir » d’où s’écoule
du pus grumeleux et jaunâtre est caractéristique.
Le prélèvement de ce pus
permet l’isolement du germe pour confirmer le diagnostic.
Le traitement
repose sur une antibiothérapie prolongée à base de pénicilline.
* Parasitoses :
+ Toxoplasmose :
C’est une maladie très répandue, le plus souvent asymptomatique, due à un
protozoaire : Toxoplasma gondii.
Le chat en est le réservoir.
L’homme se
contamine par l’ingestion de viande mal cuite, de fruits ou de légumes
souillés, ou par contact avec un chat.
La contamination a lieu souvent dans
l’enfance ; 70 à 80 % des adultes ont des anticorps protecteurs.
La gravité de
la toxoplasmose est liée au risque de toxoplasmose congénitale transmise par
voie placentaire.
Les formes apparentes se résument souvent à quelques
adénopathies cervicales isolées, occipitales, spinales ou sousangulomaxillaires,
de volume modéré, fermes, peu douloureuses, n’évoluant
pas vers la suppuration et souvent persistantes pendant des mois.
Il s’y associe
parfois une asthénie et une fièvre.
Quand elle est présente, l’asthénie peut
persister pendant plusieurs semaines et être invalidante.
La numérationformule
sanguine montre un syndrome mononucléosique non spécifique. Le
diagnostic est uniquement sérologique.
Il nécessite deux prélèvements
comparatifs à 15 jours d’intervalle avec un dosage des immunoglobulines M.
La toxoplasmose guérit spontanément.
En cas de contamination au cours de
la grossesse, le traitement repose sur la spiramycine.
+ Leishmaniose viscérale (ou kala-azar) :
C’est une parasitose relativement fréquente dans le Sud de la France et en
Corse.
La transmission se fait du chien à l’homme par l’intermédiaire d’un
vecteur : le phlébotome.
Elle atteint plus volontiers l’enfant entre 2 et 5 ans.
La phase de début est insidieuse, se manifestant sous la forme d’une fièvre au
long cours, avec des adénopathies généralisées, fermes, indolores et mobiles.
Les adénopathies cervicales ne sont jamais isolées ; tous les territoires
ganglionnaires cervicaux peuvent être concernés.
L’altération de l’état
général et une splénomégalie complètent le tableau clinique.
La numérationformule
sanguine révèle une pancytopénie pouvant faire égarer le diagnostic
vers une hémopathie maligne.
Seul le myélogramme avec recherche du
parasite et une sérologie permettent de redresser le diagnostic et de mettre en
route le traitement par Glucantimet ou Lomidine.
+ Maladie de Kikuchi-Fujimoto :
C’est une maladie rare qui touche préférentiellement la femme entre 20 et
40 ans. Quatre-vingt pour cent des cas recensés l’ont été au Japon.
Son
étiologie reste incertaine ; une étiologie virale est suspectée (parvovirus B19).
Le tableau clinique comporte une fièvre, une polyadénopathie cervicale
généralement unilatérale.
Tous les territoires ganglionnaires cervicaux
peuvent être atteints.
Ce sont, par ordre croissant de fréquence, les chaînes
ganglionnaires sus-claviculaire, jugulocarotidienne et spinale.
Les ganglions
sont généralement sensibles et fixés aux plans profonds. Une atteinte de l’état
général n’est relevée que dans 50 % des cas.
La clinique peut comporter une hépatosplénomégalie et des lésions cutanées de type lupique.
La numérationformule
sanguine est normale dans 50 % des cas.
Une neutropénie ou une
hyperleucocytose peuvent être notées.
Quelques cas de pancytopénie ont été
rapportés. La vitesse de sédimentation est généralement élevée.
L’échographie et/ou la tomodensitométrie avec injection retrouvent une
nécrose intraganglionnaire.
Seule l’analyse histologique permet le diagnostic
en retrouvant une lymphadénite histiocytaire nécrosante pathognomonique.
L’évolution est généralement favorable, sans traitement, en 2 à 6 mois.
* Adénopathies au cours de l’infection par le VIH
:
L’infection par le VIH, le syndrome de l’immunodéficience acquise (sida) en
étant la forme la plus achevée et la plus sévère, peut s’accompagner d’une
lymphadénopathie persistante généralisée (LPG).
Elle est définie par la
présence d’adénopathies persistant plus de 3 mois, dans au moins deux
territoires ganglionnaires extra-inguinaux.
Les adénopathies sont de petite
taille, indolores, mobiles, bilatérales et symétriques ; au niveau cervical, les
territoires occipital et spinal sont intéressés en premier lieu.
Une hypertrophie
du tissu lymphoïde de l’anneau de Waldeyer et des infiltrations
lymphocytaires viscérales (pulmonaires, méningées, hépatiques et
gastriques) peuvent être associées.
Le diagnostic est confirmé par une sérologie anti-VIH (tests Elisa [enzymelinked
immunosorbent assay] et western blot).
La LPG est rattachée au stade
clinique A dans la classification des stades de la maladie par le Center for
Disease Control d’Atlanta.
La survenue d’une ou plusieurs adénopathies
cervicales unilatérales de grande taille (plus de 3 cm), inflammatoires,
sensibles à la palpation, doit faire craindre la survenue d’une infection
opportuniste, surtout s’il existe une fièvre et/ou une altération de l’état général
chez un patient présentant des stigmates biologiques d’immunodépression
(chute des lymphocytes T suppresseurs CD4).
La tuberculose et les
mycobactéries atypiques sont les causes principales d’adénopathies
cervicales infectieuses en cas de sida.
En cas de tuberculose ganglionnaire,
contrairement aux sujets immunocompétents, une atteinte pulmonaire
concomitante est notée dans 90 % des cas.
L’intradermoréaction est peu
contributive au diagnostic car elle est le plus souvent négative chez les
patients ayant moins de 200 CD4/mm3.
Elle doit être considérée positive si
l’induration dépasse 5 mm.
Le traitement est identique à celui entrepris chez
des patients séronégatifs et son efficacité est similaire.
D’autres infections
opportunistes peuvent être observées en cas d’atteinte diffuse.
Les
adénopathies sont alors une des manifestations de l’infection au sein d’une
atteinte pulmonaire ou neuroméningée.
La survenue d’une ou plusieurs
adénopathies cervicales ou intraparotidiennes doit aussi faire éliminer une
pathologie maligne associée telle qu’un sarcome de Kaposi ou un lymphome
non hodgkinien.
B - Adénopathies inflammatoires chroniques Maladies de système
:
Les adénopathies superficielles évoluent dans 50 % des cas de lupus
érythémateux disséminé.
Elles sont en général peu volumineuses, dominant
dans la région cervicale et sans caractère inflammatoire.
Elles s’intègrent dans
un riche contexte clinique et immunologique qui permet le diagnostic.
La polyarthrite rhumatoïde, dans sa forme systémique, s’accompagne
d’adénopathie de petite taille non inflammatoire.
Le siège cervical est le
moins fréquent. Histologiquement, il existe une hypertrophie folliculaire et
une plasmocytose importante.
C - Adénopathies d’origine médicamenteuse
:
Les manifestations ganglionnaires provoquées par des médicaments se
rencontrent essentiellement chez l’adulte.
Quelques rares cas ont été rapportés
chez l’enfant.
La physiopathologie est mal élucidée (hypersensibilité ou
réaction de type greffon contre l’hôte).
De nombreuses substances ont été
incriminées : hydantoïnes, carbamazépine, rifampicine, pénicillines,
captopril et méthyldopa.
L’atteinte ganglionnaire débute généralement par la
région cervicale, puis diffuse à tous les territoires ganglionnaires de l’organisme.
Ils s’agit d’adénopathies fermes, indolores, sans périadénite,
acccompagnées de signes généraux parfois importants.
Tous les territoires
cervicaux peuvent être concernés.
Le tableau clinique est parfois inquiétant
et peut faire penser à tort à une hémopathie maligne (lymphome).
D’autres
signes cliniques d’allergie peuvent être présents : rash cutané, prurit.
Une hyperéosinophilie est présente dans plus de la moitié des cas.
D - Adénopathies cervicales des réticuloses :
Les réticuloses sont définies par une prolifération tumorale ou réactionnelle
du système réticulohistiocytaire.
En oto-rhino-laryngologie, les réticuloses
sont représentées par la sarcoïdose et l’histiocytose X, dont la forme aiguë et
subaiguë correspond à la maladie de Letterer-Siwe.
1- Sarcoïdose :
C’est une maladie d’évolution chronique, systémique, dont l’étiologie et la
pathogénie restent inconnues.
Elle atteint préférentiellement les adultes
jeunes entre 20 et 40 ans, avec un sex-ratio de deux femmes pour un homme.
Elle est exceptionnelle avant 10 ans, rare après 60 ans.
La race noire est dix
fois plus touchée que la race blanche.
En France, elle est fréquente chez les
Antillais.
Les localisations médiastinopulmonaires sont présentes dans plus
de 80 % des cas.
En dehors du poumon et des ganglions médiastinaux, de
multiples sites peuvent être affectés par la maladie.
Parmi ceux-ci, les
ganglions cervicaux sont souvent atteints et constituent un mode de révélation
fréquent de la maladie.
Tous les groupes ganglionnaires peuvent être
impliqués, mais les ganglions préauriculaires, rétroauriculaires,
jugulocarotidiens supérieurs et spinaux sont le plus souvent atteints.
Les
ganglions sont fermes, indolores, mobiles, sans caractère inflammatoire et
leur taille n’excède généralement pas 2 cm.
Ils évoluent le plus souvent vers
la régression spontanée, sans jamais se ramollir ou se fistuliser. Ils peuvent
persister plusieurs années.
Le diagnostic de sarcoïdose repose sur des
arguments cliniques, histologiques, biologiques et radiologiques.
L’histologie représente un élément indispensable au diagnostic de
sarcoïdose ; les ganglions cervicaux représentent un site privilégié pour le
prélèvement ; on retrouve dans le matériel prélevé des granulomes épithélioïdes et gigantocellulaires sans nécrose caséeuse centrale.
Cet aspect
histologique est évocateur, mais non spécifique. Le test de Kveim est
considéré, après l’examen histologique, comme l’examen biologique de
référence.
Il consiste à injecter dans le derme un extrait antigénique préparé à
partir de rate ou de ganglion de sujets atteints de sarcoïdose.
Le test est positif
s’il apparaît un nodule sur le site d’injection après 4 à 6 semaines ; l’analyse
histologique de ce nodule permet de retrouver des amas de granulomes
caractéristiques.
Le test est positif dans 50 à 80 %des cas.
Il existe environ 1
à 2 % de faux positifs.
En pratique, il est souvent difficile de se procurer du
réactif. Parmi les autres facteurs biologiques de la sarcoïdose, les plus
caractéristiques sont d’ordre immunologique ; aucune anomalie n’est
spécifique de la maladie : hyperprotidémie, hypergammaglobulinémie,
élévation du taux des immunoglobulines sériques.
L’anergie tuberculinique
n’est observée que dans 45 à 90 % des cas.
Le lavage bronchioloalvéolaire
apporte une aide au diagnostic.
L’augmentation de la cellularité est constante
et porte sur les macrophages et les lymphocytes.
L’augmentation en chiffre
absolu des lymphocytes s’accompagne d’une augmentation des T4 et d’une
diminution des T8, d’où une élévation importante du rapport T4/T8.
L’élévation du lysozyme sérique et du taux sérique de l’enzyme de conversion
de l’angiotensine I reste utile au diagnostic, même si leur élévation n’est pas
spécifique de la sarcoïdose.
La radiographie pulmonaire doit être
systématique.
Il existe généralement un élargissement du médiastin et des
hiles pulmonaires en rapport avec la présence d’adénopathies médiastinales.
2- Maladie de Letterer-Siwe :
Elle touche essentiellement le nourrisson ou le petit enfant, quel que soit son
sexe.
L’atteinte ganglionnaire est diffuse avec des ganglions de petite taille,
mous, indolores et peu mobiles. Les ganglions cervicaux sont fréquemment
atteints.
Tous les territoires ganglionnaires cervicaux peuvent être concernés.
Cette polyadénopathie s’accompagne, en règle générale, d’une altération de
l’état général (fièvre et cachexie) ; les autres manifestations possibles de la
maladie sont : une éruption maculocroûteuse légèrement surélevée en
« grains de moutarde » couvrant le tronc et le cuir chevelu, une
hépatosplénomégalie en règle modérée, des lésions bucco-pharyngolaryngées
(gingivostomatite ulcérohémorragique, angine nécrotique) et des
lésions osseuses (lacune à « l’emporte-pièce » prédominant au niveau du
crâne).
L’évolution est imprévisible, favorable dans les formes localisées et
peu évolutives, mortelle dans les formes disséminées et d’évolution rapide.
E - Maladie de Rosai et Dorfman :
L’hyperplasie pseudotumorale avec histiocytose sinusale massive (maladie
de Rosai et Dorfman) est une maladie rare qui touche le jeune enfant.
Les
adénopathies sont le plus souvent cervicales, bilatérales, fermes, indolores et
de grande taille.
La présence de ganglions dans les territoires axillaire et
inguinal est également très fréquente.
Le diagnostic fait appel à l’histologie.
Celle-ci met en évidence une histiocytose sinusale massive avec
lymphophagocytose et plasmocytose.
L’étiologie reste inconnue.
L’évolution
est spontanément favorable, sans traitement.
F - Hémopathies malignes
:
Les adénopathies satellites d’une hémopathie maligne sont en règle fermes,
élastiques, mobiles et indolores.
Elles sont associées à des adénopathies
d’autres régions anatomiques (axillaire, épitrochléenne, inguinale) et/ou une
hépatomégalie et splénomégalie.
Des adénopathies inflammatoires sont des
signes d’évolutivité.
Elles peuvent apparaître au cours de l’évolution d’une
maladie liée au VIH.
1- Maladie de Hodgkin :
Elle se manifeste souvent par une ou plusieurs adénopathies de localisation
cervicale (50 % des cas) et/ou médiastinale préférentiellement susclaviculaire.
Les localisations viscérales sont exceptionnelles.
La ponction
cytologique peut retrouver une cellule de Sternberg, mais bien souvent le
diagnostic est réalisé par l’examen histologique extemporané lors de la cervicotomie et confirmé par l’histologie définitive.
La cellule de Sternberg
n’est cependant pas spécifique de la maladie de Hodgkin et peut se rencontrer
dans certaines viroses comme la MNI ou d’autres lymphomes.
La maladie de
Hodgkin peut être associée au VIH.
Le bilan doit inclure une biopsie
médullaire, une tomodensitométrie thoracique et abdominopelvienne, la
recherche d’un syndrome inflammatoire biologique et pour certaines équipes
une lymphographie.
Il existe quatre types histologiques principaux.
Le type I ou forme nodulaire
lymphocytaire est le plus souvent localisé.
Il peut évoluer vers un lymphome
non hodgkinien B à grandes cellules. Le type II, scléronodulaire, est localisé
dans 70 % des cas.
Le type III est diffus à cellularité mixte.
Le type IV est
diffus, associé à une déplétion lymphocytaire et correspond à des formes
disséminées évolutives.
La classification d’Ann Arbor différencie les formes localisées des formes
disséminées.
Le pronostic est meilleur chez une femme de moins de 45 ans,
pour les formes localisées et en l’absence de signes inflammatoires cliniques
et biologiques.
Les formes de plus grave pronostic nécessitent une chimio-radio-thérapie.
2- Lymphomes non hodgkiniens
:
Ils se caractérisent par des adénopathies souvent plus volumineuses et des
localisations viscérales présentes chez 50 à 80 % des malades, en particulier
dans l’anneau deWaldeyer.
Le diagnostic peut alors être assuré par la biopsie
de la lésion pharyngée.
En l’absence de lésion pharyngée, l’analyse
histologique extemporanée du ganglion permet de faire le diagnostic.
Cependant, l’analyse histologique de l’adénopathie donne des
renseignements plus précis concernant les facteurs pronostiques du
lymphome.
Le bilan est identique à celui qui est effectué pour une maladie de
Hodgkin et comprend un dosage du taux de lacticodéshydrogénase (LDH).
L’index pronostique dépend de la classification d’Ann Arbor (à vérifier), de
l’âge du malade, de son statut de performance clinique.
Les critères
diagnostiques nécessitent un prélèvement ganglionnaire frais pour préparer
aux techniques immunohistochimiques, cytogénétiques et de biologie
moléculaire.
C’est la raison essentielle pour laquelle la ponction ne peut
dispenser de l’exérèse-biopsie.
3- Leucémie lymphoïde chronique B :
Elle survient chez le sujet au-delà de la cinquantaine.
Son diagnostic repose
sur la numération-formule sanguine et la ponction sternale pour dépister la
présence d’une lymphocytose B monocytique.
Les adénopathies sont
volontiers bilatérales.
4- Leucoses aiguës
:
Les adénopathies cervicales sont plus rares.
Une angine symptomatique, si
elle n’a pas les caractères ulcéronécrotiques et hémorragiques, peut orienter à
tort vers une MNI.
Des adénopathies peuvent survenir lors d’épisodes aigus
d’une leucémie myéloïde chronique.
La maladie de Waldenström peut
s’accompagner d’adénopathies cervicales.
G - Adénopathies métastatiques :
1- Adénopathies métastatiques d’un cancer des voies aérodigestives
supérieures
:
Le ganglion sous-digastrique, véritable carrefour du drainage lymphatique
des territoires oto-rhino-laryngologiques, est le plus fréquemment atteint.
Le diagnostic de métastase ganglionnaire d’un carcinome des VADS doit
être systématiquement évoqué chez un homme de plus de 50 ans,
éthylotabagique, surtout si l’adénopathie est dure sans caractère
inflammatoire.
Cependant, il ne peut être éliminé définitivement chez un
sujet jeune du fait de son jeune âge.
Certains carcinomes épidermoïdes sont
dépistés chez des malades jeunes et les carcinomes du cavum très
lymphophiles peuvent apparaître à tout âge.
L’examen de la cavité buccale et du pharyngolarynx permet dans une majorité
de cas de retrouver l’origine, que ce soit au niveau de l’hypopharynx, de la
région amygdalienne ou de la base de la langue.
Pour mémoire, les
carcinomes de l’hypopharynx, très lymphophiles, se manifestent
fréquemment par une adénopathie cervicale prévalente.
Même en cas de
tumeur volumineuse hypopharyngée, les signes fonctionnels peuvent être
discrets, voire absents.
La découverte d’une adénopathie clinique est une éventualité fréquente lors
du dépistage de carcinomes des VADS.
L’état ganglionnaire est pris en
compte dans la classification TNM (tumor-node-metastase).
Dans le cas où l’interrogatoire ne retrouve pas les signes fonctionnels otorhino-laryngologiques décrits, où l’examen oto-rhino-laryngologique
complet est normal, il faut faire une panendoscopie avec des biopsies
multiples de la moindre lésion suspecte.
L’examen oto-rhino-laryngologique
ou la panendoscopie peuvent retrouver la lésion primitive qui est biopsiée.
Le plus souvent, il s’agit d’un carcinome malpighien de la région
amygdalienne, de la base de la langue, de l’hypopharynx ou du rhinopharynx.
La panendoscopie recherche dans ce cas une seconde localisation tumorale
des VADS, présente chez 10 à 20 % des malades.
Ce bilan est indispensable
avant d’entreprendre un geste chirurgical sur l’adénopathie.
2- Adénopathie maligne en apparence primitive
:
Dans le cas où ce bilan n’aurait pas permis de retrouver le foyer primitif
responsable de l’adénopathie métastatique, il s’agit d’une adénopathie
maligne en apparence primitive (ou sans porte d’entrée).
Des travaux récents
ont démontré l’intérêt de faire, dans ce cas, une amygdalectomie
homolatérale.
Le foyer primitif est alors retrouvé dans le tissu amygdalien
dans 30 à 35 % des cas.
L’utilisation du FDG PET-scan pourrait
permettre de dépister un plus grand nombre de foyers primitifs au niveau des
VADS, notamment au niveau de l’oro- et de l’hypopharynx.
Dans le cas d’adénopathie maligne en apparence primitive qui ne fait pas la
preuve de son point de départ, il est recommandé de faire une cervicotomie
exploratrice avec analyse histologique extemporanée du ganglion.
La biopsie
isolée est condamnable car elle pourrait compromettre le traitement ultérieur
en créant une effraction capsulaire, source potentielle de diffusion de la
maladie cancéreuse.
Si l’histologie confirme qu’il s’agit d’une métastase
ganglionnaire d’un carcinome épidermoïde, le traitement est complété par un
évidement cervical ganglionnaire.
Le geste chirurgical est suivi d’une
radiothérapie des aires ganglionnaires cervicales et du pharyngolarynx.
3- Métastase d’une tumeur primitive thoracique ou abdominopelvienne
:
Ces localisations sont alors responsables d’une adénopathie de Troisier (susclaviculaire
gauche).
Une adénopathie sus-claviculaire doit faire rechercher
de principe une tumeur primitive thoracique ou abdominopelvienne.
Des
adénopathies médiastinales doivent être recherchées sur le cliché pulmonaire
et lors de la tomodensitométrie.
Dans le cas d’adénocarcinome, quelle que
soit la localisation de l’adénopathie cervicale, il est recommandé de
rechercher une tumeur maligne thoracique ou abdominopelvienne.
L’origine
primitive peut rester introuvable malgré des explorations comme une
tomodensitométrie thoracoabdominale, des endoscopies bronchiques et
digestives.
4- Métastase ganglionnaire révélatrice d’un carcinome papillaire
du corps thyroïde :
En règle très lymphophile, ce diagnostic doit être évoqué de principe chez le
sujet jeune.
L’échographie cervicale explore les aires ganglionnaires
cervicales mais doit s’attacher aussi à rechercher un nodule au sein de la
glande thyroïde.
La ponction cytologique de l’adénopathie peut retrouver des
cellules papillaires qui vont évoquer l’origine thyroïdienne de la métastase
ganglionnaire.
En règle, ces adénopathies siègent dans le territoire jugulaire
postérieur assez spécifique des métastases ganglionnaires d’origine
thyroïdienne, que ce soit dans le compartiment sous-digastrique, susomohyoïdien
ou jugulocarotidien inférieur.
En cas de carcinome thyroïdien
accompagné de métastase ganglionnaire cervicale, il est recommandé
d’effectuer une thyroïdectomie totale associée à un évidement ganglionnaire
complet du côté de l’adénopathie et un évidement médiastinorécurrentiel
bilatéral.
Ce geste est suivi d’une cartographie corps entier et d’un traitement
par iode radioactif en cas de reliquat tumoral ou de métastase.
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